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Actualités nationales... - Page 127

  • Chaleur record, horizon dans le brouillard !

    Les événements extrêmes se déclarent partout sur le globe ces derniers mois. Des incendies inarrêtables au Canada qui réduisent à peau de chagrin les puits de carbone, des canicules sous-marines tuant en masse la biodiversité, en passant par les vagues de chaleur du nord au sud, d’est en ouest. La Sibérie fond de partout et libère de catastrophiques quantités de gaz à effet de serre. La surmortalité liée aux chaleurs se compte en dizaines de milliers de morts supplémentaires sur les dernières années rien qu’en France. Pour la faune et la flore, on a quelques indicateurs mais sans plus. Un maintien et un développement massif des services publics de l’écologie est urgent, mais ce n’est pas au programme, l’inverse est même de mise, comme à l’ONF (Office national des forêts).

    Ailleurs, les gouvernements et les patrons s’en sont allés sur une autre planète. Étrangement appelée, elle aussi, la Terre. Ne tenant pas compte de ce qui se passe ici, on nous annonce un doublement de la flotte d’avions par Airbus d’ici à vingt ans, la poursuite de l’usage de pesticides connus pour leur conséquences délétères sur la biodiversité, et on nous donne des conseils « rafraîchissement » pour s’adapter à la canicule. Super ! Il est même proposé aux ouvrierEs de déplacer leurs horaires sur les moments « frais » de la journée. Quelle bonté d’âme !

    Pourtant nous sommes bien sur la même planète. Les limites physiques, chimiques et biologiques sont franchies les unes après les autres, et on ne corrige qu’à la marge ou on ne fait rien, le cas d’Airbus est emblématique.

    Rien n’est à attendre des capitalistes, sinon une gesticulation. L’espoir est bien dans les luttes. Il est notamment urgent de développer des campagnes larges, populaires et unitaires contre l’extraction et l’usage des énergies fossiles pour limiter puis arrêter le réchauffement au plus vite, malgré l’inertie d’effet immédiat. D’orientations écologiques, ces campagnes doivent être radicalement sociales et internationalistes.

    Commission nationale écologie

  • Macron et Darmanin partout, justice nulle part !

    Après le meurtre de Nahel, la façon dont le gouvernement a répondu à l’immense vague de colère et à la révolte spontanée des quartiers populaires confirme la nature profonde du pouvoir macroniste : antisocial, antidémocratique, raciste, autoritaire…

    C’est qui les violents ?

    Depuis le printemps, l’exercice du pouvoir par Macron, Borne, Darmanin et Cie a été marqué par de très nombreuses violences, physiques comme institutionnelles. Ainsi, le rapport publié lundi par les observatrices et observateurs sur ce qui s’est passé à Sainte-Soline le 25 mars confirme la violence de la répression exercée sur place contre la mobilisation, et par là même le caractère mensonger de la version défendue par le ministre de l’Intérieur.

    Oui, il y a bien entrave aux secours : « Alors que la zone était calme pendant une heure, les autorités ont entravé les secours au mépris de la vie humaine. Elles ont choisi de ne pas secourir les blessé·e·s en détresse vitale ». Oui, il y a bien eu des tirs de LBD depuis des quads en direction des manifestantEs ; et contrairement à ce que dit l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), les gendarmes ne se trouvaient pas en situation de légitime défense lorsqu’ils ont tiré au LBD. Oui, le rapport documente des tirs de grenades sur les blesséEs et les éluEs qui les protégeaient alors qu’ils et elles se trouvaient à distance et étaient tout à fait identifiables…

    Pour écraser une mobilisation qualifiée d’ « écoterroriste », le pouvoir devait criminaliser à tout prix : avant, afin de légitimer l’action violente des innombrables « forces de l’ordre » présentes sur place ; après, afin de justifier la dissolution des Soulèvements de la terre et la mise en garde à vue de nombreux et nombreuses militantEs écologistes.

    Riposter, touTEs ensemble 

    C’est dans la suite de multiples violences contre les mobilisations, qu’il faut appréhender la politique mise en œuvre ces deux dernières semaines. La mort d’un adolescent de 17 ans, abattu à bout portant par un policier pour un prétendu refus d’obtempérer ; les images choquantes de l’exécution qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux ; tout cela a entraîné une colère parfaitement légitime, avec un soulèvement immédiat dans de nombreux quartiers populaires et des mouvements spontanés tournés contre les forces de répression ou différents bâtiments, notamment des commissariats.

    Dans le contexte d’un déferlement autoritaire et raciste porté par l’ensemble de la droite et de l’extrême droite, la réponse du pouvoir s’est sans surprise située sur le terrain sécuritaire, assumant pleinement le quadrillage policier des quartiers, une « justice » expéditive et arbitraire contre la jeunesse, et l’interdiction des manifestations de solidarité avec les révoltes ou d’opposition aux violences policières. C’est en particulier le cas de la manifestation initiée par le comité Vérité et justice pour Adama, interdite d’abord à Beaumont-sur-Oise, puis à Paris (ce qui n’a pas empêché la tenue d’un rassemblement et d’une manifestation dynamique et digne). Action dégueulasse parmi tant d’autres, Darmanin a suspendu le flic meurtrier mais avec un « plein traitement ». Une mesure conservatoire sans caractère disciplinaire… mais avec un vrai soutien financier !

    À l’exception notable du PS et du PCF, la gauche sociale et politique – syndicats, associations et forces politiques – a su se rassembler pour apporter son soutien aux collectifs de quartiers populaires et aux familles de victimes des violences policières qui sont en première ligne. Une convergence inédite qui n’a certes pas suffi à mobiliser massivement mais qui donne un bon signal pour la suite. 

    Car la lutte doit continuer : contre leur ordre policier (ce qui passe pour nous notamment par la dissolution des BRAV-M et des BAC, et par le désarmement de la police au contact de la population), pour une autre répartition des richesses, afin notamment d’augmenter les salaires, de faire reculer la précarité et de relancer les services publics.

  • L’urgence de la radicalité pour désarmer l’État capitaliste et écocide...

    Le gouvernement annonce la dissolution par décret du mouvement écologiste Les Soulèvements de la Terre : 180 comités locaux, de nombreux collectifs et associations écologistes, des syndicats paysans et ouvriers, des partis politiques et tous ceux et toutes celles qui luttent pour préserver les conditions de la vie sur terre, sont concernéEs. Que se cache-t-il derrière cette menace surréaliste ? Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de réprimer si durement ce mouvement ?

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  • POING hebdo. Violences policières : soutenir et étendre la colère...

    Violences sociales, racistes et coloniales, sexistes, écocides... Dans les institutions ou dans la rue, l'autoritarisme est une composante essentielle de la gouvernance des États capitalistes.

    Il est urgent de renverser la vapeur. Pour toutes les victimes de violence policières, exiger la condamnation des coupables, le dédommagement des familles. Exiger aussi l'arrêt des détentions arbitraires et des poursuites et l’amnistie pour les condamnéEs.

    Plus largement, il faut imposer dans le débat public une critique radicale de la police, institution raciste gangrenée par l'extrême droite. Et afin d'éviter de nouveaux meurtres, de nouvelles mutilations, la police en contact avec la population doit immédiatement être désarmée. La gauche sociale et politique doit donc soutenir sans réserve cette colère légitime mais également participer à l'étendre.

  • Éducation Macron à Marseille : plus belle l’école ?

    Pour sortir de la crise politique ouverte par l’opposition massive à sa réforme des retraites, Macron a décidé de s’en prendre à l’une de ses cibles favorites : l’école. Au cours de sa déambulation dans les rues de Marseille, le président-ministre de l’Éducation nationale a donc égrené les annonces, sans aucune concertation préalable ni avec les personnels ni même avec le cabinet de son propre ministre Pap Ndiaye.

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  • Se mobiliser pour les 7 maternités menacées...

    Après la grande mobilisation à Carhaix du 18 mars 2023 qui avait réuni au moins 10 000 manifestantEs en pleine bataille contre la réforme des retraites, la Coordination santé du Pays de Guingamp (22) a appelé à construire une mobilisation régionale en Bretagne le 17 juin réunissant les salariéEs et leurs syndicats ainsi que leurs comités de défense des maternités.

    Ils ont bien compris que la bataille se doit d’être collective face à l’ARS (agence régionale de santé), qu’il est illusoire de pouvoir s’en sortir chacun de son côté. Cela signifierait seulement tomber les uns après les autres.

    Les hôpitaux dans le collimateur

    L’entreprise de destruction vise collectivement les 7 maternités de la région Bretagne, c’est donc collectivement qu’il faut répondre à ces attaques.

    Fermer une maternité est déjà une mise en danger des femmes, des enfants. C’est aussi une insulte aux personnels et à la démarche d’accompagnement que permettent les structures de niveau 1.

    C’est enfin le signe d’un immense mépris pour tout un territoire, tout un maillage d’hôpitaux publics de plein exercice qui est attaqué. Ils ne sont pas dupes, cela n’est qu’une étape dans le processus de démantèlement des hôpitaux de proximité.

    Ces « restructurations » entrent dans un cadre bien défini, celui de la loi Buzyn qui entendait labelliser 600 « hôpitaux de proximité » et les transformer principalement en EHPAD avec quelques consultations et recentraliser l’hospitalisation complète sur les hôpitaux-pivots.

    L’application de l’article 33 de la loi Rist a servi d’accélérateur à ce processus en prétendant s’attaquer aux excès de l’intérim. Une lecture superficielle pourrait laisser croire que les petits hôpitaux ne sont que des victimes collatérales de cette manœuvre : en réalité, ils sont dans le collimateur de l’ARS.

    Notre santé en danger

    C’est sur cette base que plus de 2 000 personnes sont venues manifester le 17 juin à Guingamp au son des bombardes et des binious. Malheureusement, les salariéEs des autres départements bretons ont manqué le rendez-vous pour gonfler les délégations des comités de défense, certainement épuiséEs par des mois de mobilisation de lutte contre la contre-réforme des retraites.

    Il faut que ce soit seulement partie remise. Ces luttes en Bretagne pourront prendre toute leur place dans l’initiative du Collectif « Notre Santé en danger » du Tour de France pour la Santé qui devrait culminer lors du vote du budget de la Sécu.

    Commission santé du NPA

  • Appel unitaire : Notre pays est en deuil et en colère...

    Notre pays est en deuil et en colère.
     
    Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.
     
    Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.
     
    Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.
     
    L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.
     
    En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !
     
    L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.
     
    L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.
     
    L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.
    Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.
    L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.
     
    Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.
     
    Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !
     
    La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :
    – abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
    – une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;
    – le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
    – la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.
     
    Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.
     
    Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.
     
    Dans l’immédiat, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et marches autour de ces revendications, partout dans le pays à partir du mercredi 5 juillet, à l’exemple de la marche organisée par le Comité Vérité et Justice pour Adama, à Beaumont-sur-Oise, et de celle de la Coordination Nationale contre les violences policières du 15 juillet.
     
    Nous appelons à des marches citoyennes le samedi 8 juillet dans toute la France et les territoires ultra-marins.
     
    Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.
     
    Signataires
     
    Syndicats :
    ● CGT,
    ● CNT-Solidarité Ouvrière,
    ● Fédération Syndicale Étudiante (FSE),
    ● FSU,
    ● Solidaires Étudiant-e-s,
    ● Syndicat des Avocats de France,
    ● UNEF le syndicat étudiant
    ● Union Syndicale Solidaires,
    ● Union Étudiante,
     
    Associations :
    ● 350.org,
    ● Adelphi’Cité,
    ● Amnesty International France,
    ● Alternatiba,
    ● Alternatiba Paris,
    ● Les Amis de la Terre France,
    ● ANV-COP21,
    ● ATTAC France,
    ● Bagagérue,
    ● Conscience,
    ● Coudes à Coudes,
    ● DAL Droit au Logement,
    ● La Fabrique Décoloniale,
    ● FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés-e-s),
    ● Fédération Nationale de la Libre Pensée,
    ● Fédération nationale des maisons des potes,
    ● Femmes Egalité,
    ● Fondation Copernic,
    ● Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es),
    ● Greenpeace France,
    ● Jeune Garde Antifasciste,
    ● LDH (Ligue des droits de l’Homme),
    ● Memorial 98,  
    ● Observatoire nationale de l’extrême-droite,
    ● Organisation de Solidarité Trans (OST),
    ● Planning familial,
    ● Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les racismes-RAAR,  
    ● REVES Jeunes,
    ● SOS Racisme,
     
    Collectifs :
    ● Alliances et Convergences,
    ● Assemblée des Gilets Jaunes de Lyon & Environs,
    ● Colère Légitime,
    ● Collectif civgTENON,
    ● Collectif des Écoles de Marseille (le CeM),
    ● Collectif national pour les Droits des Femmes,
    ● Collectif Nouvelle Vague,
    ● Collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan,  
    ● Collective des mères isolées,
    ● Comité des Soulèvements de la Terre Sud-Essonne,
    ● Comité Local de Soutien aux Soulèvements de la Terre Aude,
    ● Comité Soulèvement Bas-Vivarais,
    ● Comité les Soulèvements de la Terre Lyon et environs,
    ● Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Villefranche,
    ● Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Romans-sur-Isère,
    ● Comité nîmois de soutien aux Soulèvements de la Terre,
    ● Comité de soutien à Moussé Blé,
    ● Comité justice et vérité pour Mahamadou,
    ● Comité Les Lichens Ardéchois,
    ● Comité Vérité et Justice pour Adama,
    ● Coordination des comités pour la défense des quartiers populaires,
    ● Démocra’psy,
    ● Dernière Rénovation,
    ● En Gare,
    ● Justice pour Othmane,
    ● La Révolution est en marche,
    ● Lla Terre se soulève en Corrèze,
    ● Le Peuple Uni,
    ● Les Soulèvements de la Terre - comité Île-de-France,
    ● Les Soulèvements de l'Entre2Mers (33),
    ● Lyon en lutte,
    ● Lyon Insurrection,
    ● Nîmes Révoltée,
    ● Réseau GBM,
    ● Rejoignons-nous,
    ● Collectif du 5 novembre - Noailles en colère (Marseille),
    ● Syndicat des quartiers populaires de Marseille,
    ● Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre,
    ● Youth for Climate IDF,
     
    Organisations politiques :
    ● ENSEMBLE! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire,
    ● Europe Ecologie Les Verts (EELV)
    ● La France insoumise (LFI),
    ● Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP),
    ● Gauche Ecosocialiste (GES),
    ● Génération.s (G.s),
    ● Nouveau parti anticapitaliste (NPA),
    ● Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF),
    ● Parti de Gauche (PG),
    ● Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS),
    ● Parti Ouvrier Indépendant (POI)
    ● Réseau Bastille,
    ● Révolution Écologique pour le Vivant (REV),
    ● Union communiste libertaire (UCL),

  • Cagnotte raciste : le crime ne doit pas payer !

    À l’heure où nous écrivons, la cagnotte pour soutenir le flic qui a tué Nahel le 27 juin à Nanterre a dépassé le million d’euros. Celle-ci a été lancée par l’ex-soutien de Le Pen et zemmouriste de haut vol, le haut fonctionnaire, Jean Messiha. Avec un montant dix fois supérieur à celle en soutien à la famille de Nahel, l’indécence absolue de ce chiffre est hallucinante. Il s’agit d’un montant rarissime pour une cagnotte et même s’il est certain que celui-ci est artificiellement gonflé par l’extrême droite, il reste que le soutien exprimé dépasse les milieux racistes habituels. Ce montant est tellement énorme que même la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) est sortie de son mutisme habituel concernant les violences policières.

    Cette cagnotte opère un double renversement. D’une part, une inversion indécente entre la victime et le meurtrier, et d’autre part, un renversement raciste, un enfant arabe des quartiers est vu comme un danger par sa seule existence et on exprime plus d’empathie pour un flic assassin qui, lui, est humanisé. Cette cagnotte est également un crachat à la figure des victimes de violences policières, de leurs familles et de manière générale des personnes raciséEs et des quartiers populaires qui montre que, malgré les images, malgré la culpabilité évidente, une partie importante de la population sera du côté des flics et des racistes.

    Pourtant, l’utilisation des cagnottes de soutien est historiquement un outil politique de solidarité. Leur extension pour défendre les flics et les fachos (notamment des groupes identitaires) et dans le même temps la suppression de celles de figures de résistance (comme la cagnotte pour de Christophe Dettinger) est une récupération terrible et un élément du combat idéologique de la part de la police et de l’extrême droite dans l’expression de cette solidarité. 

    Non contente d’avoir l’impunité de fait et la justice à ses côtés, la police met la pression, relayée par ses syndicats, en faisant planer la menace de guerre civile et orchestrant la solidarité avec ses tueurs. Le crime ne doit pas payer ! Fermons cette cagnotte et soutenons celle des victimes des violences policières.

    Édouard Soulier