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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Communiqué du Collectif Droits des Femmes 06...

    Une loi cadre maintenant pour protéger les femmes et les enfants

    Comme la Coalition féministe et enfantiste, le Collectif Droits des Femmes 06 appelle au rassemblement ce lundi à 19 h, devant le palais de Justice de Nice, pour réclamer une loi cadre intégrale afin de lutter véritablement contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

    Lundi dernier, des centaines de personnes se sont rassemblées partout en France en mémoire de Lyhanna et pour toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles.

    Des militantes et des militants, mais surtout des parents et grands-parents, des frères et sœurs, des familles toutes entières qui réclament à l’État que la justice puisse protéger efficacement leurs enfants.
    Avec 1 féminicide tous les 3 jours, 1 enfant sur 5 victime de violences sexuelles avant 18 ans, 80 % des
    plaintes classées sans suite..., les politiques contre les violences sexistes et sexuelles sont catastrophiques : manque de moyens, impunité généralisée, et absence de protection adaptée.

    Il ne s’agit pas, contrairement à ce qu’annonce le ministre de la Justice, d’un dysfonctionnement, mais d’un grand vide juridique : ce sont des failles systémiques qui entravent le traitement des plaintes et la
    protection des victimes de violences sexistes et sexuelles.

    C’est pourquoi nous exigeons une loi cadre intégrale, basée sur les 140 propositions de la Coalition
    féministe et des travaux de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles
    faites aux enfants). Elle s’inspire du modèle espagnol, qui commence à porter ses fruits.

    Nous attendons une réponse globale et systémique aux violences sexistes et sexuelles, en agissant sur tous les fronts : justice, sécurité, éducation, famille, sport, santé, etc.

    Une loi qui vise à faire reculer toutes les formes de violences sexistes et sexuelles : viols, agressions
    sexuelles, harcèlement sexuel, système prostitutionnel, proxénétisme, traite des êtres humains,
    violences obstétricales et gynécologiques, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés et
    violences sexuelles en ligne, que les auteurs et victimes soient majeur·es ou mineur·es, au sein ou en
    dehors de la famille et du couple ;
    L’introduction d’une infraction d’inceste et l’imprescriptibilité de ces violences, ainsi que la lutte
    contre l’industrie pornocriminelle et pédocriminelle et la culture du viol en ligne ;
    La prise en compte de toutes les victimes sans aucune forme de discrimination, et la prise en charge
    intégrale du suivi post-traumatique ;
    Le suivi des agresseurs par des équipes pluridisciplinaires pendant et après leur sanction pénale afin
    d’éviter la récidive ;
    La déclinaison de nouveaux droits dans le monde du travail, notamment un congé d’urgence en
    faveur des victimes et de leurs accompagnants lorsqu’elles sont mineures pour effectuer les
    démarches, et des sanctions immédiates pour les agresseurs sur les lieux de travail.

    Monsieur Macron, président de la République, ne veut pas entendre parler de moyens. C’est précisément ce dont il s’agit.

    Oui, une véritable volonté politique exige des moyens financiers et des moyens humains :
    L’État ne dépense que 12,7 millions d’euros par an pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, soit 0,003 % du budget de l’État.
    Pour une prise en charge réelle des victimes, pour améliorer les enquêtes et
    renforcer la chaîne judiciaire, 2,6 à 3 milliards d’euros d’investissement annuel sont nécessaires.
    À cela s’ajoutent les moyens humains : il faut recruter et former tou·tes les professionnel·les concerné·es (police, justice, Éducation nationale, médecine, travail social...) à la lutte contre les préjugés sexistes et contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, ainsi qu’au recueil de la parole des victimes.
    Dans l'Éducation nationale, les séances d'éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) à l'école
    primaire, ainsi que les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) au collège et au lycée, doivent être mises en œuvre de manière effective.
    Elles doivent être assurées par les équipes
    pédagogiques et les personnels médico-sociaux afin que l'École demeure un lieu de prévention, de protection et d'émancipation pour tou·tes les enfants et les jeunes.
    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants ne peut ignorer
    l’adultisme de notre société, où une hiérarchie des âges prive les enfants de pouvoir, de crédibilité et de reconnaissance politique.
    Pour les protéger, il faut briser cette domination et construire une société
    enfantiste, où les enfants sont enfin considérés comme des êtres à part entière.
    En 2025 en France, plus de 130 000 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées par la police et la gendarmerie, et ce chiffre est très en dessous de la réalité. Plus de la moitié étaient des mineur·es.
    Et
    pourtant, 70 % des plaintes déposées sont classées sans suite : ce chiffre dit l’impuissance d’un système incapable de traiter à la hauteur des enjeux les violences sexistes et sexuelles qui lui sont signalées.
    Il y a urgence à agir.
    La récupération, les propos haineux envers les magistrat·es et les incitations à se faire justice soi-même, alimentés par l’extrême droite, sont des réponses inutiles, odieuses et inappropriées, qui désignent des boucs émissaires au lieu de s’attaquer au manque de moyens et de formation.
    Ce n’est pas cela que nous voulons, mais une réponse globale et systémique, à la hauteur de l’ampleur du problème.
    Ainsi, nous appelons à nous rassembler tous les lundis jusqu’à ce que le projet de loi-cadre intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles soit enfin à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, comme le Collectif Droits des Femmes le réclame depuis des années.


    Le 14 juin 2026
    Collectif Droits des Femmes 06

  • Ce que le capitalisme fait au vivant...

    La violence extrême de la maltraitance des animaux par l’industrie capitaliste de la viande suscite des protestations plus que légitimes. Des mobilisations de masse sont indispensables pour y mettre fin : il ne s’agit pas d’excès regrettables auxquels il serait possible de remédier avec quelques « chartes du bien-être animal », mais d’une violence inhérente à l’agriculture industrielle productiviste.

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  • Mondial 2026 : la coupe du capitalisme fascisant...

    La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis de Trump. Présentée par la FIFA comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples, elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.

    Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains, il a été empêché d’entrer sur le territoire étasunien par la police de Trump et ne pourra pas officier. La FIFA a validé cette exclusion sans protester. Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé des États-Unis vers le Mexique, des équipes sont contrôlées sur le tarmac à leur arrivée, l’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu pendant des heures à son arrivée et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de se rendre à la compétition. Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.

    Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre. Aux États-Unis, les supporters sont accueillis dans un climat de contrôles, de détentions arbitraires et de peur entretenue par les politiques racistes et anti-immigration de Trump. En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand. On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout la montée de l’autoritarisme et la fascisation du monde.

    Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire. Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs répartis sur trois pays et des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 8 à 9 millions de tonnes de CO₂, soit près du double de l’édition 2022, qui était déjà un record. Les joueurs et les spectateurs vont parfois être exposés à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses. Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets vendus à des prix exorbitants — un véritable tri social par le ticket d’entrée.

    Cette Coupe du monde est en partie organisée aux États-Unis — où la politique de chasse aux immigréEs a atteint des sommets de violence sous le nouveau mandat de Trump, où les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et qui mènent une politique de guerres impérialistes — et au Mexique — marqué par « la guerre à la drogue » dont la population paye le prix fort avec plus de 400 000 mortEs et 100 000 disparuEs au cours des vingt dernières années.

    Cette compétition révèle jusqu’à la caricature ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.

  • En finir avec l’exploitation des animaux : une approche programmatique...

    Depuis son dernier congrès, le NPA-A reconnaît la sentience1 des animaux humains et non-humains, et appuie les réformes visant à abolir ou limiter l’exploitation animale pour le divertissement, l’alimentation, la recherche, les vêtements ou le commerce d’animaux de compagnie. Nous proposons ici l’esquisse d’un tel programme.

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