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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • No Kings Day : par millions contre la guerre de Trump et sa politique migratoire...

    Aux États-Unis, huit millions de personnes ont pris part aux 3 300 manifestations « No Kings » contre le président Donald Trump et sa politique, défilant dans les 50 États le samedi 28 mars. J’ai moi-même manifesté avec ma famille à Brooklyn, à New York.

    Il s’agissait de la troisième mobilisation de ce type, chacune plus massive que la précédente, démontrant l’ampleur du rejet populaire de la présidence Trump. Saint Paul, capitale du Minnesota et ville jumelle de Minneapolis, était le point central de cette journée nationale d’action, en raison de l’exemple particulièrement courageux de résistance populaire face aux actions violentes et illégales de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). À Minneapolis, des agents de l’ICE ont tué deux citoyenNEs, Renee Good et Alex Pretti, en janvier, alors que la ville se soulevait dans des ­mobilisations pacifiques pour se défendre.

    « Regime Change Here Now »

    S’exprimant à Saint Paul, Bernie Sanders a déclaré : « Face à l’occupation sans précédent de cette ville par l’ICE, l’armée intérieure de Trump, cette communauté s’est levée et, avec une solidarité extraordinaire, a riposté et a gagné. Le Minnesota a montré au peuple américain, et au monde entier, ce qu’est la démocratie, ce qu’est l’action militante de terrain, et ce que signifie défendre les idéaux américains de liberté et de justice. » Sanders a également dénoncé l’oligarchie économique : « Nous ne laisserons pas ce pays basculer dans l’autoritarisme ou l’oligarchie. Aujourd’hui, nous ne disons pas seulement non à l’autoritarisme de Trump : nous disons non à M. Musk, non à M. Bezos et à M. Zuckerberg… Vous ne pouvez pas tout avoir. »

    Comme toujours, les manifestantEs portaient leurs pancartes artisanales. Un slogan très répandu était : « No Kings, No War, No ICE ». D’autres proclamaient : « No Kings, No Fascists », ou encore : « Regime Change Here Now ». Il m’a semblé qu’il y avait moins de drapeaux américains que lors des deux précédentes mobilisations « No Kings », peut-être parce que, dans un mouvement devenu massif, les participantEs ne ressentent plus le besoin de prouver leur patriotisme.

    Une démonstration de force collective

    Cette mobilisation était plus importante, plus dense, plus profonde, plus large. Dans de nombreuses grandes villes, les manifestantEs ont convergé depuis leurs quartiers vers les centres urbains, signe d’une organisation locale en progression. Les syndicats, en revanche, étaient peu présents et la vie quotidienne n’a pas été fortement perturbée. La fonction principale de ces manifestations a peut-être été de donner un visage humain aux sondages qui montrent un recul de Trump et des Républicains. Mais ces mobilisations sont aussi essentielles parce qu’elles permettent à chacunE de s’exprimer et de prendre conscience de sa propre force collective.

    Contre la guerre et le racisme

    À sept mois des élections de mi-mandat, le mouvement « No Kings » a également pris une tournure plus ouvertement électorale, avec la participation de candidatEs du Parti démocrate venuEs mobiliser un électorat. La plupart des participantEs espèrent voir les Démocrates reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès. Selon eux, cela permettrait de mettre fin à la guerre contre l’Iran et de stopper les violences contre les immigréEs.

    Les Afro-AméricainEs ne se sont pas mobiliséEs en grand nombre, bien que certainEs responsables noirEs les aient appeléEs à participer. John E. Warren, éditeur du journal San Diego Voice and Viewpoint, a écrit : « Les NoirEs, qui ne sont pas venuEs en grand nombre, doivent sortir et être comptéEs parmi celles et ceux qui manifestent. Nous sommes les victimes de la campagne “No Diversity, Equality and Inclusion” (DEI) lancée par le président contre nos programmes et notre culture… Seule notre participation électorale peut arrêter Donald Trump et ses efforts pour faire des États-Unis un pays semblable à la Russie ou à la Hongrie, avec un pouvoir autoritaire plutôt qu’une démocratie. Nous devons montrer à nos voisinEs et à nos adversaires que nous comptons toujours. Nous votons toujours et nous pouvons encore faire la différence lors de chaque élection. Plus d’excuses : place à la participation, dès ce week-end avec le No Kings Day. »

    Les Démocrates pourraient bien reprendre le contrôle du Congrès, mais Trump restera président. La guerre contre l’Iran se poursuit, l’ICE continue ses attaques contre les immigréEs, les prix augmentent : les mobilisations devront donc se poursuivre.

    Dan La Botz

  • Le 4 avril, les flottilles reprennent la mer vers Gaza !

    Le 4 avril, plusieurs flottilles humanitaires reprendront la mer depuis Marseille en direction de Gaza. Portée par une large coalition d’organisations, cette initiative vise à briser le blocus imposé par Israël et à affirmer la solidarité internationale face au génocide qui continue.

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  • Coût du carburant, quelles réponses écosocialistes ?

    La guerre alimente les profits des groupes fossiles tout en aggravant la crise écologique et sociale. Face à l’explosion des prix et à la dépendance organisée au tout-pétrole, il est urgent d’imposer des mesures immédiates tout en engageant une rupture avec le capitalisme fossile.

    Pour aller travailler, accompagner les enfants, se soigner, faire ses courses… pour beaucoup, aujourd’hui, la voiture n’est pas un luxe mais une contrainte, et chaque hausse du carburant rogne un peu plus des budgets déjà serrés. 

    La guerre, un jackpot pour les criminels climatiques

    L’instabilité inhérente à l’économie fossile offre de magnifiques opportunités de surprofits aux groupes pétroliers. Quand, comme c’est le cas aujourd’hui, les approvisionnements sont fortement perturbés, voire interrompus, les prix s’envolent. Mais les réserves préexistantes, acquises avant l’augmentation, sont vendues au prix fort. Une occasion en or (en dollars !) pour les capitalistes fossiles !

    Dans le même temps, l’augmentation des prix des carburants frappe durement les budgets, surtout ceux des plus modestes. Pour échapper à ce piège, il y a urgence à imposer des mesures immédiates pour alléger les conséquences, qui sont d’autant plus lourdes que les revenus sont faibles, que les salaires n’augmentent quasiment pas et ont même diminué en termes réels depuis 2020.

    Le meilleur carburant est celui qu’on ne brûle pas

    D’abord, une évidence, mais toujours bonne à rappeler, le carburant le moins cher et le moins polluant est celui qu’on ne brûle pas.
    Dans l’immédiat, il faut exiger partout la gratuité des transports publics, comme au moment des pics de pollution. Imposer, dans les entreprises et les administrations, des mesures, comme l’extension du télétravail, des navettes d’entreprises… décidées et mises en place avec et sous le contrôle des salariéEs pour répondre à leurs besoins.

    D’autres mesures peuvent réduire les transports routiers qui occupent une place croissante : la réduction de la vitesse, en particulier sur les autoroutes, des interdictions ciblées de la circulation des camions…

    Au-delà de ces mesures d’urgence immédiates, il est indispensable de réorienter la politique des transports, qui vise la réduction drastique de la circulation des voitures et des camions : arrêt de tout nouveau projet de routes, le réseau routier est suffisant, priorité aux transports collectifs utiles aux déplacements quotidiens et au fret ferroviaire et fluvial, relocalisation des productions au plus près des lieux de ­consommation.

    Bloquer les prix en prenant sur les profits

    Mais nombreux sont celleux qui ne peuvent échapper à la pompe à essence, quel que soit le prix affiché, aussi élevé soit-il. Le modelage et l’organisation du territoire par le tout-automobile et le manque de transports collectifs contraignent à utiliser la voiture individuelle ­quotidiennement.

    Si le blocage des prix, en prenant sur les profits des groupes pétroliers, s’impose comme mesure immédiate, il doit être associé à l’exigence de transparence sur leurs comptes et du contrôle de la distribution et des stocks par les salariéEs et les usagerEs.

    Criminels climatiques, criminels impérialistes

    Le capitalisme fossile, qui est le principal responsable de la crise écologique, est au cœur des guerres d’agression impérialistes, du Venezuela à l’Iran.

    Contre les pétroliers Total et autres... plus que jamais, ce qui est à l’ordre du jour, c’est de les désarmer, de leur retirer leur pouvoir de vie et de mort, de les exproprier. Tant qu’ils en auront le pouvoir, ils extrairont jusqu’à la dernière goutte de pétrole, miette de charbon, molécule de gaz, en semant la guerre aux peuples et au vivant ! Seule la socialisation de ce secteur permettra de reprendre la main, de laisser les fossiles dans le sol.

    Commission nationale écologie

  • Affronter la négrophobie !

    La négrophobie — le racisme anti-NoirEs — est la forme de racisme qui engendre le plus de morts, de violence et d'inégalités.

    Le consensus négrophobe

    Ce sont avant tout des NoirEs qu’on fait mourir aux frontières, qu’on enferme dans des CRA, que la police violente, qu’on assigne à la condition de sans-papiers comme aux emplois les plus pénibles, les plus précaires, les moins bien payés…

    La négrophobie occupe pourtant une place réduite dans le débat public, parce qu’elle est largement naturalisée. Le discours explicitement négrophobe se heurte encore un peu au tabou qui a frappé l’expression ouverte du racisme biologique (mais pour combien de temps ?). Pour autant, la très large adhésion aux politiques et pratiques qui en découlent témoigne de la profondeur du consensus négrophobe.

    L’offensive contre les éluEs NoirEs

    La vague de discours négrophobes suscitée par l’élection de quelques maires noirs souligne que les idéologies racialistes subsistent en tant que fond culturel. La fascisation en cours libère désormais leur expression décomplexée. Il suffit qu'un homme noir accède à une portion de pouvoir pour qu'il soit instantanément reconduit à son assignation raciale. 

    Après une première offensive culturelle — faisant de Bally Bagayoko un « communautariste » ou un « séparatiste » au service de la pègre —, il a ces derniers jours été associé à des animaux, à un chef de tribu primitive, à une menace sécuritaire. Sont ainsi mobilisés les stéréotypes négrophobes les plus structurants : la bestialisation, la sauvagerie et la violence physique.

    Il est temps d’affronter la négrophobie

    Ces discours donnent lieu à une très large réprobation, mais en trompe-l’œil. Les politiciens les plus racistes peuvent s’élever à peu de frais contre des cris dans les stades, mais les condamnations verbales des expressions les plus crasses de la négrophobie ne doivent tromper personne lorsqu’elles viennent des mêmes personnes qui légitiment la division racialisée du travail, la répression des sans-papiers et la nécropolitique des frontières.

    Il ne suffira pas d’en dénoncer les expressions les plus outrancières. En la nommant comme telle, en l’identifiant par-delà la diversité de ses manifestations, en la combattant radicalement, il est temps d’affronter la négrophobie.

  • Riposter dans l’unité sans attendre 2027...

    Signe d’une nouvelle étape de la radicalisation de la droite et du centre à l’issue des élections municipales, Attal peut déclarer, en toute détente : « Il faut très vite que nous nous remettions à parler de la France aux Français ». La recomposition à droite continue.

    Une gauche divisée

    En face, la gauche apparaît irrémédiablement divisée, avec un PS prêt à toutes les compromissions pour gérer le système — du refus de la censure à celui d’alliance pour faire battre le RN, en passant par le relais des attaques de la droite et de la macronie contre les antifas et LFI.

    Et LFI incarne une gauche de rupture qui se renforce mais qui est isolée.

    Le déferlement raciste contre l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis, en région parisienne, montre l’ampleur de la banalisation des idées racistes. Cette séquence démontre la possibilité d’un basculement vers le fascisme en 2027.

    Les attaques contre le monde du travail continuent

    Les attaques contre les travailleurs et les travailleuses et la marche à la guerre se poursuivent : aucune mesure contre la hausse des prix ; projet de remise en cause du 1er mai ; trois mois de droits au chômage en moins en cas de rupture conventionnelle ; « correction » du budget 2026 avec une rallonge de 8,5 milliards d’euros pour le budget des armées ; hausse du nombre de têtes nucléaires (et secret sur leur nombre) ; mise en chantier d’un sous-marin et d’un porte-avion nucléaire (19 milliards d’euros de commande en 2025 pour le groupe d'armement Naval Group) ; complicité avec le génocide à Gaza ; participation à la guerre en Iran (drones et Rafales)…

    Et très prochainement va commencer la discussion du budget 2027.

    Dans l’unité, commençons la riposte !

    Elle paraît loin l’unité du NFP, portée par la dynamique unitaire de la mobilisation contre l’allongement de l’âge de départ en retraite de 2023 et qui avait empêché la victoire annoncée du RN aux législatives.

    Mais elle est une nécessité. La grève féministe du 8 mars 2026 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et les manifestations antiracistes du 14 mars ont montré des possibilités.

    La solidarité avec la Flottille pour Gaza qui part le 04 avril, le 1er mai comme rendez-vous antifasciste et antimilitariste, le refus de la marche à la guerre avec la grande manifestation du contre-G7 à Genève le 14 juin sont autant de mobilisations qui sont à construire dans l’unité la plus large.

    La riposte contre le fascisme et la militarisation n’attendra pas 2027 !

  • Nice :Contre Ciotti et sa clique...

    « Eric Ciotti a été élu maire de Nice.

    Il incarne à nos yeux la dérive de la droite dite "républicaine" vers cette extrême droite dure et autoritaire.

    Ciotti et ses nouveaux maîtres du Rassemblement National portent des idées qui piétinent notre socle commun fondé sur les valeurs de solidarité, de liberté et d'égalité.

    Nice est la 5ème ville de France en population mais la 4ème ville la plus pauvre où 1 personne sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.

    Par son idéologie politique, Ciotti renforcera les inégalités sociales.

    Nice abrite 353 000 habitants ; Ciotti en représente 61 000.

    Nous refusons que Nice soit stigmatisée de "ville des fachos". Nous nous battrons pour stopper les prémices d'un fascisme nouveau.

    Nous, paysans, travailleurs sociaux, associations, habitants de Nice et de ses arrières pays,

    nous manifesterons notre désarroi et notre colère ce vendredi 27 Mars à 12 h 00 lors du conseil municipal devant la mairie de Nice.

    Rejoignez nous ! »