Mobilisation internationale contre le G7, du 13 au 17 juin 2026 à Genève, avec une manifestation « Résistance globale contre le fascisme et l'impérialisme » dimanche 14 juin.
Le texte d'appel et plus d'infos sur le blog nog7ge.noblogs.org
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Mobilisation internationale contre le G7, du 13 au 17 juin 2026 à Genève, avec une manifestation « Résistance globale contre le fascisme et l'impérialisme » dimanche 14 juin.
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Aux États-Unis, huit millions de personnes ont pris part aux 3 300 manifestations « No Kings » contre le président Donald Trump et sa politique, défilant dans les 50 États le samedi 28 mars. J’ai moi-même manifesté avec ma famille à Brooklyn, à New York.
Il s’agissait de la troisième mobilisation de ce type, chacune plus massive que la précédente, démontrant l’ampleur du rejet populaire de la présidence Trump. Saint Paul, capitale du Minnesota et ville jumelle de Minneapolis, était le point central de cette journée nationale d’action, en raison de l’exemple particulièrement courageux de résistance populaire face aux actions violentes et illégales de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). À Minneapolis, des agents de l’ICE ont tué deux citoyenNEs, Renee Good et Alex Pretti, en janvier, alors que la ville se soulevait dans des mobilisations pacifiques pour se défendre.
S’exprimant à Saint Paul, Bernie Sanders a déclaré : « Face à l’occupation sans précédent de cette ville par l’ICE, l’armée intérieure de Trump, cette communauté s’est levée et, avec une solidarité extraordinaire, a riposté et a gagné. Le Minnesota a montré au peuple américain, et au monde entier, ce qu’est la démocratie, ce qu’est l’action militante de terrain, et ce que signifie défendre les idéaux américains de liberté et de justice. » Sanders a également dénoncé l’oligarchie économique : « Nous ne laisserons pas ce pays basculer dans l’autoritarisme ou l’oligarchie. Aujourd’hui, nous ne disons pas seulement non à l’autoritarisme de Trump : nous disons non à M. Musk, non à M. Bezos et à M. Zuckerberg… Vous ne pouvez pas tout avoir. »
Comme toujours, les manifestantEs portaient leurs pancartes artisanales. Un slogan très répandu était : « No Kings, No War, No ICE ». D’autres proclamaient : « No Kings, No Fascists », ou encore : « Regime Change Here Now ». Il m’a semblé qu’il y avait moins de drapeaux américains que lors des deux précédentes mobilisations « No Kings », peut-être parce que, dans un mouvement devenu massif, les participantEs ne ressentent plus le besoin de prouver leur patriotisme.
Cette mobilisation était plus importante, plus dense, plus profonde, plus large. Dans de nombreuses grandes villes, les manifestantEs ont convergé depuis leurs quartiers vers les centres urbains, signe d’une organisation locale en progression. Les syndicats, en revanche, étaient peu présents et la vie quotidienne n’a pas été fortement perturbée. La fonction principale de ces manifestations a peut-être été de donner un visage humain aux sondages qui montrent un recul de Trump et des Républicains. Mais ces mobilisations sont aussi essentielles parce qu’elles permettent à chacunE de s’exprimer et de prendre conscience de sa propre force collective.
À sept mois des élections de mi-mandat, le mouvement « No Kings » a également pris une tournure plus ouvertement électorale, avec la participation de candidatEs du Parti démocrate venuEs mobiliser un électorat. La plupart des participantEs espèrent voir les Démocrates reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès. Selon eux, cela permettrait de mettre fin à la guerre contre l’Iran et de stopper les violences contre les immigréEs.
Les Afro-AméricainEs ne se sont pas mobiliséEs en grand nombre, bien que certainEs responsables noirEs les aient appeléEs à participer. John E. Warren, éditeur du journal San Diego Voice and Viewpoint, a écrit : « Les NoirEs, qui ne sont pas venuEs en grand nombre, doivent sortir et être comptéEs parmi celles et ceux qui manifestent. Nous sommes les victimes de la campagne “No Diversity, Equality and Inclusion” (DEI) lancée par le président contre nos programmes et notre culture… Seule notre participation électorale peut arrêter Donald Trump et ses efforts pour faire des États-Unis un pays semblable à la Russie ou à la Hongrie, avec un pouvoir autoritaire plutôt qu’une démocratie. Nous devons montrer à nos voisinEs et à nos adversaires que nous comptons toujours. Nous votons toujours et nous pouvons encore faire la différence lors de chaque élection. Plus d’excuses : place à la participation, dès ce week-end avec le No Kings Day. »
Les Démocrates pourraient bien reprendre le contrôle du Congrès, mais Trump restera président. La guerre contre l’Iran se poursuit, l’ICE continue ses attaques contre les immigréEs, les prix augmentent : les mobilisations devront donc se poursuivre.
Dan La Botz
Le 4 avril, plusieurs flottilles humanitaires reprendront la mer depuis Marseille en direction de Gaza. Portée par une large coalition d’organisations, cette initiative vise à briser le blocus imposé par Israël et à affirmer la solidarité internationale face au génocide qui continue.
Le 30 mars marque la Journée de la Terre, date clé de l’histoire palestinienne. En 1976, une grève générale éclate en réponse à la confiscation de terres palestiniennes. Ce jour-là, six manifestants non armés sont tués. Près de cinquante ans plus tard, cette lutte pour la terre et la dignité reste d’une brûlante actualité. Les PalestinienNEs continuent de faire face à l’expropriation, à la violence et à une répression systématique.
Les mobilisations du 28 mars s’inscrivent dans cette continuité. Elles rappellent que la confiscation des terres se poursuit en Cisjordanie comme à Gaza, accompagnée d’attaques répétées contre les populations civiles. Des villages sont visés, des habitations incendiées, des familles contraintes à l’exil. Cette réalité n’est pas du passé : elle se déroule sous nos yeux, aujourd’hui encore.
À Gaza, la situation humanitaire est dramatique. La population vit sous la menace constante de bombardements, tandis que l’aide humanitaire reste insuffisante et elle ne peut parvenir jusqu’aux palestinienNEs. Les conséquences psychologiques sont immenses : 96 % des enfants de Gaza ont le sentiment que la mort est imminente. Ils vivent dans la peur permanente, beaucoup souffrent de traumatismes profonds, d’anxiété et de dépression. Cette détresse massive touche aussi les adultes, révélant une crise humaine majeure la plupart du temps ignorée.
Au-delà de la Palestine, les violences et destructions s’étendent à d’autres territoires, notamment au Liban, où des infrastructures civiles et médicales sont également touchées. Ces dynamiques de guerre et de domination sont largement le fait des puissances impérialistes qui agissent pour défendre leurs intérêts économiques et leurs zones d’influence et qui n’hésitent pas à s’allier avec des régimes qui répriment violemment leurs peuples.
Face à cette situation, nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples qui résistent et contre les impérialismes, dont celui de la France, complices du génocide à Gaza et responsables de la généralisation de la guerre dans la région. La Journée de la Terre n’est pas seulement un rappel historique : elle est un appel à l’action. Elle revendique un droit essentiel, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le 28 mars, soyons nombreuses et nombreux à porter cette mobilisation pour la Journée de la Terre, une lutte internationale.
Avec une affluence record, proche de 60 %, et le rôle décisif de la jeunesse, l’Italie a dit NON à la réforme constitutionnelle de la justice proposée par le gouvernement Meloni. Le Non a une charge symbolique très forte car, au-delà de la défense de la Constitution et de l’indépendance de la justice, les citoyen·nes ont exprimé un rejet frontal des politiques autoritaires menées par l’extrême droite.
La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’inscrit dans une escalade impérialiste au Moyen-Orient. Au-delà des objectifs affichés, elle vise à renforcer la domination régionale et le contrôle des ressources énergétiques. Ses effets sur les populations sont dramatiques et ses conséquences économiques sont globales.
Dossier coordonné par la rédaction
En annonçant une « dissuasion avancée » et un renforcement de l’arsenal nucléaire, Macron relance la logique de course aux armements et tourne le dos aux politiques de désarmement.
Le 2 mars, sur la base opérationnelle de l’Île Longue, devant le dernier sous-marin nucléaire, le Téméraire (!), Macron a annoncé un tournant décisif dans la doctrine d’emploi de l’arme nucléaire.
Jusqu’à présent, la dissuasion nucléaire était étroitement liée à une vision gaullienne de l’indépendance nationale (nourrissant le fantasme d’une France puissante et respectée). Aujourd’hui, la « dissuasion avancée » étendrait le parapluie nucléaire à plusieurs pays européens. Les armes nucléaires permettraient de faire de la gesticulation « nucléaire » en déployant des avions français équipés de leurs ogives nucléaires chez les partenaires européens.
Macron annonce en même temps une augmentation et une modernisation des ogives nucléaires, ainsi que la construction d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins.
Ce renforcement de l’arsenal nucléaire n’a aucune justification, puisque nous disposons déjà de suffisamment de ressources pour anéantir n’importe quel agresseur… et la planète entière !
Pour le président, l’arme nucléaire ne serait plus l’arme de dernier recours contre un éventuel agresseur, mais pourrait être considérée comme une arme de bataille. Il utilise même la notion d’« ultime avertissement », un concept nouveau, très discutable et très dangereux : un pas vers son emploi possible.
Avec cet affaiblissement de la frontière entre armes classiques et arme nucléaire, Macron s’inscrit de manière explicite dans un nouvel âge de l’arme nucléaire : « Le demi-siècle qui vient sera un âge d’armes nucléaires », un horizon dominé par le nucléaire où Macron/Zeus serait investi du pouvoir de vie et de mort…
Cette prise de position de la France est un signal fort de participation à la course aux armements nucléaires. Cette banalisation de l’arme nucléaire (et de son usage) rend progressivement acceptable ce qui devrait rester impossible.
Alors que les tensions géopolitiques sont à leur niveau maximum, mettant en jeu des puissances nucléaires (Russie, États-Unis, Israël, Inde, Pakistan), il est urgent de relancer une politique internationale de désarmement nucléaire. Comment les diplomaties française et européenne pourront-elles défendre de manière crédible la non-prolifération lors de la prochaine conférence d’examen du TNP (Traité de non-prolifération), du 27 avril au 22 mai, tout en valorisant l’intérêt des armes nucléaires pour leur propre sécurité ?
Aucune consultation parlementaire n’a précédé cette annonce et aucun débat à l’Assemblée nationale n’est programmé. Le président prévient qu’aucune information ne sera donnée quant au nombre d’ogives nucléaires supplémentaires. De même, les négociations sur les conditions d’emploi entre pays européens (notamment avec le Royaume-Uni, autre puissance nucléaire européenne) se mèneront à l’écart des instances de débat public.
Pour stopper la dérive militariste des dirigeants de l’UE, le mouvement contre l’armement nucléaire doit se mobiliser et réagir vite et fort — en lien avec le mouvement anti-guerre, les associations contre le nucléaire civil et tous nos partenaires européens.
Non à l’asphyxie de Cuba !
Après l’écrasement de Gaza, dans la foulée de l’agression contre le Venezuela et avant la guerre conjointe avec Israël contre l’Iran, Donald Trump a décrété « l’état d’urgence national » contre Cuba. Dans les faits, il interdit toute livraison de pétrole à Cuba, qui a besoin de 100 000 barils par jour (et n’en produit que 40 000). Depuis l’attaque contre le Venezuela, Cuba a vu sa principale source d’approvisionnement se tarir. Le Mexique a également interrompu les livraisons sous pression étatsunienne. Sans pétrole, impossible de faire fonctionner les transports, les usines, les hôpitaux, l’électricité dans les foyers, les écoles. Trump veut littéralement asphyxier l'île et son peuple. Cette décision condamne la population à voir s’aggraver dramatiquement des conditions de vie déjà très difficiles — conséquences dévastatrices de l’embargo économique imposé par Washington depuis plus de six décennies, renforcé sans cesse ces dernières années. Cette politique, combinée aux suites de la crise Covid, aux ouragans à répétition, s’ajoute à la pénurie alimentaire et à l'aggravation de la pauvreté et des inégalités sociales.
Non à une contre-révolution et à la recolonisation !
Trump promeut une politique de revanche impériale contre la révolution de 1959. Il vise l’effondrement du système cubain, voire une capitulation du gouvernement, et veut en faire payer le prix fort à sa population. L’escadre aéronavale US mobilisée depuis des mois croise toujours dans la mer des Caraïbes, prête à agir pour faire pression ou intervenir militairement, si besoin.
Le peuple cubain ne peut recevoir que le pire de l’impérialisme. Il ne peut pas attendre grand-chose non plus de ces faux amis que sont les gouvernements russe et chinois. Il ne peut compter que sur la solidarité internationale des peuples pour arrêter Trump, et sur lui-même pour résoudre ses problèmes économiques, sociaux mais aussi politiques. Par son silence sur la catastrophe humanitaire en cours comme sur le blocus, le gouvernement français (comme d'ailleurs les autres gouvernements européens) se rend complice de cette infamie. C'est aussi le cas des banques françaises qui participent à l’étranglement financier de Cuba.
Solidarité internationaliste !
Le NPA-A appelle les forces politiques et syndicales, les organisations du mouvement social en France et en Europe, les citoyenNEs à se mobiliser en solidarité avec Cuba.
La politique impérialiste de Trump vise à étrangler l'île et menace la souveraineté de tous les peuples d’Amérique latine : solidarité internationaliste avec les résistances du peuple cubain !
Mettons en échec Trump et sa politique mortifère !
En parallèle de sa guerre en Iran, Israël poursuit la colonisation à Gaza et en Cisjordanie et intensifie brutalement son offensive au Liban. Les bombardements et les déplacements massifs de population se multiplient, avec une complaisance des puissances occidentales qui témoigne une fois de plus du peu de valeur accordée aux vies arabes.
Les bombardements israélo-américains contre l’Iran font déjà des centaines de victimes civiles et font planer la menace d’une déstabilisation régionale majeure. Le régime de Téhéran tente de resserrer les rangs tandis que la guerre s’étend.