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Actualités nationales... - Page 162

  • Un échec pour Macron, une catastrophe sanitaire pour la population !

    Moins d’une semaine après avoir affirmé qu’il ne faisait « aucun mea culpa, (…) aucun constat d’échec », Macron concède ce soir qu’il aurait « pu faire mieux »… C’est le moins qu’il puisse dire ! Alors que le pic de la deuxième vague a été largement dépassé, que les fermetures de classes, voire d’établissements, se sont multipliées ces derniers jours, et que la campagne de vaccination ne décolle pas à la hauteur des besoins, Macron a dû prendre la parole ce soir dans un contexte où tout illustre l’échec de sa politique.

    L’extension à tout le territoire des mesures de confinement et de « freinage » de la pandémie déjà appliquée dans les 19 départements, et la fermeture ces prochaines semaines des établissements scolaires, constituent les principales annonces du soir. Macron et le gouvernement sont donc obligés de faire aujourd’hui ce qu’ils s’étaient jurés de ne pas faire ces dernières semaines. Un terrible aveu de leur faillite. Ces mesures prises tardivement, au pied du mur, ne pourront malheureusement pas empêcher ces prochaines semaines de nouvelles disparitions, de nouvelles tragédies familiales et une grande détresse sociale.

    Pourtant il n’y avait aucune fatalité à en arriver là, tout résulte des choix politiques fait depuis un an : de laffaire des masques manquants jusqu’à cette campagne de vaccination bien trop lente, ce sont bien ce gouvernement et l'industrie pharmaceutique qui portent lentière responsabilité de cette catastrophe sanitaire. « Là où nos voisins ont décidé de confiner (en décembre), nous avons gagné des jours précieux de liberté, garder des jours d'apprentissage pour nos enfants »... Macron peut chercher à garder la face, à la vérité ce sont des jours, des semaines, des mois, précieux dans la lutte contre la pandémie, que ses choix ont fait perdre, et nous en payons touTEs le prix aujourd’hui.

    Notre santé, nos vies, sont des choses trop sérieuses pour les laisser entre les mains des capitalistes et de ceux qui les servent. À nous d'imposer de véritables mesures de santé publique : l’ouverture de lits en réanimation (au-delà des belles promesses une fois de plus renouvelées), l’embauche et la formation massive de personnels de santé ; l’amplification de la campagne de vaccination, ce qui ne peut passer que par la réquisition de l'appareil de production et la levée immédiate des brevets sur les vaccins ; la protection du monde du travail et de l’ensemble de la population (dans les entreprises et les services publics), y compris par la fermeture des lieux si nécessaire. Il y a urgence !

  • Contre le duel Macron-Le Pen : construisons une alternative anticapitaliste et antifasciste en luttant dès maintenant !

    Qu’on parle du RN ou des groupuscules radicaux, l’extrême droite est bien présente et active, confiante sur ses thématiques mises au cœur de l’actualité par le gouvernement. Affaiblie par les crises sanitaire et sociale, Macron met en scène un duel avec Marine Le Pen pour espérer s’imposer en 2022. Le RN est proclamé, par le gouvernement, premier parti d’opposition, et débat seul tranquillement face à Darmanin.

    Sur le terrain social, Marine Le Pen annonce que pour elle, le remboursement de la dette générée par les crises pourrait se faire sans relever les impôts, tailler à la hache dans les dépenses ou toucher aux retraites. Cette démagogie sociale n’explique pas ou trouver les milliards nécessaires : nous y opposons la nécessité d’annuler de la dette et d’aller chercher l’argent dans les profits des grandes entreprises.

    La démagogie sociale à l’épreuve du pouvoir : Perpignan

    Maire de Perpignan et dirigeant national du RN, Louis Aliot fait de « sa » ville un laboratoire (et un tremplin) pour la politique sécuritaire, nationaliste et raciste de l’extrême droite.

    Dernière provocation, à l’occasion de la commémoration du 19 mars 1962 (jour du cessez-le-feu ayant mis officiellement fin au massacre raciste et colonialiste que fut la Guerre d’Algérie), Aliot a monté une exposition dans une salle municipale dénonçant ce qu’il nomme les « exactions » du FLN algérien contre les harkis et les « Français d’Algérie ». Une entreprise révisionniste et négationniste visant à faire oublier 130 ans de colonisation et son cortège de pillages, de tortures, de viols, de massacres. À faire oublier les deux tentatives de coup d’État militaire, en 1958 et 1961, par des généraux proches des amis politiques du RN. À faire oublier la responsabilité des fascistes de l’OAS dans les assassinats de civils aussi bien algériens que français qui s’opposaient à leur politique terroriste de la terre brûlée.

    L’ « Algérie française » est dans l’ADN du R-Haine. La famille politique de Louis Aliot n’a jamais accepté la victoire du peuple algérien pour son indépendance. Une défaite de l’impérialisme français qui, aux yeux de l’extrême droite, ne peut que salir l’image de cette nation française, mythifiée et essentialisée, qu’elle veut épurer des minorités racisées, et tout particulièrement de celles issues de la colonisation. Le combat contre le danger grandissant du fascisme passe également par le combat contre son négationnisme et pour la solidarité internationaliste entre les peuples.

    La violence de Génération identitaire : les prestataires de service du RN

    Dernier évènement en date sur Lyon : samedi 20 mars à 14h05, une cinquantaine de fascistes ont attaqués la librairie La Plume noire, rue Diderot. S’y tenait une collecte alimentaire et vestimentaire de l’association PESE pour les plus démunis.

    Le niveau de violence de l’attaque est particulièrement élevé : les vitrines, la porte, les stores, et l’intérieur de la librairie ont été ravagés. En décembre, ces mêmes militants d’extrême droite ont attaqué et blessé deux personnes (des fractures au visage) de l’association PESE présentes devant la librairie.

    La plupart des assaillants sont des membres de l’organisation, récemment dissoute, Génération identitaire. Cela démontre une nouvelle fois la dangerosité de ces individus. La dissolution va provoquer sur le long terme un réel recul mais il faut absolument que cette dissolution accompagne la fermeture de leurs locaux « La Traboule » ainsi que la salle de boxe « l’Agogé » situé dans le Vieux-Lyon.

    Ces attaques de l’extrême droite sont le résultat de plus de 10 ans de tentatives d’implantation des Identitaires dans la ville.

    Face à l’extrême-droite : riposte immédiate, fermons leurs locaux !

    RDV à Lyon, samedi 3 avril à 14h place de Terreaux contre les violences d’extrême droite et pour la fermeture des locaux fascistes.

    Et préparons ensemble la riposte contre le congrès du RN à Perpignan le week-end des 3 et 4 juillet !

    No pasaran !

  • Covid-19 : le seul bilan de Macron, c’est la catastrophe sanitaire !

    Jeudi 25 mars, alors que tous les indicateurs étaient déjà au rouge, le discours de Macron a été surréaliste : « Aucun mea culpa à faire, ni aucun remords, ni aucun constat d'échec ».... Un décalage total entre son bilan politique catastrophique et la terrible situation dans laquelle nous sommes : ainsi, selon l'Insee, la mortalité a augmenté de 9,1 % en 2020, du jamais-vu depuis 70 ans !

    Alerte, situation critique !

    En effet, les chiffres montrent que la situation sanitaire se dégrade rapidement. Avec le variant anglais, les épidémiologistes avaient pourtant bien alerté de larrivée de cette troisième vague. Ainsi, le nombre de nouveaux cas de contamination est en nette augmentation (+17%) par rapport à la semaine précédente. Dans les hôpitaux, le taux d'hospitalisations des plus de 75 ans augmente à nouveau, et la pression sur les services de réanimation s'accentue, la plupart étant dores et déjà saturés. Le pic des 5000 hospitalisations en réanimation atteint ce lundi dépasse déjà celui de la deuxième vague en novembre dernier… Et en conséquence, le tragique nombre de décès a augmenté la semaine dernière, de plus de 4 % par rapport à la semaine précédente.

    Les lieux de travail ne sont évidemment pas épargnés. Ainsi, à l'usine PSA de Poissy, qui compte plus de 3500 salariéEs, 45 cas de Covid, (30 selon la direction qui refuse de prendre en compte les intérimaires et sous-traitants !) et malheureusement trois décès… Et les exemples sont nombreux.

    Clusters dans les établissements scolaires

    Pendant des mois, le ministre de lÉducation nationale Blanquer na rien voulu entendre. Pourtant, les études montraient bien que le virus circulait de manière accrue dans les écoles primaires, au collège et au lycée… Aujourdhui, cest donc lexplosion attendue de la contamination dans les écoles et, après avoir mis en danger pendant des semaines la santé des personnels des écoles, des élèves et de leurs familles, le gouvernement est bien obligé de prendre des mesures de toute urgence, comme toujours dans limprovisation totale.

    La situation à laquelle nous en sommes arrivés, et de laquelle ce gouvernement porte lentière responsabilité, oblige les personnels travaillant dans les établissements les plus critiques (comme en Seine-Saint-Denis) à exercer leur droit de retrait. Cela se fait contre une hiérarchie qui le refuse, estimant que les protocoles sanitaires mis en place « couvrent les agents »… Il ne faut plus tergiverser : dans ces établissements, toutes celles et ceux — personnels, parents d’élèves — qui réclament des fermetures temporaires afin de faire retomber l’épidémie ont entièrement raison !

    Répondre aux urgences sanitaires

    Faute de place, il est maintenant question d'installer des tentes devant les hôpitaux et de trier les patientEs... Pourtant ce n'était pas une fatalité : les responsables politiques — de gauche et de droite — qui ont démantelé l'hôpital public depuis des années, et qui continuent aujourdhui à le démolir, devront rendre des comptes. Et depuis un an, de laffaire des masques manquants jusqu’à cette campagne de vaccination bien trop lente, ce sont bien ce gouvernement et l'industrie pharmaceutique qui portent lentière responsabilité de cette catastrophe sanitaire.

    À nous d'imposer de véritables mesures de santé publique : louverture de lits en réanimation, lembauche et la formation massive de personnels de santé ; l’amplification de la campagne de vaccination, en réquisitionnant l'appareil de production et en exigeant la levée immédiate des brevets sur les vaccins ; la protection du monde du travail et de lensemble de la population (dans les entreprises et les services publics, en particulier dans l’éducation), y compris par la fermeture des lieux si nécessaire.

    Parce que la primauté des profits sur les vies à laquelle conduit ce système dingue est criminelle et que ceux qui la défendent et la mettent en œuvre sont coupables.

  • Kurdes en France : Erdogan ordonne, Macron exécute...

    Mardi 23 mars, une opération de police avait lieu en France et plus particulièrement à Marseille, contre des militants kurdes en lutte contre le régime Erdogan. Des perquisitions au local du Centre démocratique kurde de Marseille et au domicile de militants kurdes, se sont soldées par l’arrestation de huit d’entre eux. Dans le même temps, trois autres militants étaient interpellés en Île-de-France et un à Draguignan.

    Entretien avec 
    Salih Azad, responsable du Centre démocratique kurde de Marseille.

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  • Faut-il fermer les écoles ?

    Vendredi 26 mars au soir, Jean-Michel Blanquer a annoncé un protocole sanitaire renforcé alors que la situation épidémique est dramatique dans de nombreux établissements, en particulier en Île-de-France. Effectivement, en Seine-Saint-Denis de nombreux établissements se retrouvent dans des situations de clusters, sans que le gouvernement ne daigne faire quoi que ce soit en dehors des effets dannonces...

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  • Mort de Rémi Fraisse : sept ans plus tard, le déni de l’État continue... 

    Mardi 23 mars, la Cour de Cassation a rendu un arrêt rejetant le pourvoi formé par les proches de Rémi Fraisse suite au non-lieu, formulé par la Cour d’appel de Toulouse en janvier 2020, blanchissant le gendarme auteur du tir de grenade mortel à Sivens le 26 octobre 2014.

    Rémi Fraisse, militant écologiste de 21 ans, avait été tué lors d’une intervention de gendarmes mobiles contre la ZAD de Sivens, mise en place par les opposantEs à un projet de barrage destructeur pour l’environnement. 

    Le projet de barrage a depuis été abandonné, et les grenades alors utilisées par les gendarmes interdites d’utilisation, mais rien n’y fait : l’État persiste dans le déni et l’institution judiciaire le soutient, au terme d’une procédure entachée d’irrégularités manifestes (pas d’appel à témoins, refus d’organiser une reconstitution, etc.).

    Dans un communiqué, la famille de Rémi Fraisse dénonce « le déni par l’État français de la dangerosité de ses armes utilisées en maintien de l’ordre, le déni des violences commises par les forces de l’ordre, le déni d’une doctrine de gestion des foules qui ne protège plus mais qui blesse, mutile et tue » et rappelle que Rémi a été tué lors d’une opération d’une violence extrême dans le seul but « de tenir un chantier vide de tout matériel et alors même que le lendemain, un rapport d’experts allait déclarer le projet de barrage disproportionné et méconnaissant les directives environnement et eau ».

    Les proches de Rémi Fraisse annoncent qu’ils et elles envisagent un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme, et entendent obtenir justice et établir les responsabilités à tous les niveaux, jusqu’au ministère de l’Intérieur, dirigé à l’époque par un certain Bernard Cazeneuve.

    Le NPA exprime toute sa solidarité avec les proches de Rémi Fraisse, et plus largement avec toutes les victimes de violences policières et leurs proches, confrontés au déni organisé aux plus hauts sommets de l’État, et continuera de se mobiliser à leurs côtés. Comme le rappelle la famille de Rémi dans son communiqué : « Pas de justice, pas de paix. Ni oubli ni pardon. Hommage à toutes les victimes de la violence de l’État ». 

     

  • « Nous occupons à l’intérieur pour qu’il se passe des choses à l’extérieur »

    Le 4 mars, à l’issue de la journée de mobilisation des travailleurEs du spectacle (vivant et enregistré) appelée par les syndicats et organisations professionnelles du secteur, la manifestation parisienne se dirige sous l’impulsion, de la CGT spectacle vers le théâtre de l’Odéon. C’est le début de l’occupation. Les occupantEs, alors principalement des professionnelles du spectacle et de la culture,  élaborent une plateforme de revendications et des modalités d’organisation de la lutte qui ont fait des émules depuis dans la majorité des nouveaux lieux occupés.

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  • Covid-19 : échec total du « pari » de Macron, prenons nos affaires en main !

    Après avoir été dans le déni pendant des semaines au nom du prétendu « pari » de Macron de ne pas reconfiner, l’exécutif est aujourdhui contraint de se rendre à l’évidence : l’épidémie continue de progresser. Le pouvoir vient donc de décider dun nouveau confinement pour un tiers de la population du pays, qui pourrait s'étendre dans les semaines qui viennent à d'autres régions.

    Un an après le premier confinement, la troisième vague de l'épidémie est bien là et frappe durement. Le nombre de contaminations explose, avec le développement des nouveaux « variants ». Les services hospitaliers, en particulier la réanimation, sont au bord de la rupture dans plusieurs régions, et la situation est critique au plan national. La voie est ainsi ouverte à une situation hors de contrôle, à une catastrophe sanitaire qui se paierait en milliers de mortEs supplémentaires, et en lourdes séquelles pour des milliers d'autres, cela alors que la campagne de vaccination piétine...

    Une nouvelle fois, faute d'avoir anticipé et pris à temps les mesures sanitaires et sociales nécessaires, le pouvoir manie le seul outil dont il sache se servir : le gros bâton des mesures de contraintes sur les libertés, la vie sociale, les loisirs… tout en maintenant au travail et à l'école l'essentiel de la population. Plus elles se répètent — sans garantie dailleurs que cette troisième vague ne soit pas suivie d'une quatrième, moins ces contraintes sont tolérées par une société dont la vie quotidienne, l'état de santé physique et psychique, se dégradent, et moins elles sont efficaces.

    Pour se justifier, Macron affirme que le virus est «  maître du temps ». Il ne l'est quen raison des choix politiques de l’exécutif, passés et actuels. Les mesures sanitaires et sociales qui auraient pu être prises en amont, pour éviter une nouvelle flambée de l’épidémie, ne lont pas été. Car si les services de réanimation sont aujourdhui saturés, c'est que rien n'a été fait pour recruter et former le personnel nécessaire aux 12 000 places annoncées en août par Véran. Au contraire même, les fermeture de lits et les réductions de personnel se poursuivent à l’hôpital. Si la politique de dépistage permettant de remonter les chaînes de contamination et de les casser reste peu opérante, c'est qu'il n'y a toujours pas les équipes nécessaires pour la mettre en œuvre. Quand à la politique de vaccination, qui pourtant montre son efficacité là où elle est pratiquée rapidement à grande échelle, elle piétine, restant à la merci des intéts privés des laboratoires et de leurs capacités de livraison : pour la faire progresser, il faudrait la rendre universelle en supprimant les brevets et en réquisitionnant les entreprises capable de produire les vaccins. De plus, faute de transparence et en raison des doutes semés par les scandales de l'industrie pharmaceutique liés aux intéts privés et à la politique du profit, la suspicion sur la vaccination se répand, malheureusement...

    Tant que Macron et les siens imposeront leurs choix dans l’intét de la minorité qui possède les richesses, le virus restera effectivement « maître du temps ». Il ne peut cesser de l’être que si la majorité, qui subit aujourdhui ces décisions, impose des mesures durgence sanitaire — ce qui passe notamment par la création de lits de réanimation et la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid — et décide donc de prendre ses affaires en mains.

  • Soutien à l’UNEF face aux racistes et aux réactionnaires de tous bords ! 

    Depuis deux jours, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) est la cible d’une violente campagne menée conjointement par le gouvernement, la droite extrême et l’extrême droite. Il est reproché au syndicat d’avoir expliqué, par la voix de sa présidente Mélanie Luce le 17 mars, qu’elle organisait en son sein des réunions non-mixtes entre personnes racisées. 

    Depuis, c’est à une surenchère raciste et réactionnaire que l’on assiste : Éric Ciotti qualifie l’UNEF d’ « avant-garde de l’islamo-gauchisme en France » et demande la dissolution du syndicat, rejoint par d’autres représentants de la droite extrême et de l’extrême droite. Christophe Castaner a dénoncé un « un clientélisme indigéniste exacerbé totalement scandaleux » et, le 19 mars, c’est le ministre Jean-Michel Blanquer qui a osé parler de « choses qui ressemblent au fascisme »

    Cette nouvelle offensive contre l’UNEF s’inscrit dans la foulée de précédentes campagnes du même type et se déroule dans le contexte de la pathétique polémique sur l’« islamo-gauchisme » qui « gangrènerait » les universités, selon les mots de la ministre Frédérique Vidal. Elle survient en outre quelques jours seulement après des accusations du même ordre, déjà contre l’UNEF, à Sciences Po Grenoble. 

    Tous les prétextes sont bons pour s’en prendre aux militantEs progressistes et antiracistes, et le gouvernement porte une lourde part de responsabilité dans cette énième campagne haineuse. Il est d’ailleurs pour le moins scandaleux de voir un pouvoir menant des politiques racistes, notamment à l’égard des migrantEs et des sans-papiers, et dont le projet de loi « séparatisme » jette la suspicion sur l’ensemble des musulmanEs, se poser en défenseur de l’égalité des droits et en chantre de la lutte antiraciste. Sans même parler de l’extrême droite qui joue la surenchère… 

    Les réunions en non-mixité choisie sont un outil destiné à favoriser discussions, prises de conscience et élaboration politique entre personnes victimes d’une oppression spécifique. Depuis longtemps, le mouvement des femmes a recours à ce type de réunions, qui sont un moyen pour les premierEs concernéEs par une oppression de se retrouver entre elles et eux. Et il n’y a rien de surprenant ou de choquant à ce que des personnes racisées puissent elles aussi se retrouver.

    Le NPA condamne l’offensive politique et médiatique contre l’UNEF et apporte son plein soutien au syndicat et à ses militantEs. La démesure de la campagne dont l’UNEF est aujourd’hui la cible montre en outre que, derrière le syndicat étudiant, ce sont toutes celles et ceux n’acceptant pas de se taire face au racisme et à l’islamophobie qui sont visés. 

    Le NPA continuera de dénoncer le racisme d’où qu’il vienne, et se tiendra aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le racisme et refusent de se laisser intimider par les amalgames et les calomnies réactionnaires.