Devant la volonté de « montée à la guerre » qui semble irriguer l’ensemble des pays capitalistes occidentaux et en particulier la France, nous avons demandé à Claude Serfati sa vision sur l’état actuel de la mondialisation et des dynamiques inter-impérialistes.
Actualités internationales...
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La guerre comme sursaut au déclin des impérialismes occidentaux...
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Publié le Mardi 30 décembre 2025 à 18h00. Nous combattons, nous avons des droits : comment la démocratie des soldats alimente la résistance ukrainienne ...
Les soldats ukrainiens font face à une contradiction impossible : défendre la démocratie tout en se voyant refuser des droits fondamentaux. Et pourtant elles et ils continuent de combattre pour la défense de leur pays, souvent contre les incapacités de leur propre État.
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Les internationalistes face aux guerres : tenir les deux bouts...
Depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’idée d’un « retour de la guerre » en Europe circule : mais cette manière de présenter les choses est très eurocentrée : les guerres sont déjà là et depuis longtemps. Ni le 24 février 2022, date de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ni le 7 octobre 2023, quand Gaza s’est embrasée, ne marquent le début d’une nouvelle ère : elles ne sont que les épisodes les plus récents d’un monde façonné par l’impérialisme, la colonisation et la concurrence entre puissances impérialistes.
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Le mouvement de libération animale à l’heure du génocide...
L’État d’Israël tente de s’intégrer dans les « valeurs occidentales » et en particulier le mouvement végan. Il s’agit en réalité d’y faire taire les voix qui s'élèvent contre le génocide en Palestine.
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Fascisation et stratégie...
Invité par la revue allemande Rosa-Luxemburg Stiftung à exposer ses analyses, notre camarade Ugo Palheta s’est proposé de diffuser dans la Revue la version française de son intervention qui nous permet de reprendre quelques fondamentaux de ses travaux et de situer les points de dialogue avec la gauche allemande.
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Refuser la marche à la guerre et soutenir les résistances de notre camp social...
Les grandes puissances capitalistes se mettent activement en branle pour une marche à la guerre, y cherchant une solution aux crises économiques, sociales, écologiques et politiques qu’elles ont créées. Face à cela, notre camp social doit réagir, uni dans la rue et dans les urnes pour se défendre et empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.
Après une phase de mobilisation limitée de notre camp social en septembre-octobre en France, la classe dirigeante cherche à reprendre l’initiative. La bérézina du vote du budget accroît la crise politique tout en confortant l’extrême droite, comme le montre le sondage1 qui donne Jordan Bardella vainqueur du second tour de la présidentielle, quel que soit son adversaire. Dans les crises que nous vivons, le RN arrive à faire masquer son soutien indéfectible aux capitalistes pour passer pour l’alternative crédible au pouvoir de droite (lire l’entretien avec Ugo Palheta, p. 4). Voilà ce qui arrive lorsque les gouvernements mènent depuis 25 ans des politiques antisociales et racistes (lire l’article de Ezel Aslandag sur les 20 ans de la loi de 2004, p. 32).
Pour la résistance des peuples
Nous avons consacré le dossier de ce numéro au militarisme précisément parce que c’est une donnée centrale de la période (lire l’entretien avec Claude Serfati, p. 20). Nous dénonçons le génocide commis par Israël contre les Palestinien·nes (lire l’article de Mayi Aitourdie et Antoine Larrache, p. 36). Dans tous les cadres où nous intervenons, nous refusons de nous taire (lire l’article de Dalia Zein, p. 8), tant que la Palestine ne sera pas libre.
Nous voulons tenir une ligne de crête qui consiste à dénoncer les volontés prédatrices des pays du Nord global, dont le principal intérêt est de maintenir leurs profits et leurs parts de marché, quitte à envoyer leur population se faire tuer pour cela. Et, en même temps, nous défendons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à s’armer pour se défendre (lire l’article de Manon Boltansky, p. 9). C’est pourquoi nous sommes solidaires de la résistance des Ukrainien·nes, à la fois contre l’invasion russe et contre les mesures libérales de leur gouvernement (lire l’article d’Adam Novak, p. 13).
Macron, l’illusionniste va-t-en-guerre
Loin de lutter contre le poison de l’extrême droite dans son propre camp, Macron et ses ministres multiplient les sorties pour justifier la marche à la guerre. Le service national universel (SNU) n’a jamais fonctionné ? Qu’à cela ne tienne : voilà le retour du service militaire (lire l’article d’Estelle et Loïc, p. 25). Nous revenons sur les actions de notre courant politique au sein du contingent (lire l’article de Christine Poupin et Patrick Le Moal, p. 28), y compris par des manifestations d’appelés (lire l’article de Robert Pelletier, p. 30), connaître notre histoire nous permet de mieux comprendre nos marges d’action pour le futur.
Pour une mobilisation générale
La pression sur notre camp social ne fait qu’augmenter : les licenciements se multiplient, comme récemment chez Arcelor, Vencorex, Teisseire, ou encore Novasco. Les confrontations se multiplient et c’est ce que nous voulons généraliser. Les mobilisation de la GenZ (lire l’article de Mustapha Saha, p. 35) montrent que les raisons d’une mobilisation ne sont pas connues à l’avance et que les révolté·es utiliseront tous les moyens nécessaires pour amplifier et faire connaître leurs revendications. En France, nous mettons en avant un profil unitaire — car l’unité de notre camp social est une donnée fondamentale de la période, contre la résistible montée de l’extrême droite — et un profil révolutionnaire, car en finir avec le capitalisme est la seule voie possible pour la survie de l’humanité. C’est pourquoi, dans ce cadre-là où nous sommes présent·es, nous défendons des listes aux municipales unitaires et radicales, qui mettent en avant l’impérieuse nécessité de mobilisation de notre camp social. Les mobilisations sont notre fer de lance, le moyen de nous libérer définitivement des fers qui nous rongent.
- 1. Le baromètre Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale réalisé les 19 et 20 novembre 2025.
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Liberté pour Lyes Touati ! Abandon des poursuites !
Lyes Touati, membre de la direction du Parti socialiste des travailleurs (PST), organisation sœur du NPA-A en Algérie, a été arrêté lundi 14 décembre et placé en détention préventive. La plus grande solidarité militante doit s’exprimer.
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Ukraine : Un prêt européen sans réparations...
Alors que l’aide internationale à l’Ukraine est de plus en plus fragile et que les divisions européennes s’accentuent, l’Union européenne a accordé un nouveau prêt à Kyiv. Une décision qui permet de soutenir la résistance ukrainienne face à l’agression russe, mais qui échoue une fois encore à faire payer l’agresseur.
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« Si le dialogue échoue, nous prendrons nos responsabilités en usant de notre droit à l’autodétermination »...
C’est un Congrès clé du FLNKS qui vient de se tenir le 6 décembre à la tribu de Nimbayes. Il a vu la passation coutumière de présidence entre le dernier président Roch Wamytan et le nouveau, Christian Tein, qui avait été nommé pendant sa déportation en France. Le Front de libération kanak et socialiste (FLNKS) sort de son 46e Congrès refondé et unifié autour d’une ligne politique claire : défendre le processus de décolonisation inscrit dans les accords de Nouméa et porter la trajectoire vers la pleine souveraineté de Kanaky avant l’élection présidentielle de 2027. Il compte sur un dialogue loyal avec l’État français, qui doit retrouver sa posture de neutralité, d’une part, et avec les autres partis et forces vives de Kanaky - Nouvelle-Calédonie, d’autre part. La stratégie internationale est renforcée pour atteindre cet objectif.
Nous publions ici de larges extraits du discours d’ouverture de Christian Tein.
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À Gaza, l’hiver est une arme coloniale...
Les GazaouiEs sont plongéEs dans un chaos interminable, sous l’effet conjugué de la poursuite des bombardements — malgré le prétendu « cessez-le-feu » trumpiste — et des conditions hivernales. Les réponses onusiennes demeurent inefficaces et l’aide humanitaire inadaptée. L’impunité internationale et l’abandon des GazaouiEs permettent à la puissance coloniale de poursuivre son œuvre destructrice.