Entretien réalisé par Leila ZAIMI pour reporters.dz.
Actualités internationales... - Page 86
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Algérie : « L’émiettement syndical ne permet pas de construire un rapport de force »...
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Kurdes en France : Erdogan ordonne, Macron exécute...
Mardi 23 mars, une opération de police avait lieu en France et plus particulièrement à Marseille, contre des militants kurdes en lutte contre le régime Erdogan. Des perquisitions au local du Centre démocratique kurde de Marseille et au domicile de militants kurdes, se sont soldées par l’arrestation de huit d’entre eux. Dans le même temps, trois autres militants étaient interpellés en Île-de-France et un à Draguignan.
Entretien avec Salih Azad, responsable du Centre démocratique kurde de Marseille. -
Toutes aux frontières !
Pour une Europe sans muraille,
Nice, le 5 juin 2021... -
10 ans après Fukushima, l’arrêt du nucléaire, c’est urgent !
Dossier réalisé par la Commission nationale écologie du NPA.
Articles -
« C’est le carcan de la rentabilité capitaliste qui fait que le monde est privé de vaccins » !
Entretien.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait l’épidémie de Covid-19 comme une « pandémie ».
À l’occasion de ce triste anniversaire, nous nous sommes entretenus avec Frank Prouhet, médecin généraliste et l’un des initiateurs de l’appel « Brevets sur les vaccins anti-covid, stop. Réquisition ! ». -
Grèce : ne laissons pas mourir le prisonnier Dimitris Koufondinas, en grève de la faim depuis le 8 janvier !
On l'a déjà dit à de nombreuses reprises : le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis, rejeton d'une famille de riches bourgeois accaparant les postes politiques, est celui d'une droite revancharde, sans autre projet politique que celui de multiplier les cadeaux à ses copains industriels et financiers, en cassant ce qui reste de services publics et en réprimant tout ce qui ose émettre la moindre critique, sans s'embarrasser le moins du monde avec ce qu'il est convenu d'appeler l’État de droit.
Justifications juridiques sans fondement
Dernier exemple en date : le refus d'accéder à la demande de Dimitris Koufondinas, membre du groupe 17 novembre condamné à la perpétuité pour meurtres, d'être replacé dans la prison de Korydallos, en banlieue athénienne, comme la loi l'impose. Pour justifier ce refus contre lequel Koufondinas a entamé une grève de la faim le 8 janvier et pour le maintenir dans une prison de haute sécurité loin d'Athènes, la fine équipe autour de Mitsotakis s'enferre dans des justifications juridiques sans fondement, laissant place à la vraie question : pourquoi cet acharnement meurtrier de la part du pouvoir ? On met en avant une volonté de vengeance familiale, l'une des victimes du groupe terroriste ayant été le beau-frère du Premier ministre. Mais cette explication, qui pourrait servir à Mitsotakis dans le cadre de « traditions de vengeance antique », ne tient pas : d'une part parce que Dora Bakoyannis, veuve de la victime et ancienne ministre des Affaires étrangères, demande que la loi soit respectée. Mais surtout parce que ce qui apparaît de plus en plus clairement, c'est une fuite en avant de cette droite extrême, qui malgré les cadeaux faits aux grands propriétaires de la plupart des médias, n'arrive plus à cacher qu'elle est incapable de faire face à la situation, en particulier sur le front sanitaire, où son refus de recruter des soignantEs et d'ouvrir des lits a amené à une situation gravissime : plus que 12 lits de réanimation libres ce jour dans la région d'Athènes ! Les sondages montrent une chute brutale des opinions positives, la droite commence à se déchirer, et ce que recherche Mitsotakis et ses ministres d’extrême droite (en particulier le ministre de l'Intérieur, ancien cadre d'organisations fascistes), c'est de se relancer en resserrant les rangs conservateurs et d'extrême-droite. Koufondinas pourrait bien être une victime idéale de cette cynique stratégie.
Empêcher ce crime annoncé
Ce que n'escomptait sûrement pas le grand stratège (sérieusement surnommé Moïse par une partie de son fan club !) Mitsotakis, c'est que la juste revendication du prisonnier Koufondinas serait soutenue non seulement par la gauche radicale, les libertaires et toute la mouvance anarchiste, mais aussi par Syriza, le KKE et même le PASOK (sous son nouveau nom de Kinal). Et surtout, c'est aussi une bonne partie du mouvement social qui exige le respect des droits humains, et ici le droit des prisonniers : se mobilisent pour empêcher la mort de Koufondinas, qui a désormais entamé une grève de la soif, le mouvement étudiant, la Fédération nationale du secteur public ADEDY, le syndicat national des marins, des unions d'avocats (celle du Pirée en particulier), et même l'union des juges et des magistrats, sans oublier des membres de la droite au pouvoir, qui refusent de se voir associés à un tel refus des droits humains.
De premiers rassemblements ont eu lieu assez tôt, immédiatement gazés et frappés par la police. Mais ces derniers jours, l'indignation est devenue telle que ce sont des milliers de manifestantEs qui défilent depuis dimanche dans Athènes, sans que la police puisse les empêcher. Du coup, le pouvoir tente de faire taire la protestation, en faisant « éteindre » les pages Facebook (par l'entremise de la multinationale française Téléperformance). Parmi les cibles, le site de l'organisation Synantissi (voir ci-dessous leur communiqué).
Pour empêcher ce qui pourrait être la première mort, sur le sol européen, d'un prisonnier en grève de la faim depuis Bobby Sands et ses camarades condamnés par Thatcher, la solidarité internationale est urgente. Les médecins sont très pessimistes pour les jours qui viennent. Pour empêcher ce crime annoncé, partout faisons entendre notre voix pour le respect des droits humains, le respect des droits des prisonniers !
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Communiqué de Synantissi (Rencontre pour une Gauche anticapitaliste et internationaliste)
C’est avec colère que nous voyons les médias faire silence sur le grand mouvement de soutien au gréviste de la faim et de la soif Koufondinas, à ses justes revendications. En même temps, nous voyons ces mêmes médias relayer sans aucune retenue la propagande gouvernementale, présentant l’affaire comme « une nouvelle bataille contre le terrorisme ».
Et c’est emplis d’indignation que nous voyons aussi la censure de la part de Facebook, qui prend soin d’effacer les posts s’efforçant d’exprimer la solidarité avec un gréviste de la faim qui risque de perdre la vie en cet instant même, en rendant publiques ses revendications et en décrivant la réalité telle qu’elle est.
En cette phase d’une bataille féroce, notre activité sur Facebook s’est retrouvée sabotée, une réunion d’information par internet a été censurée et puis effacée, une publication a disparu, tandis que planait la menace de supprimer la page entière, celle d’une organisation politique qui n’a pas plié devant le récit dominant que le gouvernement est si furieusement déterminé à imposer.
Cette menace est devenue une réalité aujourd’hui : la page de Synantissi n’est plus en ligne. S’ils ont la moindre illusion de pouvoir nous faire taire avec cet acte de censure sans précédent, nous les informons qu’ils font ainsi grandir notre détermination à continuer le combat pour que la vie et la justice finissent par gagner !
Les tentatives de nous faire taire, qu’elles prennent la forme de la répression physique par la police dans la rue, ou qu’elles se produisent dans la sphère internet, ne nous effraient pas : au contraire elles nous confirment dans la certitude que nos voix leur font peur!
Et nos voix s’uniront à toutes les autres qui revendiquent la vraie démocratie et la liberté et qui continueront de réclamer justice. Tant dans la rue que sur les réseaux sociaux, nous continuerons de crier :
Non à la mort d’un gréviste de la faim !
Solidarité avec Dimitris Koufondinas !
Nous vous appelons à être notre voix et à partager le plus largement possible ce message.
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Femmes en lutte...
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L’enfumage du prétendu écolo Macron ne passe pas !
Avec la Convention citoyenne pour le climat (CCC), Macron pensait trouver le moyen de s’offrir un brevet d’écologie, un vrai certificat d’action climatique. Sa manœuvre a échoué et il a lamentablement raté son numéro d’enfumage…
Sur les 150 participantEs à la Convention, les 119 personnes qui se sont réunies ce week-end pour évaluer les réponses gouvernementales, en particulier le loi « climat et résilience », n’ont pas été dupes. Globalement, comme dans le détail de chacune des propositions de la Convention, leur jugement est sans appel, et la note attribuée à la copie du gouvernement tourne autour de 3/10. À la question « Les mesures du gouvernement permettront elle de réduire de 40 % les émissions d’ici 2030 ? », la moyenne des réponses est même de 2,5/10 !
Après s’être engagé sur l’honneur à reprendre « sans filtre » les propositions de la CCC, Macron avait dès le début éliminé les mesures les plus radicales : la taxe de 4 % sur les dividendes pour les entreprises qui en verseraient plus de 10 millions par an, la limitation de la vitesse à 110 km/h sur autoroute, le moratoire sur la 5G... Et pour celles qui restent, « les mesures ont été transformées en mesurettes », selon une des 119.
Ce gouvernement est incapable de tenir ses propres engagements... déjà totalement insuffisants ! Ainsi, si l’on veut avoir une chance sur deux de ne pas dépasser une augmentation de 1,5°C de la température moyenne tout en respectant la justice sociale et climatique, ce n’est pas de 40 % que les émissions devraient baisser mais de 58 % à l’échelle mondiale, et donc beaucoup plus (65 %) dans l’Union européenne...
Après la condamnation de l’État pour « inaction climatique », ce nouvel épisode doit donner un nouvel élan aux mobilisations pour « changer le système pas le climat », pour imposer la sortie des énergies fossiles, donc la réduction radicale des productions et des transports inutiles. Le rendez-vous lancé par Youth For Climate, rejoint par de nombreuses organisations pour les 19 et 20 mars prochains, avec une grève scolaire et des manifestations, en est une des prochaines étapes.
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De nouvelles preuves de la complicité française dans le génocide au Rwanda...
Tout finit par se savoir un jour. L’adage est aussi vrai pour les crimes auxquels le pouvoir français est associé au Rwanda, notamment le génocide des Tutsis qui a fait entre 800 000 et un million de victimes entre avril et juillet 1994 dans ce pays.
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Covid-19 : comment combattre la pandémie ? Notes autour d’un va-et-vient entre l’Asie et l’Europe
Comparer l’histoire de la pandémie Covid-19 en Asie et en Europe (ainsi qu’entre pays asiatiques et européens) aide à discuter des choix et des moyens d’une politique sanitaire.
La réponse à certaines questions peut être d’une évidence criante, ou s’avérer bien plus complexe.

