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Actualités nationales... - Page 10

  • La taxe Zucman et la panique du capital...

    La panique s’empare de la bourgeoisie face à la proposition de Gabriel Zucman de taxer les ultra-riches à hauteur de 2 % de leur fortune.

    Un vent de panique souffle chez les patrons. Le président du Medef menace d’une « grande mobilisation nationale » contre des mesures « confiscatoires ». Bernard Arnault accuse l’instigateur de ces dangereux projets d’être un « militant d’extrême gauche » qui aurait « la volonté clairement formulée de mettre à terre l’économie française ». Cette « offensive mortelle pour notre économie » pourrait conduire à la « destruction de l’économie libérale, la seule qui fonctionne pour le bien de tous ».

    0,01 % des contribuables

    Qu’est-ce qui provoque la colère du patronat et de la 7e fortune mondiale et première française (131 milliards d’euros de patrimoine) ? Une proposition de taxation des très hauts patrimoines formulée par un économiste français, Gabriel Zucman, enseignant à l’École normale supérieure et à l’École d’économie de Paris, après être passé par la London School of Economics et l’Université de Californie à Berkeley… pas des antres du gauchisme. Sa proposition éponyme est simple : un impôt plancher afin de s’assurer que les ménages disposant d’un patrimoine (biens immobiliers et professionnels — y compris actions, œuvres d’art, etc.) supérieur à 100 millions d’euros contribuent, au minimum, à hauteur de 2 % de ce patrimoine. La mesure concernerait 1 800 foyers fiscaux, soit 0,01 % de l’ensemble des contribuables, et permettrait de récolter entre 10 et 25 milliards d’euros selon les estimations. Une goutte d’eau au regard des milliards que brassent les plus riches. Mais pourquoi cette taxe, qui semble somme toute anecdotique, les énerve-t-elle autant ?

    Un symbole 

    D’abord parce que, dans un contexte de mobilisation sociale inédite en cette rentrée, la popularité de cette taxe (au moins 85 % des FrançaisEs l’approuvent, quelle que soit l’appartenance partisane) leur fait craindre que la bamboche soit peut-être finie. Qu’enfin, ils et elles pourraient devoir rendre (un peu) l’argent qu’ils et elles ont accumulé sur notre dos. Cette taxe est ­symbolique, c’est une digue qui sauterait avec son adoption. Ce qui explique l’entêtement de Macron et Lecornu à la refuser alors que sa mise en œuvre leur permettrait d’établir un deal sur l’adoption du budget avec le Parti socialiste.

    Ensuite, la discussion de cette taxe a plus que jamais montré l’indécence des riches et l’avidité du capital. Les impôts payés chaque année par les centimillionnaires et les milliardaires représentent en moyenne 0,3 % de leur fortune totale. Les milliardaires paient, proportionnellement, deux fois moins d’impôts que la moyenne des FrançaisEs, tous prélèvements confondus. Depuis 1996, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 14, passant de 80 à 1 128 milliards d’euros ! C’est une progression trois fois plus rapide que celle du PIB, et leur richesse représente 40 % du PIB aujourd’hui contre 6 % il y a 30 ans. Et pour nous ? L’austérité, les 40 milliards de coupes budgétaires, la destruction des services publics et des salaires en berne.

    Nos revendications légitimes

    Enfin, cette taxe a remis au centre de l’agenda politique la question des inégalités et de la redistribution des richesses. Et les capitalistes voient bien que cette taxe est un cheval de Troie. Qu’elle est un point d’appui qui permet d’aller plus loin et de poser la question de qui produit, pour qui, pourquoi et comment. Qu’elle montre la légitimité de nos revendications : hausses et égalité des salaires (en incluant les cotisations), extension de la sphère de la gratuité et des champs de la sécurité sociale, retraite à 60 ans, réduction du temps de travail, etc. Parce que franchement, 2 % c’est bien, mais tout c’est mieux !

    Il y a de ce point de vue un changement dans le climat idéologique et, combiné avec la détermination que le mouvement social a montrée depuis le 10 septembre, on voit bien ce qui effraie la bourgeoisie : l’inversion du rapport de forces. La bourgeoisie a beaucoup à perdre et mettra toutes ses forces dans la bataille, y compris les plus fascistes et réactionnaires s’il le faut, pour protéger le moindre de ses milliards. Et nous, nous avons bien plus que 2 % à gagner : allons les chercher.

    William Daunora pour le groupe de travail économie

  • Contre l'attaque de la flottille vers Gaza...

    Comme nous l’avons craint, la flottille est attaquée par l’armée israélienne.
    Nous dénonçons cette agression et l’inactivité de l’état français. Soutien a la flottille ! Nous appelons a des rassemblements et des blocages partout en France.
    Aux côtés de dizaines d’autres organisations, nous appelons à participer aux manifestations et actions de blocage qui auront lieu dans les jours prochaines !
    Pour Gaza : riposte immédiate !

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  • Protégeons la flottille !

    Israël continue à tenter d’arrêter la flottille par des actions de guerre. Il est temps d'arrêter l'État israélien.

    La flottille pour Gaza a subi cette nuit une nouvelle attaque de la part de l’armée israélienne : un navire a bloqué le bateau l’Alma, obligeant le capitaine à effectuer des manœuvres pour éviter une collision. Il a ensuite effectué la même opération sur le Sirius. 

    Les États occidentaux prétendent défendre le droit international et l'imposer par leurs opérations militaires extérieures, qu'ils soient au moins à la hauteur de leurs propres règlements. 

    La convention de Genève oblige les États à agir pour que l’aide humanitaire soit délivrée en cas d’approvisionnement insuffisant. Or, c'est bien ce que cherchent à faire les différents bateaux de la flottille pour Gaza, alors que la famine y sévit depuis plusieurs mois. À quoi bon reconnaître l’État de Palestine si c’est pour laisser mourir son peuple ? Manifestons, agissons, revendiquons, appelons les ambassades et nos député·es pour exercer une pression : exigeons de nos gouvernements qu'ils aident la flottille à atteindre son but mais surtout, sans concession, appelons-en à la résistance des peuples, à l’internationalisme face aux impérialismes    

    La journée de grève et de manifestation pour la flottille du 22 septembre en Italie, à l’appel des dockers de Gènes, a été un succès. Ils et elles appellent à généraliser cette mobilisation dans toute l’Europe et le monde si la flottille est attaquée. 

    En France aussi, manifestons partout et construisons la grève en cas d’attaque !

    La Flottille doit pouvoir arriver jusqu’à Gaza !

    Le NPA-A appelle à rejoindre tous les rassemblements de ce soir à 18h30, qui auront lieu en cas d’attaque de la flottille, sur les principales places de villes et villages et Place de la République à Paris.

  • Tout un système à changer : reprenons nos affaires en main !

    Mais quelle tête aura donc le nouveau gouvernement proposé par Attal ? Ah non attendez Barnier ? Ah non… Lecornu ! C’est qu’à force de se succéder en se ressemblant, on finit par s’y perdre. Mêmes costumes, mêmes têtes, mêmes idées, comme si, décidément, le problème n’était pas de savoir qui prenait la tête du gouvernement, mais bien pour quoi faire.

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  • Reconnaitre le peuple Palestinien ! Protéger la flottille !

    Lors d’un discours “historique” sur la reconnaissance de la Palestine, Macron a pontifié sur le droit des peuples devant l’assemblée générale des Nations Unies. Mais après deux ans de génocide et 150 pays avant lui, ce geste reste très en retard et très en dessous de ce qui est nécessaire pour la justice et la dignité du peuple palestinien. 

    Venu faire le service après vente de ses propositions sur BFM le lendemain, le message de Macron est clair : il s’agit d’une reconnaissance de la Palestine sous conditions, sans reconnaissance du génocide et évidemment sans aucune action concrète immédiate. Alors que le massacre dans la ville de Gaza continue dans l’indifférence, Macron “engage vraiment l'administration américaine à faire pression sur le gouvernement israélien".  Même s’il appelle à l’arrêt des bombardements, ce vœu pieu ne s’accompagne d’aucune action concrète. 

    Pire, il a aussi précisé les conditions d’existence d’un Etat palestinien, notamment à Gaza : “la mise en place d'une autorité de transition dans laquelle Israël sera consultée et l'Autorité palestinienne incluse". Une “démocratie” sous tutelle israélienne. A charge aux Palestiniens de bien voter dans une Palestine occupée et dans une bande de Gaza inhabitable. 

    Mais les initiatives de solidarité concrète existent pourtant, comme la flottille du Sumud - plusieurs dizaines de bateaux venus d'Espagne, de Tunisie et de Grèce, représentant une délégation de plus de 40 pays. Celle-ci vient d’ailleurs d’être attaquée dans les eaux internationales alors qu’elle apporte de l’aide humanitaire à Gaza, une fois de plus au mépris du droit international et de la dignité humaine. Ce serait l'occasion pour Macron de se positionner en défenseur de celles et ceux qui, solidaires du peuple palestinien, ne font qu’appliquer le droit humanitaire le plus basique, à sa place. Déjà qu’il se refuseà appliquer le mandat d’arrêt international émis à l'encontre de Netanyahou et autorise l’espace aérien français aux avions israéliens...
     

    Le NPA reste mobilisé pour arrêter le génocide en cours a Gaza !

    Il y a non seulement la nécessité de sanctionner Israël mais également de poursuivre ses dirigeants et les militaires pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité.  

    Le NPA condamne l’attaque sur la flottille et apporte tout  son soutien aux militantEs engagéEs dans la solidarité concrète avec le peuple Palestinien et les soutients dans leur volonté de briser le blocus. 

    Il est temps de mettre fin à l’impunité d’Israël et de reconnaitre que cet Etat perpétue un génocide. Il est temps de reconnaitre le peuple palestinien ! 

  • Se mobiliser à l’hôpital public...

    Dans nos services, les mobilisations du 10 et du 18 septembre ont agi comme des catalyseurs, marquant l’épuisement des soignantEs, entre conditions de travail difficiles voire impossibles, manque de personnel et stagnation des salaires…
     

    Le budget de la Sécu proposé par Bayrou prévoyait une économie de 5,5 milliards d’euros. Derrière ce chiffre, fermetures de lits, salaires bloqués, manque de personnels… et maltraitance des malades. L’écart se creuse entre ce que nous aimerions proposer en termes de qualité de soins et d’accueil des patientEs et ce que nous pouvons réaliser sur le terrain. Et quand l’écart devient un gouffre, alors on craque. À cela s’ajoutent la question des deux jours de congé volés, l’attaque sur les arrêts maladie… Bref, les raisons de se mobiliser, par la grève et les manifestations, sont nombreuses.

    La loi du silence

    Mais à l’hôpital public, la nécessité de maintien du service rend la question de la grève particulièrement difficile à poser. Le droit de grève des soignantEs a été gravement attaqué. L’encadrement est autorisé à nous assigner pour maintenir un effectif minimum. Problème : nous sommes en permanence en effectif minimum. 

    Il est loin le temps où pouvait exister un différentiel entre un effectif « de semaine » pour les soins programmés et un « de week-end » pour les soins d’urgence. Nous sommes, ironiquement, en week-end permanent. Certaines professions en tension dans les services les plus sous-dotés seront donc constamment assignées et, en définitive, privées de façon permanente de leur droit de grève. Sans compter les abus : une fois attaqué, il est toujours surprenant de constater la vitesse à laquelle un droit devient un privilège qu’on accorderait selon la volonté des cadres. Faire grève à l’hôpital est presque devenu un impensable. 
    Pourtant, il faut bien se faire entendre ! Brassard, banderoles aux fenêtres ou sur les grilles, tracts et piquets d’information des patientEs et de leurs familles, c’est bien le service minimum ! Mais nous pouvons faire mieux… D’ailleurs nous le devons.

    C’est le moment d’y aller, par tous les moyens !

    Nous devons donc insister sur les différentes modalités d’action qui ont fait mal aux directions. Par exemple, par la grève administrative du codage des actes qui conditionne le financement des hôpitaux : en 2019, le Collectif Inter-Hôpitaux avait appelé à la « grève du codage » à Marseille, Brest, Rennes, Montauban… L’AP-HP a ainsi subi une perte de près de 300 millions d’euros, soit 17 % de ses recettes ! Une manière de faire pression sans mettre en danger les patientEs.

    Les conditions de travail rendent parfois les personnels littéralement malades. Alors, le dépot en masse d’arrêts de travail traduit un réel épuisement des ­personnels. Une forme de résistance qui avait beaucoup fait parler d’elle, comme aux urgences du CHU de Toulouse Purpan en 2019, ou aux urgences psychiatriques, toujours à Toulouse, en février 2024.

    Enfin, il faut s’appuyer sur les usagerEs, les familles, des manifestantEs qui braquent le projecteur sur la santé maltraitée. Descendre les lits d’hôpitaux devant l’ARS, en centre-ville, ou pendant une manifestation. Une action symbolique pour dénoncer le manque de lits, de personnels et de salaires. Cela peut se faire avec le mouvement « Bloquons tout », les manifestations syndicales ou les rassemblements du Tour de France pour la santé.

    Le 10, nous étions 8 % de grévistes à Toulouse, Lyon, ou à l’hôpital Tenon… autour de 5 % à Tours. Il faut continuer le travail syndical visant à créer du lien entre les soignantEs elleux-mêmes (comme en assemblée générale à Tenon ou à la Pitié-Salpêtrière), mais aussi avec d’autres personnes sur nos piquets de grève. Le 10, nous étions 300 devant l’hôpital Tenon pour protester contre le manque de moyens.

    Nous avons les moyens de créer le rapport de force pour ne plus subir des conditions de travail invivables. Malgré tous les obstacles, des modes de mobilisation efficaces existent. Retrouvons le sens de l’action collective !

    Aurélie-Anne Thos

  • 28 septembre. Encore et toujours lutter pour le droit à l’avortement...

    Après de nombreuses années de combat, en janvier 1975, la loi autorisant l’IVG est promulguée. Cinquante ans plus tard, la lutte pour le droit des femmes et des minoriséEs de genre à disposer de nos corps n’est pas terminée : le 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, nous nous mobiliserons !

    Cet été, des organisations féministes ont alerté sur la décision de Trump de faire incinérer des contraceptifs féminins non périmés destinés à des pays africains via l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). Dans son obsession de contrôler le corps des femmes, cette destruction fait partie du projet idéologique masculiniste du gouvernement américain : ce sont 1,4 million de femmes et filles qui se voient privées de leurs droits d’avoir des enfants ou non et de se protéger face aux maladies.

    Ces contraceptifs sont gardés en Belgique et devraient être incinérés en France si celle-ci l’autorise. Il y a quelques jours, Trump affirmait que le stock, d’une valeur de 10 millions d’euros, avait été détruit, mais la Belgique a démenti l’information. La pression doit continuer, notamment sur le gouvernement français qui se prétend impuissant dans cette situation et entretient la plus grande opacité sur cette affaire. Le Collectif Avortement en Europe, les femmes décident a lancé une pétition exigeant que « les organisations humanitaires prêtes à redistribuer ces contraceptifs, dans l’esprit des engagements de l’UE en faveur de la santé et des droits des femmes dans le monde, puissent en disposer ».

    Un contexte international réactionnaire

    Cet événement est symptomatique du climat réactionnaire international. L’extrême droite au pouvoir, c’est la remise en cause de nos droits reproductifs, et cela se confirme aux États-Unis, en Pologne, en Hongrie, en Italie… Aux États-Unis, plus d’une dizaine d’États ont prohibé l’accès à l’avortement. En Italie, des groupes anti-IVG peuvent entrer dans les cliniques. Équateur, Malte, Salvador… nombreux sont les pays où l’avortement est interdit. En bafouant ce droit fondamental, le contrôle du corps des femmes prime sur nos vies : une femme meurt toutes les neuf minutes d’un avortement clandestin. Les femmes avortent, que ce soit interdit ou non !

    Le 28 septembre, réaffirmer « Mon corps, mon choix ! »

    La menace de l’extrême droite plane partout, y compris en France où l’insuffisante inscription de la « liberté » d’avorter dans la Constitution ne peut protéger ce droit. Par ailleurs, la double clause de conscience persiste et nous sommes encore et toujours dans l’impossibilité de choisir notre méthode d’avortement.

    La destruction du service public de santé menace concrètement l’accès à ­l’avortement. Et cela ne va pas en s’arrangeant. En effet, Sophie Binet (CGT), Sarah Durocher (Planning familial), Caroline Chevé (FSU) et bien d’autres le soulignaient dans une tribune féministe appelant à la mobilisation du 18 septembre : les baisses de budget touchent en premier lieu les femmes. Dans la Drôme, un centre de santé sexuelle de proximité a fermé pour « effort budgétaire ». Dans le Loiret, le Planning familial perd 10 % de sa subvention par le conseil départemental. Ces dernières années, 130 centres IVG ont fermé. Attaquer le budget, c’est aussi attaquer nos droits reproductifs !

    Pour ces raisons et bien d’autres, il nous faut continuer de lutter pour que, sur tout le territoire, toutes les personnes souhaitant avorter puissent le faire de manière libre, sécurisée et gratuite.

    Le 28 septembre, retrouvons-nous nombreuxSEs dans les manifestations ou rassemblements en solidarité avec les femmes du monde entier et pour défendre le droit fondamental à l’avortement et à la contraception !

    Louise pour la CNIF – Commission nationale d’intervention féministe

  • Le chantage des agences de notation pour imposer l’austérité !

    Après que l’agence Fitch a dégradé le 12 septembre la note de la France, de AA à AA –, Morningstar a suivi le 19 septembre en la ramenant à AA, invoquant une trajectoire « d’assainissement budgétaire » plus lente que prévu. Conséquence : les taux d’intérêt exigés par les marchés risquent d’augmenter, ce qui alourdit la charge de la dette et entretient un cercle vicieux. Comme toujours, ces agences privées, sans aucune légitimité démocratique, appliquent une grille de lecture néolibérale : elles « récompensent » les gouvernements qui imposent l’austérité et sanctionnent ceux qui ne coupent pas assez vite dans les dépenses sociales.

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