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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • À Montreuil, l’extrême droite cible des enfants et le ministre suit...

    En relayant sans vérification une campagne de désinformation lancée par l’extrême droite contre une école maternelle de Montreuil, le ministre de l’Éducation nationale a contribué à exposer des enfants, leurs familles et des personnels éducatifs à une vague de haine. Alors que l’extrême droite multiplie les offensives contre l’école publique, l’égalité et les valeurs d’émancipation, le gouvernement choisit une nouvelle fois de lui servir de caisse de résonance. Le NPA-l’Anticapitaliste s’associe nationalement au communiqué du comité de Montreuil, apporte son soutien aux personnes visées et dénonce une dérive particulièrement grave lorsqu’elle met en danger des enfants.

    L’extrême droite prend pour cible des enfants de maternelle et le ministre lui emboîte le pas. Il doit démissionner.

    Depuis hier, une vidéo sortie de son contexte, issue de la fête de fin d’année d’une école de Montreuil, circule massivement sur les réseaux sociaux. La séquence diffusée ne constitue en réalité qu’une très brève introduction du spectacle.

    Ce spectacle évoque la guerre du Vietnam et le mouvement pacifiste qui s’y est opposé avec l’intention de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. La scénette débute par l’apparition d’enfants en tee-shirts de camouflage qu’ils et elles enlèvent rapidement pour faire apparaître le symbole « Peace and love ». Ce message a été compris immédiatement par tous les parents.

    Nous sommes particulièrement choqué·es que des enfants de maternelle, leurs familles et des personnels éducatifs soient ainsi livré·es à la haine et exposé·es sur les réseaux sociaux. L’extrême droite et ses réseaux sociaux n’en sont pas à leur coup d’essai pour tronquer des images, inverser les intentions des enseignant·es et stigmatiser une fois de plus des enfants, des enseignant·es et la population de Montreuil.

    Nous sommes aussi choqué·es que le ministre de l’Éducation nationale ait relayé cette campagne de l’extrême droite sans aucune vérification préalable auprès des enseignant·es et ait même diligenté une enquête administrative et promis des sanctions. C’est une nouvelle preuve que ce gouvernement préfère se ranger du côté de l’extrême droite plutôt que de s’attaquer à la violence systémique faite aux enfants.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien à l’équipe éducative, aux enfants, aux familles et à l’ensemble de la communauté scolaire et éducative de cette école maternelle.

    Nous dénonçons les manipulations de l’extrême droite qui affichent les visages d’enfants de maternelle et les mettent en danger pour nourrir leurs campagnes de haine.

    Nous demandons également que cessent immédiatement la diffusion des images et ce harcèlement et que les personnes visées soient protégées.

    Face aux tentatives de division et de stigmatisation, nous continuerons à défendre une école publique émancipatrice, la protection des enfants et les valeurs de paix, de solidarité et d’inclusivité.

    Nous exigeons la démission d’Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, qui a failli dans sa mission de protection des enfants et des personnels. Circonstance aggravante, lorsqu’il s’agit d’enfants de maternelle dont les visages ont été montrés. En préférant suivre l’agenda de l’extrême droite, il contribue à sa stratégie de violentisation ethno-raciale de la société et lui sert de marchepied pour accéder au pouvoir.

  • Retour sur le 54e Congrès de la CGT...

    Le 54e congrès confédéral de la CGT s’est tenu à Tours du 1er au 5 juin. Près de 1 000 déléguéEs mandatéEs par leurs syndicats s’y sont réuniEs pour définir les orientations de l’organisation pour les trois prochaines années.

    Sophie Binet a été reconduite à la tête de la CGT. Le rapport d’activité a été validé par 81,36 % et le rapport financier par 90,61 % des mandats. Les déléguéEs valident donc très largement le bilan pour au moins deux raisons : la direction confédérale a su rassembler une organisation au bord de la rupture lors du précédent congrès, mais également pour son intransigeance envers l’extrême droite. 

    Le reste du bilan a fait l’objet de critiques légitimes pour avoir repeint en rouge trois années où notre camp social a subi de grandes défaites, et peu de petites victoires. De nombreux déléguéEs ont ressenti le besoin de tirer les leçons de la défaite de 2023 sur les retraites, afin de construire des mobilisations plus puissantes et durables à l’avenir. Ces débats ont révélé une tension au sein de la CGT : d’un côté, une volonté de renouer avec une culture de la grève et du rapport de forces ; de l’autre, les limites d’une stratégie qui reste dépendante du calendrier institutionnel ou de l’unité ­syndicale au sommet.

    Des débats inachevés

    De nombreux congressistes déplorent le verrouillage inutile des débats d’orientation : tri des interventions sur les orientations ou rejet d’amendements.

    Ainsi, la mise en place d’une maison commune avec la FSU n’aura souffert d’aucune contradiction, faute d’avoir laissé s’exprimer les intervenantEs sur ce sujet. Ce rapprochement était en discussion depuis 2023, et la FSU a validé cette orientation à son congrès de 2025. Le projet, présenté comme non fusionnel, vise à bâtir un outil syndical commun capable de peser davantage dans les luttes. Il aurait été sain de le valider démocratiquement.

    L’adhésion à la campagne BDS n’a pas été débattue, alors que de nombreux amendements ont été déposés en ce sens, et que le soutien au peuple palestinien était omniprésent. Sophie Binet a accueilli Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France, en déclarant que « ce génocide, perpétré sous les yeux du monde entier, est une insulte à notre humanité commune » et le congrès a voté une motion en faveur du droit au retour des réfugiéeEs palestinienNEs.

    Des avancées

    L’antifascisme est assumé comme le combat central et vital dans la période. Le 2 juin s’est tenu un meeting international contre l’extrême droite, destiné à rappeler les ­engagements antifascistes de la CGT.

    L’intégration du cadre commun contre les Violences sexistes et sexuelles, en annexe aux ­statuts confédéraux, a été votée à 70,93 % des mandats. Une façon d’inscrire dans les fondamentaux de l’organisation ces règles adoptées en 2023, et d’affirmer que la CGT soutient la lutte contre les VSS, par un cadre clairement défini.

    L’intervention des déléguéEs de la Fédération des organismes sociaux autour de la revendication du 100 % Sécu fut un moment fort du congrès. Ce projet porte une solidarité universelle, par la Sécurité sociale, qui arrache une part de la valeur produite aux mains du capital pour la redistribuer ­collectivement.

    Sur les enjeux de structuration, la possibilité de créer des syndicats territoriaux de branche pour regrouper des syndiquéEs isoléEs est validée. N’en déplaise à certaines fédérations qui s’y opposaient, dans une logique bureaucratique de maintien des sièges dans les congrès et de captation des cotisations. Il était temps, car aujourd’hui unE syndiquéE sur 6 est isoléE.

    Des enjeux décisifs

    La CGT, capable de rassembler 1 000 déléguéEs issus de toutes les professions, reste un outil irremplaçable du mouvement ouvrier, et probablement la seule organisation de masse capable de peser politiquement en dehors des élections. Mais la question organisationnelle ne peut être séparée de la question politique. Pour mobiliser, il faut des perspectives claires. La réponse devra être sociale, collective et offensive.

    Finalement, ce congrès reflète les contradictions qui traversent aujourd’hui le syndicalisme de lutte. La volonté de lutter est bien présente. Les analyses sur la gravité de la situation sociale et politique sont largement partagées. Mais les réponses stratégiques restent encore incomplètes face à l’ampleur des attaques en cours. 

    Pour les militantEs du NPA-A, l’enjeu est de renforcer les courants combatifs dans le mouvement syndical, de favoriser les cadres unitaires de lutte à la base et de préparer les luttes à venir. Seule la mobilisation du monde du travail permettra de résister à la menace fasciste, et d’ouvrir une perspective de transformation sociale.

  • Il n’y a jamais de trêve avec Israël !

    Près de deux ans après le cessez-le-feu de novembre 2024, Israël continue de bombarder le Liban et d’en violer le territoire. Les nouvelles négociations engagées avec Beyrouth visent moins à mettre fin aux hostilités qu’à imposer un accord dans lequel l’État libanais renoncerait à sa souveraineté en échange d’un illusoire monopole de la force.

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  • La France empoisonne ses paysannEs, ses habitantEs et ses écosystèmes pour les actionnaires...

    Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi adoptée le 2 juin par l’Assemblée nationale poursuit en réalité la même logique productiviste que les gouvernements précédents. Pesticides, mégabassines, élevage industriel : au nom de la compétitivité, le vivant et les intérêts des paysannEs sont sacrifiés au profit de l’agro-industrie.

    Ils ont menti. Ils ont détruit. Ils recommencent. En mai 2017, Emmanuel Macron monte les marches de l’Élysée au son de l’Hymne à la joie. Il allait interdire le glyphosate, réduire les pesticides de moitié, protéger la biodiversité. « Make our planet great again ». Neuf ans plus tard, le bilan est brutal : la France artificialise deux fois plus vite que ses voisins, les pesticides n’ont jamais autant circulé dans nos nappes, 90 000 fermes ont disparu. Et le 2 juin 2026, l’Assemblée nationale adoptait à 369 voix contre 178 une loi qui organise méthodiquement la destruction du vivant au profit d’une poignée de grands propriétaires terriens. Ce n’est pas une erreur de politique publique. C’est un choix de classe.

    Écophyto, symbole d’une trahison permanente

    En 2017, Macron promet : le glyphosate sera interdit « au plus tard dans trois ans ». En 2020, la France bat un record historique : 8 644 tonnes vendues en un an. Le plan Écophyto, censé réduire de moitié les pesticides avant 2018, a été décalé, édulcoré, enterré. Entre 2016 et 2018, les ventes de produits phyto­sanitaires avaient bondi de 25 %. Le ministère de l’Agriculture — fief de la FNSEA — a toujours gagné ses bras de fer contre l’écologie. Toujours.

    Des ministres, un seul patron : la FNSEA

    Neuf ans, cinq ministres, une seule politique. Travert (2017-2018) enterre la sortie du glyphosate et reçoit les félicitations de la FNSEA. Denormandie (2020-2022) accorde les premières dérogations pour les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ». Fesneau (2022-2024) se félicite d’avoir posé « une brique importante » — pendant que pour 3 agriculteurs partant à la retraite, 1 seul jeune s’installe. Genevard (depuis 2024) n’a plus besoin de masque : c’est elle qui déclare que le mot « sobriété » est « un chiffon rouge absolu » pour les irrigants, et qui préside sereinement à l’adoption de la loi Duplomb puis de la loi d’urgence agricole. Aucune n’a réglé le revenu des paysans. Aucune n’a rompu avec la FNSEA. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est de la cohérence de classe.

    Duplomb légifère pour sa propre ferme

    Laurent Duplomb se présente comme « un petit paysan ». Depuis 2020, sa structure familiale a capté plus d’un million d’euros d’aides publiques — 209 000 euros à elle seule en 2023, ce qui le place dans le 1 % des exploitations les plus aidées de France. Sa propre loi de juillet 2025 relevait le seuil d’autorisation des élevages de 150 à 200 vaches. Seuil utile s’il veut agrandir. Il agrandissait, pendant le vote. Derrière lui, la FNSEA co-rédige les textes agricoles depuis des décennies : 20 % des exploitations captent la moitié des aides de la PAC. Le modèle tue les paysans. Et on continue de le financer.

    2 juin 2026 : le saccage voté en séance publique

    Troisième texte agricole en moins d’un an. « Trois textes qui conduisent dans la même impasse productiviste », résumait Mathieu Courgeau, président du Collectif Nourrir.

    Ils ont voté pour privatiser l’eau. Les mégabassines deviennent la réponse officielle à la sécheresse. Les réunions publiques sont supprimées. Seuls 6 % des agriculteurs irriguent, et 36 % de leur production part à l’export. « Avec les mégabassines, on exporte notre eau », dénonçait la députée Manon Meunier.

    Ils ont voté pour l’élevage industriel sans contrôle. Le gouvernement peut réécrire par ordonnance — sans vote, sans débat — le cadre réglementaire des bâtiments d’élevage. Les associations qui s’y opposent pourront se voir réclamer des dommages et intérêts : un mécanisme pour assécher les finances des opposantEs.

    Ils ont voté pour réintroduire les pesticides qui passent la barrière placentaire. L’acétamipride et le flupyradifurone — néonicotinoïdes interdits, toxiques pour les pollinisateurs, détectables chez le fœtus — sont en voie de réautorisation. Le Conseil constitutionnel avait censuré la mesure en août 2025. Qu’à cela ne tienne : le 30 avril 2026, les parlementaires ont voté contre la publication d’un rapport scientifique sur le sujet. On étouffe la science.

    Ce qu’ils appellent « urgence », nous l’appelons pillage

    Leur urgence agricole est l’urgence capitaliste : accélérer la concentration des terres, lever les derniers obstacles à l’agro-­industrie, transformer l’alimentation d’un peuple en variable d’ajustement des marchés. « Quand les politiques vont-ils prendre conscience qu’on va crever avec ce modèle ? », demandait Stéphane Galais, secrétaire national de la Confédération paysanne. Leur réponse, ils l’ont votée à 369 voix contre 178.

    Commission nationale écologie

  • RN aux Municipales : pas de vague fascisante ?

    Il est de coutume de rappeler que le RN manquerait d’ancrage local : entre la place prise par le RN sur le plan médiatique et national et la réalité locale, un grand différentiel mettrait en évidence la faiblesse concrète du RN en dehors de ses relais, voire de son instrumentalisation bien connue si bien que les municipales ne seraient pas les élections les plus favorables à l’extrême droite. À rebours de cette analyse, nous nous proposons de mettre en évidence le caractère central des municipales dans ses stratégies d’implantation et pour la concrétisation de son programme.

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  • Contre le G7, résistons !

    Cette année, le G7 se réunit à Évian du 15 au 17 juin sous la présidence de la France. Cette réunion permet aux dirigeants de sept des pays parmi les plus puissants de décider de la direction du monde. Derrière les discours diplomatiques sur la coopération ou la stabilité, ces sommets constituent avant tout un espace dans lequel les grandes puissances s’accordent sur leurs intérêts économiques et géopolitiques. Leur objectif ? Défendre les intérêts des classes dominantes.

    Maintenir la domination capitaliste

    Le système capitaliste repose sur l’exploitation des travailleurEs et des ressources par une minorité dans le seul but d’accumuler les profits. Cette logique d’accumulation permanente entraîne la mise en concurrence des populations, l’aggravation des inégalités sociales ainsi que le pillage toujours plus intense des ressources naturelles et l’accentuation de la crise climatique.

    Ces dernières années, une crise majeure traverse le capitalisme et l’ordre économique mondial. Afin de maintenir l’hégémonie du Nord global, les politiques capitalistes se durcissent toujours davantage et permettent l’accession au pouvoir de l’extrême droite un peu partout dans le monde.

    Militarisation impérialiste

    Pour maintenir leur domination et garder l’accès aux ressources naturelles, les politiques impérialistes se multiplient. Les interventions militaires, le soutien à des régimes autoritaires, l’accaparement des terres et les politiques migratoires meurtrières participent de cette logique impérialiste. Les peuples massacrés et exploités ne peuvent pas circuler librement, au contraire des capitaux qui ne connaissent pas de frontières.

    Cette militarisation du monde est une source de profits pour les producteurs d’armes et une aubaine pour les politiques sécuritaires développées par les discours fascistes.

    Face au G7, organisons-nous !

    Le G7 est la vitrine politique de ce système de domination. C’est lors de ce type de sommet que les puissants coordonnent et légitiment ces politiques mortifères.

    Face aux massacres des peuples en lutte, à la destruction du vivant et à la domination des corps, organisons-nous ! Face à la montée du fascisme et à l’intensification des politiques impérialistes, construisons des réseaux de solidarité entre les peuples et les travailleurEs du monde entier. Organisons notre résistance contre le fascisme et l’impérialisme.

    Faisons entendre notre refus de leur monde. Retrouvons-nous à Genève du 12 au 14 juin : rencontres internationalistes dès le 12 juin et grande manifestation le 14 juin à 16 h, parc de la Perle du lac.

  • Marche des fiertés : contre l'offensive réactionnaire, lutter, résister...

    À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Aux Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir de Trump a accéléré la dynamique anti-trans et réactionnaire, en Inde, le gouvernement s'attaque au droit à l'auto-détermination des personnes trans. En Russie, le mouvement LGBTI+ est criminalisé, au Royaume-Uni les droits trans reculent après une campagne réactionnaire de plusieurs années financée par des milliardaires. Nous pensons aussi et évidemment aux LGBTI+ en Palestine qui meurent sous les bombes israéliennes. 

    La France n’est pas épargnée. Les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Les discours de haine ont libre antenne dans les médias. Bolloré et Stérin attaquent l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour touTEs est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l'absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé. 

    Les proches de La Manif pour Tous sont au gouvernement. Ils ont voté contre le mariage pour touTEs, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, et en réalité pour des raisons racistes, ils cherchent à restreindre l'accès au changement de prénom via la loi Rodwell.

    Et l’extrême droite, grâce à la complaisance des médias et de la Macronie, a le vent en poupe et donne le tempo dans tout le champ politique. L’extrême droite est raciste, patriarcale, lgbti-phobe. L’extrême droite tue. Et elle pourrait bien arriver au pouvoir en 2027. Face au danger réactionnaire nous avons besoin de l'unité la plus large de notre camp social, car c’est par l’unité que nous pouvons gagner

    Cette unité doit être l’occasion d’aller gagner de nouveaux droits sans nous contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. Toutes et tous ensemble, militantEs des associations et collectifs, des partis, des syndicats, nous pouvons passer à l’offensive. Nous devons le faire sans rien attendre des grands groupes capitalistes qui se découvrent à chaque mois de juin et de juillet un intérêt pour l’inclusivité... Mais nous ne sommes pas dupes ! Certains ne font même plus semblant et ont arrêté les arcs-en-ciel depuis la victoire de Trump, ce qui montre bien leur hypocrisie. Car c’est le capitalisme qui est responsable de notre oppression. La grande majorité des LGBTI fait partie de la classe ouvrière, c’est cette classe que le capitalisme exploite pour son propre profit. C’est aussi parce que le capitalisme a besoin de la famille hétéro pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent. Nous devons nous mobiliser pour construire un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite, dégager le gouvernement et qui pose les bases d’une rupture avec le système capitaliste. Résister et contre-attaquer ! Il y a urgence !

    Nos revendications

    La PMA pour tou·te·s : ouverte aux personnes trans, gratuite (sans passage devant un notaire), libre (autorisation de la ROPA) et accessible (des moyens pour l’hôpital public pour accueillir les dons et les demandes)

    Le retour en arrière sur la mesure budgétaire ayant instauré depuis le 1er mars 2026 des frais de 50€ pour saisir le tribunal judiciaire, et donc pour faire une demande de changement d'état civil. 

    L’accès au changement d’état civil sur simple demande, gratuitement, sans passage devant un psy ou un juge, comme c'est le cas en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou en Suède. Et à terme, la suppression de la mention de sexe sur les documents d'identité et le remboursement intégral des parcours de transition par la sécurité sociale. 

    La fin des mutilations et des traitements forcés sur les personnes intersexes et leur droit à l’autodétermination

    Une politique de dépistage massive contre le VIH et la levée des brevets pharmaceutiques

    L’abolition de toutes les lois criminalisant les travailleurSEs du sexe

    Des moyens financiers contre les LGBTIphobies et la formation de touTEs tout au long de la vie, à l’école comme au travail

    La fin des politiques libérales qui détruisent nos services publics et notre système de protection sociale

    La régularisation de touTEs les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation

    Un revenu minimum de 2000€ pour touTEs

    Un soutien public aux lieux communautaires LGBTI (bars, librairies, ...) qui sont menacés