Au milieu de la pire pandémie de l'histoire des États-Unis et de ce qui pourrait être une deuxième grande dépression pire que la première, la principale préoccupation du président Donald J. Trump est sa réélection à la présidence en novembre.
Actualités internationales... - Page 91
-
Trump pour toujours ? Il pourrait essayer...
-
Appel des peuples, organisations, mouvements et réseaux militants d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient/région arabe. Pour l'annulation de la dette et l'abandon des accords de "libre-échange"...
Pour faire face à la pandémie de Corona et à ses graves conséquences :
-
« Mayotte est un véritable désert médical, l’accès aux soins y est toujours compliqué »...
Daniel Gros est retraité de l’Éducation nationale, ancien CPE du lycée de Mamoudzou où il vit toujours dans le quartier de Boboka.Présent à Mayotte depuis 2012, il s’investit notamment dans la scolarisation des jeunes vivant sur l’Ile. Il est l’auteur de plusieurs articles sur la situation à Mayotte sur le club de Mediapart et à travers lequel il donne la parole aux habitants avec des chroniques sociales1.
Il est également l’auteur de l’article « Privés d’école » dans la revue Plein-droit numéro 120, GISTI, « Mayotte à la dérive » mars 2019. Il a accepté de répondre à nos questions sur la situation actuelle.
Il a accepté de répondre à nos questions sur la situation actuelle. -
L'Internationale... confinée !
-
Retour sur l’abolition de l’esclavage...
Le 10 mai a eu lieu la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Emmanuel Macron a cru pouvoir profiter de cette journée commémorative pour une fois de plus vendre une marchandise frelatée : « L’histoire nous l’enseigne : la France unie surmonte toutes les épreuves […], nous sommes le pays des droits de l’homme, et une République une et indivisible qui puise dans sa diversité la force de l’universel ».
Que vient faire la prétendue « France unie » en cette journée ? Dans les Antilles françaises malgré la féroce domination des planteurs esclavagistes, la résistance multiforme des esclaves n’a pas cessé.
Ce n’est pas la « France unie » qui a une première fois aboli l’esclavage dans ces colonies mais la Révolution française, mais même celle-ci a pris son temps car le poids des intérêts des planteurs pesait sur les assemblées révolutionnaires. En fait, c’est sous la pression de l’insurrection des esclaves à Saint-Domingue (la révolution haïtienne) que l’esclavage sera aboli dans les colonies le 4 février 1794 par la Convention nationale. Cependant, la mesure ne sera appliquée qu’en Guadeloupe, en Guyane et à Saint-Domingue.
Bonaparte, premier consul, va remettre en cause l’abolition : il rétablit l’esclavage et la traite en mai 1802. La traite sera théoriquement interdite en 1815 mais elle se se poursuit pourtant, les gouvernements fermant les yeux devant les pressions des colons et du lobby négrier, très influent dans les cercles du pouvoir.
Le Royaume-Uni ayant aboli l’esclavage en 1838, le débat reprend en France avec notamment l’idée d’indemniser, si l’esclavage est aboli, non les esclaves mais les colons ! Les planteurs continuent de s’opposer à toute amélioration de la situation, même si elle ne remet pas en cause l’esclavage. Il faudra donc une nouvelle révolution, celle de 1848, pour que, le 27 avril 1848, l’esclavage soit définitivement aboli en France. Une forte indemnité doit être versée aux planteurs dépossédés de leurs esclaves ; une proposition d’indemniser également les esclaves et de leur attribuer des lopins de terre n’est pas retenue.
La fin de l’esclavage ne verra pas la fin des inégalités et de la pyramide sociale et raciale en Guadeloupe et Martinique tandis que la « République une et indivisible » y réprimait les mouvements de protestation (sans doute plusieurs dizaines de morts en Guadeloupe en mai 1967). Dans les colonies françaises d’Afrique, la même République développait à grande échelle le travail forcé.
-
Phase 2 en Italie : les capitalistes veulent tout !
Après sept jours de « phase 2 », la dynamique de l’épidémie reste encore très incertaine en Italie ; il semble qu’il y ait, d’un côté, une baisse modérée des cas à l’échelle nationale (mais les morts sont désormais plus de 30 000 et les personnes malades plus de 80 000) mais que, de l’autre, quelques régions restent à contre-courant, dont la Lombardie où l’on enregistre la grande majorité des cas de contagion.
-
Non, Macron n’a jamais eu l’intention d’annuler la dette africaine...
Publié sur le site du CADTM.
Si on ne connaissait pas la chanson on serait tenté de croire que la question de la dette africaine va enfin être prise à bras le corps. Emmanuel Macron va agiter sa baguette magique et annuler, une bonne fois pour toutes, les dettes du continent. Mais comme dans les mauvais tours de magie, les ficelles utilisées sont grossières et le charme du spectacle fait pschitt ! Derrière les annonces d’annulation se dessine en réalité un plan qui va aggraver la situation pour l’ensemble des pays africains.
-
Tchernobyl, le déni d’une catastrophe sans fin...
Alors que la catastrophe de Tchernobyl a commencé il y a 34 ans, le 26 avril 1986, dans la centrale nucléaire V.I.-Lénine située à l'époque en République socialiste soviétique d'Ukraine, en URSS, et qu’un feu de forêt incontrôlé menace en avril 2020 le confinement de ses anciennes installations, Il semble nécessaire de revenir sur les conséquences terribles de cette catastrophe pour les populations en Ukraine et en Biélorussie mais aussi dans l’ensemble de l’hémisphère Nord touché par un nuage chargé de césium 137 et autres éléments radioactifs.
-
Le "jour d'après"...
-
Macron et l’effacement de la dette africaine : de la poudre de perlimpinpin...
Lors de sa dernière allocution télévisée le 13 avril, Emmanuel Macron a fait une déclaration étonnante : « Nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique à lutter contre le virus plus efficacement, les aider aussi sur le plan économique en annulant massivement leur dette. » Aussitôt, certains ont crié au loup sur les réseaux sociaux, demandant que l’on fasse de même pour les entreprises françaises. Mais derrière les effets d’annonce, qu’en est-il vraiment ? Peut-on compter réellement sur Macron pour annuler gentiment et sans contrepartie les dettes des États africains ?
