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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Conférence nationale du NPA-A sur la présidentielle les 27 et 28 juin...

    Le processus démocratique pour décider des orientations du NPA-l’Anticapitaliste pour l’élection présidentielle de mars 2027 touche à sa fin.

    Les débats, engagés depuis plusieurs mois, avaient abouti à la présentation de quatre plateformes nationales, des textes proposant des orientations pour cette séquence, qui ont été soumises au vote des militantEs. Nous les avions présentées dans notre édition du 4 juin 2026 (dossier « Quelles orientations du NPA-l’Anticapitaliste pour la présidentielle ? », L’Anticapitaliste hebdo n° 803).

    Des dizaines d’assemblées générales (AG) se sont réunies pendant le mois de juin, réunissant les militantEs de l’organisation par zone géographique. Dans chacune d’entre elles, des représentantEs des différentes plateformes ont présenté la démarche proposée et les militantEs en ont débattu avant de voter. Parfois, des plateformes locales ont également été proposées. Les résultats sont en cours de compilation.

    Ces AG ont élu des déléguéEs, sur la base des votes récoltés par chacune des plateformes, avec un système de péréquation nationale. Ce sont ainsi environ 80 déléguéEs qui se retrouveront le week-end des 27 et 28 juin pour la Conférence nationale chargée de décider des orientations qui seront portées par l’organisation.

    Les constats sont largement partagés. La période est marquée par des attaques majeures contre le monde du travail, les droits démocratiques et les minorités ; la fascisation progresse ; la progression de l’extrême droite et le risque de victoire électorale du RN constituent des dangers majeurs ; la construction d’un front antifasciste est une nécessité ; l’unité du mouvement ouvrier et social doit être recherchée ; l’indépendance politique du NPA-A, son projet révolutionnaire, écosocialiste et internationaliste doivent être défendus ; la solidarité avec les peuples opprimés et le refus des logiques impérialistes constituent des repères centraux ; enfin, les mobilisations demeurent le levier principal de transformation sociale et de résistance à la fascisation.

    Dans une situation de division qui n’est pas celle que nous souhaiterions, comment répondre au mieux à ces enjeux à partir de ce que nous sommes, de nos forces réelles et de notre implantation, afin d’être utiles à notre classe et à l’émancipation ? C’est à ces questions que la Conférence nationale devra répondre.

  • Vietnam, Martinique, Guadeloupe, Gaza… Le colonialisme chimique est toujours là !

    Ce samedi 20 juin, un rassemblement contre le colonialisme chimique, organisé par le Collectif Vietnam-Dioxine et Diasporas Solidaires Avec les Victimes de l’Empoisonnement Colonial (DSAVEC), se déroulait à Paris, place de la Bastille, à l’appel de plus de 70 organisations et malgré une chaleur étouffante.

    Récemment, deux procès ont connu une actualité judiciaire : celui de l’agent orange et celui du chlordécone.

    Ce dossier explique ce que l’on appelle le colonialisme chimique et revient sur ces deux affaires, symboles du combat pour une écologie décoloniale.

    Dossier réalisé par An Gwesped

  • Justice pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone !

    Cette semaine, la justice française examine deux cas emblématiques du colonialisme chimique des États et des multinationales : le crime de l’agent orange au Vietnam et le scandale du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Le capitalisme agrochimique continue d’empoisonner les populations, et notamment les ouvrierEs agricoles, en toute impunité.

    Le 16 juin a eu lieu l’audience du procès en cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l’agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d’Évry en 2021 s’est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d’appel de Paris en 2024. Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran To Nga de faire condamner Monsanto, Dow Chemical et Cie, et de rendre justice aux 3 millions de victimes du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Le verdict sera rendu le 16 septembre prochain.

    Le 22 juin, la Cour d’appel de Paris a confirmé sa décision sur l’appel formé contre l’ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l’affaire pénale dite de la « pollution au chlordécone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d’instruction, la confirmation de ce non-lieu est un véritable déni de justice pour les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l’empoisonnement des terres, des eaux, de l’alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n’a, à ce jour, été reconnue. L’extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l’État français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial.

    Le NPA-l’Anticapitaliste soutient Tran To Nga dans sa lutte pour les victimes de l’agent orange et dénonce l’impunité des multinationales de l’agrochimie.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce le rôle colonial de l’État français dans le scandale du chlordécone et soutient les associations plaignantes face à la soi-disant « prescription », qui ne doit pas protéger les empoisonneurs.

    Le NPA-l’Anticapitaliste exige justice et réparations pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone, ainsi que pour toutes les victimes du colonialisme chimique.

  • Chaleur partout, justice nulle part...

    L’été, il fait chaud : c’est Pascal Praud qui vous le dit. Mais, derrière l’indigence des « débats » télé, il y a une réalité : les épisodes météorologiques extrêmes vont devenir la norme, tandis que le dérèglement climatique s’accentue.

    La canicule, ce n’est pas de la météo

    Cette vague de chaleur n’est pas un épisode « extraordinaire » : l’accélération de la hausse des températures moyennes en rend la répétition inéluctable. Ce dérèglement global est aggravé par le productivisme et l’extractivisme.

    Alors que le seuil de +1,5 °C d’ici 2100, visé par les accords de Paris de 2015, est déjà atteint, la macronie nous vend des « plans d’adaptation » à +4 °C… Disons-le : il n’y a pas de monde à +4 °C. Les conséquences sur les océans, la biodiversité et la fertilité des terres sont incalculables.

    La canicule, c’est de la politique

    La gestion de la vague de chaleur montre l’inaptitude du gouvernement à concevoir des réponses structurelles aux besoins de la population : espaces de fraîcheur, rénovation du bâti, aménagement du temps de travail, etc.

    Les écoles et les hôpitaux, saignés par l’austérité, sont renvoyés à la débrouille locale.

    Des communiqués pour dire qu’il fait chaud ; des conseils, « buvez de l’eau, pas de la bière » ; et bien sûr un numéro vert : un plan canicule à bas coût, et une police déployée massivement pour faire respecter l’interdiction de l’alcool à la Fête de la musique.

    Cette gestion policière systématique tue, comme nous le rappelle le septième anniversaire de la mort de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes, après une charge brutale.

    Politisons le climat !

    La catastrophe climatique touche d’abord les classes populaires et les pays du Sud ; autant dire que les capitalistes n’en ont cure. L’extrême droite, par son déni climatique et ses paniques morales, est bien la meilleure alliée de la bourgeoisie.

    Capitalistes et fascistes nous font perdre un temps précieux pour engager la transformation écologique. Ils sont une menace pour la survie de l’humanité. Nous devons nous organiser pour leur enlever leur pouvoir de nuisance et pour décider collectivement des mesures nécessaires.

    ***

    Pour le climat, le capitalisme est le problème, pas la solution. Cette dernière est globale : elle doit combiner sortie de la logique productiviste, planification écologique, aménagement des territoires, redistribution des richesses, démocratie à toutes les échelles… Nous appelons à y travailler avec toutes les forces convaincues de l’urgence de cette rupture.

  • Université d'été, c'et bientôt...

    Du dimanche 23 août au mercredi 26 août

    (accueil le samedi 22 à partir de 14h et départ le jeudi 27 après le petit déjeuner)

    Comme chaque année, l’université d’été est un moment de réunion incontournable juste avant la rentrée qui nous permet de faire le point sur la situation politique (la crise économique et écologique ; les guerres, notamment en Ukraine et en Palestine ; la montée de l’extrême-droite en France comme dans le monde…) et nous préparer à une rentrée combative !

    L’université d’été, c’est également l’occasion, dans la mesure du possible, de commencer à mettre en pratique collective nos principes, dans un cadre sympathique et convivial.

    Plaquette de présentation de la 18e université d'été du NPA

    Inscriptions en ligne 

    FAQ - Accessibilité de l'Université d'été

  • LGBTI : contre l’offensive réactionnaire, lutter, résister...

    À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Des États-Unis à l’Inde, en passant par le Royaume-Uni, les droits LGBTI reculent après des années d’offensive et de campagnes réactionnaires financées par des milliardaires, et en particulier les droits des personnes trans. La France n’est pas épargnée.

    Depuis plusieurs années, une offensive réactionnaire et anti-trans se déploie dans de nombreux pays. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle accélération à mesure que, partout dans le monde, les droites réactionnaires gagnent du terrain. À travers cette offensive, c’est le droit à l’auto-détermination des personnes et l’ensemble des droits reproductifs qui sont attaqués. 

    En France comme ailleurs, ces attaques et discours de haine ont libre antenne dans les médias tandis que les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Bolloré et Stérin s’en prennent à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour toustes est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l’absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé.

    Un gouvernement ouvert aux réactionnaires

    Les proches de La Manif pour Tous, ceux qui ont voté contre le mariage pour toustes, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion, sont entrés dans les derniers gouvernements de Barnier, Bayrou et Lecornu. Certains d’entre eux, comme Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur jusqu’en octobre 2025, ont soutenu au printemps 2024 le projet de loi s’attaquant aux mineurEs trans.

    Plus récemment encore, le gouvernement n’a pas hésité à soutenir la proposition de loi Rodwell. Ce texte raciste et liberticide vise notamment à restreindre l’accès au changement de prénom en conditionnant le droit à engager cette démarche à la présentation du casier judiciaire et en la rendant plus difficile pour les personnes ayant un acte de naissance étranger. Si les personnes trans ne sont que victimes collatérales d’un énième texte écrit sous couvert de lutte contre le terrorisme, il n’en constitue pas moins un recul inédit des droits trans en France. 

    Autre dommage collatéral, une mesure du budget 2026 a instauré depuis le 1er mars des frais de 50 € pour saisir le tribunal judiciaire ou le conseil des prud’hommes. De quoi compliquer davantage les demandes de changement d’état civil des personnes trans, une procédure déjà inutilement longue et complexe nécessitant le passage devant un juge au tribunal judiciaire.

     

    Contre-attaquer, pour gagner de nouveaux droits

    Dans ce contexte, nous savons qu’il n’y a plus rien à attendre des grands groupes capitalistes qui se font de plus en plus discrets pour le mois des fiertés depuis le retour au pouvoir de Trump, montrant bien l’hypocrisie du capitalisme arc-en-ciel. Nous n’étions de toutes façons pas dupes : c’est bien parce que le capitalisme a besoin de la famille hétérosexuelle pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent. 

    Face au danger réactionnaire et face à une extrême droite qui, vent en poupe, donne le tempo dans tout le champ politique, l’urgence est à l’unité la plus large de notre camp social pour nos droits. Cette unité doit être l’occasion de passer à l’offensive pour aller gagner de nouveaux droits sans se contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. En premier lieu, se mobiliser pour le changement d’État civil sur simple demande, gratuit, sans passage devant un psy ou un juge, pour toutes les personnes trans, avec ou sans papiers. C’est non seulement une revendication de longue date des organisations trans mais c’est aussi ce qui existe déjà en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou encore en Suède. Sur le plus long terme, demandons la suppression de la mention de sexe à l’état civil. Continuons de nous battre pour des services publics de qualité pour toustes, pour nos ­transitions.

    Repartir à l’offensive, contre-­attaquer, là est l’urgence pour les droits LGBTI et reproductifs. Un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite et dégager le gouvernement, là est l’urgence !

    Commission nationale LGBTI