Pour la troisième fois, le samedi 5 décembre étaient appelées des manifestations autour du projet de la « loi de sécurité globale » (LSG) et en particulier contre son article 24 interdisant de filmer des policiers.
Cette troisième journée a été marquée par une diminution importante du nombre de manifestants, mais aussi une répression policière sans précédent notamment à Paris.
Et pourtant la mobilisation est loin d’être terminée...
Actualités nationales... - Page 184
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Construire un mouvement d’ensemble contre le gouvernement...
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Vaccins Covid : Pas de secret, pas de profits pour un bien commun universel !
La pandémie de Covid-19 a déjà fait plus de 1,5 million de morts dans le monde. 280 000 rien qu'au USA, bien plus que la guerre du Vietnam. Plus de 50 000 en France. Et elle n'a touché que près de 10% de la population mondiale, alors que les épidémiologistes estiment qu'il faut atteindre 60% d'une population pour espérer une immunité collective.
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Aux hypocrites qui s’indignent des vitrines brisées, des poubelles brûlées et des banques taguées (par Philippe Poutou)...
Salut à toutes et tous
Et c’est reparti, quand Noël arrive, les discours se multiplient contre les manifestations qui « gâchent » la fête. Les gens de pouvoir, des politiciens de droite surtout mais aussi parfois de gauche, des éditorialistes s’en prennent aux contestataires traités d’irresponsables.
Des appels à la trêve sont lancés aux manifestants, à ces gauchistes, ces éternels râleurs qui mettent le bazar dans les rues, au mauvais moment (ce n’est jamais le bon moment) et en plus ils cassent.
Et les médias s’indignent, s’alarme de la mauvaise ambiance sociale et pour le commerce qui vit une période si difficile.
Rendez-vous compte, après des dizaines de samedi secoués par le mouvement des Gilets Jaunes, après deux confinements, après des mois de crise sanitaire frappés d’une activité quasi à l’arrêt, voilà la mobilisation de ces dernières semaines qui chagrine le beau monde.
Vue depuis les salons des privilégiés, la contestation est toujours mal venue, incomprise, illégitime, malveillante. Et en plus quand il y a de la « casse », des affrontements, cette violence considérée comme injustifiable et scandaleuse, alors les tenants de l’ordre s’excitent et lâchent leur mépris, leur haine sociale.
Hypocritement ils parlent au nom du petit commerce qui souffre, ils rendent responsables de la crise celles et ceux qui la contestent. Tout s’inverse. Si ça va mal, ça devient la faute des manifestants. Pour mieux exercer la pression, pour intimider et faire taire, ils pleurent, ils s’indigner sur les vitrines brisées, les poubelles brûlées, les banques taguées. Ils accusent, ils condamnent, sans honte, sans scrupule.
Ils « défendent » les commerçants (des grands ou des petits ?), ils font comme s’ils étaient de leur côté. Mais le pouvoir est plus contre les manifestants qu’il n’est pour les commerçants qui souffrent.
Ils savent bien que le véritable adversaire des petits commerçants ce sont les banques auprès de qui ils sont endettés, ce sont les grandes surfaces, les capitalistes du commerce qui les concurrencent déloyalement, qui les écrasent, qui les laissent sans défense.
Ils savent aussi bien que c’est leur politique que subissent les petits commerçants, que ce sont les gouvernements et les pouvoirs locaux qui n’ont jamais empêché l’installation partout des grandes surfaces ni la rapacité des banques.
Quelle hypocrisie, quel cynisme. Les commerces, ou plus précisément les salarié-es du secteur, les petits commerçants payent cher la course au profit des grosses enseignent et des affairistes. Combien de magasins fermés, de licenciements par Auchan, Carrefour, New-Look, etc... Pourquoi n’entendons pas les éditorialistes ou les politiciens s’indigner contre les « casseurs » d’emplois que sont les patrons et les banquiers.
Ce ne sont pas les manif, ni même la « casse » dans les manif qui provoquent les difficultés des commerçants. Comme ce ne sont pas les grèves dans les usines qui provoquent les problèmes de compétitivité. C’est la course au profit, c’est la rapacité des patrons qui bousille tout.
Et puis les commerces en général subissent en conséquence les pertes de pouvoir d’achat pour les millions de personnes appauvries, pour les chômeurs, les précaires, les licenciés qui provoquent la baisse de la consommation et les difficultés grandissantes des commerçants. Combien de magasins, de petits commerçants ont dû fermer à cause du manque de clientèle, à cause de la crise ? Ne pourrait-on pas avoir de chiffres décrivant cette réalités sociales plutôt que de compter seulement les vitrines brisées ?
Au bout, on en revient toujours à ce système économique destructeur, d’une violence inouïe contre la population, contre les droits sociaux et humains. La seule vraie trêve qui serait utile c’est celle de l’exploitation et du pillage des capitalistes. Pour Noël et pour après.
Philippe Poutou
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Manifestation du 5 décembre contre la LSG : un échec dont il faut tirer les leçons...
La manifestation parisienne du samedi 28 novembre contre la Loi Sécurité Globale a été un succès important, malgré quelques incidents en fin de parcours, avec de 80 000 à 100 000 manifestantEs sur un parcours classique République-Bastille. Le samedi suivant 5 décembre, la manifestation n’a, de fait, pas pu se tenir, permettant au pouvoir macronien de reprendre la main sur le thème des « casseurs » avec des images en boucle sur les chaines d’info de voitures incendiées, vitrines brisées et autre mobilier urbain fracassé. Les cortèges organisés, dont celui du NPA, ont été contraints de faire demi-tour sous une pluie de lacrymos. Comment est-on arrivé à un tel fiasco ?
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Brutalisation de la police : le fruit de l'ensauvagement du capitalisme, d'un point de vue marxiste...
A la veille de nombreuses manifestions dans toute la France contre la «Loi sécurité gobale»,
l'Anticapitaliste a interviewé Fabien Jobart, auteur du livre
«Politiques du désordre. La police des manifestations en France». -
Non aux lois liberticides, non à la violence d'État...
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Retrait de la loi Sécurité globale! Dehors Darmanin et Lallement !
L’évolution de la situation politique n’est pas un processus linéaire. Elle est faite de basculements et d’accélérations. Les derniers jours nous le rappellent avec force. En effet, il y a quelques semaines de cela, dans la France de nouveau « confinée », le pouvoir instrumentalisait de façon indigne et islamophobe l’assassinat de Samuel Paty en désignant le mouvement ouvrier comme complice du terrorisme. Un mois plus tard, ce sont par centaines de milliers que jeunes et travailleurs descendent dans la rue contre le cours autoritaire du régime dans plus de 90 villes à travers le pays.
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L’obscurantisme autoritaire de la Loi « séparatisme »...
Le projet de loi « confortant les principes républicains » arrive le 9 décembre en conseil des ministres. Si les termes « lutte contre le séparatisme » ont disparu du texte, l’esprit demeure.
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Dissolution du CCIF : le cours autoritaire et raciste du pouvoir se poursuit...
Ce mercredi, le conseil des ministres a pris la décision de dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). La lecture du décret proposé par Gérald Darmanin — et adopté en conseil des ministres — confirme ce que le CCIF et ses divers soutiens répétaient depuis plusieurs semaines : il s’agit d’une dissolution à motivation politique, destinée à faire taire le CCIF et, à travers lui, celles et ceux qui se dressent face à la stigmatisation et aux discriminations contre les musulmanEs.
On apprend ainsi dans ledit décret, entre autres, que « comptabiliser au titre des "actes islamophobes" des mesures de police administrative, voire des décisions judiciaires, prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme » revient à « participer à la légitimation de ces actes [terroristes] ». En d’autres termes, dénoncer le caractère manifestement discriminatoire, vis-à-vis des MusulmanEs, de certaines mesures et pratiques « anti-terroristes », entre autres et notamment dans le cadre de l’état d’urgence instauré en novembre 2015, reviendrait à légitimer le terrorisme…
Ainsi, le ministre de l’Intérieur qui veut interdire la dénonciation des violences policières veut aussi interdire la dénonciation de l’islamophobie. Il s'agit bien des deux faces d'une même politique, dont l’objectif est de faire taire toute critique de leur « ordre républicain », en agitant la menace d’un « ennemi de l’intérieur » qui permet de tout justifier, des mesures racistes aux attaques liberticides, à l’heure où la faillite gouvernementale dans la gestion de la crise sanitaire lui fait redouter des explosions sociales.
En dissolvant une organisation dont le rôle est de combattre les violences et discriminations islamophobes, par un accompagnement des victimes et par la publication d’un rapport annuel dressant un état des lieux de l’islamophobie en France, le pouvoir franchit un cap supplémentaire dans sa politique autoritaire et liberticide. Il confirme en outre sa fuite en avant islamophobe, quelques jours avant la présentation en conseil des ministres du projet de loi « séparatisme ».
Le NPA condamne cette décision et assure les animateurEs et bénévoles de l’ex-CCIF (qui avait pris la décision de s’auto-dissoudre) de tout son soutien dans leur indispensable action contre l’islamophobie, et dans toute démarche qu’ils et elles entreprendraient pour contester la décision du conseil des ministres. À l’heure où la mobilisation grandit contre la politique autoritaire du pouvoir, c’est l’ensemble du mouvement social et du mouvement ouvrier qui devrait aujourd’hui se dresser contre cette décision : il en va de l’avenir du combat antiraciste et, plus globalement, de l’ensemble des luttes de notre camp social.
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Olivier Besancenot : «Il faut obtenir le retrait de la loi “sécurité globale”», sur BFM TV...
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