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Actualités nationales... - Page 185

  • Des centaines de milliers contre les politiques liberticides : continuons pour gagner...

    1200 à Pau, 2000 à Chambéry, 6000 à Rennes, Tours et Montpellier, 5000 hier à Nantes hier, des milliers à Toulouse en manif spontanée, plus de 10 000 à Lyon, 100 à 150.000 à Paris, la mobilisation du jour était incroyable, comme un immense réveil après des mois de confinement politique.

    Les jeunes étaient extrêmement nombreux dans les cortèges, des lycéens, des étudiants, des jeunes des quartiers populaires, révoltés contre les violences policières, le racisme et plus globalement par la situation que nous vivons actuellement. Il y avait également de très nombreux militants de diverses organisations, de toute la gauche, alors qu’à part la CGT, la FSU et Solidaires, il y avait très peu d’organisations représentées, à part bien sûr le NPA, très mobilisé partout. A Paris, son cortège a regroupé des centaines de personnes, dynamiques, criant, chantant. Il y avait également des centaines de journalistes et d’avocats, dont les convictions sont percutées par le projet de loi.

    Le gouvernement fait face à une crise politique déclenchée par l’éclatement de contradictions : il s’est fait le champion de la « liberté d’expression » concernant l’assassinats de Samuel Paty, mais d’un autre côté a donné toutes libertés à la police pour réprimer, violenter, mutiler. La loi de « sécurité globale » vient parachever cette politique, en cohérence avec le racisme d’Etat et la loi « séparatisme ».

    Mais les violences contre Michel Zecler, heureusement filmées, notamment, ont percé grand jour le rôle de la loi « sécurité globale » : renforcer l’impunité policière.

    Construire ce mouvement pour gagner

    La mobilisation du jour est fantastique, elle montre que des réactions sont possibles face à ce pouvoir. Dans les prochains jours, dans tous les quartiers, organisons-nous pour le faire reculer. Réunions unitaires, assemblées de quartiers, sur les lieux de travail ou d’études, manifestations locales devant les commissariats, les préfectures ou les mairies, nous devons accélérer la construction d’un mouvement de masse.

    Empêcher le passage de cette loi doit être notre objectif. Et dénoncer les politiques liberticides et racistes qui se renforcent et ouvrent la voie à l’extrême-droite droite. Filmer les violences policières, c’est le moyen de nous protéger contre les violences policières, c’est un élément de base de notre auto-défense. Nous devons aussi exiger le désarmement de la police et la fin de toutes les mesures racistes, obtenir la régularisation des sans-papiers.

    Dégager ce gouvernement

    La seule réponse de ce pouvoir à la crise sanitaire, sociale et écologique que nous vivons aujourd’hui est la répression. Ils ont montré leur incapacité à y faire face autrement qu’en distribuant des milliards aux grandes entreprises, ils doivent dégager, à commencer par Darmanin, le ministre de l’intérieur, véritable fer de lance, dans la continuité de Castaner, des politiques liberticides.

    L’heure est à la mobilisation générale contre ce gouvernement.

    Antoine Larrache

  • Appel pour les marches des libertés samedi 28 novembre partout en France (appel unitaire)...

    La coordination « StopLoiSecuriteGlobale », composée de syndicats, sociétés, collectifs, associations de journalistes et de réalisateurs, confédérations syndicales, associations, organisations de défense de droits humains, comités de familles de victimes, de collectifs de quartiers populaires, d’exilés, de gilets jaunes, appelle toutes et tous à signer cet appel, à se mobiliser et à organiser des Marches des Libertés partout en France ce samedi 28 novembre 2020. Nous ne resterons pas silencieux•ses ni assis•es, nous ne laisserons pas la France devenir une démocratie illibérale sans réagir.

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  • Pour le retrait du projet de loi de sécurité globale (communiqué unitaire)...

    La marche des libertés dans toute la France samedi 28 novembre a été interdite à Paris par le préfet Lallement. Cette manifestation appelle les citoyens à contester le projet de loi sur la sécurité globale. Elle vient après les violences inouïes commises contre un producteur de musique et heureusement filmées. Nous serons donc à cette manifestation, avec de nombreuses associations, syndicats, partis politiques !

    L’article 24, voté en première lecture vendredi dernier dans le cadre d’une procédure accélérée anti démocratique devenue la norme, est le plus controversé. Sous le faux prétexte de renforcer la sécurité des forces de l’ordre, il attaque les droits fondamentaux. Dans les faits, cette mesure interdit à la presse de faire son travail d’information. Elle empêche le citoyen d’exercer son droit de regard sur les agissements de fonctionnaires dont la mission est pourtant particulièrement sensible : parfois dotés d’armes de guerre, ils sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens et le maintien de l’ordre. Cette nouvelle disposition favorise l’auto-censure par la crainte des interpellations, des amendes et de la confiscation du matériel. Les autres articles de loi étendent les pouvoirs de la police nationale, municipale et des sociétés de sécurité privée, et avalisent l’usage des drones et de la surveillance généralisée des foules.

    La police française est tristement connue pour sa brutalité : de la mort de Rémy Fraisse à Cédric Chouviat, les exemples sont nombreux. La chasse à l’homme de lundi 23 novembre au cours de l’évacuation des réfugiés place de la république à Paris, les élus et journalistes molestés sur place, marquent un pas supplémentaire dans la violence d’Etat et l’autoritarisme d’un gouvernement qui fait usage de la force pour museler les oppositions.

    Cette stratégie de mise au pas est assumée par le ministre Darmanin et le préfet Lallement. On assiste à la naissance d’un Etat policier décomplexé et à la militarisation de la société toute entière par la légitimation de la sécurité privée pour soutenir la violence d’Etat et criminaliser les plus vulnérables et les plus récalcitrants : opposants politiques, syndicalistes, étudiants mobilisés, mais aussi associations, sans papiers, pauvres, femmes ou jeunes des quartiers.

    Une telle atteinte à la démocratie n’est pas acceptable. C’est pourquoi nos organisations appellent chacun-e à se mobiliser pour exiger :

    • Le retrait du projet de loi de sécurité globale

    • La démission du ministre Darmanin

    • La révocation du préfet Lallement

    Signé : Ensemble, GDS, Générations, La France insoumise, NPA, Nouvelle Donne, PEPS.

  • #BlanquerGate : et pendant ce temps, le ministre de l’Éducation achète le silence des jeunes !

    L’incompétence de Blanquer pour gérer la crise sanitaire est aujourd’hui une évidence. Sa rigidité pour mener ses réformes à terme, sa haine des enseignantEs et des jeunes se dévoile un peu plus tous les jours, notamment avec les sanctions subies par les enseignantEs de Melle. Et cela continue avec trois profs à Bordeaux. Et il ne s’arrête pas là : aujourd’hui, Blanquer souhaite en finir avec l’éducation prioritaire.

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  • Lois liberticides, violences d’État, chasse aux migrantEs : contre l’autoritarisme en marche, mobilisation générale !

    La loi dite de « sécurité globale », votée ce mardi à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une « procédure accélérée », constitue un pas supplémentaire dans le renforcement de l’arsenal sécuritaire du pouvoir.
    Une accélération du cours autoritaire de la Macronie, qui ne s’arrêtera que si nous l’arrêtons.

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  • Triste nouvelle...

    Lotfi est arrivé en 1987, à 20 ans, à Grenoble avec son amie Fadela pour leur première année à Sciences Po.
    Un couple libre qui s’était formé au lycée Descartes à Rabat, narguant toutes les normes familiales, curieux, joyeux, concerné et insouciant.
    Un duo redoutable : lui brillant et charmeur et elle super dynamique et exigeante.

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  • Macron : toujours tout pour les profits, toujours rien pour nos vies...

    Mardi soir, les annonces de Macron sont tombées : ce samedi 28 novembre, les commerces vont rouvrir... avec la possibilité d’un confinement allégé, voire levé à partir du 15 décembre, mais avec la mise en place dun couvre feu de 21h à 7h du matin. Et toujours aucune mesure contre le chômage, pour les hôpitaux, pour améliorer les conditions de travail et d’études. Il s’agit une fois de plus de décisions autoritaires qui ne peuvent être quen défaveur des classes populaires.

    Rien pour la santé

    Avec 10 000 nouveaux cas et 430 décès par jour en moyenne, l’épidémie est toujours très forte et continue à tuer. Face à cela, le gouvernement n’a présenté aucune mesure pour les hôpitaux et globalement pour le secteur de la santé. Pas dembauche, pas plus de testsalors que, dans cette deuxième vague, les services de réanimation sont pleins à 90 %.

    En réalité, toute lintervention de Macron était destinée à répondre aux demandes des commerces à l’approche des fêtes de fin d’année. Il donne de lair aux petits commerçants, mais s’adresse surtout aux sociétés de la grande distribution. Cela alors que ce dont auraient besoin manifestement les petits commerçants, ce sont des aides immédiates pour faire face à la crise qui les touche déjà.

    Une situation toujours aussi dure pour les salariéEs et les chômeurEs

    Pour les salariéEs, il ny a aucune mesure. On continue à devoir se débrouiller pour travailler dans des conditions dégradées ou en télétravail. Et la modification de la liste des « personnes vulnérables » met en danger des milliers de salariéEs.

    Dans les écoles, les collèges et les lycées, aucune embauche n’a été annoncée malgré les revendications des personnels et des élèves pour diminuer le nombre d’élèves par classe sans diminuer la quantité d’enseignements, cela malgré les nombreuses mobilisations qui ont eu lieu ces dernières semaines. Les universités restent fermées, creusant les inégalités.

    Et, pour les centaines de milliers de personnes qui restent au chômage ou viennent de perdre leur travail  par licenciement, suppression de postes, fin de mission d’intérim ou non renouvellement de CDD  pas un mot. Pourtant il faudrait interdire les licenciements et embaucher massivement dans la fonction publique pour faire face à l’épidémie, partager le temps de travail pour travailler moins  afin de limiter ainsi le risque de propagation du virus — et pour travailler touTEs.

    Reprenons loffensive contre ce gouvernement

    Des mesures sociales pour la grande majorité de la population, ce gouvernement ne veut pas en entendre parler. Le cœur de sa politique, cest la répression. Contrôler, verbaliser, interdire et réprimer des manifestations, chasser les migrantEs… Et si nous sommes bien sages, nous aurons alors le droit de passer les fêtes en famille

    Il faut faire linverse de Macron : faire confiance à celles et ceux den bas pour organiser la solidarité, se protéger, protéger les autres ; embaucher massivement  ; prendre sur les profits des firmes qui sengraissent actuellement : Amazon, Auchan, Carrefour... et bientôt les entreprises pharmaceutiques qui vont tirer des bénéfices juteux de la commercialisation des vaccins.

    Pour aller dans ce sens, les résistances existent, des mobilisations se construisent : actuellement contre la loi « sécurité globale » qui menace nos libertés, contre les violences faites aux femmes qui se sont amplifiées en situation de confinement. Avec en perspectives samedi 5 décembre des manifestations contre le chômage et la précarité, et le vendredi 18 décembre en solidarité avec les sans-papiers. Ces combats, ce sont ceux que nous avons à mener pour lutter contre ce gouvernement incapable de faire face à l’épidémie et qui casse toujours plus nos droits, nos conditions de vie et de travail.

  • Macron déconfine ? Seulement le « Black Friday » !

    C’est dans un contexte sanitaire toujours lourd, avec près de 10 000 nouveaux cas et 458 nouveaux décès en 24 heures, que Macron a parlé. Si son allocution a bien commencé en égrainant quelques chiffres concernant cette situation, c’est pour ne pas dire grand chose sur la question, en particulier concernant l’organisation de notre système hospitalier et ses personnels. Il faudra juste se contenter de l’engagement à un écart maximum de 24h entre le test PCR effectué et son résultat… Et que penser de cette annonce d’isolement contraignant pour les personnes testées positives ? La continuité de la méthode autoritaire de ce pouvoir dont on connaît les pratiques sur d’autres terrains ?

    Les annonces qui ont suivi, présentant un calendrier en trois temps, étaient attendues tant le gouvernement a feuilletonné ces annonces depuis deux ou trois jours. Dans ce cadre, la part belle a été accordée à la réouverture des commerces et services dès ce samedi. Les petits commerces dits « non essentiels » vont être autorisés à rouvrir… permettant aux grandes surfaces d’en faire de même dans tous leurs rayons. De quoi accompagner le report d’une semaine de la grande foire commerciale du « Black Friday » dont on sait que les véritables bénéficiaires sont en réalité les plateformes en ligne et la grande distribution...

    Sur un ton assez infantilisant, posant en père de famille protecteur, Macron nous somme de faire attention dans nos réunions familiales ou amicales, s’invitant jusqu’à nos tables, le tout au nom du « bon sens ». On a trouvé le président bien moins loquace sur la situation sur les lieux de travail et dans les établissements scolaires où circule pourtant le virus.

    Malgré ces nouvelles « libertés » qui nous sont gracieusement accordées, nos vies vont rester pour l’instant largement pressurées, toujours rythmées par des « attestations de déplacement » qui restent obligatoire, donc par les contrôles et les amendes. Et si le confinement est levé mi-décembre, ce sera de toute façon pour être remplacé par un couvre-feu de 21h à 7h du matin ! Notre droit d’aller au travail, pour celles et ceux qui ont un emploi ou étudient, est donc seulement élargi à celui de consommer plus... pour celles et ceux qui en ont les moyens.

    Pour le reste, rien ne devrait changer, en attendant les fêtes de fin d’année où, si nous respectons bien les consignes, une « permission » pourrait nous être accordée. Un confinement plus ou moins « allégé » qui sera de toutes façons maintenu jusqu’à la vaccination massive de la population, vaccination qui pourrait commencer dès cette fin d’année.

    Et si le commerce ou les entreprises n’ont pas été oubliées ce soir, on sera bien à la peine de trouver chez Macron la moindre mesure sociale : ni pour les hôpitaux, ni pour l’emploi et contre les licenciements, ni même pour les petits commerçants endettés...

    « Aujourd'hui nous tenons ensemble, demain nous vaincrons ensemble », conclut sans gêne le président, représentant d’un pouvoir inorganisé incapable de répondre de façon cohérente à la crise sanitaire. Si victoire ensemble il doit y avoir, ce sera bien contre ce gouvernement incompétent.