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Actualités internationales... - Page 77

  • France. «L’épreuve de force pour faire céder Macron»...

    Après les grandes manifestations du 19 janvier, dont l’ampleur était déjà comparable aux grandes manifestations de 1995 et de 2010 (lors des mobilisations face aux précédentes attaques gouvernementales contre le système de retraites), les manifestations du 31 janvier viennent de faire exploser les compteurs: plus de 2 millions de femmes et d’hommes dans les rues selon l’Intersyndicale, la CGT annonce le nombre de 2,8 millions, dont 500’000 à Paris.
    Dans la capitale, tout en empruntant de grandes avenues, le cortège a dû être dédoublé pour que la manifestation de reste pas bloquée à son point de départ, Place d’Italie...

    Article de Léon Crémieux, lire la suite...

    Quatrième Internationale
    https://fourth.international/fr

  • Comment interpréter l’actuelle crise des GAFAM ?

    Licenciements, nouveaux modèles économiques, guerre technologique : comment interpréter l’actuelle crise des GAFAM ? Après la croissance exponentielle de leur activité pendant la période de la pandémie du Covid-19, les géants de l’économie numérique sont en perte de vitesse, leurs titres boursiers sont en baisse (le Nasdaq a baissé de 30 % en un an) ce qui se traduit par des vagues de licenciements massifs.

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  • Netanyahou reçu par Macron : l’extrême droite à l’Élysée ...

    Ce jeudi soir, Emmanuel Macron accueillera pour dîner le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. D’après la presse, aucune prise de parole publique n’est prévue, mais l’Élysée explique dans un communiqué que cette visite sera l’occasion pour Emmanuel Macron d’exprimer « la solidarité de la France avec Israël face au terrorisme » et « sa disponibilité à contribuer à la reprise du dialogue entre les Palestiniens et les Israéliens. »

    L’accueil fait à Netanyahou est scandaleux à plus d’un titre. Depuis le début de l’année, ce sont pas moins de 35 PalestinienEs qui ont été tués par les forces armées israéliennes, soit plus d’un par jour en moyenne, avec notamment la semaine dernière l’offensive la plus meurtrière depuis près de 20 ans en Cisjordanie — 10 morts dans le camp de réfugiéEs de Jénine. Pas un jour ne passe sans de nouvelles violences commises par l’armée et les colons, avec une politique de nettoyage ethnique qui se poursuit en Cisjordanie et à Jérusalem.

    Netanyahou est aujourd’hui à la tête d’une coalition d’extrême droite raciste et brutale, avec entre autres le suprémaciste Itamar Ben Gvir, des intégristes religieux et des mouvements néofascistes. Les projets de ce gouvernement sont explicites : accélérer la colonisation et le nettoyage ethnique, renforcer les discriminations contre les PalestinienEs d’Israël, réprimer brutalement toute contestation, y compris dans la société civile israélienne.

    Le mois de janvier a été l’occasion d’importantes manifestations en Israël contre des projets gouvernementaux particulièrement antidémocratiques, et certainEs n’hésitent plus, à Tel Aviv ou à Jérusalem, à dénoncer le caractère « fasciste » du pouvoir. Et les inquiétudes sont grandes côté palestinien, face à une armée et à des colons qui jouissent d’une impunité totale et sont encouragés, par les plus hauts sommets de l’État, à commettre des violences.

    C’est tout cela que représente le Benjamin Netanyahou que Macron s’apprête à recevoir. Une véritable provocation, à l’heure où les droits des PalestinienEs sont piétinés et que de plus en plus d’ONG et d’organismes internationaux qualifient l’État d’Israël d’État d’apartheid.

    Le NPA affirme sa solidarité avec les PalestinienEs en lutte, et rappelle qu’aucune « solution juste » ne pourra être trouvée sans la satisfaction de l’ensemble de leurs droits : fin de l’occupation civile et militaire, égalité des droits, droit à l’autodétermination et droit au retour.

    Le soutien à l'État d’Israël doit cesser ! Ce dernier doit au contraire être sanctionné et rendu comptable de ses crimes. C’est tout le sens de la campagne BDS (Boycott-désinvestissement-sanctions), dont le développement et le renforcement, en l’absence de toute autre forme de sanction et de pression, demeure une nécessité. 

    Montreuil, le 2 février 2023

  • Résolution sur la situation sociale et politique (Conseil politique national des 21-22 janvier 2023)...

    1- Une situation internationale marquée par l’offensive des classes dominantes

    La situation globale du capitalisme est caractérisée par des crises multiformes (crise économique, crise climatique, crise sanitaire, guerre impérialiste.....). L'ensemble des indicateurs économiques semblent confirmer que la crise va s'accentuer, générant de nouvelles catastrophes sociales et politiques. Et le ralentissement économique de la Chine est lourd de déstabilisations aussi bien comme accélérateur de la crise économique que de potentielles déflagrations politiques.

    Dans cette situation de chaos géopolitique, on assiste à des mouvements de flux et de reflux dans la lutte de classe avec un rapport de force globalement défavorable pour les travailleurEs, et des classes dominantes qui renforcent leurs politiques impérialistes et guerrières. Mais il existe aussi des réactions importantes face aux ravages du capitalisme qui constituent des points d’appuis.

    Depuis le début de l’année 2022, la guerre en Ukraine est devenue un élément central tant dans les rapports de forces inter-impérialistes que par ses répercussions diverses sur la crise d’approvisionnement, notamment énergétique. Face à l’invasion par les troupes de Poutine, nous avons affirmé notre solidarité avec la résistance armée et non armée du peuple ukrainien, avec les mouvements anti-guerre en Russie et en Biélorussie, avec les syndicalistes et féministes de ces pays. Avec le Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine, nous organisons des réunions publiques, nous avons manifesté et nous manifesterons à nouveau le samedi 25 février pour exiger l’arrêt immédiat des bombardements, le retrait des troupes russes d’Ukraine et l’arrêt de cette guerre terrible. Mais avec nos camarades de Sotsialnyi Rourh, nous nous mobilisons également contre les mesures anti-ouvrières et les lois contre le droit du travail du gouvernement Zelensky, contre les conditions néolibérales imposées par les gouvernements occidentaux à leur aide intéressée.

    Un autre élément majeur dans la situation internationale est la progression de l'extrême droite sous différentes formes.

    Aux États-Unis, elle s’est imposée comme une force au sein du Congrès. Une première depuis le début du XXe siècle, quand le Ku Klux Klan y était représenté. Mais au-delà du cadre institutionnel, la droite extrême et populiste a infusé comme jamais au sein de la société américaine. Les répercussions sur les vies des femmes et des personnes LGBTI sont d’ores et déjà graves.

    Au Brésil, renforcés en nombre de voix lors de la dernière présidentielle, les Bolsonaristes ont tenté un coup d’État une semaine jour pour jour après l’investiture de Lula. Malgré la défaite de Bolsonaro, l’extrême droite représente toujours une menace importante pour la société et les militantEs progressistes, notamment par sa présence dans le cœur des institutions. La complicité active de la police a permis l'insurrection dans le but de provoquer un chaos et ainsi justifier une intervention militaire. Les condamnations unanimes de l'extrême gauche jusqu'à la droite et les mobilisations populaires ont finalement affaibli les Bolsonaristes mais la menace fasciste reste bien là.

    En France, l'attentat qui a visé la communauté Kurde le 23 décembre, dix ans après le triple assassinat de militantes kurdes par les services de renseignements turcs, s'inscrit aussi dans ce renforcement des idées d'extrême droite en Europe, sous des formes diverses. L'attitude ambivalente du gouvernement français vis-à-vis des kurdes, oscillant entre une certaine souplesse (compte-tenu du rôle de ces derniers dans le combat contre l'Etat islamique) et un soutien à Erdogan, le rend complice de la multiplication de tels actes. Plus largement un climat raciste et autoritaire permet les passages à l'acte d'individus agissant ou non pour des États ou des groupes d’extrême droite.

    Face à ses offensives réactionnaires et autoritaires, des mobilisations populaires de masse constituent des points d'appui pour changer le cours des choses et peuvent même être déterminantes pour l'avenir des  peuples de leur région. En Iran, depuis le meurtre de Masha Amini le 16 septembre dernier, les travailleurEs, les femmes, les jeunes, mènent une résistance exemplaire et inédite face à un pouvoir corrompu, une théocratie sexiste et autoritaire dont le recours massif aux condamnations à mort exprime l’illégitimité croissante. Afin de juguler le risque de révolution politique, les grandes puissances capitalistes sont à la  manœuvre pour imposer une transition politique en opposition avec la dynamique des mobilisations et des aspirations sociales et démocratiques qui s'expriment.

    Dans tous ces rebondissements des luttes internationales, comme dans la solidarité avec les mobilisations contre la répression en Algérie, au Maroc, aux côtés du peuple palestinien notre engagement internationaliste est central, et il est concret.

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  • Été 2022 : la maison brûle !

    « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ! » La formule est connue, prononcée par Jacques Chirac le 2 septembre 2002 à Johannesburg, lors du IVe sommet de la Terre. Une phrase qui émane de Jean-Paul Deléage, historien des sciences de l’environnement, et 20 ans après revêt une brûlante actualité...

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  • Zaporijjia : la menace permanente...

    La centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, la plus puissante d’Europe (six réacteurs, comme à Gravelines en France) est l’épicentre potentiel d’une catastrophe nucléaire. Et les dirigeants européens semblent découvrir les dangers du nucléaire civil, exacerbés en temps de guerre. D’autant qu’il y a neuf autres réacteurs en Ukraine, en plein théâtre d’­opérations militaires…

    Les autorités et les « experts » qui sévissent dans les médias affirment que les cœurs des réacteurs sont protégés par une enceinte en béton conçue pour résister aux tirs de missiles, ce qui est faux. Et les bombes peuvent aussi atteindre des cibles encore plus vulnérables : les conduites d’eau froide de la centrale ou l’alimentation électrique, indispensables pour refroidir et pour assurer la sécurité de l’installation. Dans ce cas, les groupes électrogènes « diesels d’ultime secours », peuvent prendre le relais, mais pour dix jours seulement. Si le combustible n’est plus refroidi, il y a risque de fusion du cœur et on va vers un accident majeur comme à Tchernobyl et Fukushima.

    De plus, ce besoin en eau et en électricité est vital pour refroidir en permanence le combustible entreposé dans les piscines de la centrale, que les réacteurs soient en activité ou pas. Des déchets nucléaires sont en outre stockés dans des piscines ou des conteneurs à l’air libre. En cas d’incendie, d’explosion ou d’impact de missile, un nuage radioactif sur un périmètre impossible à prévoir peut se déplacer en fonction des vents jusqu’en Russie, Pologne ou Europe de l’Ouest et au-delà.

    Le physicien nucléaire Bernard Laponche, ancien du Commissariat à l’énergie atomique, s’étonne : « C’est irresponsable de mener une guerre aux abords d’une centrale. ». Quant à Macron, qui craint une opposition à son programme de relance du nucléaire, il s’est

    entremis VRP auprès de Poutine pour qu’il accepte une « mission de contrôle » de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), promotrice du nucléaire civil pour le « bien-être des populations ». L’équipe de l’AIEA devra examiner les installations, mais aussi les conditions de travail extrêmement stressantes des employéEs, sous occupation russe depuis plusieurs mois, accentuant le risque d’une erreur humaine fatale.

    Les gesticulations de Macron et de l’AIEA ne servent qu’à protéger les intérêts de l’industrie nucléaire. Elles sont ridicules et irresponsables. Car la seule décision qui s’impose est l’arrêt immédiat de tous les réacteurs nucléaires en zone de combat.

    Commission nationale écologie

  • Construire la tendresse révolutionnaire : Chronique des 37èmes Rencontres internationales de Jeunes révolutionnaires...

    Entre le 23 et le 29 juillet, nous avons à nouveau réuni environ 200 jeunes pour célébrer la 37e édition des Rencontres internationales de Jeunes révolutionnaires, organisées par la Quatrième Internationale à Vieure (France).1 Près de trois ans après le dernier camp, l'illusion, la motivation et l'excitation de revenir à des espaces autogérés de camaraderie, de soutien et d'apprentissage mutuel étaient énormes. Et l’évènement ne nous a pas déçu. 

    L'une des plus grandes difficultés que nous rencontrons lorsqu'il s'agit d'expliquer et de développer notre projet de société, c’est d’arriver à mettre en pratique [la praxis] notre proposition théorique dans toutes ses conséquences. On nous accuse d'être utopistes ou idéalistes, et peut-être le sommes-nous, mais nous avons besoin d'oasis dans lesquels montrer comment une société juste, démocratique, solidaire, ouverte et empathique, où la répartition des tâches, les relations interpersonnelles et les intérêts collectifs prennent le pas sur les principes d'exclusion, de compétitivité et d'individualisme qui prévalent dans les sociétés capitalistes.

    C'est l'objectif même des Rencontres internationales de Jeunes révolutionnaires, comprendre l'organisation révolutionnaire comme faisant partie d'un processus commun d'apprentissage de nos propres luttes, mais aussi de partage d'expériences de luttes et de résistances avec des camarades du Nord et du Sud global qui nous permettent d'avancer vers un horizon écosocialiste, féministe, queer, antiraciste et anticapitaliste.

    Ainsi, le programme, qui est habituellement divisé en journées thématiques, a essayé d'offrir une vision large sur les principales questions qui affectent la crise du capitalisme néolibéral et qui nous aident à construire des pôles de radicalisation dans la jeunesse, avec un accent particulier sur la nécessité de parier sur l'écosocialisme parce que nos vies en dépendent ; de rester ferme dans la lutte anti-impérialiste et contre la radicalisation du néolibéralisme autoritaire ; pour justifier l'importance des luttes LGBTQI+ non seulement sur le plan culturel, mais aussi dans l'intersectionnalité matérialiste de l'avancée des droits et libertés collectives ; pour approfondir les avancées obtenues par le féminisme et débattre de la manière de reprendre l'offensive contre les discours réactionnaires ; enfin, nous avons également abordé l'importance et la nécessité de disposer de structures organiques qui nous permettent d'organiser notre rage au niveau international, mais aussi de tisser des stratégies communes contre un système qui nous dévore, nous écrase et nous marginalise.

    Tout cela a été développé à travers des activités plénières qui ont abordé des questions telles que comment être révolutionnaire dans un monde en feu, comment les luttes féministes et LGBTQI+ sont une menace pour le capitalisme, la caractérisation du néolibéralisme autoritaire et son attaque contre les réseaux de solidarité internationale, comment décoloniser la société, quel est le rôle des jeunes dans la lutte des classes et l'importance de s'organiser pour briser le capitalisme. D'autre part, les activités de formation se sont également déroulées sous forme d'ateliers dans lesquels les participant·e·s ont développé des problématiques concrètes ou partagé des expériences de luttes internationales. Parmi ces thématiques, nous pouvons souligner la nécessité de débattre d'aspects tels que les nouveaux horizons relationnels et les formes radicales d'aimer, l'importance de parler du capitalisme et de la santé mentale, les nouvelles luttes dans lesquelles les jeunes jouent un rôle central, comme le logement et la lutte contre la spéculation, ou la théorie marxiste de l'État.

    Parallèlement, des espaces pour les femmes, les LGBTQI+ et les personnes racisées ont été constitués, dans lesquels, en plus d'être des lieux sûrs pour celles et ceux qui font partie du collectif, il a également été possible d'approfondir les discussions et les horizons vers lesquels se dirigent les luttes féministes, queer et antiracistes.

    En résumé, les Rencontre internationales de Jeunes sont une occasion de se former politiquement, mais c’est aussi la meilleure manière de tisser des réseaux personnels d'amitié, de fraternité et de camaraderie qui sont fondamentaux pour les sociétés que nous aspirons à construire. En d'autres termes, nous endurcir sans perdre notre tendresse, car la tendresse est révolutionnaire et ne connaît pas de frontières. C'est pourquoi, d'ici, je voudrais remercier toutes les compañeras pour avoir fait de ces Rencontres un espace qui devient véritablement une référence lorsqu'il s'agit d'imaginer d’autres futurs. En ces temps difficiles pour les mouvements sociaux et la gauche radicale, profiter de lieux où l'utopie devient une réalité est une vitamine qui nous permet de recharger notre énergie afin que nous puissions nous concentrer sur la construction des luttes de la jeunesse dans ce nouveau cours politique. Pour paraphraser Durruti, « nous n'avons pas peur des ruines car nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. Et ce monde est en train de se développer en ce moment même ». 

    Par conséquent, comprendre l'organisation révolutionnaire comme faisant partie d'un processus commun d'apprentissage de nos propres luttes, mais aussi du partage des expériences de lutte et de résistance avec des camarades du Nord et du Sud global, est un exercice de rupture et de transformation qui nous inspire à tenir bon jusqu'à la victoire. Vive les Rencontres internationales de Jeunes révolutionnaires. Vive la Quatrième Internationale.

    1er août 2022.

    Diego Fernández Gómez est un militant des Anticapitalistas dans l'État espagnol.

    Article publié par Poder Popular. Traduction vers le français par Fourth.International.

    • 1.Des délégations étaient présentes de Belgique, du Danemark, d'Angleterre et d'Écosse, de France, d'Italie, du Portugal, de l'État espagnol et de Suisse, ainsi que des camarades du Brésil et du Mexique. Le camp a également eu le plaisir d'accueillir des camarades d'Ukraine et de Russie et a adopté une déclaration de solidarité avec leur résistance à la guerre.
  • Au Texas aussi, les frontières tuent...

    L'horreur à la frontière USA-Mexique : au moins 46 personnes ont été retrouvées mortes à l’intérieur d’un semi-remorque à San Antonio, au Texas, lundi 27 juin. La terrible découverte a été faite par un ouvrier qui a entendu des appels à l’aide provenant de l’intérieur de la remorque et a trouvé un amoncellement de corps à l’intérieur.

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