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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 10

  • Premières ripostes au démantèlement de l’État-providence par Trump et Musk...

    Le président Donald Trump et son homme de main, le milliardaire Elon Musk, ont démantelé l’État-providence américain, en fermant des agences et en licenciant des dizaines de milliers d’employéEs fédéraux. Leur opération de démolition laisse les travailleurEs sans revenus et prive les enfants, les personnes handicapées et les personnes âgées de soutien et de services. 

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  • Nos propositions pour une agriculture paysanne...

    Changer le système agricole productiviste dopé à la pétrochimie, destructeur d’emplois et aggravant la crise écologique, est une nécessité.

    Nous avons besoin d’une agriculture paysanne à taille humaine, créatrice d’emplois et rémunératrice, produisant des aliments de qualité, soutenant le vivant. Cette alternative est un rempart contre les bio-agresseurs et contre le changement climatique. Pour cela, nous préconisons :

    1- D'offrir aux paysanNEs et aux travailleurEs de l’agro­alimentaire de meilleures conditions de travail et de revenus ;

    2- De développer des circuits courts de production, de transformation et de distribution, avec des ateliers de fabrication et des marchés locaux sous le contrôle des producteurEs, pour permettre la reconstitution d’un tissu économique de proximité détruit par les industries agroalimentaires et la grande distribution ;

    3- De reconstituer des ceintures vivrières autour des villes, pour combattre l’artificialisation des sols et permettre aux urbains de se reconnecter avec les rythmes naturels des productions ;

    4- De nourrir sainement les populations avec des produits bio et écologiques. Ni hectares de serres chauffées de légumes bio, ni productions ou élevages qui reposent sur le travail d’ouvrierEs agricoles malmenéEs, ni élevages hors-sol dont les aliments proviennent de l’autre bout du monde ;

    5- De réduire fortement la consommation de viande ;

    6- D’utiliser des produits locaux sains dans la restauration collective ;

    7- D’instituer un autre mode de gestion du foncier, coopératif, traitant la terre comme un bien commun associant droit d’usage et devoir de prendre soin ;

    8- De développer la formation professionnelle agricole initiale et continue, pour favoriser les reconversions et tenir éloignés les lobbys de la pétrochimie ;

    9- De développer la recherche où paysanNEs et chercheurEs travaillent ensemble.

    Commission nationale écologie

  • J’ai déjà entendu cela...

    Maksym Boutkevytch est un défenseur ukrainien des droits humains, des réfugiéEs et des migrantEs qui, dès l’invasion russe, s’est engagé dans une unité de volontaires à Kiev, le 210e bataillon spécial « Berlingo ». Après l’échec de l’offensive des forces russes sur Kiev, son bataillon fut envoyé dans le Donbass. C’est là que le lieutenant Boutkevytch, « Moses » (Moïse) de son nom de guerre, fut capturé avec huit autres hommes, le 18 juin 2022, et détenu dans la province (oblast) occupée de Louhansk, annexée par la Russie en septembre 2022. Prisonnier de guerre, comme tous les combattants ukrainiens, il fut condamné, en mars 2023, à treize ans de prison, par un tribunal, pour un « crime de guerre » qu’il était censé avoir commis à Sievierodonetsk... où il n’était pas à l’époque. Il est alors incarcéré avec des criminels de droit commun pendant que se déployait une campagne internationale contre ce pseudo-procès et ses mensonges (lire Amnesty International). Il a fait partie des prisonniers libérés en octobre 2024 (lire l’article du « Monde », « En Ukraine, les deux ans de captivité et d’interrogatoires de Maksym Boutkevytch »), et poursuit depuis lors son combat pour la libération de l’Ukraine et contre les discours mensongers de Poutine, comme il le fait dans ce texte.

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  • Violences faites aux enfants : mettre fin à l’inacceptable...

    Le scandale de l’établissement scolaire Notre-Dame de Bétharram remet sur le devant de la scène les violences faites aux enfants. La Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) avait déjà rendu en 2023 un rapport accablant. Aujourd’hui, c’est bien la complicité de l’État, jusqu’au plus haut niveau, qui est mise en lumière.

    À Bétharram, il y a plus d’une centaine de plaintes, les faits s’étalent sur plusieurs décennies et ne sont pas isolés. Dans cette école privée catholique les violences sont institutionnalisées, encouragées comme méthode éducative. On ne parle pas seulement de brimades (qui seraient déjà inacceptables) mais de violences physiques, sexuelles et de viols.

    Des violences d’une ampleur inimaginable

    En 2023, la Ciivise  estimait à 160 000 le nombre d’enfants victimes de violences sexuelles chaque année et à 5,4 millions le nombre d’adultes agressés dans leur enfance. Dans 97% des cas les agresseurs sont des hommes et 81 % des agressions sont commises par des membres de la famille.

    Sur les 11 % d’agressions commises dans dans un cadre institutionnel par un adulte, 25 % le sont par un religieux, 19 % par un professionnel de l’éducation et 8 % par un entraîneur sportif.

    Les femmes sont souvent en première ligne pour les constater, en particulier les mères. Il est anormal que lorsqu’elles dénoncent les faits d’inceste de leur conjoint, elles soient accusées “d’aliénation parentale” puis de “non-présentation d’enfant” si elles refusent de confier leur enfant au parent agresseur.

    C’est tout un système qui permet de telles violences

    Depuis le mouvement #metoo, les femmes ont enfin réussi à faire entendre leur voix lorsqu’elles dénoncent les violences qui leur sont faites. On estime à 94 000 le nombre de femmes victimes de viol ou tentatives de viol chaque année soit presque deux fois moins que les enfants. Pourtant, aujourd'hui encore le silence garantit l’impunité pour les agresseurs d’enfants que ce soit dans la famille ou les institutions éducatives.

    Ces violences sont rendues possibles par un système de domination patriarcal qui donne une toute-puissance aux hommes pour exercer des violences, y compris sexuelles. C’est également un système de domination des adultes sur les enfants qui nie leur droit de s’exprimer, qui délégitime totalement leur parole.

    L’affaire Bétharram montre à quel point l’ensemble de la société est gangrené jusqu’au plus hauts niveaux : Église catholique, Justice, fonctionnaires des ministères, ministres…

    En finir avec toutes les violences patriarcales !

    Nous devons  prendre en compte dans nos luttes ces violences contre les enfants car elles sont aussi le produit terrible du patriarcat. Il faut briser la loi du silence, refuser d’être complices de ces agressions et être solidaires des victimes. Nous devons nous battre pour faire reconnaître la voix des enfants. Cela passera par leur donner la place d’acteurEs qui doit être la leur. Il faut développer des espaces de parole, de démocratie, des débats, à l’école et dans les familles. Il est urgent de mettre en œuvre une éducation non sexiste, qui éduque au respect des corps et du consentement, dès le plus jeune âge pour enrayer ce fléau des violences. Repenser une éducation réellement émancipatrice est une nécessité pour protéger les enfants dès aujourd'hui et surtout pour construire une société débarrassée de tous les rapports de domination.