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Actualités internationales... - Page 48

  • Pour une gauche de rupture, votons pour la liste de l’Union populaire conduite par Manon Aubry...

    La campagne des élections européennes se déroule cette année dans un contexte particulier; Alors que la guerre menée contre  le peuple ukrainien par la Russie impérialiste est rentrée dans sa troisième année, le  génocide orchestré par l’Etat d’Israël à Gaza continue de se dérouler avec la complicité des grandes puissances, à commencer la France. Pire, dans une séquence d’autoritarisme forcené, Macron et ses lieutenants veulent criminaliser la solidarité : accusations d’antisémitisme, interdictions de réunions publiques, convocations à la police pour « apologie du terrorisme » de plusieurs centaines de personnes (y compris des personnalités politiques de premier plan), condamnation à un an de prison avec sursis d’un responsable local de la CGT dans le Nord pour quelques lignes dans un tract. 

    Les élections européennes seront un reflet de ce climat nauséabond et des lourds dangers dont il est porteur. Alors que la macronie pense trouver de l’oxygène en mettant partiellement en œuvre le programme de l'extrême droite, le RN se contente de tirer profit des mesures mises en place par le pouvoir actuel. Au niveau européen, il ne fait nul doute que le bloc ultra-réactionnaire, raciste et autoritaire, avec des composantes fascisantes, va certainement franchir une étape à l’occasion de ces élections.

    Cela rend d’autant plus urgent et nécessaire une alternative aux politiques capitalistes qui leur ouvrent la voix. A gauche, le projet social-libéral, bien mal en point après les années du hollandisme, est en train de se réarmer à la faveur de la campagne Glucksmann soutenue par un PS rabiboché après l’épisode de la Nupes. C’est tout l’inverse dont nous avons besoin : rassembler les anticapitalistes et les antilibéraux dans une gauche de combat qui s’appuie sur les luttes et cherchent à les construire, et dont le programme de rupture serait un point d’appui pour les luttes du monde du travail, pour la solidarité avec les PalestinienNEs, dans les grandes mobilisations récentes comme dans l’agriculture...

    Ces derniers mois, nous avons cherché à œuvrer pour le rassemblement de ces forces, en particulier en cherchant un accord avec la liste d’Union Populaire, sur la base de nos convergences sur les luttes sociales, le rejet de la gauche sociale-libérale et nos positionnements par rapport à l’Union européenne. Nous regrettons que LFI ait mis en avant les désaccords réels que nous pouvons avoir – par exemple sur la question des formes de soutien à la résistance ukrainienne – pour refuser de regrouper cette gauche de combat en tirant toutes les conséquences de l’échec de la Nupes. 

    Malgré l’absence de cette véritable liste de rassemblement, dans un contexte où en particulier la solidarité avec la Palestine subit une répression de la part du pouvoir (les attaques contre Mathilde Panot et Rima Hassan en sont l’expression), notre camp social a intérêt à ce que la liste conduite par Manon Aubry – qui de fait est la mieux placée pour réunir à une large échelle les suffrages exprimant la volonté de ne pas se résigner, d’en découdre avec le système – fasse le plus de voix possible. Le NPA l'Anticapitaliste appelle donc à voter pour la liste de l’Union Populaire conduite par Manon Aubry. Là où les conditions sont réunies, il fera campagne commune.

    En toute indépendance, le NPA l'Anticapitaliste défendra ses positions en faveur d’une Europe des travailleurES et des peuples, contre tous les impérialismes, notamment ceux de l’Union européenne et de l’OTAN, pour la liberté de circulation et d’installation, la réquisition des banques et des grandes entreprises de l’énergie, pour une transition écologique rompant avec le capitalisme et le productivisme, et une harmonisation vers le haut des droits sociaux européens.

  • Kanaky, en finir (vraiment) avec le temps des colonies !

    « Il est aujourd’hui nécessaire de poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun. […] Dix ans plus tard il convient d’ouvrir une nouvelle étape marquée par la pleine reconnaissance de l’identité Kanak, préalable de la refondation d’un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie, et par un partage de souveraineté avec la France sur la voie de la pleine souveraineté ». Préambule des accords de Nouméa signés en 1998 par le FLNKS,  la droite coloniale et l’État français.

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  • Ghassan Abu Sitta doit pouvoir venir en France !

    Le docteur et chirurgien Ghassan Abu Sitta, internationalement reconnu, anglo-palestinien, vient d’être interdit d’entrer sur le territoire français. Il vient d’être refoulé à l’aéroport Charles de Gaulle ce samedi 4 mai. Comble de l’ironie, il se rendait, avec d’autres humanitaires au Sénat à l’invitation à une conférence, à une conférence intitulée : « La France respecte-t-elle le droit international ? » 

    Il semble que cette décision d’interdire l’entrée sur le territoire du docteur Abu Sitta ait été prise en coordination avec l’Allemagne qui a prononcé une interdiction d’entrée à l’encontre du docteur sur l’ensemble du territoire européen. Rien n’obligeait la France à exécuter l’ordre allemand.

    La France ne respecte ni le droit international, ni le droit français, ni même le Sénat. Quand il s’agit de la Palestine et des Palestinien·nes, seul compte le droit des plus forts.

    Ghassan Abu Sitta est médecin et était en poste en octobre à l'hôpital à Gaza. Il a reçu et essayé de soigner les victimes de l’horreur, des frappes et des massacres perpétrés par Israël. 

    C’est en cette qualité de témoin qu’il était invité le mois dernier en Allemagne. Son entrée sur le territoire a été refusée alors qu’il devait parler à une conférence en solidarité avec la Palestine, le 12 avril 2024. Cette conférence n’a finalement pas pu se tenir, la police allemande coupant l'électricité et faisant évacuer les locaux avant la fin.

    Récemment nommé recteur de l’université de Glasgow, Abu Sitta est devenu un des professionnels de santé les plus médiatisés et les plus respectés travaillant à Gaza, parlant aux médias à propos des difficultés subies par le peuple palestinien dans l’enclave, notamment en racontant l’amputation des enfants, les opérations sans anesthésie et les brûlures au phosphore.

    Il s’agit d’une tentative inacceptable de censure, qui s’ajoutent à tous les actes d’intimidiation et de répression en cours. Ghassan Abu Sitta doit pouvoir témoigner des horreurs des crimes israéliens. Le NPA demande que Ghassan soit admis sur le sol français et puisse venir témoigner partout où il le souhaite.

  • Pacte européen de la migration et de l’asile, pacte de la honte !

    Ce pacte illustre à la fois l’absence totale de démocratie de l’Union européenne, qui prend des décisions opaques loin des peuples, et sa politique inhumaine, sécuritaire, raciste. Après plus de quatre ans de tractations discrètes entre les instances européennes et un accord des États membres, ce pacte a été voté par le Parlement européen le 10 avril et sera validé prochainement par le Conseil de l’UE.

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  • Leur Europe doit mourir…

    «Nous devons être lucides sur le fait que notre Europe est mortelle — elle peut mourir —, elle dépend de nos choix »… En prononçant ces mots le 25 avril lors de son discours à la Sorbonne, Macron met — bien malgré lui — en perspective là où en est le projet des classes dirigeantes européennes. Sept années après un premier discours du nouveau président de la République alors fraîchement élu, le tableau est à charge pour Macron et ses amis. 

    Directives austéritaires laissant les coudées franches à la Banque centrale européenne pour gérer l’inflation ; nouveaux barbelés dressés à la face des migrantEs, comme tout récemment le nouveau pacte migratoire adopté à Bruxelles ; opposition frontale à toute mesure — même limitée — de progrès social ou environnemental (à l’instar d’un « devoir de vigilance » imposé aux entreprises ou de la défense des travailleurEs ubérisés qui pourraient être reconnus comme salariéEs des plateformes numériques) ; perspective d’une « défense crédible » européenne s’appuyant sur un bouclier antimissiles et peut-être même le développement de la dite dissuasion nucléaire… L’Europe de Macron ne vend pas du rêve, elle est le cauchemar sorti des têtes des ultralibéraux qui gouvernent l’ensemble des pays européens, au-delà des étiquettes politiques qui les labellisent à gauche, à droite, voire à l’extrême droite comme en Italie… 

    Dès lors, le danger est majeur. On peut en prendre la mesure à quelques semaines des élections européennes. À défaut de l’émergence d’un projet européen alternatif — une Europe écosocialiste qui harmoniserait par le haut les législations protectrices pour la majorité, qui s’appuierait sur les solidarités pour accueillir les migrantEs, et romprait avec les traités antidémocratiques — le rejet de l’Europe des banques et des multinationales peut nourrir les pires projets de l’extrême droite : exacerbation des frontières et du repli national, législations toujours plus antisociales et racistes, exacerbation des concurrences internationales… Jusqu’où ?

    Il devient urgent de mener les batailles internationalistes pour que meure leur Europe des inégalités, pour changer radicalement d’Europe.

    Manu Bichindaritz

  • Palestine : la liberté des peuples !

    L’État français et ses commissaires médiatiques sont en train de dévaler la pente de l’autoritarisme en accéléré. En l’espace de quelques mois, on a vu l’État interdire des dizaines de rassemblements, de manifestations, mais aussi de réunions publiques, des projections cinématographiques, jusque dans les universités.

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