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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Dans la rue le 19 septembre contre le permis de tuer ...

    Mobilisons-nous contre la loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme ! Déjà adopté par l’Assemblée nationale, ce texte devrait être examiné par le Sénat cet automne.

    La police tue déjà impunément

    La police n’a pas attendu cette loi pour tuer dans une quasi-impunité. Sur 437 morts liées à une intervention policière recensées depuis 2017, moins de 2 % des affaires dont l’issue est connue ont abouti à une peine de prison ferme. C’est l’existence d’une vidéo du meurtre raciste de Nahel qui a permis la mise en examen de l’auteur du tir. Dans les faits, les tirs policiers sont déjà présumés légitimes, d’autant qu’ils visent surtout des hommes non blancs des milieux populaires. Cette loi aggraverait encore la situation en officialisant le permis de tuer.

    Toujours plus de morts

    La loi de 2017 a déjà élargi les conditions d’usage des armes par la police. Depuis, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement sont cinq fois plus nombreux. Mais la législation fait encore porter à la police la charge de démontrer qu’un tir était strictement nécessaire et proportionné. La nouvelle loi supprimerait ce petit garde-fou. Il reviendrait aux proches des victimes de prouver que le tir mortel n’était pas nécessaire et proportionné — en plein deuil, sans avoir assisté aux faits et sans accès aux enregistrements, rapports ou témoignages. Cette impunité renforcée augmenterait encore le nombre de meurtres policiers.

    Une loi fascisante

    Portée depuis des années par des syndicats policiers, cette revendication figurait déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen avant d’être reprise par Marine Le Pen. Aujourd’hui, ce sont Les Républicains qui ont pris l’initiative de cette proposition de loi. Soutenue par le gouvernement, elle a été adoptée par l’Assemblée le 7 juillet avec les voix de toutes les droites, de la majorité présidentielle au RN. Un cas d’école : toute la droite, du prétendu centre macroniste à la droite traditionnelle, s’aligne toujours davantage sur l’extrême droite.

    Mobilisons-nous !

    Plus de 730 000 personnes ont signé en quelques jours la pétition officielle contre cette proposition de loi, dépassant largement le seuil permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale. Mais cette pétition a été classée sans aucune discussion.

    Une mobilisation nationale et unitaire est organisée samedi 19 septembre contre ce permis officiel de tuer : soyons massivement dans la rue contre le fascisme et le racisme !

  • Qui sème l’inaction climatique récolte l’incendie...

    Des dizaines de milliers d'hectares sont partis en fumée. Des centaines de milliers de personnes ont dû être évacuées. Routes, trains et aéroport sont paralysés. Face à cette catastrophe, nous saluons le travail des pompiers, des soignant·es, des bénévoles, des agriculteurs et de toutes celles et ceux qui, une fois de plus, protègent les populations pendant que les responsables politiques viennent faire leur tournée médiatique.

    Comme en 2022, Emmanuel Macron est venu promettre que « l'État sera au rendez-vous ». Mais les mégafeux ne sont pas une surprise. Scientifiques, pompiers et écologistes alertent depuis des décennies sur les conséquences du dérèglement climatique. Ils alertent aussi sur la vulnérabilité du massif landais, façonné par des décennies de monoculture intensive du pin maritime, organisée au profit de la filière forestière. Une forêt pensée comme une usine à bois devient aussi un formidable combustible lorsque les sécheresses et les canicules se multiplient.

    Depuis des années, les gouvernements ont réduit les budgets et les moyens alloués à la prévention des incendies et à la lutte contre les feux de forêts. En 2024, le gouvernement de Gabriel Attal annulait la commande de 2 Canadairs. Alors que Macron dépense des milliards d’euros dans loi de programmation militaire et commande des dizaines d’avions Rafales, le projet de loi de finance 2026 ne dégageait que 209 millions pour des bombardiers d’eau supplémentaires.

    Ces incendies révèlent aussi les inégalités de classe. Les moyens considérables déployés pour protéger les zones les plus riches, comme le Cap-Ferret, contrastent avec la situation vécue dans d'autres territoires touchés, comme Le Porge ou l'intérieur du massif. Derrière les discours sur l'égalité républicaine, ce sont toujours les intérêts économiques, le patrimoine des plus riches et les infrastructures stratégiques qui concentrent l’attention des pouvoirs publics, pendant que les classes populaires subissent les conséquences des politiques d'austérité. Alors que des centaines de milliers de personnes de la région se sont retrouvées sous les particules fines des incendies, la priorité des entreprises privées comme des employeurs publics a été de maintenir une activité économique normale alors que des principes de préventions devaient s’appliquer : arrêt des chantiers, autorisations spéciales d’absences pour les plus vulnérables… Une fois encore, la rentabilité et les profits avant la santé des travailleurs·euses et de la population.    

    Car le véritable responsable est connu : le capitalisme. Celui qui détruit le climat, organise une sylviculture productiviste, affaiblit les services publics et préfère consacrer des milliards au réarmement plutôt qu'aux pompiers, à l'ONF, aux hôpitaux ou à la prévention.

    Nous exigeons un renforcement massif des moyens des SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et de l'ONF (office national des forêts), une transformation de la gestion forestière rompant avec la monoculture industrielle, et la réorientation des budgets militaires vers les services publics et la bifurcation écologique, qui suppose de produire autrement en fonction des besoins et en tenant compte des ressources et avec sobriété.

    Le climat brûle parce que le capitalisme brûle la planète. Nos vies valent plus que leurs profits.

  • Prochainement...

    Du dimanche 23 août au mercredi 26 août

    Accueil le samedi 22 août à partir de 14h et départ le jeudi 27 après le petit déjeuner.

    Comme chaque année, l’université d’été est un moment de réunion incontournable juste avant la rentrée qui nous permet de faire le point sur la situation politique (la crise économique et écologique ; les guerres, notamment en Ukraine et en Palestine ; la montée de l’extrême-droite en France comme dans le monde…) et nous préparer à une rentrée combative !

    L’université d’été, c’est également l’occasion, dans la mesure du possible, de commencer à mettre en pratique collective nos principes, dans un cadre sympathique et convivial.

    Plaquette de présentation de la 18e université d'été du NPA

    Inscriptions en ligne 

    FAQ - Accessibilité de l'Université d'été

  • Arrêter le massacre en Cisjordanie !

    Après les attaques meurtrières menées par des colons israéliens contre le village palestinien de Tell, près de Naplouse, le gouvernement de Netanyahou a annoncé le lancement d'une « vaste opération antiterroriste » en Cisjordanie occupée, une nouvelle étape dans la guerre d'effacement du peuple palestinien. La mort d’un colon lors d’une de ces attaques sert de prétexte, alors qu’il a été tué par sa propre arme. Les PalestinienNEs savent que l’autodéfense contre les exactions de colons est réprimée dans le sang par l’armée israélienne, qui comme les colons, bénéficie d’une totale impunité.

    Les premières mesures sont déjà en cours : bouclage de la région de Naplouse, arrestations massives, raids de l'armée, démolitions de maisons palestiniennes et accélération de la colonisation. Dans le même temps, les violences des colons s’intensifient encore en toute impunité, avec la complicité de l'armée israélienne. Plusieurs ministres israéliens d’extrême droite, à commencer par Itamar Ben Gvir une fois de plus, multiplient les discours suprémacistes et génocidaires en appelant à « raser ces villages depuis les airs ». 

    Israël poursuit sa politique de colonisation, d'annexion de fait et de nettoyage ethnique de la Cisjordanie à une fréquence inédite. Dans la bande de Gaza, l’armée israélienne pérennise un contrôle territorial toujours plus vaste et asphyxie la population palestinienne.

    Le NPA-l'Anticapitaliste réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien qui résiste à l'occupation, à la colonisation et à l'apartheid et lutte pour ses droits fondamentaux. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste condamne l’(in)action de l’État français, qui juge la situation « inquiétante » depuis plusieurs mois sans jamais qu’aucune mesure ne soit prise. 

    Plus que jamais, il est nécessaire d'imposer des sanctions contre l'État d'Israël, de soutenir la campagne BDS pour mettre fin à toute coopération militaire, économique, industrielle, diplomatique, universitaire, sportive et culturelle, et de refuser tout ce qui contribue à la normalisation.

    Il faut stopper Israël ! Justice et liberté pour le peuple palestinien !

  • Défendre le service public de la culture, faire vivre un art émancipateur !

    L’écosystème économique du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’édition, tel qu’il s’est établi depuis plusieurs décennies, est mis à mal : pendant que l’État et les collectivités territoriales se désengagent, les milliardaires fascisants gagnent du terrain.

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