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Actualités nationales... - Page 128

  • Résister face à l'autoritarisme et au racisme est légitime ! 

    La séquence politique que nous vivons est une leçon de choses. Les oppriméEs devraient accepter de se faire exécuter tandis que les dirigeants réclament davantage de permis de tuer pour la police. Peines « exemplaires » pour les uns, circonstances atténuantes pour les autres : il est urgent de mettre un terme à cette violence institutionnelle antisociale et raciste. 

    Une violence systémique

    Violences sociales, racistes et coloniales, sexistes, écocides... Dans les institutions ou dans la rue, l'autoritarisme est une composante essentielle de la gouvernance des États capitalistes. Les gouvernements se taillent un arsenal juridique sur mesure pour toujours plus légaliser le recours à la violence. La loi de 2017, qui a assoupli les conditions dans lesquelles les forces de police peuvent utiliser leur arme, explique pour une large part les 13 décès enregistrés en 2022 pour « refus d’obtempérer ». 

    Macron qualifie comme un « fait inexplicable » le meurtre de Nahel. Mais celui-ci n'a pas été perpétré par des « brebis galeuses ». Il s'inscrit dans cette gestion ultra-violente du maintien de l'ordre, combinée à un racisme structurel. Le gouvernement prétend agir au nom de l’État de droit et du monopole exclusif de la violence, et pourtant à Chambéry, Lyon, Lorient ou encore Angers, des milices fascistes, proférant des slogans racistes, ont pu en toute impunité se substituer aux policiers. Les milliers d’interpellations, les centaines de comparutions immédiates et les peines élevées qui s’abattent sur les jeunes des quartiers populaires sont encore la démonstration de ce traitement à géométrie variable.  

    Résister pour la justice est légitime !

    Le refus de se plier aux appels à un « retour au calme » est légitime quand cette injonction vient de ceux qui, par leurs politiques antisociales et discriminatoires, violentent chaque jour la population des quartiers populaires. Leur « calme », c’est l’oppression et la violence, qui devraient être subies sans réagir.

    Les destructions qui ont eu lieu ces derniers jours n’ont absolument rien de comparable avec la violence du système. Et lorsque les « condamnations » viennent de ceux qui détruisent nos vies et la planète par leur défense d’un capitalisme qui exploite l’humanité et la nature, jusqu’à des guerres impérialistes, elles sont d’un cynisme révoltant. Car la légitime colère qui s’exprime révèle la brutalité de la violence exercée sur les populations les plus fragilisées, le racisme, la pauvreté, la relégation urbaine, aggravées par l'inflation, la destruction des services public, la réforme de l'assurance chômage... 

    Plus jamais ça !

    Il est urgent de renverser la vapeur. Pour toutes les victimes de violence policières, exiger la condamnation des coupables, le dédommagement des familles. Exiger aussi l'arrêt des détentions arbitraires et des poursuites et l’amnistie pour les condamnéEs. Plus largement, il faut imposer dans le débat public une critique radicale de la police, institution raciste gangrenée par l'extrême droite. Et afin d'éviter de nouveaux meurtres, de nouvelles mutilations, la police en contact avec la population doit immédiatement être désarmée.

    Les révoltes parties de Nanterre sont parties intégrantes du mouvement social. Avec le meurtre de Nahel c'est bien l'ensemble de notre camp social qui est attaqué. De la répression des mouvements sociaux et écologiques comme à Sainte-Soline, en passant par la dissolution des Soulèvements de la Terre, la logique de répression est la même. La gauche sociale et politique doit donc soutenir sans réserve cette colère légitime mais également participer à l'étendre. Partout, nous devons impulser des fronts autour d'un « Plus jamais ça » regroupant partis, syndicats, associations, collectifs et impulser des initiatives de soutien aux jeunes réprimés, devant les mairies, les préfectures… Plus largement il faut construire une riposte antiraciste, démocratique et sociale, radicale et unitaire, à la hauteur des attaques, contre Macron et son gouvernement. 

     

  • Des forums anticapitalistes, pour reconstruire un parti pour les exploitéEs et les oppriméEs...

    Les forums anticapitalistes, dont le NPA est une des forces initiatrices, s’inscrivent dans une analyse de la conjoncture politique comme une phase intermédiaire dans laquelle les révolutionnaires ont pour responsabilité de contribuer aux maturations de la conscience.

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  • Où va le PCF de Fabien Roussel ?

    Fabien Roussel, qui a été réélu début avril à la tête du Parti communiste français, a publié en mars 2023, un livre intitulé « les Jours heureux sont devant nous, de la présidentielle à la reconstruction de la gauche » (éditions Le Cherche-Midi).

    Dans cet ouvrage, il revient sur la campagne présidentielle et sur les législatives. Il s’agit pour lui de dresser un bilan et de donner la ligne qu’il entend défendre avec son parti dans les prochains mois.

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  • Se former : Autogestion, travailler sans patrons ?

     

    La notion d’autogestion, sous cette appellation, se déploie dans les années 1960 et 1970 au sein de la gauche politique et syndicale.Elle s’inscrit dans l’histoire du mouvement ouvrier, de ses différents courants et des politiques d’émancipation dont elle représente alors une idée-force.Elle est associée à des expériences de « travail sans patron » et à des débats stratégiques qui traduisent l’orientation, la perspective à donner au « socialisme dans la liberté ».Cette formation du NPA tentera de balayer ces différents aspects - jusqu’à leurs plus récentes déclinaisons - et accordera, à l’occasion de son cinquantenaire, un temps dédié à la grève de Lip de 1973.
    Formation animée par Théo Roumier
    00:00:00 Générique
    00:00:17 D’où vient l’autogestion ?
    00:06:01 L’espace de l’autogestion socialiste dans les années 68
    00:12:07 Lip, la brèche
    00:21:35 Questions stratégiques autour de l’autogestion
    00:29:03 Être autogestionnaire aujourd’hui

  • De l’efficacité et de l’utilité de la grève : retour sur le combat des ouvrières de Vertbaudet...

    Vertbaudet, Disneyland Paris, Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel ou encore NTN à Allonnes : les grèves sur les salaires et les conditions de travail se multiplient en rendant visibles les effets de la crise économique et de décennies de casse du droit du travail.

     

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  • Police criminelle, racisme systémique, politiques antisociales: soutenir une légitime révolte...

    Un texte signé d’Olivier Besancenot, Christine Poupin, Philippe Poutou et Pauline Salingue, porte-parole du NPA.

    Depuis la mort du jeune Nahel, les quartiers populaires se mobilisent. Cette mobilisation est légitime. Et la source des violences est du côté de la police, de Darmanin et de Macron, qui sont responsables de cette situation.

    Une révolte antiraciste et anti-autoritaire

    Depuis des années, le pouvoir renforce en effet l’arsenal policier et raciste : les violences policières sont de plus en plus régulières et mortelles, dans les manifestations, dans les quartiers populaires. Les coupables de ces violences bénéficient, sauf rare exception, d’une impunité organisée.

    Dans la police, c’est l’extrême droite qui donne le ton. Rappelons que les organisations policières « en colère » ont manifesté sur les Champs-Élysées, qu’elles réclament toujours plus de libertés pour tuer.

    À tout cela, Macron et Darmanin collaborent, contribuent, en soutenant et en renforçant cette impunité, et par les multiples lois racistes et liberticides qui renforcent  la police et l’extrême droite : loi séparatisme, lois sécuritaires, etc. Sans parler de la gestion autoritaire du Covid et de la répression contre les mobilisations sociales et écologistes.

    La mobilisation des quartiers populaires est une chance pour l’ensemble des classes populaires et pour le monde du travail : elle ouvre la voie pour une mobilisation sociale pour la justice, contre la répression policière, contre le pouvoir autoritaire qui s’est également exprimé par les méthodes antidémocratiques utilisées pendant le mouvement sur les retraites, avec le 49-3, le 47-1, etc. Cet autoritarisme est à l'œuvre depuis des années, avec les interdictions de manifestations, les violents épisodes de répression, mais aussi la dissolution du CCIF ou des Soulèvements de la Terre.

    Justice pour touTes !

    La justice, c’est d’abord la justice pour Nahel, pour Zyed et Bouna, pour Adama, pour Alhoussein, pour les trois jeunes de Paris 20e percutés par une voiture de police, pour toutes les victimes de violences policières, pour les personnes mutilées dans les mobilisations. Les coupables doivent être sanctionnés, les victimes et leurs familles doivent être dédommagées.

    Il faut en finir avec les mises en détention préventive, libérer les jeunes emprisonnés du fait des manifestations de ces dernières nuits. Toute la responsabilité de ces évènements est, rappelons-le, du côté du pouvoir.

    Il faut rétablir les transports en commun dans les quartiers, refuser toute mise en place d’un état d’urgence ou de couvre-feu.

    Il faut désarmer la police au contact de la population, immédiatement.

    Et Darmanin doit démissionner.

    Au-delà, il faut de la justice sociale : la colère qui se révèle aujourd’hui est en même temps l’expression d’une révolte bien plus profonde, contre le racisme, contre la stigmatisation des habitantEs des quartiers populaires, des personnes racisées, contre l’islamophobie, contre la pauvreté qui se renforce, notamment du fait de l’inflation, des faibles salaires, de la précarité, des attaques contre l’assurance chômage, de la casse des services publics…

    Soutenir et étendre la révolte

    Qu’on ne s’y trompe pas : si le pouvoir de Macron est de plus en plus répressif, il n’est pas le seul à agir de la sorte dans le monde. La répression est la seule réponse des gouvernants à la crise économique, écologique, sociale et politique dans laquelle ils ont plongé le monde.

    Le NPA appelle à se mobiliser au côté des jeunes en colère, à se rassembler devant les mairies, chaque soir s’il le faut, pour exprimer notre rage et nos revendications. Il appelle les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, associations, partis, à se réunir au plus vite pour discuter de comment construire une mobilisation à la hauteur et avec les formes qui permettent de soutenir la révolte en cours, d’obtenir la justice et de lancer la contre-offensive contre le pouvoir antidémocratique et antisocial de Macron et son gouvernement.

    Olivier Besancenot, Christine Poupin, Philippe Poutou et Pauline Salingue sont porte-parole du NPA.

  • Soutien à la révolte ! Désarmement de la police ! Darmanin démission !

    Depuis la mort de Nahel, les quartiers populaires se mobilisent. Cette mobilisation est légitime, quelle que soit sa forme. La source de la violence est du côté de la police, de Darmanin et de Macron, qui sont responsables de ce qui est arrivé.

    Une révolte antiraciste et anti-autoritaire

    Depuis des années, le pouvoir renforce en effet l’arsenal policier et raciste : les violences policières sont de plus en plus régulières et mortelles, dans les manifestations, dans les quartiers populaires.
    Elles sont sauf rare exception sans conséquences pour ceux qui les commettent, avec une impunité organisée.
    Dans la police, c’est l’extrême droite qui donne le ton. Rappelons que les organisations policières ont défilé sur les Champs-Élysées, qu’elles réclament toujours plus de libertés pour tuer.
    Tout cela, Macron et Darmanin le gèrent, y collaborent, y contribuent, en soutenant et en renforçant cette impunité, et par les multiples lois racistes et liberticides qui donnent de la force à la police et à l’extrême droite : loi séparatisme, lois sécuritaires, etc. Sans parler de la gestion autoritaire du Covid et de la répression contre les mobilisations sociales et écologistes.
    La mobilisation des quartiers est une chance pour l’ensemble des classes populaires et pour le monde du travail : elle montre la voie pour une mobilisation sociale pour la justice, contre la répression policière, contre le pouvoir autoritaire qui s’est incarné récemment par les méthodes antidémocratiques utilisées pendant le mouvement sur les retraites, avec le 49-3, le 47-1, etc. 
    Cet autoritarisme s’exprime depuis des années, avec les interdictions de manifestations, les violents épisodes de répression, mais aussi la dissolution du CCIF ou des Soulèvements de la Terre.

    Justice pour touTes !

    La justice, c’est d’abord la justice pour Nahel, pour Adama, pour Zyed et Bouna, pour les trois jeunes de Paris 20 e percutés par une voiture de police, pour toutes les victimes de violences policières, pour les personnes mutilées dans les mobilisations.
    Les coupables doivent être sanctionnés, les victimes et leurs familles doivent être dédommagées.
    Il faut en finir avec les mises en détention préventive, libérer les jeunes emprisonnés du fait des manifestations de ces dernières nuits. Toute la responsabilité de ces évènements est, rappelons-le, du côté du pouvoir.
    Il faut rétablir les transports en commun dans les quartiers, refuser toute mise en place d’un état d’urgence ou de couvre-feu. 

    Il faut désarmer la police au contact de la population, immédiatement.
    Et Darmanin doit démissionner.

    Au-delà, il faut de la justice sociale : la colère qui se révèle aujourd’hui est en même temps l’expression d’une révolte bien plus profonde, contre le racisme, contre la pauvreté qui se renforce, notamment du fait de l’inflation, des faibles salaires, de la précarité, des attaques contre l’assurance chômage, de la casse des services publics…
    Soutenir et étendre la révolte
    Qu’on ne s’y trompe pas : si le pouvoir de Macron est plus répressif, il n’est pas leseul dans le monde, et c’est parce que la répression est leur réponse à la crise économique, écologique, sociale et politique dans laquelle nous sommes plongés.

    Le NPA appelle à se mobiliser au côté des jeunes révoltés, à se rassembler devant les mairies, chaque soir, pour exprimer notre colère et nos revendications. Il appelle les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, associations, partis, à se réunir  au plus vite pour discuter de comment construire une mobilisation à la hauteur et avec les formes qui permettent de soutenir la révolte en cours, d’obtenir la justice et de lancer la contre-offensive contre le pouvoir antidémocratique de Macron et son gouvernement.