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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 7

  • Téhéran et Washington ouvrent des négociations...

    Une nouvelle phase de négociations s’ouvre entre les États-Unis et l’Iran après des mois de guerre. Si cet accord provisoire constitue un revers pour Trump et surtout pour Netanyahou, les exigences contradictoires d’Israël et de l’Iran, les divisions du régime iranien et les errements de Trump rendent l’issue du conflit encore très incertaine. Pour la population iranienne, la situation économique et sociale demeure catastrophique.

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  • Parcoursup, un rouleau compresseur...

    Le mardi 2 juin, à 19 heures, les premiers résultats de Parcoursup sont tombés. Pour les 1 046 000 candidatEs inscritEs sur la plateforme, c’est le début de plusieurs longues semaines de stress, d’angoisse et d’incertitude quant à leur avenir. Cette année, ce sont un tiers des candidatEs qui n’ont reçu aucune réponse favorable.

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  • Faire bloc contre toutes les répressions...

    Poursuites judiciaires contre des syndicalistes, dissolutions d’organisations, interdictions de manifestations, gardes à vue pour des publications sur les réseaux sociaux, gels d’avoirs, sanctions disciplinaires ou violences policières : la répression s’étend aujourd’hui à l’ensemble des mouvements sociaux.

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  • Solidarité avec la lutte du peuple bolivien !

    La Bolivie connaît son plus grand mouvement social depuis le début du millénaire.

    Frappée de plein fouet par des augmentations vertigineuses des prix, suite à la suppression des subventions pour les hydrocarbures, et par une contre-réforme agraire au profit des gros propriétaires terriens, la population multiplie depuis plus de 45 jours les blocages de routes, les grèves illimitées, les manifestations, les marches et les occupations.

    Le gouvernement de Rodrigo Paz répond par une répression sanglante, avec plus de 7 personnes tuées, et par une loi sur l’état d’exception accordant l’impunité à tous les militaires et policiers qui commettraient des exactions, tout en affirmant vouloir négocier !

    Paz bénéficie du soutien des dirigeants d'extrême droite latino-américains, de Milei en Argentine à Kast au Chili, ainsi que de celui de Trump. Mais il peut aussi compter sur l’appui de Machado, la principale figure de l’extrême droite du Venezuela.

    L'enjeu est important pour la région. Une défaite de Paz sera un encouragement pour les peuples latino-américains et un avertissement pour tous ceux qui croient balayer les mouvements sociaux à la tronçonneuse.

    Le NPA-l'Anticapitaliste appelle les organisations syndicales françaises, les partis de gauche et les organisations du mouvement social à exprimer ensemble notre solidarité avec le peuple bolivien. 

    Nous appelons à participer à toutes les mobilisations et initiatives unitaires, à l’image du rassemblement appelé ce mercredi 17 juin à 20 h à Paris. 

    Reprenant les revendications de la population bolivienne en lutte, nous disons :

    • Halte à la répression contre les travailleurEs, les paysanNEs et les peuples indigènes !

    • Libération des militantEs emprisonnéEs !

    • Retrait des réformes néolibérales !

    • Augmentation des salaires et maintien de la réforme agraire !

    Face à l’ingérence de Trump et de ses alliés d’extrême droite, solidarité avec les luttes du peuple bolivien !

  • Communiqué du Collectif Droits des Femmes 06...

    Une loi cadre maintenant pour protéger les femmes et les enfants

    Comme la Coalition féministe et enfantiste, le Collectif Droits des Femmes 06 appelle au rassemblement ce lundi à 19 h, devant le palais de Justice de Nice, pour réclamer une loi cadre intégrale afin de lutter véritablement contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

    Lundi dernier, des centaines de personnes se sont rassemblées partout en France en mémoire de Lyhanna et pour toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles.

    Des militantes et des militants, mais surtout des parents et grands-parents, des frères et sœurs, des familles toutes entières qui réclament à l’État que la justice puisse protéger efficacement leurs enfants.
    Avec 1 féminicide tous les 3 jours, 1 enfant sur 5 victime de violences sexuelles avant 18 ans, 80 % des
    plaintes classées sans suite..., les politiques contre les violences sexistes et sexuelles sont catastrophiques : manque de moyens, impunité généralisée, et absence de protection adaptée.

    Il ne s’agit pas, contrairement à ce qu’annonce le ministre de la Justice, d’un dysfonctionnement, mais d’un grand vide juridique : ce sont des failles systémiques qui entravent le traitement des plaintes et la
    protection des victimes de violences sexistes et sexuelles.

    C’est pourquoi nous exigeons une loi cadre intégrale, basée sur les 140 propositions de la Coalition
    féministe et des travaux de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles
    faites aux enfants). Elle s’inspire du modèle espagnol, qui commence à porter ses fruits.

    Nous attendons une réponse globale et systémique aux violences sexistes et sexuelles, en agissant sur tous les fronts : justice, sécurité, éducation, famille, sport, santé, etc.

    Une loi qui vise à faire reculer toutes les formes de violences sexistes et sexuelles : viols, agressions
    sexuelles, harcèlement sexuel, système prostitutionnel, proxénétisme, traite des êtres humains,
    violences obstétricales et gynécologiques, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés et
    violences sexuelles en ligne, que les auteurs et victimes soient majeur·es ou mineur·es, au sein ou en
    dehors de la famille et du couple ;
    L’introduction d’une infraction d’inceste et l’imprescriptibilité de ces violences, ainsi que la lutte
    contre l’industrie pornocriminelle et pédocriminelle et la culture du viol en ligne ;
    La prise en compte de toutes les victimes sans aucune forme de discrimination, et la prise en charge
    intégrale du suivi post-traumatique ;
    Le suivi des agresseurs par des équipes pluridisciplinaires pendant et après leur sanction pénale afin
    d’éviter la récidive ;
    La déclinaison de nouveaux droits dans le monde du travail, notamment un congé d’urgence en
    faveur des victimes et de leurs accompagnants lorsqu’elles sont mineures pour effectuer les
    démarches, et des sanctions immédiates pour les agresseurs sur les lieux de travail.

    Monsieur Macron, président de la République, ne veut pas entendre parler de moyens. C’est précisément ce dont il s’agit.

    Oui, une véritable volonté politique exige des moyens financiers et des moyens humains :
    L’État ne dépense que 12,7 millions d’euros par an pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, soit 0,003 % du budget de l’État.
    Pour une prise en charge réelle des victimes, pour améliorer les enquêtes et
    renforcer la chaîne judiciaire, 2,6 à 3 milliards d’euros d’investissement annuel sont nécessaires.
    À cela s’ajoutent les moyens humains : il faut recruter et former tou·tes les professionnel·les concerné·es (police, justice, Éducation nationale, médecine, travail social...) à la lutte contre les préjugés sexistes et contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, ainsi qu’au recueil de la parole des victimes.
    Dans l'Éducation nationale, les séances d'éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) à l'école
    primaire, ainsi que les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) au collège et au lycée, doivent être mises en œuvre de manière effective.
    Elles doivent être assurées par les équipes
    pédagogiques et les personnels médico-sociaux afin que l'École demeure un lieu de prévention, de protection et d'émancipation pour tou·tes les enfants et les jeunes.
    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants ne peut ignorer
    l’adultisme de notre société, où une hiérarchie des âges prive les enfants de pouvoir, de crédibilité et de reconnaissance politique.
    Pour les protéger, il faut briser cette domination et construire une société
    enfantiste, où les enfants sont enfin considérés comme des êtres à part entière.
    En 2025 en France, plus de 130 000 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées par la police et la gendarmerie, et ce chiffre est très en dessous de la réalité. Plus de la moitié étaient des mineur·es.
    Et
    pourtant, 70 % des plaintes déposées sont classées sans suite : ce chiffre dit l’impuissance d’un système incapable de traiter à la hauteur des enjeux les violences sexistes et sexuelles qui lui sont signalées.
    Il y a urgence à agir.
    La récupération, les propos haineux envers les magistrat·es et les incitations à se faire justice soi-même, alimentés par l’extrême droite, sont des réponses inutiles, odieuses et inappropriées, qui désignent des boucs émissaires au lieu de s’attaquer au manque de moyens et de formation.
    Ce n’est pas cela que nous voulons, mais une réponse globale et systémique, à la hauteur de l’ampleur du problème.
    Ainsi, nous appelons à nous rassembler tous les lundis jusqu’à ce que le projet de loi-cadre intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles soit enfin à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, comme le Collectif Droits des Femmes le réclame depuis des années.


    Le 14 juin 2026
    Collectif Droits des Femmes 06