Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 51

  • Université d'été 2025 : préparer les combats...

    Chaque année, l’université d’été est un moment privilégié de rencontres et d’échanges entre militantEs du NPA et d’ailleurs. Jeunes ou moins jeunes, étudiantEs ou retraitéEs, de différentes régions, fortEs de nos expériences locales et de construction dans des cadres divers : syndicats, luttes féministes, antiracistes ou écologiques, mouvement pour la Palestine, etc. À ne pas rater donc, surtout pour préparer notre rentrée sociale et nous mettre en ordre de bataille face aux capitalistes et à l’extrême droite !

    Les attaques contre notre classe se poursuivent et perdurent : retraites, Sécurité sociale, salaires, licenciements… Tous nos conquis sociaux y passent alors même qu’un rapport de l’Insee, paru le 7 juillet nous rappelle cette réalité : la pauvreté et les inégalités atteignent des taux records depuis 30 ans. Dans ce contexte, l’extrême droite gagne du terrain et se rapproche de plus en plus de la prise du pouvoir. Notre classe doit donc plus que jamais s’organiser, lutter ensemble, se reconstruire et se battre. En un mot comme en cent : regagner la rue.

    Le travail en question

    Notre université d’été sera un moyen pour nous de nous préparer aux combats qui s’annoncent. Nous reviendrons sur un anniversaire : celui de la Sécurité sociale qui fête cette année ses 80 ans et nous verrons comment cette avancée, qui a été majeure pour toutEs les travailleuses, est toujours et encore attaquée. Nous aborderons aussi la question de la santé au travail dans un contexte où nos conditions de travail se dégradent toujours plus et où le nombre de morts au travail augmente. Enfin nous verrons aussi comment le travail se modifie et se réorganise avec Cédric Durand, d’un côté, autour de la nouvelle économie numérique et avec Claude Serfati, de l’autre, sur la question des économies de guerre.

    Progression du fascisme

    Ugo Palheta présentera son dernier livre Comment le fascisme gagne la France pour mieux comprendre les ressorts de la montée de l’extrême droite, et notre forum, grand moment d’échange, sera un grand temps de débats avec les autres forces politiques et syndicales sur la rentrée sociale notamment sur les moyens de faire face aux attaques capitalistes et à la progression du fascisme. 

    Nous sommes déjà plus de 170 inscritEs à l’université d’été alors n’hésitez pas à vous rendre sur le site pour vous inscrire en ligne (npa-lanticapitaliste.org/UDT2025) ou adresser chèque, chèques vacances ou espèces directement à NPA-l’Anticapitaliste, Université d’été, 2 rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil). 

    Pour nous contacter, la boîte mail de l’UDT : universite.ete@nouveaupartianticapitaliste.org

    Commission Université d’été

  • Le NPA uni et en ordre de bataille pour la rentrée...

    Le dernier CPN (Comité politique national, l’instance large de direction politique du NPA) avant les vacances d’été nous a mis en ordre de bataille pour la rentrée, en continuant d’avancer sur nos deux jambes, unitaire et révolutionnaire.

    La jambe unitaire d’abord. Là où ils existent, nous investissons et construisons les cadres du NFP (Nouveau Front populaire). Face aux attaques gouvernementales prévues pour la rentrée (nouvelles coupes budgétaires, poursuite des licenciements, extension du travail le 1er Mai), nous prenons contact avec les organisations du mouvement social pour construire les résistances nécessaires. Enfin, nous participons aux municipales là où cela a du sens, de façon unitaire, sur la base du programme du NFP, avec nos lignes rouges et en défendant honnêtement nos positions. Si nous avons des éluEs, ce ne sera pas dans une majorité de gestion du système (donc pas avec le PS), et nous conserverons une totale liberté de vote (en particulier sur le vote du budget) et d’expression.

    « Reprenons la rue », un mot d’ordre et une stratégie

    La jambe révolutionnaire ensuite. Nous avons voté la mise en place à la rentrée d’une campagne ambitieuse de l’ensemble du parti sur le thème Reprenons la rue. Cette campagne doit nous permettre d’apparaître et d’exister, de nous construire et de recruter, mais aussi de nous mobiliser comme parti uni et de nous homogénéiser encore plus. Trois axes centraux seront développés : 1/ Reculs sociaux et écologiques, et capitalisme subventionné ; 2/ Reculs démocratiques, offensive réactionnaire (féminisme, LGBTI), autoritarisme et racisme d’État ; 3/ Colonialisme, impérialisme et guerre ; tous combinés à une seule stratégie : mobilisations, manifestations, grèves.

    Un grand meeting en octobre

    Cela permet à la fois de développer localement, selon les réalités des comités, des mots d’ordre spécifiques, et d’avoir un mot d’ordre commun (Reprenons la rue !). Un grand meeting central du NPA sera organisé à l’occasion de cette campagne en octobre, avec montée nationale, sur la thématique provisoire Contre les guerres impérialistes et pour la résistance des peuples, à rediscuter au CPN de septembre en fonction de l’actualité. Cette campagne sera articulée à la campagne de construction dans la jeunesse, Reprenons la fac : en septembre, tous les comités doivent investir les facs et les lycées en lien avec les JA (les Jeunesses anticapitalistes du NPA), car c’est le moment-clé de l’intervention dans la jeunesse.

    Rendez-vous à l’université d’été

    Pour mener ce vaste programme à bien, une étape importante sera notre université d’été. Du matériel pour la campagne y sera disponible, et nous continuerons de discuter de son contenu. Il est donc temps de vous inscrire et d’inviter largement les gens autour de vous !

    Aurore Koechlin

  • Clap de fin pour le NFP ?

    Un an après les élections européennes, où le RN était à son plus haut niveau, et la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, qui a suscité la formidable mobilisation unitaire des associations, syndicats et partis, sous la forme du NFP (Nouveau Front populaire), celui-ci semble n’être plus qu’un souvenir.

    Le point par Fabienne Dolet et William Daunora.

  • Soutien aux 5 postiers du 92, condamnés lourdement !

    Jeudi 10 juillet, le tribunal a rendu son jugement concernant des faits datant de 2014 pour les 5 postiers et postières du 92. Ce jugement est très lourd et très favorable à La Poste puisqu’iels sont tous reconnuEs coupable de dégradations. Iels sont tous condamnés à des amendes à verser à La Poste.

    Deux d’entre eux sont jugés coupables de violation de domicile professionnel, et Gaël Quirante est condamné à 6 mois de prison avec sursis avec 5 ans de mise à l’épreuve pour des violences à l’encontre du chef de la sécurité. Des violences qu’il a toujours niées et qui n’ont pas été précisément établies lors du procès du 12 juin dernier.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce ce jugement qui va bien au-delà des réquisitions. La justice a donc voulu frapper fort en défense de la direction de La Poste et contre des syndicalistes qui défendent les conditions de travail des postiers et postières. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien aux 5 camarades réprimé·es, Dalila, Brahim, Gael, Mohamed et Yann, que ce jugement cherche à faire taire et combat la criminalisation de l’action syndicale comme toute répression des mouvements sociaux. 

  • La canicule aggrave les inégalités ...

    Les températures explosent, et la France se rappelle soudain que le chaos climatique n’est pas une réalité lointaine, dont on peut continuer à détourner le regard. Les épisodes caniculaires, plus intenses et plus fréquents, ne sont pas les seuls effets du chaos climatique. Inondations, incendies, sécheresses... frappent et tuent toujours plus.

    Pourtant, le changement climatique reste brandi comme une menace abstraite, une fatalité presque « divine », face à laquelle on « sensibilise » à tour de bras les populations « mal éduquées », tout en prenant soin de ne remettre en question ni les énergies fossiles ni, bien sûr, le système capitaliste et colonial qui en est à l’origine.

    Quel meilleur exemple de cette dissociation que la lutte ce week-end contre l’A69 : présentée aux infos comme un trouble à l’ordre public (et économique), tandis que les opposantEs luttent précisément contre cet écocide qui participe à nous étouffer littéralement.

    Injustice climatique, inégalités renforcées

    Pourtant, nous ne sommes pas toustes étoufféEs de la même façon. L’écologie pirate de Fatima Ouassak rappelait déjà que s’adapter au changement climatique (et donc se protéger de ses impacts) n’est pas — et ne sera pas — accessible à toustes, en fonction de son genre, de sa classe, de son lieu de résidence ou de son assignation raciale. Et qu’à l’instar de la gestion de la crise du Covid, la gestion de la crise climatique par les gouvernements est classiste, validiste et raciste.

    Les températures vont mettre à rude épreuve nos systèmes énergétique, scolaire, sanitaire, et vont encore accentuer les inégalités. Logements exigus et mal isolés, métiers pénibles, éviction des lieux publics et culturels, précarité constituent alors une double peine. Les travailleurEs essentielLEs se retrouvent encore une fois contraintEs de poursuivre leur activité sous 40 °C, où toute mesure de protection ne doit surtout pas freiner leur production au service des autres.

    Mesures gouvernementales : poudre aux yeux

    Au lieu de fermer les écoles par forte chaleur, il faut mettre en place un plan d’urgence massif d’investissement pour isoler les bâtiments et végétaliser les cours de récréation. L’urgence exige aussi d’en finir avec les « bouilloires thermiques », ces logements sociaux et habitats précaires construits avec des matériaux peu performants en termes d’isolation thermique, qui deviennent des fournaises en été.

    Le décret « chaleur », applicable dès le 1er juillet, tombe à pic pour se donner bonne conscience. Mais on est bien loin de la prise en compte des effets du changement climatique sur le travail et la société.

    Le texte se contente de réaffirmer les principes qui existent déjà dans le droit du travail : la prévention des risques professionnels, qui impose à l’employeur d’évaluer les risques auxquels ses salariéEs sont exposéEs, de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur sécurité et leur santé, et d’adapter le travail aux travailleurEs. Il est bien avare en réglementation : mise à ­disposition d’eau fraîche et température « adaptée », merci ! Mais aucun seuil de température ou niveau d’alerte canicule n’est défini, au-delà desquels les pauses payées seraient obligatoires ou le travail simplement interdit.

    Justice climatique, bataille syndicale

    Ainsi, les représentantEs syndicalEs portent la responsabilité d’aller conquérir le minimum vital, dans l’urgence, avec des armes dérisoires et inéquitables. Notons que, là encore, les secteurs d’activité les plus fragiles, féminisés, diffus — TPE, travailleurEs des plateformes — partent désavantagés.

    Même si les victoires sont à saluer, comme le plan obtenu par la CGT de la Bibliothèque nationale de France, avec, entre autres, une heure en moins sans perte de salaire au-dessus de 32 °C, et la journée entière au-dessus de 35 °C.

    La justice climatique est un enjeu de lutte des classes, d’antiracisme et de féminisme, qui doit désormais être au cœur de la bataille syndicale et politique. Il s’agit de lutter pour toustes, pour aujourd’hui et pour demain à la fois. C’est une lutte pour la survie, pour la dignité et pour l’égalité, qui se joue dans toute la société.

    Commission nationale écologie

  • Le plan de purification ethnique de la « Fondation humanitaire de Gaza »...

    Tandis que Netanyahou rencontre Trump à Washington pour parler « paix », les révélations sur le plan de déplacement massif de population à Gaza mettent en lumière les objectifs du régime. Notre mobilisation contre l’impunité et les livraisons d’armes doit se poursuivre.

    Lire la suite

  • Honte à ceux qui ont voté la loi écocide Duplomb !

    On n’attendait rien des députés LR soumis au lobby de l’agrobusiness, mais on n’est quand même en colère ! La loi Duplomb-Menonville reprend quasiment l’intégralité des revendications productivistes des chefs d’entreprises agricoles de la FNSEA.

    Elle va compromettre durablement nos capacités à répondre à l’enjeu de souveraineté alimentaire, pourtant présenté comme majeur par nos politiques publiques.

    Cette loi va à l’encontre des enjeux environnementaux, sociétaux et économiques. Elle vise à diminuer certaines régulations administratives, réintroduire des pesticides et amoindrir le rôle des agences sanitaires dans le processus d’homologation des produits. En conséquence, la proposition de loi augmente notre dépendance aux pesticides de synthèse — et donc à l'agro-industrie —, facilite l’accaparement des ressources en eau pour les mégabassines, permet la destruction de zones humides, aggrave la perte de biodiversité et allège les normes pour les productions animales industrielles.

    Tout ce qui à l’heure de la canicule, du réchauffement climatique, des attaques contre la biodiversité est une atteinte supplémentaire au vivant, à notre alimentation et notre santé, et que nous ne pouvons accepter. Le NPA participera à construire une opposition à cette politique pour que demain nos vies valent toujours plus que leurs profits !