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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Yankees Go Home ! Non à l’agression impérialiste contre le Venezuela !

    Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

    Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.

    Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).

    Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. 

    Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !

  • Soutien à la lutte des peuples d’Iran !

    L’effondrement de la monnaie nationale et de l’économie, l’hyperinflation et la stagnation des salaires sont les ingrédients de la mobilisation massive partie le dimanche 28 décembre du bazar de Téhéran et étendue à de nombreuses villes et universités. La combativité des manifestantEs et la vitesse à laquelle la situation évolue montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une réaction passagère à la hausse du taux de change. C’est une fois encore une colère sociale profonde, enracinée dans des décennies d’injustices, de pauvreté, de ségrégation de genre et de répression qui s’exprime. La grève du bazar, la fermeture des commerces et l’entrée en scène des étudiants signent une nouvelle étape de ce mouvement de fond qui secoue la République Islamique d’Iran.

    Des syndicats de travailleurs, comme le syndicat Vahed, et des associations d’enseignants et de retraités se sont immédiatement solidarisés du mouvement.

    Alors que l’inflation officielle dépasse les 52 %, le pouvoir refuse d’augmenter les salaires. Cela signifie clairement que le budget de l’État est financé sur le dos des travailleurs, des retraités, des chômeurs et des plus précaires. Cela veut dire moins de soins, moins d’éducation, plus de marginalisation et une société épuisée. Alors que la pauvreté explose, les dirigeants du pays et notamment le Guide Khamenei détiennent eux des fortunes colossales. Le pouvoir cherche en apparence à calmer la contestation, mais dans les faits, la répression se déploie sur le terrain. Une fois encore, la République islamique d’Iran va chercher à survivre grâce à la potence et à la peur. La mollahrchie a exécuté plus de 1922 détenus en 2025, mais cela n’empêche pas les mobilisations populaires. Le courage des manifestantEs est immense et la contestation ne faiblit pas. Déjà les signes de faiblesses du pouvoir apparaissent. Le directeur de la Banque centrale a démissionné, trois responsables de la sécurité d’universités ont été limogés, l'État a fermé les administrations dans 26 provinces et les cours des universités basculent en distanciel. Et cela n’est peu- être que le début !

    Face à cette dynamique, les tentatives de récupération — notamment par les courants monarchistes — doivent être clairement rejetées. Ceux-ci n’hésitent pas à organiser une campagne de manipulation en modifiant les slogans sur les vidéos qui sortent d’Iran afin de faire croire à une adhésion des contestataires à la solution « monarchiste ». Soutenu par Nétanyahou et Trump, le fils du Shah n’est pas un allié des peuples d’Iran. Son projet est autoritaire et ultralibéral. Les peuples d’Iran ne sont pas dupes. Ils n’ont pas renversé une dictature pour en restaurer une autre. Le choix n’est pas entre deux formes de despotisme, mais entre la poursuite d’un système fondé sur l’injustice et la construction d’un avenir fondé sur l’égalité, les droits sociaux et démocratiques et la dignité.

    La solidarité entre universités, lieux de travail, quartiers populaires et périphéries urbaines est la clé pour transformer la colère en force sociale organisée, capable de résister à la répression, d’empêcher toute instrumentalisation et refuser la confiscation du mouvement.

    Les peuples d’Iran ont besoin de toute la solidarité internationale des forces progressistes. Le NPA-l’Anticapitaliste se tient aux côtés de la jeunesse, des travailleurs et travailleuses d’Iran. Nous apportons tout notre soutien aux peuples d’Iran en lutte contre la dictature, contre la vie chère et les injustices.

  • Histoire : La Ligue et l’antimilitarisme...

    Les militants de la Ligue communiste de l’après 1968 se retrouvent, par la force de l’âge, à devoir faire leur service militaire. Hors de question pour eux d’abandonner leurs idéaux. Se pose alors la question de comment continuer à militer à l’intérieur de la « Grande muette » et comment le parti peut être un outil à leur service.

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  • Histoire : 10 septembre 1974, manifestation des appelés du 19e RA de Draguignan..

    Robert Pelletier est appelé sous les drapeaux en 1974. Son organisation politique, la Ligue communiste, décide d’y mener une campagne pour la reconnaissance des droits des appelés (les bidasses). À la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle de 1974, 100 soldats appelés du contingent demandent aux candidats de se prononcer publiquement sur un ensemble de revendications.

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  • En 2026, la prédation capitaliste doit cesser !

    Pour ces neuvièmes vœux, Macron a tout misé sur le « domaine réservé » du président, l’international, avec un double objectif : redorer le blason de la France dans le concert des rivalités inter-impérialistes et des droits des peuples bafoués, et effrayer le peuple sur les suites de l’escalade militaire en cours dans l’Union européenne. La carotte et le bâton !

    Néanmoins, Macron ne peut faire oublier combien lui et son camp sont affaiblis par des années d’une politique antisociale. Pour la deuxième année consécutive, l’adoption d’un budget pour la Sécurité sociale s’est avérée épineux, tandis que Sébastien Lecornu a été contraint de faire adopter une « loi spéciale » qui permet de reconduire le budget de 2025 et de poursuivre une politique antidémocratique et d’austérité. Au programme : chute des budgets pour les collectivités territoriales et les services publics, gel des pensions de retraites, des allocations familiales et d’autres prestations sociales (RSA, APL), augmentation des impôts… et parallèlement, baisse de la fiscalité pour les entreprises et les plus riches, cadeaux aux patrons et explosion des dépenses militaires… De tout cela, le président des riches n’a soufflé mot.

    Pour 2026, le NPA-A forme le vœu que cessent les attaques antisociales du gouvernement et de son président des riches, que cessent les politiques racistes qui pavent la voie à l’extrême droite. 

    En France, en Europe et dans le monde, les politiques capitalistes n’ont fait qu’accroître le désarroi des populations qui se soulèvent exaspérées, comme à Madagascar ou au Maroc hier, en Iran ces jours-ci, ou qui tombent, déçues, dans les bras de l’extrême droite cynique, raciste et haineuse, comme au Venezuela. Le monde capitaliste est en train de sombrer et de nous mener au chaos… où même le droit international semble impuissant.

    Au NPA-A, nous souhaitons que la répartition des richesses entre le capital et le travail, se fasse au bénéfice du travail, par des augmentations de salaire, l'interdiction des licenciements, par une extension du domaine de la gratuité et des services publics – plus de Sécurité sociale, de protection sociale, d’assurance chômage et de retraites – par une prise en compte des besoins sociaux élémentaires comme la santé, le logement, l'éducation avant les impératifs du capital, par l’interdiction de tout grand projet inutile et d’accaparement, comme l’A69 ou les mégabassines, et de toute forme d’empoisonnement des sols, des eaux, de l’air au nom de la productivité agricole et industrielle. Tout cela, nous le porterons dans nos luttes et les grèves qui devront reprendre dès la rentrée.

    Pour que nos vœux soient exaucés, il faudra en 2026 un mouvement social et politique d’une ampleur et d’une ambition inédite, d’une puissance démocratique sans égal. Il en va de la survie de l’humanité autant que de celle de la planète.

    Le NPA-A contribuera en 2026 à ouvrir et à poursuivre la discussion avec les forces politiques pour la transformation sociale et l’écosocialisme.