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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 14

  • Italie : la victoire écrasante au référendum constitutionnel dit NON au projet autoritaire de Meloni ...

    Avec une affluence record, proche de 60 %, et le rôle décisif de la jeunesse, l’Italie a dit NON à la réforme constitutionnelle de la justice proposée par le gouvernement Meloni. Le Non a une charge symbolique très forte car, au-delà de la défense de la Constitution et de l’indépendance de la justice, les citoyen·nes ont exprimé un rejet frontal des politiques autoritaires menées par l’extrême droite.

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  • Dans un laboratoire du fascisme en France, l'urgence de lutter et faire front unique ensemble !

    L’engagement du NPA-A 06 dans les municipales 2026
    Nous nous sommes engagé·es auprès de la liste Nice Front Populaire pour soutenir l’union des forces de la gauche sociale et politique, défendre un programme de progrès social, inclusif et émancipateur, et proposer une véritable alternative face au projet mortifère de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. Malgré la déception de dimanche (8,95 %), nous pouvons être fier·es, au terme de cette campagne, de l’ensemble du travail que nous avons réalisé et des liens que nous avons tissés entre les composantes de la gauche qui combat et continue de croire au changement : la jeunesse, les militant·es de terrain et des mouvements sociaux, solidaires avec les migrant·es et les Palestinien·nes, dans les associations et les syndicats, les citoyen·nes engagé·es, les artistes… Ce cadre est un support précieux et indispensable pour les luttes de demain : préservons-le !
     
    Le lit du fascisme et l’irresponsabilité de la « gauche » droitisante
    La percée inédite de l’extrême droite à Nice (43 %) aurait dû appeler à la responsabilité, et notamment à la discussion immédiate d'alliances techniques, comme on a pu en voir l'émergence dans plusieurs autres grandes villes françaises. L'union des listes de la gauche modérée à l'extrême gauche, incluant les groupes citoyen·nes également, n'est pas seulement une stratégie de regroupement d'électorats différents, c'est l'installation d'une dynamique qui est réclamée par la base. Comme on a pu le voir à Marseille, avec des manifestations spontanées appelant à l'union des listes, ou avec l'engouement citoyen autour du NFP, qui a permis de créer de nombreuses initiatives locales qui ont perduré dans le temps, les citoyen·nes ont pris la mesure de la gravité du moment, du tournant fascisant que prend notre société, et souhaitent se regrouper derrière un bloc solide. Nous aurions dû nous donner les moyens d'une lutte réelle contre l'extrême droite, pas d'un grappillage de miettes que laisseront Estrosi et Ciotti dans leur sillage, pas d'un calcul de boutiquier pour la préservation de quelques postes municipaux. Nous aurions dû pouvoir dire à notre électorat : nous avons conscience de ce qui sépare nos partis, mais aussi de ce qui nous réunit, et nous sommes prêt·es à discuter dans un cadre unitaire, pour ne plus laisser place à l'alliance mortifère du fascisme et du capitalisme. 10700 électeur·ices ont fait confiance à l'union de Viva!, de LFI, du NPA-A, et tant d'autres, et 14 300 à l'union du PCF, du PS, et d'EELV. Combien de plus auraient pu être convaincu·es en cas d'union ? Combien de "votes utiles" en faveur d'Estrosi auraient pu rejoindre la création d'une véritable force d'opposition ? A l'aube du basculement de la 5ème ville de France aux mains du fascisme, le bilan des campagnes des "gauches" ne peut se passer d'une remise en question profonde des fonctionnements internes, des logiques de partis, de l'individualisme qui gangrène nos luttes, et de notre perméabilité à la propagande d'extrême droite qui construit nos divisions internes au lieu de resserrer nos rangs. Et pendant que le "Front Populaire" se déchire, la fascisme progresse, et l'union des droites se renforce. Nous n'abandonnerons pas notre volonté politique de création d'un cadre unitaire : que les partis de gauche modérée refusent ce cadre, fassent cavaliers seuls, trahissent des alliances, c'est leur droit d'être irresponsables. La porte sera toujours ouverte, la main toujours tendue, leurs militant·es toujours bienvenu·es. La gauche de rupture, radicale et antifasciste, sera exemplaire dans sa solidarité avec toutes les victimes du fascisme, même celles qui ont, par leur aveuglement, réagi trop tard à son arrivée au pouvoir.
     
    Construire les résistances de demain
    Avec l'élection de Ciotti, nous assistons au naufrage d’une ville populaire et plurielle, un laboratoire où seront expérimentées demain les pires politiques antisociales qui paupérisent et violentent les populations les plus vulnérables. Mais ne nous résignons pas. Il nous faut garder la tête froide et reprendre la lutte, unique remède pour inverser le cours des choses qui paraît écrit d’avance. Face au rouleau compresseur, il y a une nécessité vitale de se réunir, de s’auto-organiser, de créer des cadres apartisans et de préparer l’autodéfense populaire contre la violence fasciste. Notre priorité est la création de solidarités et de cadres de résistance antifasciste partout, dans la rue, nos lieux de travail et d’étude, entre les organisations, les syndicats et à la base. Faisons converger les luttes et poursuivons notre combat contre les oppressions systémiques et l’exploitation capitaliste. Le NPA-A 06 continuera de lutter pour la jeunesse, les opprimé·es et les exploité·es : la solidarité est notre principale force.

  • Le NPA-l'Anticapitaliste au second tour des municipales 2026...

    Le NPA-A a obtenu un nombre significatif d’éluEs dès le premier tour de ces élections. Nous reviendrons plus en détail sur l’ensemble de nos résultats dans les semaines à venir. Pour l’heure, nous mettons l’accent sur plusieurs communes où le NPA-A est engagé dans des listes présentes au second tour, dans des configurations locales variées.

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  • Guerre contre l’Iran : une opération impérialiste aux conséquences globales...

    La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’inscrit dans une escalade impérialiste au Moyen-Orient. Au-delà des objectifs affichés, elle vise à renforcer la domination régionale et le contrôle des ressources énergétiques. Ses effets sur les populations sont dramatiques et ses conséquences économiques sont globales.

    Dossier coordonné par la rédaction

  • Pour Nahel, contre l’impunité policière et les dénis judiciaires...

    Le 21 mars à Nanterre, une marche est appelée pour Nahel et contre les violences policières. Dans un contexte de dénis de justice répétés, cette mobilisation s’inscrit dans une séquence de luttes contre le racisme d’État.

    Le 27 juin 2023, Nahel Merzouk, 17 ans, était tué d’une balle tirée à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier. Près de trois ans plus tard, l’affaire reste emblématique des violences policières et du traitement judiciaire qui les accompagne. Le 5 mars, la cour d’appel de Versailles a requalifié les faits : le policier ne sera pas jugé pour meurtre, mais pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

    Une requalification qui organise l’impunité

    Cette requalification réduit la peine encourue, modifie la juridiction saisie — plus de cour d’assises ni de jury populaire — et redéfinit le cadre même du procès. Alors même que le tir a été effectué à très courte distance, dans une zone vitale, la justice choisit d’écarter l’intention homicide, en s’appuyant sur le contexte d’« opération policière ».

    Ce choix suscite une légitime indignation. La mère de Nahel l’a exprimé avec force : « ils le tuent une deuxième fois ». Les avocatEs des parties civiles dénoncent une « qualification au rabais » et une décision politique visant à éviter qu’un policier soit jugé pour meurtre. Toutes les parties — parquet, défense, famille — ont formé des pourvois en cassation.

    Au-delà de ce dossier, c’est un fonctionnement structurel qui est en cause : la difficulté à faire reconnaître pénalement la responsabilité dans les violences policières, qui contribue à installer une exception qui vaut exemption. 

    Une mobilisation nécessaire

    En février, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu dans l’affaire Adama Traoré, malgré des années de mobilisation et la reconnaissance d’un lien entre l’interpellation et la mort. Là encore, aucune condamnation.

    C’est donc pour Nahel mais pas seulement, que nous appelons à participer à la marche du 21 mars à Nanterre, à l’initiative du collectif Justice pour Nahel. « Pour Nahel, pour tous nos enfants, pour toutes les victimes de violences policières », l’appel invite à marcher pour « la dignité, la vérité et la justice ».

    Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des manifestations contre le racisme du 14 mars, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers le pays (voir ci-contre l’acturama).

    Face à l’impunité, seule la mobilisation collective peut imposer un rapport de force contre un système qui produit et protège ces violences. La lutte contre le racisme institutionnel est une composante centrale de la résistance à la fascisation.

    Commission nationale antiracisme

  • Le 22 mars, pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !

    Le premier tour de ces élections municipales s’est déroulé dans un contexte d’offensive contre la gauche, les antifascistes et LFI après la mort du jeune militant fasciste Quentin Deranque à Lyon.

    Vers l’union des droites ?

    Alors que le macronisme se prend une nouvelle gifle, les résultats montrent l’implantation et la progression de l’extrême droite. Les sortants du RN sont partout largement réélus. À Marseille, il arrive en deuxième position avec 35 % des voix et peut gagner la ville. À Paris, la fasciste Knafo fait plus de 10 %.

    Le RN se sert de ces élections municipales pour renforcer sa stratégie d’union des droites. Dimanche, Bardella appelait à la fusion avec les « listes de droites sincères ». Certains ont bien compris l’appel du pied. Rachida Dati, à Paris, a ainsi lancé le soir même un appel au rassemblement à la liste LR mais aussi à Knafo de Reconquête, qui s’est depuis retirée pour la faire gagner.

    De bons résultats pour la gauche de rupture

     

    Mais ce n’est pas une fatalité. Le score des listes d’une gauche de rupture avec les politiques libérales est un point d’appui dans de nombreuses villes.

    Là où la droite et l’extrême droite peuvent gagner ou conserver des municipalités, comme à Paris, Marseille, Angers ou Toulon, il était de la responsabilité des listes de gauche arrivées en tête de réussir les conditions de l’union. Face à l’extrême droite, le NPA-A a appelé depuis le début au rassemblement de la gauche, comme avec le NFP en 2024.

    En refusant un accord national au soir du premier tour, la responsabilité du PS et de ses alliés est énorme dans le risque de victoire de la droite ou de l’extrême droite dans de nombreuses villes. Heureusement, cette unité a malgré tout pu se faire ailleurs, à Toulouse, Nantes, Tours ou Lyon, quoiqu’en disent Faure, Glucksmann ou Hollande (dont la liste à Tulle fusionne avec LFI) !

    Se mobiliser pour le deuxième tour 

    La gauche politique, syndicale et associative doit organiser des mobilisations et initiatives de rue entre les deux tours et mobiliser les quartiers populaires, la jeunesse et les travailleurEs. Pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !

    Mais dès le 23 mars, il faudra se retrouver pour mener les luttes unitaires et radicales contre l’extrême droite et le racisme. Cela suppose de reconstruire, dans les quartiers populaires, les lieux d’études et de travail, des solidarités concrètes, de renforcer les mobilisations sociales, de remporter des victoires face au gouvernement et au patronat, et de mener la bataille contre les idées réactionnaires. Construisons un front large de riposte antifasciste.