Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Pour Noahm, contre les violences LGBTIphobes : des prides politiques...

    Le meurtre de Noahm, agressé à Metz aux cris d’insultes homophobes, rappelle la persistance des violences LGBTIphobes. Alors que le caractère homophobe de l’agression n’a pas été retenu par le parquet, les marches des fiertés demeurent des moments essentiels de mobilisation.

    Samedi 30 mai, à Metz, Noahm est agressé violemment avant d’être déclaré en état de mort cérébrale trois jours plus tard. Les motifs de cette agression sont très vite connus. Sous les cris de « Sales pédés » et « Sales pédales », Noahm a été tué parce qu’il se maquillait et qu’il était considéré comme efféminé. Noahm a été tué parce qu’il était gay. Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches.

    Un climat LGBTIphobe

    Pourtant, le motif homophobe n’a pas été retenu par le parquet, ce qui constitue une nouvelle violence infligée à Noahm et à ses proches. La justice et, avec elle, toutes les institutions de l’État invisibilisent quotidiennement les violences LGBTIphobes. Par exemple, malgré leur caractère explicitement homophobe, des guets-apens ne sont pas reconnus comme tels par la justice.

    Le cas de Noahm est révélateur du climat LGBTIphobe ambiant. En 2025, SOS Homophobie a recensé 1 771 signalements LGBTphobes dont 186 agressions physiques. La montée de l’extrême droite et la banalisation de ses idées réactionnaires, notamment contre les personnes trans, alimentent un climat LGBTIphobe. À Lille, au Mans et à Maubeuge, des locaux d’association LGBTI ont été vandalisés par des groupes d’extrême droite.

    Contre l’homonationalisme

    Pourtant, l’extrême droite explique toujours que le danger pour les personnes LGBTI en France, c’est l’immigration. L’extrême droite présente les LGB (lesbiennes, gaies et bies) comme des personnes blanches victimes des populations racisées. Même si l’extrême droite est toujours aussi homophobe, elle prétend vouloir nous protéger et utilise nos luttes pour justifier son racisme. Son homonationalisme propose une intégration partielle des LGB blancs à la nation, tout en rejetant les personnes queer non blanches et les personnes trans. Ce sont bien ces dernières qui sont les plus précaires et les plus opprimées par la société. 

    Des prides politiques

    Face à cette violence LGBTIphobe et à toutes les autres, il est nécessaire de se mobiliser à l’occasion des différentes marches des fiertés. À Metz, samedi 13 juin, des centaines de personnes ont manifesté lors de la pride annuelle pour rappeler les combats à mener contre les attaques homophobes et transphobes.

    À Paris, la Pride des banlieues a eu lieu le samedi 6 juin dernier. Plusieurs milliers de personnes ont marché pour un logement digne, en particulier pour les personnes queers, sous des slogans antiracistes et pour la Palestine. Cette pride est un exemple, comme il en existe tant, montrant que les droits LGBTI, l’antiracisme et l’anticapitalisme peuvent et doivent aller de pair pour une véritable émancipation pour toutes et tous.

    Les prides doivent être des moments de lutte, de politisation de notre communauté et de mise en avant de nos revendications. L’extrême droite est et restera notre pire ennemie, continuons à nous mobiliser.

    Commission LGBTI du NPA

  • Du 18 au 25 juillet, les Rencontres internationales jeunes...

    Chaque été, les jeunes de la Quatrième Internationale organisent un camp politique d’une semaine : les Rencontres internationales jeunes (RIJ). Cette année, pour leur 41e édition, les RIJ auront lieu en Allemagne du 18 au 25 juillet.

    Une semaine de révolution

    Ce camp permet de se retrouver entre jeunes du monde entier pour discuter, se former, réfléchir à comment transformer la société vers un horizon écosocialiste. En bref, tisser des liens au-delà des frontières pour renverser le capitalisme.

    En Iran, en Palestine, au Liban, en Ukraine, au Venezuela, au Congo ou encore à Cuba, les attaques impérialistes se multiplient. Les grandes puissances détruisent, tuent et pillent toujours plus de territoires. Partout, l’extrême droite progresse et ses idées réactionnaires se propagent. Face à ces impérialismes, il est urgent de renforcer nos liens internationalistes et de travailler ensemble à une riposte antifasciste et anti-impérialiste.

    Un programme diversifié

    Au programme : discussions sur le renversement du capitalisme, conférences en plénière, ateliers, camping, jeux, soirées, rencontres, etc. Lors de cette semaine, nous aborderons les luttes antiracistes, le mouvement féministe, les stratégies antifascistes, le travail syndical et bien d’autres sujets. Mais surtout, nous échangerons sur nos expériences, nos luttes (avec un dispositif de traduction bien établi).

    Si tu viens, tu pourras en apprendre plus sur les luttes lycéennes en Belgique, le validisme à l’université, la solidarité avec le peuple kurde ou bien le mouvement transféministe en Argentine.

    Un camp autogéré

    Parce que nous ne voulons pas des oppressions et du capitalisme, parce que nous voulons construire la camaraderie au-delà des frontières, nous essayons de mettre en pratique nos principes : le camp est en autogestion. La nourriture, le nettoyage, notre sécurité collective, la tenue du bar… sont des tâches effectuées collectivement. C’est un petit aperçu de la façon dont nos vies pourraient s’organiser dans la société que nous cherchons à construire.

    Cela inclut également des temps et espaces en non-mixité pour les personnes racisées, pour les femmes et les personnes minorisées de genre et pour les personnes LGBTI, afin de garantir un lieu de discussions et de débat entre personnes subissant la même oppression.

    Des rencontres ouvertes à toustes

    Tu es jeune, tu te reconnais dans les idées anticapitalistes, militantE ou non, le camp est ouvert à toutes et tous, y compris si tu es simplement sympathisantE. Nous sommes hébergéEs directement sur le camp, les couchages se font en tente.

    Pour les personnes vivant en France, l’inscription est de 120 € (ce qui couvre les frais pour le camping, la nourriture et toute la logistique sur place), auxquels s’ajoutent les frais de transport. Mais l’argent ne doit pas être un problème : si tu as besoin d’aide pour payer, dis-le-nous au moment de ton inscription ! Des transports collectifs seront organisés, demande-nous pour en savoir plus.

    Pour s’inscrire, rendez-vous sur la page Instagram des Jeunesses anticapitalistes. Pour plus d’infos et de précisions, tu peux nous contacter par mail à l’adresse : jeunes@nouveaupartianticapitaliste.org

    Lien du formulaire d’inscription :
    https://framaforms.org/inscription-aux-rij-2026-1770849782

    Les Jeunesses anticapitalistes

  • Affaire Lyhanna : écouter les enfants, protéger les victimes...

    La mort de Lyhanna, 11 ans, a bouleversé le pays. Comme souvent après un drame d’une telle ampleur, le gouvernement répond par l’annonce de sanctions plus sévères. Darmanin évoque un durcissement des peines contre les auteurEs de crimes pédocriminels. Mais l’affaire Lyhanna montre justement les limites d’une réponse uniquement punitive.

    Car ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas l’absence de lois. C’est l’accumulation des alertes qui n’ont pas été traitées à temps. Le principal suspect avait déjà fait l’objet d’accusations de violences sexuelles sur mineure. Pourtant, plus de 9 mois après le dépôt de plainte, il n’avait toujours pas été entendu. Après le drame, le ministère de la Justice a ordonné le réexamen de 70 000 dossiers concernant des violences commises sur des mineurEs. Ce chiffre est vertigineux et montre que le problème n’est pas d’abord celui du niveau des peines, mais celui de la ­capacité des ­institutions à agir.

    Protéger les enfants plutôt qu’alourdir les peines

    La justice française est l’une des moins dotées d’Europe occidentale. La France compte seulement 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitantEs, contre 17,6 en médiane européenne. La situation est encore plus dégradée pour les procureurEs : 3,2 pour 100 000 habitantEs, contre plus de 11 en moyenne européenne. Derrière ces chiffres, ce sont des enquêtes qui s’accumulent, des dossiers qui attendent, des signalements qui restent sans réponse pendant des mois.

    À chaque drame, le débat public se concentre sur les peines. Pourtant, une peine plus lourde n’aurait pas protégé Lyhanna si les alertes précédentes n’avaient déjà pas été traitées. Une sanction intervient après les faits. La protection des enfants exige avant tout des moyens pour enquêter, recueillir les signalements, entendre les victimes et agir rapidement.

    Mais l’affaire Lyhanna révèle aussi quelque chose de plus profond. Elle met en lumière la difficulté persistante de notre société à écouter la parole des enfants.

    Sortir de la culture de la domination

    Le combat pour les droits des enfants rejoint celui des femmes. Les féministes ont montré depuis longtemps que les violences les plus graves s’inscrivent dans un continuum de domination. Les violences sexuelles, les violences conjugales ou les féminicides ne surgissent pas du néant. Elles prennent racine dans des rapports sociaux où certaines personnes disposent d’un pouvoir sur d’autres.

    Cette logique concerne également les enfants. Historiquement, le patriarcat s’est construit autour du pouvoir du chef de famille sur son épouse et sur ses enfants. Les féministes parlent parfois du foyer comme du « berceau des dominations ». C’est souvent là que s’apprennent les rapports de pouvoir : qui décide, qui obéit, qui est cru et qui ne l’est pas.

    Les violences éducatives ordinaires participent de cette culture. Gifles, humiliations, menaces, chantages affectifs ou autoritarisme quotidien reposent tous sur une même idée : l’enfant doit obéir parce qu’il est enfant. Son ressenti, son refus ou sa parole passent après l’autorité de l’adulte. Personne n’accepterait pourtant qu’un adulte soit frappé ou humilié « pour son bien ».

    Le lien avec les violences faites aux femmes apparaît alors clairement. Dans les deux cas, la parole des victimes est souvent accueillie avec méfiance. Combien de femmes victimes de violences ont-elles entendu dire qu’elles exagéraient ? Combien d’enfants victimes de violences sexuelles ont-ils entendu qu’ils inventaient ou qu’ils avaient mal compris ?

    Pour une réponse globale

    Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. La Ciivise estime qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France. Dans l’immense majorité des cas, les auteurEs sont des hommes et les violences sont commises dans l’entourage proche ou familial. La pédocriminalité n’est pas une succession de faits divers isolés. C’est un phénomène social massif.

    C’est pourquoi de nombreuses organisations féministes et enfantistes réclament une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. L’idée est simple : sortir d’une approche centrée uniquement sur la répression pour construire une politique publique globale. Prévention, éducation, formation obligatoire des professionnelLEs, repérage précoce des violences, accompagnement des victimes, renforcement des moyens de la justice et de la protection de l’enfance. Il s’agit d’agir avant les drames plutôt qu’après.

    L’affaire Lyhanna pose une question fondamentale. Une société protège-t-elle réellement ses enfants lorsqu’elle ne les écoute qu’une fois morts ? Tant que la parole des enfants, comme celle des femmes, continuera d’être accueillie avec davantage de suspicion que de confiance, les violences continueront de prospérer. Les croire, leur donner les moyens d’être entenduEs et investir massivement dans leur protection : voilà l’urgence.

    Commission nationale d'intervention féministe

  • Téhéran et Washington ouvrent des négociations...

    Une nouvelle phase de négociations s’ouvre entre les États-Unis et l’Iran après des mois de guerre. Si cet accord provisoire constitue un revers pour Trump et surtout pour Netanyahou, les exigences contradictoires d’Israël et de l’Iran, les divisions du régime iranien et les errements de Trump rendent l’issue du conflit encore très incertaine. Pour la population iranienne, la situation économique et sociale demeure catastrophique.

    Lire la suite