Au lendemain d’une grève générale remarquable d’une journée à Minneapolis pour protester contre le meurtre de Renee Nicole Good par des agents fédéraux, le 24 janvier ces derniers ont assassiné une deuxième personne, Alex Jeffrey Pretti, infirmier en soins intensifs au Veterans Affairs Medical Center.
NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 11
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Minneapolis : grève générale et nouvel assassinat par des agents fédéraux...
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Iran : Solidarité internationale face à la répression et aux menaces de guerre...
La République islamique d’Iran réprime dans le sang le soulèvement populaire. Les menaces d’intervention militaire impérialiste se font de plus en plus pressantes. Il est urgent de construire une solidarité internationaliste avec les luttes populaires en Iran.
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Rojava : Solidarité avec les Kurdes de Syrie...
Sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, les attaques contre les Kurdes de Syrie se multiplient dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est plus que jamais nécessaire.
Au lendemain de la libération de la Syrie et de la chute d’Assad, l’Armée nationale syrienne (ANS) et l’armée turque attaquaient les villes de Kobané et de Manbîj, au Rojava. Malgré les discussions sur le statut du Rojava, un an plus tard, Kobané est à nouveau assiégée, Alep a été le siège d’une nouvelle bataille pour reprendre les deux quartiers à majorité kurde, forcer les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde) et les Kurdes à quitter la ville. De nombreux massacres ont eu lieu lors de cette bataille.
Vers une Syrie centralisée et unifiée
Cette nouvelle bataille d’Alep scelle le rapprochement du dirigeant syrien Ahmed al-Charaa avec la Turquie mais surtout la volonté du pouvoir à Damas de reprendre le contrôle sur l’essentiel du territoire. L’influence turque est évidemment notable dans ce conflit : les drones turcs ont appuyé les troupes de Damas dans cette offensive, la Turquie bombarde le Rojava et participe au siège de la ville de Kobané. Erdogan cherche à en finir une fois pour toutes avec le Rojava après avoir mis au point mort le nouveau processus de paix avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), tout en maintenant sa répression contre le DEM (parti pro-kurde) et ses opposants politiques.
Mais, plus profondément, cette nouvelle situation illustre la volonté du gouvernement de transition syrien d’une Syrie centralisée et unifiée, jouant sur les particularismes des différentes minorités ethniques ou religieuses, quand il n’attise pas les conflits contre Druzes, Alaouites ou Yézidis.
La cause kurde abandonnée par les puissances impériales
L’Administration autonome du nord-est de la Syrie (AANES) ou Rojava, à majorité kurde, devait incarner un contre-modèle aux politiques coloniales et impériales qui sévissent dans le Levant. Le Rojava a essayé de mettre en place une organisation politique avec comme piliers : le droit à l’autodétermination des peuples, le fédéralisme, le féminisme et l’écologie. Ce projet s’est heurté aux différentes réalités de l’impérialisme local et international. Longtemps soutenue par les États-Unis lorsqu’il fallait se débarrasser de l’État islamique, la cause kurde a été abandonnée par ces mêmes puissances impériales qui font semblant de les soutenir. La France dit qu’elle n’abandonnera pas les Kurdes, mais n’a jamais reconnu diplomatiquement l’AANES, et Macron s’aligne sur Trump et l’Union européenne (Ursula von der Leyen était à Damas le 9 janvier), donnant 600 millions d’euros pour aider à la reconstruction de la Syrie alors que la guerre était en cours à Alep.
Soucieux de se démarquer de son passé djihadiste et de ménager son image auprès des Occidentaux, al-Charaa s’est mis en scène le 16 janvier en reconnaissant la co-officialité du kurde, son enseignement dans les écoles, leur accordant la nationalité syrienne tout en les invitant à « participer à l’édification du pays ». Dans le même temps, l’armée appelait les FDS à « revenir vers leur État », c’est-à-dire l’intégration dans l’armée syrienne. Cette position a le soutien des États-Unis. La situation actuelle est celle d’un cessez-le-feu précaire. En outre, dans les zones contrôlées par les FDS à majorité arabe, la direction kurde est très contestée.
Le peuple kurde a droit à l’autodétermination
Il est plus que jamais nécessaire de rappeler notre soutien à nos camarades kurdes. Quelles que soient les volontés réelles ou affichées du pouvoir syrien, le peuple kurde a droit à l’autodétermination et à sa propre armée dans un contexte où le pouvoir turc est à la manœuvre.
En Europe, la solidarité s’organise, notamment avec les manifestations, rassemblements et actions de désobéissance civile organisées par la diaspora kurde. La campagne RiseUp4Rojava a mis en place une première caravane partant depuis la France, l’Allemagne et l’Autriche, ces convois se rejoindront à Vienne avant d’aller à la frontière entre la Turquie et Kobané. Des collectes de fonds pour l’AANES ou Roja Sor s’organisent.
Nous continuerons de soutenir les revendications nationales des Kurdes, le droit à l’autodétermination des peuples, le soutien par en bas à la résistance et plus que jamais nous nous opposerons aux impérialismes turc, étatsunien, français et israélien qui convergent à nouveau. Bîjî Berxwedana Rojava !
Commission internationale du NPA-A
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Iran : entre pressions impérialistes et résistance populaire...
Alors que la République islamique d’Iran sort affaiblie d’une guerre éclair menée par Israël et les États-Unis, la contestation intérieure ne faiblit pas. Malgré la répression, les exécutions et le racisme d’État, la société iranienne continue de résister. Trois ans après le mouvement Femme, Vie, Liberté, le régime est plus isolé que jamais, pris en tenaille entre la pression impérialiste et les résistances populaires.
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Israël démolit les bâtiments du siège de l’UNRWA à Jérusalem-Est...
Mardi 20 janvier, des bulldozers israéliens ont commencé la démolition, sans avertissement, des bâtiments du siège de l’UNRWA à Jérusalem-Est, après une perquisition de force en décembre 2025 et une expulsion des travailleurEs en 2024.
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Ruée sur les mines en Guyane...
Dans la séance de questions au gouvernement du 20 janvier, le député de Guyane Jean-Victor Castor (membre du Mouvement de Décolonisation et d’Émancipation Sociale) a alerté sur des demandes d’exploration minière dans le Nord-Ouest de la Guyane. Elles sont symptomatiques de politiques coloniales d’accaparement de ressources et d’extractivisme au nom de la « transition énergétique ».
Trois demandes de Permis Exclusif de Recherche (PER) de mines ont été déposées fin 2025 par la société EURO STRATMET sur une surface de 253 km² en Guyane. Un PER autorise une entreprise à faire des recherches de gisements et lui donne l’exclusivité des explorations. S’il n’autorise pas directement d’exploiter les ressources, c’est la première étape puisqu’il existe ensuite une procédure dérogatoire en Guyane permettant d’ouvrir une mine de moins de 25 hectares sans demander de titre minier.
Une politique coloniale
L’entreprise qui demande ces PER, créée fin 2024 dans la Drôme, n’a pas de salariéE, comme d’autres entreprises du même patron. La situation a tout l’air d’un montage financier dans le but de verrouiller l’exploration minière dans une grande région de la Guyane et de spéculer dessus. Elle s’engouffre dans la brèche ouverte par Macron et sa « stratégie de souveraineté » sur l’exploitation de métaux, en particulier pour l’industrie de l’armement, qui passe notamment par un inventaire des ressources minières en Guyane lancé début 2025.
Jean-Victor Castor dénonce un « droit minier à deux vitesses » où les entreprises locales font face à des procédures longues et à des refus systématiques, quand les demandes des entreprises extérieures sont traitées en quelques mois. Si l’exploitation minière doit être fortement contrainte, il est inadmissible que les ressources soient accaparées par des entreprises occidentales, sans transparence et sans contrôle par les habitantEs des régions concernées qui paient le prix des conséquences désastreuses sur l’environnement. Il s’agit d’un pillage organisé.
La « transition énergétique » à la rescousse du capitalisme
Ces explorations concernent du tantale, du niobium, du lithium et des terres rares. Ces métaux jouent un rôle essentiel en microélectronique, dans l’armement, et dans la production et le stockage d’électricité. Leur exploitation est généralement justifiée par le besoin de sortir des énergies fossiles sans prendre en compte les dégâts de l’extractivisme. Comme l’écrit la journaliste et philosophe Célia Izoard, « tout indique qu’on est en train d’enfouir la crise climatique et écologique au fond des mines, dans un impensé qui permet de gagner du temps ».
Face à la destruction du vivant, la soi-disant « transition énergétique » est une fausse réponse dont le but est de maintenir la production globale en remplaçant les énergies fossiles par des métaux. L’enjeu n’est pas technique mais politique : il faut réduire drastiquement la consommation d’énergie et de ressources dans les pays du Nord global par la décroissance écosocialiste de la production.
Commission nationale écologie
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Le Nigéria frappé par les États-Unis, la politique de la canonnière...
Si l’agression du Nigeria par les États-Unis est passée relativement inaperçue, elle n’en est pas moins inquiétante, en ce qu’elle révèle la propension de Trump à bafouer le droit des pays par pur calcul politique.
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Des peuples sans État face à des États sans peuple : une lecture kurde des solidarités empêchées au Moyen-Orient...
Dans les approches géopolitiques dominantes du Moyen-Orient, les États-nations et leurs élites continuent de structurer l’analyse, reléguant au second plan les subjectivités politiques des peuples sans État. Cette marginalisation épistémique invisibilise les résistances de communautés subalternisées, telles que les Kurdes, peuple de près de quarante millions d’individus répartis entre l’Iran, la Turquie, la Syrie et l’Irak.
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L’extension de l’hégémonie américano-israélienne au Moyen-Orient...
Les trois articles suivants sont issus d’une soirée du Centre d’études marxistes, le 13 octobre 2025. Ces formations visent à la fois un objectif d’autoformation et de réflexion critique. Elles empruntent donc beaucoup à des travaux préexistants de camarades issu·es ou non de notre courant. Les autrices et auteurs y exposent l’état du Moyen-Orient deux ans après le 7 octobre 2025.
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Multiplication des agressions racistes en bande organisée...
À Décines-Charpieu, un lycéen de 17 ans a été violemment agressé lundi 19 janvier par plusieurs individus cagoulés alors qu’il se rendait en cours : frappé, insulté, rasé, le visage lacéré. Le fait qu’ils aient agi en groupe, masqués, avec des pratiques d’humiliation et d’intimidation, ne doit rien au hasard. Comme à Nice, en décembre dernier, où une quinzaine d’hommes cagoulés ont attaqué des jeunes en proférant des insultes racistes dans le Vieux-Nice, ces violences portent la marque de groupes organisés.
Elles s’inscrivent dans un continuum qui va jusqu’au meurtre raciste commis récemment près de Lyon, où le corps d’un jeune homme de 20 ans a été retrouvé dans un étang, et pour lequel une information judiciaire a été ouverte du chef de meurtre en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion.
Ce continuum raciste est rendu possible par un contexte politique, médiatique et institutionnel où le racisme se déploie en toute impunité. La stigmatisation permanente des personnes racisées, des musulmanEs et des migrantEs, les politiques sécuritaires et islamophobes de l’État, l’impunité policière et judiciaire, favorisent ces passages à l’acte. La mort d’El Hacen Diarra au commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris rappelle que le racisme tue d’abord par la violence d’État.
Dans le même temps, le gouvernement choisit de dissoudre des organisations antifascistes, comme la Jeune Garde, dont le rôle est précisément de lutter contre les groupes d’extrême droite violents et d’empêcher les agressions racistes, plutôt que de s’attaquer au racisme institutionnel. Pire encore, il en est un acteur central, tandis que les médias dominants et les responsables politiques déroulent le tapis rouge aux thèmes du Rassemblement national.
Face à cette situation, une riposte collective et unitaire est indispensable. La mobilisation antifasciste et antiraciste massive à Nice le 17 janvier montre que c’est possible qu’une riposte collective existe et qu’une partie de la société refuse de laisser l’extrême droite et le racisme s’installer dans l’espace public. Nous refusons la banalisation et le silence. Il faut nommer les violences racistes pour ce qu’elles sont, combattre les groupes qui les organisent, mettre fin à l’impunité dont ils bénéficient et combattre le racisme d’État.
Agir partout, s’organiser collectivement, renforcer les solidarités, rejoindre et renforcer les cadres antiracistes et antifascistes : c’est une urgence. L’unité et la détermination contre le racisme et le fascisme sont la seule réponse à la hauteur. Pour que la peur change de camp.
Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à participer aux deux mobilisations organisées le dimanche 25 janvier :
Paris (75) : Marche « Justice et vérité pour El Hacen Diarra », 14h au Foyer des Muriers. Métro Père Lachaise.
Lyon (69) : Rassemblement « Justice pour Ismael Aali », 15h devant le Palais de Justice des 24 colonnes.