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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog
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L'anticapitaliste : le journal, numéro 795...
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Flottilles pour Gaza : solidaires, tant qu’il le faudra...
Samedi 4 avril, sur le Vieux-Port de Marseille, au pied du Mucem, plusieurs centaines de personnes se pressaient sur la jetée pour acclamer les 19 bateaux humanitaires de la flottille prenant la mer en direction de Gaza.
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La loi Yadan plie déjà, continuons le combat...
La proposition de loi n° 575, « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », dite « loi Yadan », va être examinée par l’Assemblée nationale le 16 avril. Présentée comme une réponse à la montée de l’antisémitisme, elle constitue en réalité une nouvelle étape dans la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien et dans la restriction des libertés publiques.
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Soutenir le mouvement antifasciste et antiraciste face à la répression...
Le pouvoir multiplie les procédures de dissolution. De Lyon à Paris, l’antifascisme est visé — précisément parce qu’il constitue un point d’appui central des mobilisations. Abandonner les militantEs antifascistes reviendrait pour la gauche à désarmer ses propres luttes et à renoncer à elle-même.
En 2021, la loi Séparatisme est venue renforcer les possibilités de dissolution prévues par le Code de la sécurité intérieure, notamment en visant les groupes « provoquant des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens ».
Diaboliser et dissoudre l’antifascisme
Le premier groupe antifasciste dissous pour ce motif en mars 2022 a été le groupe antifasciste lyonnais, GALE, créé en 2013 suite à la mort de Clément Méric.
En juin 2023, le gouvernement tente de dissoudre les Soulèvements de la Terre. Si cette décision suscite une forte mobilisation, la GALE, dissoute la même année, n’en bénéficie pas et sa dissolution est confirmée en novembre 2023. Depuis juin 2025, la Jeune Garde est à son tour visée, en même temps qu’Urgence Palestine.
Pourtant, un an auparavant, la gauche rassemblée dans le Nouveau Front populaire affichait le soutien de la Jeune Garde pour les législatives. Cela avait permis à Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde, d’être élu député à Avignon. Mais la mort du militant néonazi Quentin Deranque a donné une nouvelle occasion de diaboliser l’antifascisme, d’attaquer LFI et de réclamer la démission du député Raphaël Arnault.
Son élection avait prouvé que l’antifascisme et l’antiracisme pouvaient freiner la montée de l’extrême droite et permettaient même de gagner contre elle. En effet, sa campagne menée sur des bases antifascistes claires avait permis à Raphaël Arnault de rafler la place du député RN sortant.
La force de l’antifascisme
Alors que les discours racistes se banalisent dans les médias, que les lois discriminatoires et liberticides s’accumulent, que les attaques sociales s’amplifient et que la répression se durcit, il serait suicidaire pour la gauche de tourner le dos à cette stratégie gagnante de l’antifascisme.
Car ce n’est pas qu’une ligne politique, c’est surtout une lutte de terrain qui permet la mise en mouvement de larges pans de la société et de notre camp social. L’antifascisme a été le dénominateur commun de toutes les organisations du Nouveau Front populaire et c’est cette unité sous bannière antifasciste qui a permis au NFP d’arriver en tête au second tour des législatives.
C’est justement parce que l’antifascisme peut faire gagner la gauche qu’il est aujourd’hui autant criminalisé. Cet acharnement n’est donc pas un hasard, il permet d’affaiblir les résistances et d’attaquer celles et ceux qui portent des projets d’émancipation. C’est cette même dynamique d’acharnement qui est à l’œuvre contre les maires noirs nouvellement élus, contre Rima Hassan et les voix qui soutiennent la Palestine ou contre Sophie Binet et le mouvement syndical.
Soutenir les militantEs antifascistes et antiracistes
Le rassemblement réussi du samedi 4 avril à Saint-Denis, contre le racisme et en soutien au maire Bally Bagayoko, prouve que l’antifascisme et les combats qu’il porte sont bien vivants. Une fois encore, c’est la mobilisation des forces politiques, syndicales et associatives autour d’une initiative portée à la base par des collectifs locaux et les habitantEs de Saint-Denis qui a permis la réussite de cette journée (lire page 6).
Cette mobilisation doit s’amplifier, car aujourd’hui, c’est au tour du collectif antiraciste Génération EDR d’être menacé par une dissolution. Face à la répression, les militantEs antifascistes et antiracistes doivent être soutenuEs avec la même détermination.
Au-delà des organisations antifascistes, c’est tout le mouvement social qui est attaqué. Si la gauche veut voir ses idées gagner, elle ne pourra pas faire l’économie de l’antifascisme.
Lorsqu’elle cède sur ce terrain, elle se divise et s’affaiblit, elle se prive de ses moyens de défense : clarté, unité et radicalité.
Commission locale antifasciste et Commission antiraciste de la région parisienne
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2 grammes, 2 mesures...
Édito de l'Anticapitaliste hebdo n° 795
Vous n’avez pas pu passer à côté de l’événement dont toutes les rédactions se sont emparées ce week-end : convoquée par la police à la suite d’une plainte au sujet d’un tweet (depuis supprimé) concernant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée Rouge Japonaise — une organisation active dans les années 70, Rima Hassan a été placée en garde à vue. En quelques heures, c’est un déchaînement de violence qui a eu lieu.
Très rapidement, cette garde à vue s’est transformée en procès public en son absence. Les « sources proches de l’enquête » n’ont eu de cesse de nourrir commentateurs, en dépit de la présomption d’innocence qui leur est pourtant si précieuse lorsqu’elle concerne Gérard Depardieu, Gérald Darmanin, Éric Zemmour, Morandini…
Rima Hassan dénonce à juste titre un acharnement judiciaire dû à sa lutte contre le génocide palestinien. Et ce qui est sûr, c’est que depuis la mise en place de la loi condamnant « l’apologie du terrorisme », les poursuites et les condamnations pullulent, et de nombreuses associations ou militantEs de terrain sont visés par ces accusations, y compris le NPA-A !
Deuxième info incontournable : on fait courir le bruit que 2 grammes de « drogue de synthèse » auraient été retrouvées dans le sac de Rima Hassan. Sur la base de ces déclarations hasardeuses pourtant, certains s’en sont donné à cœur joie. Déclarant tour à tour qu’il s’agissait « d’un gramme de 3-MMC et d’une boulette de cannabis », puis de « traces de cristaux blancs », ou plus simplement comme Retailleau de « stupéfiants ». Certains vont jusqu’à expliquer que le composé peut être utilisé dans des soirées chemsex, laissant les lecteurs en conclure ce qu’ils veulent.
La garde à vue de quelques heures de Rima Hassan a fait l’objet de plus d’articles et d’informations télévisuelles que l’ensemble du procès de Marine Le Pen… Les 2 grammes qui cachent les millions ?
Alors, bien entendu, soutien à Rima Hassan, victime du racisme antipalestinien et de la fascisation en cours.
Aurélianne Abitbol
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La loi Yadan, une forme renouvelée du racisme...
La proposition de loi dite « Yadan » intervient dans un contexte international marqué par la montée des logiques autoritaires, la fascisation de nombreux États et l’ingérence croissante des puissances impérialistes, au premier rang desquelles les États-Unis et Israël.
Puissance dominante de la région, Israël mène une politique de guerre et d’occupation qui suscite une contestation grandissante.
Dans ce contexte, la loi Yadan, qui condamne en fait toute critique d’Israël ou de la politique de son gouvernement, ou tout appel à la libération de la Palestine, est profondément inquiétante.
Une loi liberticide…
Derrière un discours prétendant lutter contre les discriminations, ce texte est avant tout liberticide.
En assimilant la critique de l’État d’Israël à une forme de haine, il rend illégitime toute prise de position politique en solidarité avec le peuple palestinien.
Il ouvre ainsi la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction de manifestations et à la criminalisation d’engagements militants.
Défendre les droits des PalestinienNEs n’est pas et ne devrait jamais être un délit : c’est un combat pour la justice et l’égalité.
...qui dévoie la lutte antiraciste
En prétendant combattre l’antisémitisme, la loi Yadan l’instrumentalise. En entretenant l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux JuifVEs, elle renforce un amalgame dangereux qui enferme ces dernierEs dans une identité nationale.
Pire, elle construit l’idée que l’antisémitisme serait propre à certaines populations, invisibilisant son caractère structurel dans toute la société.
Enfin, elle revient à offrir un blanc-seing à une politique agressive dans la région, comme le montrent les attaques contre l’Iran et le Liban. En protégeant un État de toute critique, cette loi sert les intérêts de l’impérialisme, notamment étatsunien, et affaiblit les solidarités internationales.
Refusons cette loi. Défendons nos libertés, un antiracisme cohérent et la solidarité entre les peuples !
En quelques jours, une pétition officielle hébergée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a atteint plusieurs centaines de milliers de signatures. Pour amplifier la pression sur les députéEs, continuons à la signer et à la faire signer !
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Nice : Paix et justice pour la Palestine...
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Contre sommet du G7 à Genève du 13 au 17 juin 2026...
Mobilisation internationale contre le G7, du 13 au 17 juin 2026 à Genève, avec une manifestation « Résistance globale contre le fascisme et l'impérialisme » dimanche 14 juin.
Le texte d'appel et plus d'infos sur le blog nog7ge.noblogs.org
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Antibes, pour la paix et le respect du droit international...
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Samedi 4 avril 2026
18 h 00, place Masséna
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