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Actualités nationales... - Page 129

  • Poursuivre la mobilisation contre la loi Darmanin le 18 février et le 25 mars...

    Globalement les mobilisations du 18 décembre ont été une réussite, avec plus ou moins de participation des migrantEs. Les situations sont extrêmement différentes selon les villes et les forces présentes sur le terrain.

    Les mobilisations aussi combatives soient-elles restent modestes au regard de l’enjeu. La construction d’une campagne contre la loi Darmanin passe par des réunions unitaires et propositions de mobilisation comme à Montpellier ou Rouen. Dans certaines villes, comme Grenoble ou Rennes, les mobilisations portent la revendication du droit au logement, contre la loi scélérate Kasbarian et en soutien aux occupations d’écoles pour les familles sans-papiers. À Perpignan, les initiatives privilégient des liens transfrontaliers avec la Catalogne sud. À Toulouse, la mobilisation pour le logement d’une centaine de mineurEs isolés a obtenu une première victoire (voir l’Anticapitaliste n° 646).

    Lutter contre la réforme des retraites et la loi Darmanin

    Une victoire sur la question des retraites, dans le cadre d’une puissante mobilisation sociale, ne peut que nous aider à obliger le gouvernement à retirer aussi la loi Darmanin, comme la réforme de l’assurance chômage ou encore la loi Kasbarian sur le logement, toutes destinée à faire la guerre aux pauvres.

    Les migrantEs, les sans-papierEs sont particulièrement précaires. Leur insertion professionnelle est souvent tardive du fait de la difficulté d’être régulariséEs. Celles et ceux qui travaillent, les premierEs de cordée (aides à domicile, métiers pénibles, bâtiment, etc.), seront dans la misère à l’âge de la retraite, à laquelle ils n’auront pas droit pour la plupart.

    Un titre de séjour pour les métiers dits « en tension » ne résout pas le problème puisqu’il s’agira d’une régularisation à la carte, avec un titre de séjour temporaire, au service du patronat, avec des travailleurEs qu’on jette quand on n’en a plus besoin. La contre-réforme des retraites impacterait aussi durement les personnes racisées, les habitantEs des quartiers populaires victimes des discriminations à l’emploi, faisant les métiers souvent les plus précaires et les plus pénibles.

    Régularisation de toutes et tous les sans-papierEs

    La régularisation de touTEs les sans-papierEs et l’égalité des droits est une revendication cruciale liée à nos revendications de partage du travail entre toutes et tous et d’égalité des salaires. Si l’égalité salariale homme/femme réglerait une partie importante du financement des retraites, celle de la régularisation de touTEs les sans-papierEs également, de même que l’égalité salariale liées aux discriminations à l’emploi que subissent les habitantEs des quartiers populaires.

    D’ores et déjà, plusieurs dates de mobilisation sont prévues à Paris et en région. La Marche des Solidarités est un cadre d’actions, d’argumentation, de mutualisation des forces qui appelle notamment à des manifestations à Bordeaux, Nantes, Lyon, Paris, Toulouse, Lille, Calais, Marseille le 18 février contre les centres de rétention, et le 25 mars prochain pour la Journée internationale contre le racisme.

    Commission immigration-antiracisme du NPA
  • Retraites : rien à attendre du Parlement, construisons une grève dure et qui dure !

    La mobilisation du 31 janvier a été un succès. Deux millions et demi de personnes ont battu le pavé. Plus que le 19 janvier, qui avait déjà été une réussite. L’heure est désormais à l’intensification de la mobilisation : battre le fer tant qu’il est chaud, pour mettre en minorité le gouvernement et imposer le retrait pur et simple de la réforme.

    «Bordélisation », « paresseux », « bobos »… Les provocations d’un gouvernement de moins en moins légitime mais toujours aussi méprisant n’ont pas enrayé la détermination. Malgré les fins de non-recevoir de la Première ministre — les 64 ans seraient un compromis « non négociable », la mobilisation s’ancre avec des manifestations massives dans toutes les villes. Elle s’élargit avec l’apport de nouveaux manifestantEs provenant notamment de la jeunesse scolarisée et du secteur privé.

    Une colère qui grandit 

    La stratégie d’enfumage du gouvernement est un échec, tout comme celle de la « pédagogie » mensongère voulant nous faire avaler que les femmes ne seraient pas pénalisées par la réforme. Les travailleurEs ont bien compris que cette réforme n’est ni juste ni indispensable.

    Au-delà, c’est un ras-le-bol généralisé face à la situation économique et sociale que traduit l’ampleur de la mobilisation. Pensions faibles, bas salaires, inflation, factures d’électricité : les colères s’agrègent et c’est l’ensemble de la politique de ce gouvernement, injuste et autoritaire, qui est contestée.

    Le gouvernement Macron voudrait nous faire croire, comme Margaret Thatcher en son temps, qu’il n’y aurait pas d’alternative aux options capitalistes. Pourtant l’argent ne manque pas quand la macronie va-t-en guerre attribue plus de 400 milliards aux armées.

    Pour nous, augmenter le salaire indirect, les cotisations sociales, permettrait de financer le système des retraites : une retraite à 60 ans avec 37,5 annuités dans le public comme dans le privé, à taux plein, pèserait seulement 3 % supplémentaires de la part du PIB consacrée aux retraites.

    L’enjeu est politique. Si nous gagnons nous pourrons imposer ces mesures et bien d’autres sur l’augmentation des salaires, la création d’emploi, de services publics… Au-delà, c’est bien le pouvoir des capitalistes à disposer des richesses créées par notre travail que nous pourrions contester. A contrario, une défaite engagerait une nouvelle cohorte de contre-réformes et de régressions sociales.

    Unité et radicalité : vers la construction de la grève générale

    La séquence parlementaire durera au plus tard jusqu’à début mars. Il n’y a rien à attendre de ce calendrier institutionnel où Macron et la droite ont toutes les cartes en main. Comme lors de la victoire contre le CPE en 2006, c’est en poursuivant et en massifiant la mobilisation, au-delà du vote de la loi si nécessaire, que nous pourrons gagner. Les mobilisations du 19 et du 31 janvier constituent les premières étapes d’un mouvement qu’il faut intensifier par la multiplication des actions de masse, les grèves, les blocages et les manifestations. 

    Pour cela, nous avons besoin de rester unis, de la base au sommet. C’est pourquoi le NPA travaille partout à regrouper les organisations syndicales et les partis de gauche pour exiger ensemble le retrait de la réforme. Dans le même temps nous avons également besoin d’élever le rapport de forces, en construisant et en généralisant la grève. Les nouvelles échéances de l’intersyndicale, le 7 et le 11 février, doivent permettre ce saut qualitatif. Les grèves dans les raffineries du 6 au 8 février, la grève des cheminots le 7 et le 8 février, constituent des points d’appuis importants pour discuter en assemblée générale de reconduire la grève partout où cela est possible. Contre la grève par procuration, l’enjeu est bien, à court terme, de partir toutes et tous en reconductible, partout et en même temps.

    La réforme des retraites cristallise l’affrontement de classe. Gagner est vital pour notre camp social, pour stopper ce projet et pour dégager ce gouvernement. Pas d’autre option que la victoire !

  • Retraites : ce mouvement historique se développe, il faut construire maintenant une grève dure et qui dure pour arrêter Macron...

    Le mouvement prend confiance. Après le succès de la journée de grève et de manifestation du 19 janvier, celle d’aujourd’hui a été encore plus importante, avec des manifestations massives dans toutes les villes. Le mouvement s’enracine : ainsi le chiffre record de 20 000 dans des « petites » villes comme par exemple à Amiens, Perpignan ou Albi pour ne citer que ces villes-là. Sur l’ensemble du territoire, avec deux millions et demi de manifestantEs, la colère s’est massivement exprimée aujourd’hui, avec notamment l’apparition remarquée de la jeunesse scolarisée dans la rue.

    Dans un contexte d’explosion de l’inflation (+6 % ce mois-ci d’une année à l’autre), chaque journée de grève coûte plus cher au monde du travail, d’où une légère érosion, mais la grève reste très forte dans le secteur public. Mieux, l’implantation de cette mobilisation dans le privé montre que nous sommes dans un mouvement d’une ampleur inédite depuis plusieurs décennies.

    Comme le montrent leurs déclarations de ces derniers jours, Macron, Borne et le pouvoir semblent décidés à aller jusqu’au bout du bras-de-fer : le recul de l’âge légal de départ à la retraite serait paraît-il déjà un compromis « non négociable »... Dont acte. Pour gagner le retrait de tout le projet de loi, il faut construire une mobilisation puissante pour bloquer l’économie, pour prendre Macron et ses amis capitalistes à la gorge, avec une grève dure et qui dure. L’enjeu du mouvement devient politique. Soit le pouvoir gagne et continuera à dérouler sa politique, soit nous gagnerons et nous aurons pourrons initier une contre-offensive sur d’autres sujets : le retour de la retraite à 60 ans et des 37,5 annuités, les salaires, l’emploi, les services publics, etc. À commencer par le retrait de la réforme Touraine qui avait instauré les 43 annuités. Il faut gagner cette épreuve de force, arrêter Macron et son gouvernement.

    L’intersyndicale nationale tient bon et c’est un point d’appui. À l’appel des organisations syndicales, nous serons donc à nouveau en grève mardi 7 et dans la rue samedi 11 février. Ces deux dates interprofessionnelles doivent permettre d’enraciner le mouvement, en s’appuyant aussi sur les luttes sectorielles comme celle des cheminotEs qui s’annonce les mardi 7 et mercredi 8 février. Discuter dans les syndicats, réunir les grévistes (et futurs grévistes) sur les lieux de travail, organiser des rencontres interprofessionnelles, y préparer les prochaines journées de grève nationales, décider des actions locales qui solidifient le mouvement et, pour aller vers une grève de masse, poser la question de reconduire. Un jour, puis deux et davantage, là où c’est possible. Nous avons besoin d’un plan de bataille crédible pour engager le maximum de personnes.

    Face à la possibilité de faire grève dans la durée, tout le monde n’est pas égal, dans le public comme dans le privé. Mais tout le monde peut mesurer que c’est en jouant son rôle dans le blocage du pays, dans la massivité des manifestations et des actions, que l’on pourra forcer Macron et Borne à reculer. Et certainement pas à l’Assemblée nationale où vient d’arriver le projet de loi et où nous savons déjà que le gouvernement utilisera tous les moyens à sa disposition pour le faire passer.

    « Grèves, manifs, blocages, Macron dégage ! » : ces prochains jours vont être cruciaux.

    Montreuil, le mardi 31 janvier 2023

  • Et après le 31 janvier ?

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’INTERSYNDICALE NATIONALE
     
    Face au rejet massif, le gouvernement doit retirer sa réforme.
    A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, ce 31 janvier a confirmé la très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites présentée par le gouvernement.
    Plus de 2,5 millions travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité.e.s, se sont mobilisés, par la grève et/ou ont manifesté sur l’ensemble du territoire. Cette mobilisation d’ampleur fait suite à celle du 19 janvier qui avait rassemblé près de 2 millions de personnes. La jeunesse s’est particulièrement mobilisée aujourd’hui pour refuser la précarité grandissante que promet le gouvernement.
    La population soutient les revendications des organisations syndicales qui s’opposent au recul de l’âge légal de départ à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisations. 9 travailleurs sur 10 rejettent la réforme, 2/3 de la population soutiennent les mobilisations.
    Personne ne s’est laissé trompé par la propagande du gouvernement.
    Les organisations syndicales dénoncent ainsi le mail du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, envoyé tant à des agents publics qu’à des salariés de droit privé, présentant une liste d’arguments en faveur de la réforme des retraites.
    Les organisations syndicales n’acceptent pas les propos tenus par la Première ministre, ce dimanche, indiquant que, selon elle, « l’âge de départ à 64 ans n’est plus négociable ». Pour les organisations syndicales le recul de l’âge de départ n’a jamais été négociable ! Les propositions alternatives formulées par elles sont toutes restées lettre morte ! Cela démontre le jusqu’au- boutisme du gouvernement, sourd au rejet exprimé par la totalité des organisations syndicales et l’immense majorité des citoyens.
    Rien ne justifie une réforme aussi injuste et brutale. Le gouvernement doit entendre le rejet massif de ce projet et le retirer.
    L’intersyndicale appelle toute la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme. Elle appelle, d’ici là, à multiplier les actions, initiatives, réunions ou assemblées générales partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève.
    L’intersyndicale se réunira le mardi 7 février au soir.

    Paris le 31 janvier 2023

  • Vivre sa jeunesse sans horizon de retraite ?

    La jeunesse d’aujourd’hui n’a connu de grands mouvements sociaux en France qu’au travers de récits de grandes sœurs ou frères, de parents ou de grands-parents. 1968 est déjà loin et lors des luttes des années 2000 sur les retraites, le CPE ou la scolarité, nous n’étions pas encore là ou de très jeunes enfants.

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  • Le budget des armées en hausse d'un tiers !!!

    Ainsi l’ont décidé Macron et son gouvernement. Les armées françaises bénéficieront d’une enveloppe de 413 milliards d’euros pour la période 2024-2030 dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM). La précédente LPM sur la période 2019-2025 marquait déjà un effort financier, à hauteur de 295 milliards d’euros, après des années de coupes budgétaires. Au total, en une décennie, le budget des armées aura donc doublé…

    Depuis la base aérienne de Mont-de-Marsan, le chef de l’État a justifié ses choix. Nul ne s’étonnera qu’il ait précisé que ce budget amorçait « un changement profond qui sera ensuite irréversible ». En réalité le budget des armées n’a jamais été aussi élevé depuis les années 1960. « Nous devons avoir une guerre d’avance […] tirer les conséquences de ce que notre époque porte en germe », a déclaré Macron. Le budget alloué au renseignement militaire augmentera de près de 60 % sur la période 2024-2030 et une partie des sommes seront allouées aux armes de dissuasion.

    À l’heure où les services publics sont dégradés après deux décennies de casse sociale et de cadeaux aux riches et alors que le premier quinquennat Macron était marqué par l’autoritarisme et la répression, cette décision montre que Macron II entend non seulement mener la guerre sociale jusqu’au bout, mais aussi s’armer pour les conflits économiques à l’échelle du globe. Si le repli des armées est à l’ordre du jour en Afrique et en outre-mer, ce n’est pas le cas dans la zone indopacifique où Macron cherche à protéger les zones économiques exclusives françaises des ambitions chinoises. Il se prépare ainsi à les défendre hors de l’Otan si besoin, si les États-Unis regardent ailleurs…

    Monsieur le Président nous fait la guerre et la prépare. Tel est le programme des capitalistes quand leur système s’embourbe : faire de nous de la chair à patrons et de la chair à canon. Il n’en est pas question ! Monsieur le Président, nous n’irons pas la faire, nous ne sommes pas sur terre pour tuer de pauvres gens !

  • Après le 19 et le 21, construire la grève ! Construire une alternative politique en rupture avec Macron et son monde !

    Le conseil politique national (CPN) du NPA s’est réuni les 21-22 janvier. À l’ordre du jour une discussion sur la situation sociale et politique, une formation sur la contre-réforme des retraites, une réunion des camarades femmes en non-mixité et un temps d’échanges sur la structuration des commissions, des régions et des villes. Nous publions ici des extraits de la résolution sur la situation sociale et politique adoptée à l’unanimité. De quoi préparer les prochaines semaines de mobilisations et des perspectives pour notre organisation.