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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 373

  • Un an de mouvement : contre Macron et son monde, avec les Gilets jaunes !

    Ce week-end, les Gilets jaunes sont à nouveau dans la rue pour un « Acte 53 » qui marque le premier anniversaire du début de ce grand mouvement de contestation du pouvoir.

    Lorsque, courant octobre 2018, les premiers appels à se mobiliser le 17 novembre 2018 contre la hausse de la taxe sur les carburants ont commencé à circuler, nul ne pouvait s’attendre à ce qui allait se passer dans les semaines suivantes. Ce jour là, 300 000 personnes ont occupé 2000 points de blocage dans tout le pays, lançant ainsi un mouvement populaire inédit exigeant la démission de Macron. Et un an plus tard, nul ne peut contester que celui-ci a contribué à bouleverser le climat social et politique, mais aussi à bousculer l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier.

    Durement réprimé par le pouvoir et calomnié par les médias à son service, le mouvement a su très vite contraindre Macron et le gouvernement à des reculs. Après l'annulation pour 2019 de la hausse de fiscalité sur les carburants décidée le 5 décembre, Macron a du annoncer ensuite quelques mesures, le plus souvent en faux-semblants : 100 euros de plus par mois pour certains salariéEs au Smic, des heures supplémentaires sans impôts ni cotisations sociales, et une exemption de hausse de CSG pour les retraitéEs gagnant moins de 2000 euros mensuel. Le tout est évalué à 10 milliards d'euros.

    C’est une vraie leçon de choses pour l’ensemble du mouvement ouvrier qui a globalement raté la convergence nécessaire avec les Gilets jaunes : quand la radicalité et la massivité se conjuguent, des reculs même partiels peuvent être arrachés, contre un gouvernement de combat qui n’a jamais hésité à utiliser une répression toujours plus importante pour éteindre cet incendie social.

    Alors que se profile la grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites jeudi 5 décembre, le NPA sera présent ce week-end au côté des Gilets jaunes qui, depuis un an, continuent à se mobiliser chaque semaine par milliers dans la rue. Une étape nécessaire dans la construction de la convergence des colères dont nous aurons besoin pour bloquer le pays et obliger le pouvoir à remballer ses prétendues « réformes ».

    Montreuil, le 14 novembre 2019

  • Le fascisme peut-il renaitre en France ?

    ENSEMBLE! 06 et NPA 06
    co-organisent une
    session de formation-déba

    samedi 16 novembre 2019

    de 16h00 à 19h00

    salle de la FSGT, 27 rue Smolett à Nice

     

    « Le fascisme peut-il

    renaître en France ? »

     

    avec

    Ugo Palheta,

    sociologue qui viendra présenter son livre

    La possibilité du fascisme.

    France, la trajectoire du désastre

    (éd. La Découverte, 2018)

    Cliquez ici pour la présentation du livre

  • Succès de la marche du 10 novembre contre l’islamophobie...

    La marche contre l’islamophobie du 10 novembre, appelée dans une tribune publiée 10 jours plus tôt, a été indéniablement un succès.
    En termes de participation tout d’abord, puisque ce sont entre 13 500 (cabinet Occurrence) et 40 000 (organisateurs) personnes qui ont défilé dans les rues de Paris, avec d’autres rassemblements et manifestations en régions.
    Un succès politique ensuite, avec pour la première fois une mobilisation contre l’islamophobie regroupant associations musulmanes, organisations des quartiers populaires et gauche sociale et politique.

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  • Slovaquie : un projet de loi qui restreint l’accès à l’IVG...

    Le Parlement slovaque vient de voter en faveur d’un projet de loi dont l’objectif est de complexifier encore davantage l’accès à l’avortement, quelques semaines après une « marche nationale pour la vie », largement appuyée par la Conférence épiscopale. Comme le rapporte Amnesty International, « les femmes et les jeunes filles qui souhaitent avorter seront désormais obligées de réaliser une échographie, d’obtenir des images de l’embryon ou du fœtus et même d’écouter les battements du cœur du fœtus. S’il est adopté, ce projet de loi risque d’exposer les femmes et les jeunes filles à des traitements dégradants et leur rendra la tâche plus difficile pour bénéficier de services légaux. »

    Dans un pays à large majorité catholique, et ce quand bien même le gouvernement se défendrait de vouloir revenir sur la législation en cours, héritée de l’ère soviétique, les menaces sur le droit à l’IVG sont de plus en plus pressantes. Ainsi que le souligne Amnesty, « le Comité de l’ONU pour les droits économiques et sociaux remarque que les femmes en République de Slovaquie se heurtent à de multiples obstacles pour accéder aux services de santé en matière de sexualité et de procréation, notamment à des avortements sûrs et à des moyens de contraception. Le Comité craint que le projet de loi actuellement soumis au Parlement ne restreigne davantage ces droits et n’entrave l’accès aux soins de santé. » Face à tous les réactionnaires, solidarité avec les femmes du monde entier !

  • Après les élections, un gouvernement faible, une droite forte, une Espagne en crise...

    Pedro Sanchez, le leader du Parti Socialiste Espagnol (PSOE) et chef du gouvernement en place avait provoqué de nouvelles élections législatives dans toute l’Espagne, espérant en obtenir une majorité plus stable au détriment de Podemos à sa gauche, de Ciudadanos à sa droite et des forces indépendantistes en Catalogne.

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  • Solidarité avec Gaza !

    Depuis plusieurs jours, l'armée israélienne frappe la bande de Gaza, minuscule territoire palestinien surpeuplé et soumis à un blocus ignoble depuis des années. À cette heure, ce sont 34 palestinienEs qui sont morts sous les bombes israéliennes, pour la grande majorité des civils et des enfants, dont une famille de huit personnes assassinée la nuit dernière. Israël a pris prétexte de roquettes tirées depuis la bande de Gaza suite à l'assassinat par l'armée d'un dirigeant de la résistance palestinienne. Rappelons, encore une fois, que la résistance à l'occupation et à la colonisation est un droit, reconnu internationalement.

    « La France déplore l'escalade en cours à Gaza. Elle condamne les tirs de roquettes qui visent depuis hier des zones habitées du territoire israélien depuis la bande de Gaza ». On est malheureusement habitué aux condamnations à géométrie variable, mais ce communiqué du quai d'Orsay, qui ne dit mot des morts gazaouis, est d'une indécence crasse. Quant aux grands médias, encore une fois, leurs caméras se sont quasi-exclusivement tournées vers les sirènes retentissantes à Tel Aviv… pendant que les enfants palestiniens mouraient sous les bombes israéliennes.

    Si un cessez-le-feu semble avoir été trouvé ce jeudi 14 novembre, plus que jamais nous devons affirmer notre solidarité avec le peuple palestinien de Gaza et dénoncer l'État d'Israël qui lui impose sa domination coloniale et qui doit être sanctionné et rendu comptable de ses crimes de guerres. C’est tout le sens de la campagne BDS (Boycott-désinvestissement-sanctions), dont le développement et le renforcement, en l’absence de toute autre forme de sanction et de pression, sont une urgence absolue. 

    Montreuil, le 14 novembre 2019.   

  • 14 novembre : avec les hospitalierEs, pour l'hôpital public...

    Malgré huit mois de grève des services d'urgences, malgré la mobilisation montante de tout le monde hospitalier, le pouvoir exécutif refuse d’entendre et de voir la souffrance et à la colère des professionnelEs de l'hôpital soutenus par une immense majorité de la population soucieuse de préserver l'un des services publics les plus essentiels.

    La crise des urgences a été le révélateur de la crise du tout le système de santé. Face à l'extension des déserts médicaux, aux difficultés financières pour accéder aux soins, l'hôpital et ses urgences sont souvent le seul recours. Mais, étranglé par les restrictions budgétaires pratiquées par les gouvernements successifs, le service public hospitalier a de plus en plus de mal à répondre à ses missions. Fermetures de lits, de services, restructurations… entrainent la saturation des services. L'hôpital-entreprise soumet le soin à des exigences de rentabilité au prix d'un épuisement des personnels, dont le travail perd son sens.

    Avec la loi Buzyn, votée au printemps, des dizaines de services et de maternités de proximité vont encore fermer, transformés en EHPAD. Ultime provocation : en dépit de la mobilisation montante, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 réduit encore de plus de 4 milliards les crédits pour la santé.

    Oui, le monde hospitalier a raison de se lever, de s'unir dans sa diversité, pour dire « assez », stop à l'austérité budgétaire et à la gestion d’entreprise, et pour imposer une augmentation des rémunérations, l'embauche de personnel, afin d'ouvrir ou de réouvrir les lits et les services nécessaires.

    Le NPA apporte son soutien à cette mobilisation pour redonner à l'hôpital public sa place, et permettre à toutes et tous d'accéder à des soins proches, gratuits et de qualité.
    Une lutte qui converge avec les colères sociales, pour en finir avec Macron et son monde fait pour les « premiers de cordée », où la santé, comme l'éducation et la culture, ne sont plus des droits pour touTEs, mais le privilège de quelques-uns.

    Montreuil, le 13 novembre 2019