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Actualités internationales... - Page 4

  • Flottille attaquée ! Brisons le blocus de Gaza !

    Presque 20 bateaux de la flottille en route pour Gaza ont été interceptés. En intervenant dans les eaux internationales à près de 500 km de celles de Gaza, l’armée génocidaire israélienne a encore démontré l’étendue de son impunité. Bateaux de guerre, technologie de brouillage et forces spéciales pour arraisonner des bateaux remplis d’aide humanitaire et kidnapper des militantEs pacifistes venuEs soutenir le peuple de Gaza : encore une fois, l’État d’Israël fait étalage de moyens de guerre moderne contre la solidarité.

    Les militantEs de la flottille ne font qu’exprimer une solidarité directe et concrète minimale devant l'absolue indifférence des États occidentaux face au génocide et au blocus illégal de Gaza qui dure depuis presque 20 ans.

    Le NPA-A dénonce fermement cet acte injustifiable et exige la libération immédiate et inconditionnelle des militantEs kidnappéEs.

    Nous demandons également que les bateaux non interceptés puissent continuer leur route et arriver à Gaza en toute sécurité.

    Le NPA-A dénonce la complicité des États occidentaux et notamment de la France dans la poursuite du génocide, l’isolement de Gaza et la répression par l’État israélien des tentatives pacifiques pour amener de l’aide humanitaire.

    Le NPA-A a soutenu les flottilles dès leur constitution et deux de nos camarades y sont présentEs. Nous sommes sans nouvelles d’elleux depuis cet après-midi.

    Le NPA-A exige l’arrêt immédiat des ventes d’armes à l’État d’Israël, l’arrêt des bombardements à Gaza et des assassinats en Cisjordanie.

    Le NPA-A exige des sanctions immédiates contre l’État d’Israël et appelle à renforcer la campagne BDS de boycott de l'État génocidaire et de ses complices.

    Nous appelons à des manifestations et des rassemblements partout en France pour dénoncer cet acte criminel ainsi que l’hypocrisie et la complicité du gouvernement français avec le génocide en cours, à Gaza et en Cisjordanie.

    Libérez la flottille ! Libérez nos camarades ! Laissez-les aller à Gaza.

    Free Palestine !

  • Les Jeunesses Anticapitalistes lèvent les voiles vers Gaza, soutien avec le peuple palestinien !

    Une fois de plus, une flottille internationale s’est montée, avec pour espoir de briser le blocus imposé à Gaza par l’état génocidaire israélien.

    Parties du port de Marseille le 4 avril dernier, les embarcations françaises ont fait une première halte en Italie. Elles ont été rejointes par une délégation partie de Barcelone, et ont ensuite pris le large pour une dernière escale en Grèce, puis en Turquie. Une partie de la flottille, composée de membres issus de nombreuses organisations, de plusieurs pays dont les Jeunesses Anticapitalistes, était déjà en route vers Gaza, chargée de vivres et de matériel médical, éducatif ou servant au rétablissement des moyens de survie (agriculture, pêche, etc.). Ce 29 avril, les premières embarcations de la Global Summum flotilla se sont déjà faites interpeller illégalement par Israël.

    Face à la violence oppressive…

    La politique génocidaire contre les palestinienNES atteint un nouveau sommet délirant : la peine de mort a été approuvée pour les prisonnierES palestinienNES. Il y a quelques mois, était aussi validée la prison pour les enfants. De ce fait, Israël pourrait donc continuer son génocide “légalement” en tuant par pendaison des enfants de 12 ans. 

    Sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, la loi Yadan est/sera discutée à l’Assemblée Nationale, contrairement à la volonté de plus de 700 00 citoyen·nes ayant voté la pétition contre. Cette loi est un instrument supplémentaire pour couvrir et encourager les exactions génocidaires israéliennes. Si cette loi est amenée à être mise en place, c’est non seulement les expressions de désaccord avec la politique israélienne, mais aussi le soutien au peuple palestinien qui seront punis. Ainsi, les participantES françaisES de la flottille pourraient être puniES pour leur courageuse tentative de rejoindre Gaza et briser le blocus.

    …Résistance !

    Dans ce contexte, ne baissons pas les bras, ne baissons pas la tête ! Le combat pour la liberté du peuple palestinien continue ! Cette flottille, dans laquelle est engagé un de nos camarades des Jeunesses Anticapitalistes, est le symbole de notre lutte. Ainsi, notre mobilisation est cruciale pour qu’une partie de cette nouvelle flottille puisse atteindre Gaza en toute sécurité et apporter un soutien matériel dont les palestinienNEs manquent cruellement. 

    Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans la rue, auprès des institutions ou des entreprises complices, portons le message de la flottille: libération, soutien et autodétermination des peuples opprimés. 

    Des équipages ayant déjà été arrêtées de manière illégale par Israël, en eaux internationales, à plus de 1 000km des côtes gazaouies, nous nous devons de redoubler la pression envers tous les acteurs complices du génocide. Il en va de la sûreté des prochaines embarcations à tenter la percée du blocus.

    Le mouvement populaire symbolisé par la Global Summum Flotilla envoie un message fort aux états complices, mais aussi au peuple palestinien : la solidarité internationale continue et continuera de résister ! L’oppression impérialiste et coloniale soutenant les politiques génocidaires tout autour du monde doit être renversée et ne plus exercer en toute impunité.

    Palestine, la jeunesse est avec toi ! 

  • 78 ans de Nakba et l’expansionnisme israélien continue...

    78 ans depuis la Nakba — la catastrophe — qui marque la création de l’État d’Israël le 16 mai 1948 et le début du nettoyage ethnique de la Palestine. Le nouvel autoproclamé État d’Israël va étendre son territoire et vider des dizaines de villes et villages de leurs habitantEs. Ce processus d’annexion et d’expulsion est toujours en cours, et s’accélère depuis le début du génocide  à Gaza — la Nakba continue. 

    Dossier réalisé par Édouard Soulier

  • Boycotter l’Eurovision, séparer l’art du divertissement de propagande...

    Les phases finales de la 70e édition du concours de l’Eurovision auront lieu du 12 au 16 mai, à Vienne, capitale de l’Autriche. Alors que les mobilisations pour rompre avec Israël se multiplient, la question du boycott culturel est posée à grande échelle.

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  • La planète brûle, le capital s’en lave les mains...

    Canicules extrêmes, dérèglements climatiques, profits records des multinationales : la catastrophe s’accélère, le capitalisme l’alimente et en tire profit.

    Avril 2026 : 43 °C à New Delhi, 12 centimètres de neige à Moscou, 139 gigatonnes de glace fondues au Groenland, les 50 °C dépassés pour la première fois en Turquie, incendies, sécheresses… Les conséquences de la destruction des équilibres planétaires sont de plus en plus spectaculaires.

    Deux images, deux continents, une même catastrophe

    Les températures caniculaires frappent le nord de l’Inde chaque année plus tôt. Le 27 avril, le thermomètre affichait 43 °C à New Delhi, dépassant 40 °C pour le cinquième jour consécutif. Avril marque désormais le début des vagues de chaleur dans le pays le plus peuplé de la planète. Les ouvriers du bâtiment sont en première ligne, exposés sans protection à une chaleur qui tue. Les services météo­rologiques prévoient des pointes à 45 °C pour les dix prochains jours. En 2024, près d’un tiers des journées de canicule indiennes étaient dues au changement climatique, selon The Lancet, avec un record à 52,3 degrés. L’année 2026 s’annonce particulièrement difficile avec le retour d’El Niño, menaçant la mousson et l’agriculture. Ce sont les paysans, les journaliers, les femmes — 158 millions pourraient basculer dans la pauvreté d’ici 2050 — qui en mourront en premier.

    À l’autre bout de l’hémisphère, Moscou subissait une tempête de neige tardive en plein printemps : vols annulés, arbres déracinés, près de 12 centimètres relevés fin avril. Les climato-sceptiques jubilent, opposant le froid de Moscou à la fournaise de Delhi. Mais le changement climatique, ce n’est pas simplement « plus chaud partout ». C’est la destruction des équilibres planétaires. Des saisons décousues. Des cycles brisés. Une planète qui a perdu ses repères.

    L’Europe, cobaye d’un désastre annoncé

    Depuis les années 1980, l’Europe s’est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes sur au moins 95 % du territoire européen. La Fennoscandie a enregistré la plus longue vague de chaleur depuis que les relevés existent. En Turquie, 50 °C dépassés pour la première fois. En Grèce, 85 % de la population exposée à près de 40 °C. Les incendies ont ravagé plus d’un million d’hectares en 2025. Des conditions de sécheresse ont touché plus de la moitié du continent, laissant 70 % des fleuves sous leur débit moyen. Le Groenland a perdu 139 gigatonnes de glace — dévastateur pour les populations côtières du Bangladesh et des îles pacifiques, qui n’ont quasiment pas contribué au problème.

    La guerre et le climat : le même système, le même bénéficiaire

    Les conflits armés détruisent des infrastructures, rejettent des millions de tonnes de CO₂, bloquent les transitions énergétiques et les États font le choix du réarmement plutôt que d’investir dans leur résilience climatique. En retour, le changement climatique fabrique les conditions des guerres de demain : sécheresses, famines, migrations forcées.

    TotalEnergies affiche un bénéfice de 5,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 %. L’enrichissement des actionnaires est évalué à 55,4 milliards d’euros. Les bénéfices du secteur fossile mondial atteindront 94 milliards de dollars en 2026 — de quoi fournir de l’énergie solaire à 50 millions de personnes en Afrique. Pendant que les ménages voient leur facture exploser, les actionnaires s’enrichissent à la vitesse de la fonte des glaciers. Ce n’est pas un paradoxe : c’est la logique du système capitaliste.
    Tout cela forme un seul et même système : celui qui transforme la détresse humaine en opportunité financière, les catastrophes en marchés et l’urgence en procrastination organisée.

    La maison brûle. Et ses ­propriétaires en touchent les dividendes.

    Commission nationale écologie

  • 1er mai aux États-Unis : non aux oligarques, non à l’ICE, non à la guerre...

    Des dizaines de milliers de travailleurs ont participé aux manifestations « May Day Strong » organisées dans 3 500 villes à travers les USA pour affirmer « Les travailleurs avant les milliardaires », « Non à l’ICE » (police de l’immigration) et « Non à la guerre ». 

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  • La flottille pour Gaza attaquée !

    La solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

    Une violence débridée

    Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

    La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

    Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

    Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

    Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles

    Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

    Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

    All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

  • Tchernobyl, 40 ans après, la catastrophe n’en finit pas...

    Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur n°4 de Centrale nucléaire de Tchernobyl marque le début de la plus grave catastrophe nucléaire civile. Quarante ans plus tard, ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales persistent, tandis que la guerre et les tensions internationales transforment les installations nucléaires en cibles stratégiques, aggravant encore les risques pour les populations.

    Le plus important accident nucléaire de l’histoire aura entraîné des milliers de morts, 200 000 déplacéEs et la contamination radioactive d’une région entière. La gestion de la catastrophe a nécessité des moyens matériels et humains colossaux, le sacrifice de centaines de pompiers et de liquidateurs, héros de l’URSS sur fond de mensonges de l’État soviétique vis-à-vis de sa population et du monde.

    La France toujours sans bilan sérieux

    En France, seul pays qui n’a pris, à ce moment-là, aucune mesure sanitaire, la communication officielle sur la diffusion de la radioactivité fut désastreuse. Face à l’incurie des autorités, des citoyenNEs ont fondé la CRIIRAD. Après 40 ans de combat, aucun bilan sanitaire sérieux de l’impact du nuage radioactif qui a traversé l’Est de la France n’a été tiré. Selon les analyses de ce laboratoire indépendant, le césium 137 est toujours présent dans le sol de certaines régions (Mercantour), le gibier et certains champignons (Ardèche, Loire).

    Dans un volontarisme frénétique et ruineux, Emmanuel Macron projette aujourd’hui un « renouveau » de l’atome avec le projet de six EPR 2. Mais le risque d’accident ne peut être exclu : parc nucléaire vieillissant, risques sismiques ou liés au changement climatique (tempêtes, inondations), ­malfaçons de matériaux…

    Des risques sanitaires

    La zone contaminée, inhabitable pour des milliers d’années, était jusqu’en 2022 la destination d’un tourisme de catastrophe. Le démantèlement de la centrale est pourtant toujours en cours. Des équipes d’ouvriers tournent toutes les deux semaines compte tenu des doses de radioactivité.

    Les populations les plus précaires utilisent le bois de chauffe et consomment champignons et gibier contaminés. La santé des populations est encore ­gravement affectée. L’absence de suivi rend impossible un véritable bilan sanitaire. Dans les zones contaminées, moins de 20 % des enfants peuvent être déclarés en bonne santé.

    Au gré des normes sanitaires différentes entre pays et du marché agroalimentaire mondial, des myrtilles radioactives peuvent même se retrouver dans nos assiettes.

    Les installations nucléaires cibles de guerre

    La guerre compromet la sécurité du site. L’arche de protection du sarcophage a été gravement endommagée en 2025 par un drone russe. Des fonds internationaux seront sollicités pour un coût de restauration estimé à 500 millions d’euros. Des salariéEs spécialiséEs accepteront-ils de revenir travailler à Tchernobyl, sous la menace régulière de drones et de missiles russes ?
    Au sud de l’Ukraine, la centrale de Centrale nucléaire de Zaporijjia occupée est sous contrôle militaire russe depuis 2022. Le personnel ukrainien chargé de sa maintenance est maltraité et contraint. Les déconnexions répétées du réseau électrique ont mis en danger à treize reprises le refroidissement indispensable des six réacteurs. Sur un autre terrain de guerre, en mars et avril 2026, les États-Unis et Israël ont bombardé plusieurs sites nucléaires en Iran.

    Les installations nucléaires civiles, hautement vulnérables, sont aujourd’hui des cibles de guerre délibérées. Dans un contexte géopolitique instable, elles constituent un grave danger pour les populations civiles. Les appels de l’Agence internationale de l’énergie atomique à cesser ces attaques n’y changeront rien.

    Commission nationale écologie