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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Arrêter Trump et toutes les offensives néo-coloniales !

    Provisoirement adoubée, par l’appareil d’État du régime et par Trump lui-même, comme présidente par interim, Delcy Rodriguez semble naviguer à vue entre deux nécessités : céder au chantage de Trump qui veut s’emparer à marche forcée des ressources en pétrole et en minerais du pays tout en maintenant une certaine stabilité du régime et le calme dans la société et dans la rue.

    Depuis des mois, Trump menait en parallèle des négociations avec Maduro et ses représentants et la mise en place croissante de mesures de menaces militaires. Logiquement, une fois la décision de frapper militairement prise, Trump a choisi l’option la moins couteuse en hommes et la moins incertaine en conséquence politiques. Une action de commando à l’abri d’une énorme supériorité aérienne et technologique, combinée à une négociation politico-économique en position de force avec un appareil maduriste décapité mais toujours capable d’encadrer la population et éventuellement de garantir la « transition » qu’exige les États-Unis.

    Prendre la mesure de l’agression militaire du 3 janvier

    Il s’agit de la mise en œuvre d’une politique qui s’est élaborée depuis des année et a été écrite dans le document d’orientation de « sécurité nationale » de novembre 2025 : Les États-Unis, face à leur affaiblissement économique et géopolitique veulent récupérer au maximum le terrain perdu, à commencer par celui qu’ils n’ont jamais cessé de considérer comme leur arrière-cour, l’Amérique latine. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, jusqu’aux interventions militaires directes. Les administrations des États Unis, à l’heure d’intervenir contre ceux qu’ils estimaient dangereux pour eux ne se sont jamais imposé trop de limites diplomatiques, démocratiques ou humanitaires.

    Le 3 janvier n’est pas un coup de folie d’un président mégalomane, c’est le premier acte d’une nouvelle version, sans fard et sans scrupule, d’une politique impérialiste, colonialiste, profondément réactionnaire. Elle s’appuie, sur les forces et les gouvernements d’extrême droite en Amérique Latine et dans le monde qui toutes, de Milei en Argentine à Netanhyaou en Israël ont salué l’agression militaire contre le Venezuela. Ce qui n’est qu’un juste retour des choses puisqu’on sait que Trump n’a cessé de défendre et d’appuyer ces forces et de favoriser leur arrivée au pouvoir.

    Elle s’appuie aussi sur l’hypocrisie ou la lâcheté des gouvernements et partis « démocratique », en Europe ou en Amérique qui au mieux ont « déploré » la méthode de Trump, sans rien faire pour s’y opposer. La palme revenant à Macron qui dans un premier temps été jusqu’à seulement se féliciter de la capture de Maduro.

    Pour une politique anti-impérialiste

    La timidité ou la faiblesse des réactions des rares gouvernements d’Amérique latine qui ont clairement dénoncé l’agression ne suffiront pas à freiner la politique néo coloniale et le chantage permanent qui va avec. Que ce soit au Sheinbaum au Mexique, Petro en Colombie ou Lula au Brésil, leurs discours ou leurs initiatives diplomatiques ne pèseront pas assez lourd sans des mobilisations bien plus massives dans leurs pays mais aussi dans toute l’Amérique, États-Unis compris, pour arrêter Trump et son administration.

    C’est cela qui doit guider la politique et les initiatives des révolutionnaires dans le monde. Encourager, favoriser, appuyer partout des mobilisations les plus massives et les plus unitaires possibles Dénoncer et combattre toutes les agressions coloniales, impériales, toutes les forces d’extrême droite et racistes. Il s’agit des mêmes ennemis, des mêmes menaces.

    Les appels dans ce sens se multiplient. Il faut notamment saluer celui lancé le 5 janvier dernier par plus de 150 personnalités et organisations d’Amérique Latine qui invitent partis politiques, associations et syndicats à se réunir dans une conférence Conférence internationale antifasciste et pour la souveraineté des peuples, qui se tiendra fin mars au Brésil Porto Alegre. Cet appel se conclue notamment par ce qui devrait constituer la base de toutes les mobilisations à venir :

    —  Retrait immédiat de l’immense force militaire que les États-Unis maintiennent depuis des mois dans les Caraïbes ;

    —  Fin immédiate des agressions militaires ! Le respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela, de l’Amérique latine et de tous les territoires et nations souverains du monde !

    Fabrice Thomas

  • Rojava : Solidarité avec les Kurdes de Syrie...

    Sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, les attaques contre les Kurdes de Syrie se multiplient dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est plus que jamais nécessaire.

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  • Le plan de Poutine : épuiser la population pour faire capituler l’Ukraine...

    En ce début d’année, des centaines d’attaques ciblées ont été menées contre les réseaux et installations clés du pays. Missiles balistiques, missiles de croisière, drones visent les centrales électriques, les sous-stations de distribution, les centrales thermiques et hydrauliques. Dans ce froid extrême, les pénuries de chauffage, d’eau et d’électricité placent la population en situation de survie.

    C’est un moment particulièrement critique, les températures moyennes à – 10 °C descendent souvent à – 18 °C ou – 20 °C la nuit. En bombardant les infrastructures énergétiques, y compris les infrastructures proches des centrales nucléaires encore opérationnelles, à Odessa, Kyiv ou Dnipro, Moscou cherche l’effondrement du pays. En réclamant, lors des négociations, les territoires du Donbass qu’il n’occupe pas, ceux où se trouve la ligne de défense ukrainienne, Poutine veut la briser pour ouvrir la route de Kyiv à l’armée russe.

    La solidarité commence dans l’immeuble, la rue, le village.

    Dans cette guerre d’usure, l’électricité est devenue une arme stratégique, pour ralentir l’économie et écraser la capacité de résistance de l’Ukraine. Les pannes massives d’électricité, dans certaines grandes villes, touchent jusqu’à 60 % des habitations. Les réseaux de chauffage urbains et de distribution d’eau sont souvent affectés simultanément, rendant la vie précaire et dangereuse pour les personnes âgées, les familles et les malades. Les tentatives de réparation des installations endommagées dans la capitale sont compliquées par les réalités de la guerre.

    L’usure psychologique, le froid et l’obscurité sont compensés par une solidarité concrète. La société ukrainienne s’entraide, se coordonne, invente et multiplie les actes de résistance collective au quotidien : chauffer une cage d’escalier commune, héberger les personnes âgées, partager générateurs et batteries, bricoler des lampes LED, des panneaux solaires artisanaux.

    Résister à l’invasion, se battre pour la justice sociale

    Mais sur les réseaux sociaux, dans la presse indépendante ou dans la rue, les critiques sont vives contre les défaillances des autorités. La corruption et les pratiques clientélistes ont freiné l’entretien et la modernisation du système énergétique ukrainien historiquement fragile. La privatisation des biens municipaux a réduit les moyens des services publics.

    À Kyiv, l’absence de plan d’urgence crédible de la municipalité, qui appelle les habitantEs à quitter la capitale et alimente la panique, est sévèrement dénoncée.

    En écho à ces protestations, nos camarades de Sotsialniy Rukh (Mouvement social) se battent pour que les infrastructures municipales passent sous le contrôle effectif des travailleurEs. Cela permettrait de ne fournir l’électricité qu’aux entreprises essentielles, de soutenir les personnes les plus fragiles en garantissant le fonctionnement des centres communautaires, de répondre aux revendications des syndicats, en particulier ceux des infrastructures critiques.

    En luttant contre l’invasion et contre un modèle politique et économique qui affaiblit les mécanismes collectifs de protection sociale et énergétique, iels préparent les conditions d’une reconstruction au service du peuple.

    Groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA-A

  • Renault fabricant de drones de combat !

    Un nouveau pas vient d’être franchi avec l’implication de Renault dans la production d’armement et, plus globalement, dans le passage rêvé par Macron à une économie de guerre.

    Deux des usines historiques de Renault devraient être « mobilisées » : Cléon, une usine de fabrication de moteurs, et Le Mans, spécialisée dans la fabrication de châssis, pour l’assemblage. Depuis déjà plusieurs mois, des prototypes de drones terrestres étaient testés sur les sites Renault de Guyancourt et de Villiers-Saint-Frédéric.

    Un milliard d’euros sur dix ans

    Un milliard d’euros, au total sur dix ans ! Ce « milliard » est brandi pour créer un effet de souffle et bien montrer que c’est du sérieux. Le partenaire en armement de Renault est « Turgis Gaillard », une toute récente entreprise d’armement du nom de ses deux fondateurs, avec 400 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 80 millions d’euros. Son site internet est plus bavard que Renault : le drone prévu, Chorus, est un engin kamikaze opérable à distance pour des frappes précises sur cibles mobiles, exportable si besoin vers l’Ukraine ou l’OTAN. L’avantage pour un profiteur de guerre, c’est qu’un outil kamikaze doit être renouvelé après chaque opération !

    Alors que l’industrie d’armement est déjà florissante en France, pourquoi y enrôler Renault ? « Il capitalise ses atouts production (coûts bas, délais courts) dans un contexte politique favorable. Ce partenariat complètement inédit marque l’entrée des grands civils dans l’effort de défense nationale ». L’enjeu est d’abord politique : Turgis Gaillard vend ainsi la mèche.

    « On n’est pas là pour faire des armes ! »

    Cela est largement entendu parmi les ouvrierEs. La nouvelle, apprise d’abord par la presse, a souvent choqué et ne passe pas auprès de nombreux salariéEs. Il faut toutefois prendre garde à l’intoxication nationaliste qui commence à se répandre. Dès juillet, au moins cinquante ouvrierEs seraient installés dans un bâtiment séparé dans l’usine du Mans. À terme, des informations font état d’environ 200 salariés impliqués sur tout le périmètre du groupe Renault en France.

    Les syndicats SUD et CGT se sont prononcés contre une production de Renault à des fins militaires. La CGT y a ajouté la demande que des garanties soient apportées « aux salariés refusant de travailler à la production de matériels à usage militaire ». Une sorte de droit à l’objection de conscience qui reprend la revendication qu’avait formulée l’Union démocratique bretonne en mai dernier lors du démarrage de la production d’obus aux Fonderies de Bretagne.

    Construire un mouvement anti-guerre

    L’enjeu est de passer de la protestation individuelle à un mouvement collectif. Ce qui est annoncé aujourd’hui chez Renault prouve à une large échelle la militarisation de l’économie voulue par les pouvoirs en place. Cela devrait nourrir le mouvement anti-guerre à construire dans le pays et celui-ci devrait aider à la construction de ripostes chez Renault et les autres entreprises concernées. Ne laissons pas faire !

    Et n’oublions pas la leçon qui nous est donnée. Oui, une entreprise automobile peut produire, avec le savoir-faire des salariéEs, autre chose que des voitures ! Nous pouvons et devons choisir entre fabriquer des armes ou produire pour le bien commun.

    Jean-Claude Vessillier

  • En Palestine, le génocide continue, amplifions nos voix !

    Les palestinienNEs sont soumisEs à une pression génocidaire prolongée et aux intérêts trumpistes et israéliens. Le nettoyage ethnique se poursuit par destruction du secteur humanitaire et un « Conseil de la Paix » colonial. En France, la proposition de loi Yadan vise à criminaliser les militantEs pro-palestiniens.

    Déguiser le génocide en « Conseil de la Paix »

    Le plan Trump pour la gouvernance coloniale de Gaza se poursuit avec une « seconde phase » du prétendu cessez-le-feu. Elle n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des GazaouiEs et un démantèlement de la résistance. Le « Conseil de la Paix » censé administrer Gaza comprend des personnalités au lourd passé colonial comme Tony Blair… mais aucunE palestinienNE. L’objectif de ce grossier maquillage diplomatique est clair : répondre aux objectifs israéliens en annihilant toutes les capacités organisationnelles et défensives du peuple opprimé, contraint de vivre dans des réserves coloniales.

    Détruire les structures humanitaires 

    L’État colonial israélien finit d’achever les dernières structures humanitaires onusiennes. Ces acteurs-clés voient leurs employéEs être criminaliséEs et leur bâtiments anéantis. Le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est, déjà partiellement démoli, a ainsi été incendié dimanche 25 janvier. 36 ONG ont été interdites dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes s’acharnent à détruire les structures de l’aide humanitaire pour la privatiser, la militariser et la subordonner à leurs intérêts. L’interdiction des journalistes étrangers permet de poursuivre l’effacement à l’abri des regards extérieurs. 

    La loi Yadan veut nous faire taire 

    À l’heure où les palestinienNEs subissent une destruction co-organisée de leurs corps, de leurs institutions et de leur capacité d’autodétermination, les voix des militantEs s’élèvent. Mais notre gouvernement veut les criminaliser. La Loi Yadan organise la criminalisation des combats antisionistes sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Nous devons poursuivre la mobilisation pour son rejet définitif. 

    Face à l’aggravation du génocide et aux processus visant à définitivement nous faire taire, haussons le ton. Amplifions nos voix et celles de nos camarades palestinienNEs, organisons-nous contre la censure, massifions le mouvement anticolonial contre les impérialismes, pour une Palestine libre.

  • Combattre la loi Yadan jusqu’au rejet...

    Malgré des retouches pour la rendre plus « constitutionnelle », la proposition de loi n° 575 portée par Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » (PPL Yadan) demeure une menace gravissime pour la solidarité avec la Palestine, pour la liberté d’expression et le débat scientifique.

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