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  • L’écologie, au centre d’un programme de rupture...

    Le capitalisme exploite et asservit les humains, aggrave la crise écologique qui revêt des formes multiples : réchauffement climatique, détérioration de l’air, de l’eau, des sols, acidification des mers, fonte des glaces, déforestation massive... 

    Cette crise écologique surdétermine la situation sociale et politique : elle impose des mesures immédiates de rupture (comme un moratoire sur les grands projets d’infrastructures autoroutières ou sur les mégabassines, présent dans le programme du NFP) et une planification des objectifs à tenir à terme. Cet impératif est à relier nécessairement à une nouvelle organisation de la société qui passe par la démocratie à la base et l’auto-organisation. La ligne de classe est à réaffirmer car il faut supprimer de toute urgence l’emprise des riches sur nos vies et nos corps, sur le monde. 

    Les mesures à prendre doivent être radicales et rapides

    La sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire imposent une réduction drastique de la production matérielle globale, donc de la consommation globale et des transports. Il importe de socialiser les secteurs clés de l’économie (banques, transports, énergie, santé, éducation...), de supprimer la propriété privée qui concerne les « communs », ces biens indispensables et utiles à la population qui doivent échapper à la marchandisation. Aussi, financer la gratuité des besoins vitaux (énergie, transports du quotidiens, école, santé...) doit guider les politiques publiques.

    La planification écosocialiste permettra d’organiser par en bas, démocratiquement, les projets globaux, à partir des besoins et demandes exprimés par les consommateur·es producteur·es réuni·es dans des structures locales, guidé·es par une ingénierie publique de personnes-ressources. 

    Transports

    L’urgente et massive diminution de la production matérielle globale s’accompagnera d’une réduction en proportion des marchandises transportées. Priorité au fret ferroviaire et fluvial. La priorité donnée aux transports collectifs gratuits fera perdre à la voiture sa place centrale dans la mobilité des personnes. Le vélo pourra jouer un rôle non négligeable et la marche retrouver sa place. Hors des villes, les services publics et les nouveaux usages de la voiture seront au centre. Le développement du ferroviaire permettra la nécessaire diminution du transport aérien.

    Agriculture et alimentation

    L’agriculture industrielle, responsable de 20 % des émissions de GES en France, a provoqué une perte immense en biodiversité, porte atteinte à notre santé et fournit une alimentation de qualité médiocre. Le basculement vers une agriculture paysanne, sans chimie et moins mécanisée, vers une production 100 % bio, vers une réduction importante de la consommation de viande, aussi s’impose. Cette mutation nécessitera des financements pérennes et sera créatrice d’emplois. Une « Sécurité sociale de l’alimentation », branche de la Sécu, doit être défendue.

    Logement, urbanisme et artificialisation des terres

    Un programme de mise à disposition de logements à prix abordables bien isolés, y compris par la réquisition de millions de logements vides est nécessaire. Autres priorités : financer l’isolation des « passoires thermiques », stopper l’étalement urbain, les zones commerciales et les projets routiers destructeurs qui grignotent les terres agricoles. 

    Énergie

    La rupture, c’est obtenir 100 % d’énergies renouvelables en 2050, qui combine l’arrêt du nucléaire, possible en dix ans, l’arrêt de l’EPR de Flamanville, la fermeture de tous les réacteurs de plus de 30 ans, l’abandon des projets d’enfouissement des déchets radioactifs de haute activité et la sortie des énergies fossiles. 

    Le secteur de l’énergie socialisé sous contrôle des salarié·es et des usager·es favorisera un débat démocratique sur les besoins réels, sur les choix sur les énergies renouvelables et leurs conditions de production, sur la nécessité afin de supprimer la publicité et certaines productions inutiles.

    La rupture contre l’adaptation 

    L’alternative « socialisme ou barbarie », décrite par Rosa Luxemburg n’a jamais été aussi actuelle. Si le capitalisme vert et son cortège de mesures bidons est disqualifié, il est nécessaire de refonder le socialisme autour de ses valeurs historiques : la pratique démocratique réunissant la démocratie directe, la démocratie représentative et la pratique référendaire, l’égalité par la mise en place d’un revenu maximal acceptable ; la justice et la fraternité-sororité.

    Commission nationale écologie

     

  • Construire une gauche de rupture féministe...

    À l’échelle mondiale, l’oppression patriarcale permet aux capitalistes de tirer des milliards du travail gratuit effectué par les femmes. En effet, le système capitaliste se maintient notamment par l’exploitation et l’oppression des femmes.

    Notre féminisme est profondément anticapitaliste. Ainsi, il faut discuter ensemble de mesures qui ne seront pas uniquement de l’ordre de la réforme mais qui viendront transformer en profondeur notre société ! La révolution sera féministe ou ne sera pas !

    Construire un mouvement unitaire et internationaliste

    Construire une gauche de rupture impose de la construire sur des bases féministes. Aujourd’hui, cela signifie défendre l’unité dans le mouvement féministe, en particulier entre les organisations féministes plus traditionnelles, les collectifs plus « radicaux » ou plus récents, les associations de quartier… C’est aussi l’unité entre le mouvement féministe autonome et les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier comme les syndicats sans qui, par exemple, l’appel à la grève du 8 mars ne pourrait à l’heure actuelle avoir autant d’impact. Dans ce cadre, nous devons par ailleurs défendre le droit de chacune à disposer de son corps comme elle l’entend et lutter contre toute transphobie.

    Enfin, notre féminisme est internationaliste, car la lutte des femmes va au-delà des frontières et se doit de refuser toute oppression coloniale et impérialiste !

    Assurer nos droits reproductifs et garantir notre autonomie 

    L’avortement est un combat de chaque instant : il s’agit en fait de garantir l’accès à nos droits, d’exercer notre autonomie, de choisir pour et par nous-mêmes quand et comment fonder une famille si nous le voulons. Il s’agit de nous libérer du processus de domination masculine qui voudrait nous enfermer dans la sphère privée et familiale.

    Pour cela, le droit à l’IVG s’accompagne nécessairement du libre accès à la contraception. Là aussi, il faut avancer : si la gratuité de la contraception pour les femmes de moins de vingt-cinq ans est évidemment une bonne nouvelle, il faut quand même rappeler que, passé cet âge, les femmes ne sont pas magiquement protégées d’une grossesse non désirée. 

    Ce n’est pas non plus un cap fatidique où on désirerait d’un coup avoir un enfant. Il faut garantir à toutes les femmes l’accès gratuit à la contraception, et le libre choix de cette dernière !

    Défendre nos salaires et nos retraites, développer les services publics

    Les femmes sont encore moins bien payées que les hommes (en moyenne 22 % de moins), mais elles occupent aussi le plus souvent les métiers du care (« soin » au sens large) et représentent 80 % des temps partiels. Il faut lutter contre la précarité, qui est trop souvent le terreau de violences économiques à l’encontre des femmes. Pour cela, on doit avancer des revendications sociales qui seront directement et en premier lieu profitables aux femmes : la diminution du temps de travail, la fin des temps partiels imposés, l’augmentation des salaires, l’abrogation de la réforme des retraites et la revalorisation des métiers dits féminisés et des retraites des femmes. 

    En parallèle, il faut aussi développer et continuer à défendre les services publics : ouvertures de crèches, de classes, embauches à l’hôpital ou dans l’enseignement. La crise économique en cours accélère la précarisation et l’exploitation des femmes au travail (en particulier dans le secteur du travail dit « reproductif » où elles sont majoritaires : santé, éducation, service de nettoyage, employées de commerce) et, en fragilisant l’autonomie des femmes, les expose à de plus grandes violences, tant sur le lieu de travail que dans leur vie privée

    Lutter contre les violences sexistes

    Toutes les femmes sont concernées par les violences sexistes, à tous les âges, dans tous les lieux, dans tous les milieux et à tout moment. Et il n’y a pas de formule magique ou de mode d’emploi pour s’en protéger individuellement. La violence qui s’abat contre nous peut être verbale, physique ou sexuelle, menant parfois, comme pour plus de 100 femmes en France chaque année, au féminicide. À cela s’ajoute pour les femmes racisées, les femmes transgenres, les femmes en situation de handicap ou en grande précarité, pour les femmes lesbiennes et bisexuelles, les violences racistes, transphobes, homophobes, handiphobes et de classe.

    Ces violences sont ancrées, permises et autorisées dans un système de domination et d’exploitation patriarcal meurtrier. La gauche que nous défendons doit sans répit lutter contre les violences patriarcales, dans toute la société et y compris à l’intérieur de son propre mouvement.

    En définitive, notre féminisme doit refuser de céder le moindre terrain aux réactionnaires. Notre féminisme doit refuser l’instrumentalisation par l’extrême droite des violences sexistes et sexuelles, par celles et ceux qui voudraient nous faire croire que le sexisme est le propre des étrangers, des migrants ou des musulmans : non, les violences faites aux femmes sont inhérentes au patriarcat et sont présentes partout dans le monde.

    Commission d'intervention féministe

     

  • La Cour de justice de l’UE donne raison au Front Polisario, victoire pour le peuple sahraoui !

    Vendredi 4 octobre, la CJUE (Cour de Justice de l’Union européenne) a confirmé l’annulation des accords commerciaux de 2019 entre le Maroc et l’Union européenne relatifs à la pêche et aux produits agricoles. Motif : ils ne respectent pas le consentement du peuple sahraoui.

    Cette décision, qui fait suite à une précédente annulation en 2021 contestée par la Commission européenne et le Conseil, est un véritable coup de massue pour l’occupation marocaine. Premièrement, elle réaffirme que le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc. Deuxièmement, elle octroie une légitimité au Front Polisario pour représenter le peuple sahraoui devant les instances européennes. Troisièmement, elle met en avant que le Sahara occidental est majoritairement peuplé par des colons marocains et que la majorité des SahraouiEs vit en exil en Algérie depuis les années 1970.

    De plus, c’est un véritable coup d’éclat pour le Front Polisario car, outre la confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural, cette procédure l’opposait à une ribambelle d’États impérialistes, dont la France, la Belgique et l’Espagne. On assiste donc à une victoire de David contre Goliath ! Comme un symbole, c’est maître Gilles Devers, le même avocat ayant mené la plainte contre l’État génocidaire israélien devant la CPI, qui a représenté le Front Polisario au cours de cette bataille juridique victorieuse pour affirmer les droits du peuple sahraoui.

    Cette décision est donc une victoire historique pour le peuple sahraoui. Nous espérons qu’elle soit un pas de plus vers l’indépendance qu’il attend depuis près de 50 ans.

  • Moyen-Orient : stoppons la guerre totale de l’État d’Israël et de ses alliés !

    Israël s’est lancé dans une intervention dévastatrice et meurtrière au Liban, ouvrant ainsi une nouvelle séquence de la guerre génocidaire menée à Gaza depuis octobre 2023, avec la complicité des États occidentaux.

    La guerre totale d'Israël

    Depuis le 7 octobre 2023 et les attaques du Hamas, Israël n'a aucune limite. Netanyahou s'est même autorisé à lancer son attaque contre Beyrouth depuis l'ONU, laquelle a mené à la mort de 300 personnes, de plusieurs dirigeants historiques du Hezbollah dont le principal, Hassan Nasrallah. Un véritable carnage parmi les civils qui a pourtant reçu les félicitations de ses alliés américains, qualifié de « mesure de justice » alors qu'il s'agit de terrorisme d’état. Relayée par les médias occidentaux, la rhétorique d’Israël évoque une « opération terrestre limitée » au Liban. Elle a pourtant fait en une semaine plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés. Comme en 1978, 1982 et 2006, Israël veut occuper le Liban. Sa doctrine coloniale est toujours la même : créer des « zones tampons » et, au-delà, s’accaparer toujours plus de terres. Aujourd’hui au Liban mais demain en Syrie, en Irak ou en Égypte… Et pour ça Israël est prêt à tout pour éliminer toute forme de résistance.

    Des États complices de génocide et de crimes de guerre

     Derrière ses déclarations fumeuses sur l’arrêt des livraisons d'armes, Macron réaffirme que la France reste « l'amie indéfectible d’Israël ». C’est que les pays impérialistes ont depuis longtemps choisi leur camp. La guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza et la guerre de destruction massive au Liban ne peuvent exister sans le soutien actif des grandes puissances et la complicité passive des États de la région.Depuis 1948, l'aide américaine n'a cessé de progresser et une nouvelle aide « en soutien à l'effort militaire en cours d'Israël », d'une valeur de 8,7 milliards de dollars, va être versée. Quand on compte l’aide directe, les ventes d’armes et les prêts accordés par toutes les banques, la quasi-totalité des économies occidentales sont complices de génocide et de crimes de guerre. Les forces américaines et françaises sont intervenues pour « parer la menace iranienne » mais n'ont pas levé le petit doigt pour protéger les populations palestinienne et libanaise qui subissent les bombardements israéliens. Les dirigeants et les médias occidentaux n'ont de cesse de présenter Israël comme une victime alors que, dans l’indifférence générale, celui-ci multiplie les agressions dans la région depuis plus de 75 ans.

    Construire la solidarité anticapitaliste et anticolonialiste

    Contre l’agression israélienne, celle d’un État colonial devenu fasciste et génocidaire, il faut continuer de faire pression sur les États complices pour qu'ils stoppent les livraisons d'armes et les aides financières. Sans armes, pas de guerre, pas d’occupation. Il faut continuer de faire pression notamment sur les entreprises qui signent des contrats juteux profitant du génocide des palestiniens. La BNP qui a octroyé plusieurs prêts au complexe militaire israélien ainsi qu’à ses banques en 2024 est la cible d’une campagne commune BDS-ATTAC-AFPS. Cette pression doit s’accentuer. Le désinvestissement d'AXA des banques israéliennes et de la société d'Elbit Systems, l'été dernier, montre que c'est possible. Samedi 5 octobre des dizaines de milliers de manifestantEs ont exprimé partout dans le monde leur solidarité avec les peuples palestinien et libanais. Il faut intensifier et construire le rapport de force pour faire pression sur notre propre impérialisme, en construisant la mobilisation dans nos quartiers et nos communes, avec nos syndicats et les assemblées populaires du NFP. Seule une mobilisation populaire de masse, internationale, anticapitaliste et anticoloniale peut stopper la guerre totale d’Israël.

  • La gauche française et l’internationalisme...

    Les guerres impérialistes font de nouveau l’actualité. Dans ce contexte, l’importance de la France dans les équilibres internationaux oblige la gauche française à se positionner sur ces questions. Nous devons insister sur la libération des peuples de la domination impérialiste, israélienne comme russe, tout en maintenant une pression contre notre propre impérialisme à travers notre participation aux réseaux de solidarité qui soutiennent la gauche de rupture en Ukraine et les luttes palestiniennes sans flancher devant leur diversité.

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  • Les pressions de la société sur les organisations du mouvement ouvrier, une question déterminante...

    L’histoire du mouvement ouvrier nous montre que le développement d’une couche bureaucratique est une constante dans les organisations. C’est un processus social qui se répète. Cette couche sociale se dresse sur le chemin des intérêts historiques du prolétariat. Quelles sont les racines de ce phénomène ? Touche-t-il vraiment toutes les organisations ouvrières ? Peut-on s’en prémunir ou du moins le limiter ?

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  • Après les législatives : lutter, s’organiser...

    Deux mois après les législatives, Macron vient enfin de nommer un Premier ministre par un coup de force inédit dans la 5e République : Michel Barnier, vieux routier réac de la politique, membre du parti Les Républicains, plus petite formation politique de l’Assemblée nationale. En bon fondé de pouvoir d’un bloc bourgeois qui se radicalise à grande vitesse, Macron sait qu’il ne doit rien lâcher.

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