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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 15

  • Municipales : front antifasciste contre l'extrême droite...

    Le premier tour de ces élections municipales s’est déroulé dans un contexte de fascisation globale en France et vient clore une séquence d’offensives brutales de l’extrême droite, où la droite « républicaine » a fait  sauter de nombreuses digues. 

    Alors que le camp macroniste se prend une gifle électorale, les résultats dans de nombreuses villes montrent l’implantation et la progression dangereuse du RN et des extrêmes droites. Dans plusieurs dizaines de villes, les listes du Rassemblement national sont en tête. À Perpignan, Louis Aliot est réélu dès le premier tour, tout comme les maires RN d’Hénin-Beaumont, de Hayange et de Fréjus.

    L’extrême droite entend se servir de ces élections municipales comme d’un tremplin pour accéder au pouvoir et renforcer sa stratégie d’union des droites. Bardella appelle ce soir à la fusion avec les « listes de droites sincères ». Il va même jusqu’à proposer le désistement du RN lorsque ces listes sont en tête. 

    Mais cette progression n’est pas une fatalité. Là où la droite et l’extrême droite peuvent gagner ou conserver des municipalités, comme à Paris, Marseille, Angers ou Toulon… Il est de la responsabilité des listes de gauche arrivées en tête de réussir les conditions de l’union. Le NPA-A appelle au rassemblement de la gauche, comme avec le NFP en juin 2024. La gauche politique, syndicale et associative doit tenter d’organiser des mobilisations et initiatives de rue entre les deux tours et mobiliser les quartiers populaires, la jeunesse et les travailleur.euses. Pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !

    D’autant que la gauche radicale peut convaincre : la France Insoumise réalise de bons scores alors qu’elle est, depuis plusieurs semaines, la cible d’un acharnement médiatique sans précédent. Elle l'emporte même à Saint-Denis dès le premier tour avec la liste portée par Bally Bagayoko. Dans de nombreuses villes, le NPA-A a fait le choix de l’unité avec LFI ou d’autres formations de gauche, autour d’un programme social, écologique et démocratique ambitieux. Nous enregistrons de bons scores comme à Alençon où la liste Gauche Unie a réuni 15,2% des voix, à Toulouse où la liste porté par François Piquemal fait plus de 25% ou encore à Gérardmer où nos camarades ont fait 19,5% !

    Alors que LFI propose un front antifasciste électoral pour ce second tour, le sectarisme du PS et de Place Publique mène toute la gauche dans le mur. En refusant nationalement l’unité de la gauche, le PS fait le jeu du Rassemblement national et de la droite. Dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser des villes gagnables aux mains de la droite. Pour les communes et leurs habitantEs. Mais aussi parce que chaque espace compte pour organiser la résistance.

    Dès le 23 mars, les organisations politiques, syndicales, associatives, les collectifs vont devoir  se retrouver pour mener la lutte contre les idées et politiques racistes et violentes  des extrêmes droites et de leurs alliées. Cela suppose de reconstruire dans les quartiers populaires, les lieux d’études et de travail, des solidarités concrètes, de renforcer les mobilisations sociales, de remporter des victoires sur le terrain face au gouvernement et au patronat, et de mener la bataille politique contre les idées réactionnaires. Construisons une riposte militante partout dans les villes, les quartiers, les lieux d’études et les entreprises. 

    No Pasaran ! 

  • Budget 2026 : Transphobie d'état...

    Le budget 2026, adopté par le recours au 49.3 par le gouvernement, introduit de nouvelles mesures de casses sociales qui comportent une disposition transphobe. Ainsi, à compter du 1er mars, il faut payer 50 euros pour saisir un tribunal judiciaire ou les prud’hommes. Ainsi, il sera nécessaire de payer 50 euros pour tout changement d’état civil. 

    Il s’agit d’une nouvelle attaque à l’autodétermination des personnes trans. La procédure actuelle est lourde et complexe. Les personnes trans doivent réunir des preuves, compléter un dossier administratif long et attendre la décision d’un magistrat. Cette procédure est dénoncée par de nombreuses associations, institutions internationales et organisations de défenses des droits humains. 

    Cette disposition précarise d’autant plus les personnes trans. Dans la France de Macron, lorsqu’on est unE étudiantE, unE jeune travailleurEUSE précaire ou au chômage, 50 euros représente beaucoup. 

    Il est nécessaire de lutter pour un changement d’état civil libre, gratuit et sur simple demande sans dépendre d’une décision du tribunal comme le revendique la campagne juge pas mon genre de l’association Toutes Des Femmes. Nous devons nous mobiliser pour l’autodétermination complète des personnes trans. 

    Jeunesses Anticapitalistes

  • Macron relance l’arme atomique...

    En annonçant une « dissuasion avancée » et un renforcement de l’arsenal nucléaire, Macron relance la logique de course aux armements et tourne le dos aux politiques de désarmement.

    Le 2 mars, sur la base opérationnelle de l’Île Longue, devant le dernier sous-­marin nucléaire, le Téméraire (!), Macron a annoncé un tournant décisif dans la ­doctrine d’emploi de l’arme nucléaire.

    Dissuasion nucléaire renforcée et étendue

    Jusqu’à présent, la dissuasion nucléaire était étroitement liée à une vision gaullienne de l’indépendance nationale (nourrissant le fantasme d’une France puissante et respectée). Aujourd’hui, la « dissuasion avancée » étendrait le parapluie nucléaire à plusieurs pays européens. Les armes nucléaires permettraient de faire de la gesticulation « nucléaire » en déployant des avions français équipés de leurs ogives nucléaires chez les partenaires européens.

    Macron annonce en même temps une augmentation et une modernisation des ogives nucléaires, ainsi que la construction d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins.

    Ce renforcement de l’arsenal nucléaire n’a aucune justification, puisque nous disposons déjà de suffisamment de ressources pour anéantir n’importe quel agresseur… et la planète entière !

    Une bombe utilisable sur le champ de bataille

    Pour le président, l’arme nucléaire ne serait plus l’arme de dernier recours contre un éventuel agresseur, mais pourrait être considérée comme une arme de bataille. Il utilise même la notion d’« ultime avertissement », un concept nouveau, très discutable et très dangereux : un pas vers son emploi possible.

    Avec cet affaiblissement de la frontière entre armes classiques et arme nucléaire, Macron s’inscrit de manière explicite dans un nouvel âge de l’arme nucléaire : « Le demi-siècle qui vient sera un âge d’armes nucléaires », un horizon dominé par le nucléaire où Macron/Zeus serait investi du pouvoir de vie et de mort…

    Un virage à l’opposé du désarmement

    Cette prise de position de la France est un signal fort de participation à la course aux armements nucléaires. Cette banalisation de l’arme nucléaire (et de son usage) rend progressivement acceptable ce qui devrait rester impossible.

    Alors que les tensions géopolitiques sont à leur niveau maximum, mettant en jeu des puissances nucléaires (Russie, États-Unis, Israël, Inde, Pakistan), il est urgent de relancer une politique internationale de désarmement nucléaire. Comment les diplomaties française et européenne pourront-elles défendre de manière crédible la non-prolifération lors de la prochaine conférence d’examen du TNP (Traité de non-prolifération), du 27 avril au 22 mai, tout en valorisant l’intérêt des armes nucléaires pour leur propre sécurité ?

    Absence de débat démocratique

    Aucune consultation parlementaire n’a précédé cette annonce et aucun débat à l’Assemblée nationale n’est programmé. Le président prévient qu’aucune information ne sera donnée quant au nombre d’ogives nucléaires supplémentaires. De même, les négociations sur les conditions d’emploi entre pays européens (notamment avec le Royaume-Uni, autre puissance nucléaire européenne) se mèneront à l’écart des instances de débat public.

    Pour stopper la dérive militariste des dirigeants de l’UE, le mouvement contre l’armement nucléaire doit se mobiliser et réagir vite et fort — en lien avec le mouvement anti-guerre, les associations contre le nucléaire civil et tous nos partenaires européens.

  • Trump veut affamer et recoloniser Cuba, solidarité avec le peuple cubain !

    Non à l’asphyxie de Cuba ! 

    Après l’écrasement de Gaza, dans la foulée de l’agression contre le Venezuela et avant la guerre conjointe avec Israël contre l’Iran, Donald Trump a décrété « l’état d’urgence national » contre Cuba. Dans les faits, il interdit toute livraison de pétrole à Cuba, qui a besoin de 100 000 barils par jour (et n’en produit que 40 000). Depuis l’attaque contre le Venezuela, Cuba a vu sa principale source d’approvisionnement se tarir. Le Mexique a également interrompu les livraisons sous pression étatsunienne. Sans pétrole, impossible de faire fonctionner les transports, les usines, les hôpitaux, l’électricité dans les foyers, les écoles. Trump veut littéralement asphyxier l'île et son peuple. Cette décision condamne la population à voir s’aggraver dramatiquement des conditions de vie déjà très difficiles — conséquences dévastatrices de l’embargo économique imposé par Washington depuis plus de six décennies, renforcé sans cesse ces dernières années. Cette politique, combinée aux suites de la crise Covid, aux ouragans à répétition, s’ajoute à la pénurie alimentaire et à l'aggravation de la pauvreté et des inégalités sociales.

     

    Non à une contre-révolution et à la recolonisation !

    Trump promeut une politique de revanche impériale contre la révolution de 1959. Il vise l’effondrement du système cubain, voire une capitulation du gouvernement, et veut en faire payer le prix fort à sa population. L’escadre aéronavale US mobilisée depuis des mois croise toujours dans la mer des Caraïbes, prête à agir pour faire pression ou intervenir militairement, si besoin.

    Le peuple cubain ne peut recevoir que le pire de l’impérialisme. Il ne peut pas attendre grand-chose non plus de ces faux amis que sont les gouvernements russe et chinois. Il ne peut compter que sur la solidarité internationale des peuples pour arrêter Trump, et sur lui-même pour résoudre ses problèmes économiques, sociaux mais aussi politiques. Par son silence sur la catastrophe humanitaire en cours comme sur le blocus, le gouvernement français (comme d'ailleurs les autres gouvernements européens) se rend complice de cette infamie. C'est aussi le cas des banques françaises qui participent à l’étranglement financier de Cuba.

    Solidarité internationaliste !

    Le NPA-A appelle les forces politiques et syndicales, les organisations du mouvement social en France et en Europe, les citoyenNEs à se mobiliser en solidarité avec Cuba.

    La politique impérialiste de Trump vise à étrangler l'île et menace la souveraineté de tous les peuples d’Amérique latine : solidarité internationaliste avec les résistances du peuple cubain !

    Mettons en échec Trump et sa politique mortifère !

  • Le 14 mars, contre le racisme et le fascisme !

    Nous assistons à une accélération de l’offensive idéologique de l’extrême droite. La facilité avec laquelle les fascistes ont imposé leur narratif des affrontements de Lyon contraste avec le silence qui entoure les victimes de crimes racistes et les violences policières. L’inversion des discours et des valeurs, visant à faire de la gauche combative une menace pour la démocratie, atteint des sommets.

    Le fond de l’air est brun

    La banalisation de l’extrême droite libère la violence qui est en elle : des locaux syndicaux, associatifs, des permanences politiques sont attaqués, des militantEs et éluEs de gauche sont agresséEs. À Strasbourg, la liste municipale que nous soutenons a dû se retirer face aux menaces de mort dont elle était l’objet.

    L’accélération de la fascisation est aussi alimentée par le contexte international. Après Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Liban, l’agression contre l’Iran est le dernier épisode d’une offensive débridée des puissances impérialistes, États-Unis en tête. Elle porte en elle le racisme colonial, pour qui la vie des peuples vaut moins que les intérêts des grandes puissances.

    Dans la rue et dans les urnes, unité et résistance

    Les leviers de résistance existent : après les mobilisations féministes réussies du 8 mars, nous reprendrons la rue le 14 mars avec la Marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État. Il faut que nous soyons les plus nombreux/euses possible contre l’offensive réactionnaire de l’extrême droite et du gouvernement.

    Le lendemain, au premier tour des municipales, il faudra voter massivement pour les listes de la gauche de combat, qui portent des mesures d’urgence sociale pour les classes populaires, qui défendent les biens communs contre la prédation capitaliste et qui combattent sans concession le racisme et l’islamophobie.

    La lutte contre la fascisation ne fait que commencer

    Pour reprendre la main, la gauche syndicale, politique et associative doit être unie pour combattre l’extrême droite et ses idées. La bataille se joue sur tous les terrains : dans nos mobilisations féministes, antiracistes et écologiques, comme dans les luttes sociales, pour des conditions de vie décentes, pour l’égalité des droits entre FrançaisEs et étrangerEs, pour l'augmentation des salaires, des pensions, etc. L’enjeu est de reconstruire des mobilisations de masse et d’empêcher l'extrême droite de gagner du terrain ! Cette bataille est vitale pour notre camp social. Nous appelons à y travailler ensemble. Vite.