Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Après les municipales, construire un front antifasciste...

    Les résultats des élections municipales aboutissent à un tableau confus de la situation politique : dimanche soir, sur les plateaux, tout le monde, du RN à LFI, déclarait sortir gagnant de cette séquence. 

    Le RN, qui se donnait pour objectif d’obtenir un ancrage local plus important que ce qu’il avait jusqu’alors en doublant son nombre de listes par rapport à 2020, a réussi à progresser dans un grand nombre de villes. Il l’emporte dans 70 villes, dont 29 obtenues dès le premier tour. Il est notable qu’à Nice, Retailleau n’ait pas donné de consigne de vote pour départager le fasciste Ciotti et la droite extrême d’Estrosi au deuxième tour. L’union des droites est en marche.

    Dans un contexte de banalisation des idées racistes, de normalisation des groupuscules fascistes, c’est un signal d’alarme sur un basculement possible en 2027. La séquence qui a suivi la mort de Quentin Deranque a été un avant-goût de l’inversion des valeurs organisée par la droite et la macronie, instrumentalisée par une partie de la gauche, notamment socialiste, contre LFI.

    Ces mêmes socialistes s’appuient aujourd’hui sur les échecs des listes de fusion au deuxième tour, à Toulouse ou Clermont-Ferrand, et les victoires là où elles ne se sont pas faites, comme à Lille, Paris et Marseille, pour condamner toute future alliance avec la France insoumise. Cette ligne anti-LFI a empêché des dynamiques locales à la base, alors que l’électorat socialiste compatible avec la macronie a su se mobiliser pour les candidatures refusant l’union, comme à Paris, Marseille ou Lille.

    Cette stratégie a contribué au basculement de nombreux bastions de gauche à droite.

    Malgré le battage médiatique et politique contre la France insoumise, ses résultats sont importants et renforcent une assise locale dans des villes populaires comme Roubaix ou La Courneuve. 

    Pour le NPA - l’Anticapitaliste, nous sommes satisfaitEs d’avoir pu participer à une quarantaine de listes lors de ces élections municipales, dans des configurations unitaires différentes selon les villes, avec ou sans LFI, mais toujours dans l’objectif de rassembler contre l’extrême droite. Nous obtenons en tout onze éluEs dans autant de communes différentes. Nos camarades siègeront donc aux conseils municipaux de Toulouse, Montreuil, Roubaix, Ivry-sur-Seine, Quimper, Alençon, Millau, Moissac, Cusset, Gérardmer et Tournissan. 

    Malgré une abstention record et un scrutin dans lequel les particularités locales ont pu être déterminantes, ce scrutin préfigure les rapports de force à un an des présidentielles.

    Alors qu’il existe un risque réel de l’accession au pouvoir de l’extrême droite en 2027, l’unité de l’ensemble de la gauche sociale et politique est une nécessité urgente. Dès aujourd’hui, le NPA - l’Anticapitaliste prend toute sa part à la construction d’un front unitaire antifasciste qui commence dans les mobilisations et les luttes sociales, écologistes, féministes et antiracistes.

  • Quel paysage politique après les municipales ?

    Les municipales 2026 confirment une recomposition politique : progression de l’extrême droite, rapprochement accéléré des droites, affaiblissement du macronisme, implantation locale de LFI et divisions persistantes à gauche.

    Dossier coordonné par la rédaction

  • 30 mars : Pour la Terre, pour la Palestine — de la mémoire à la lutte...

    Le 30 mars marque la Journée de la Terre, date clé de l’histoire palestinienne. En 1976, une grève générale éclate en réponse à la confiscation de terres palestiniennes. Ce jour-là, six manifestants non armés sont tués. Près de cinquante ans plus tard, cette lutte pour la terre et la dignité reste d’une brûlante actualité. Les PalestinienNEs continuent de faire face à l’expropriation, à la violence et à une répression systématique.

    Les mobilisations du 28 mars s’inscrivent dans cette continuité. Elles rappellent que la confiscation des terres se poursuit en Cisjordanie comme à Gaza, accompagnée d’attaques répétées contre les populations civiles. Des villages sont visés, des habitations incendiées, des familles contraintes à l’exil. Cette réalité n’est pas du passé : elle se déroule sous nos yeux, aujourd’hui encore.

     

    Un terrible bilan

    À Gaza, la situation humanitaire est dramatique. La population vit sous la menace constante de bombardements, tandis que l’aide humanitaire reste insuffisante et elle ne peut parvenir jusqu’aux palestinienNEs. Les conséquences psychologiques sont immenses : 96 % des enfants de Gaza ont le sentiment que la mort est imminente. Ils vivent dans la peur permanente, beaucoup souffrent de traumatismes profonds, d’anxiété et de dépression. Cette détresse massive touche aussi les adultes, révélant une crise humaine majeure la plupart du temps ignorée.

     

    En Palestine et ailleurs, l’impérialisme ravage

    Au-delà de la Palestine, les violences et destructions s’étendent à d’autres territoires, notamment au Liban, où des infrastructures civiles et médicales sont également touchées. Ces dynamiques de guerre et de domination sont largement le fait des puissances impérialistes qui agissent pour défendre leurs intérêts économiques et leurs zones d’influence et qui n’hésitent pas à s’allier avec des régimes qui répriment violemment leurs peuples.

     

    Partout, mobilisons-nous !

    Face à cette situation, nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples qui résistent et contre les impérialismes, dont celui de la France, complices du génocide à Gaza et responsables de la généralisation de la guerre dans la région. La Journée de la Terre n’est pas seulement un rappel historique : elle est un appel à l’action. Elle revendique un droit essentiel, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Le 28 mars, soyons nombreuses et nombreux à porter cette mobilisation pour la Journée de la Terre, une lutte internationale.

  • Italie : la victoire écrasante au référendum constitutionnel dit NON au projet autoritaire de Meloni ...

    Avec une affluence record, proche de 60 %, et le rôle décisif de la jeunesse, l’Italie a dit NON à la réforme constitutionnelle de la justice proposée par le gouvernement Meloni. Le Non a une charge symbolique très forte car, au-delà de la défense de la Constitution et de l’indépendance de la justice, les citoyen·nes ont exprimé un rejet frontal des politiques autoritaires menées par l’extrême droite.

    Lire la suite

  • Dans un laboratoire du fascisme en France, l'urgence de lutter et faire front unique ensemble !

    L’engagement du NPA-A 06 dans les municipales 2026
    Nous nous sommes engagé·es auprès de la liste Nice Front Populaire pour soutenir l’union des forces de la gauche sociale et politique, défendre un programme de progrès social, inclusif et émancipateur, et proposer une véritable alternative face au projet mortifère de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. Malgré la déception de dimanche (8,95 %), nous pouvons être fier·es, au terme de cette campagne, de l’ensemble du travail que nous avons réalisé et des liens que nous avons tissés entre les composantes de la gauche qui combat et continue de croire au changement : la jeunesse, les militant·es de terrain et des mouvements sociaux, solidaires avec les migrant·es et les Palestinien·nes, dans les associations et les syndicats, les citoyen·nes engagé·es, les artistes… Ce cadre est un support précieux et indispensable pour les luttes de demain : préservons-le !
     
    Le lit du fascisme et l’irresponsabilité de la « gauche » droitisante
    La percée inédite de l’extrême droite à Nice (43 %) aurait dû appeler à la responsabilité, et notamment à la discussion immédiate d'alliances techniques, comme on a pu en voir l'émergence dans plusieurs autres grandes villes françaises. L'union des listes de la gauche modérée à l'extrême gauche, incluant les groupes citoyen·nes également, n'est pas seulement une stratégie de regroupement d'électorats différents, c'est l'installation d'une dynamique qui est réclamée par la base. Comme on a pu le voir à Marseille, avec des manifestations spontanées appelant à l'union des listes, ou avec l'engouement citoyen autour du NFP, qui a permis de créer de nombreuses initiatives locales qui ont perduré dans le temps, les citoyen·nes ont pris la mesure de la gravité du moment, du tournant fascisant que prend notre société, et souhaitent se regrouper derrière un bloc solide. Nous aurions dû nous donner les moyens d'une lutte réelle contre l'extrême droite, pas d'un grappillage de miettes que laisseront Estrosi et Ciotti dans leur sillage, pas d'un calcul de boutiquier pour la préservation de quelques postes municipaux. Nous aurions dû pouvoir dire à notre électorat : nous avons conscience de ce qui sépare nos partis, mais aussi de ce qui nous réunit, et nous sommes prêt·es à discuter dans un cadre unitaire, pour ne plus laisser place à l'alliance mortifère du fascisme et du capitalisme. 10700 électeur·ices ont fait confiance à l'union de Viva!, de LFI, du NPA-A, et tant d'autres, et 14 300 à l'union du PCF, du PS, et d'EELV. Combien de plus auraient pu être convaincu·es en cas d'union ? Combien de "votes utiles" en faveur d'Estrosi auraient pu rejoindre la création d'une véritable force d'opposition ? A l'aube du basculement de la 5ème ville de France aux mains du fascisme, le bilan des campagnes des "gauches" ne peut se passer d'une remise en question profonde des fonctionnements internes, des logiques de partis, de l'individualisme qui gangrène nos luttes, et de notre perméabilité à la propagande d'extrême droite qui construit nos divisions internes au lieu de resserrer nos rangs. Et pendant que le "Front Populaire" se déchire, la fascisme progresse, et l'union des droites se renforce. Nous n'abandonnerons pas notre volonté politique de création d'un cadre unitaire : que les partis de gauche modérée refusent ce cadre, fassent cavaliers seuls, trahissent des alliances, c'est leur droit d'être irresponsables. La porte sera toujours ouverte, la main toujours tendue, leurs militant·es toujours bienvenu·es. La gauche de rupture, radicale et antifasciste, sera exemplaire dans sa solidarité avec toutes les victimes du fascisme, même celles qui ont, par leur aveuglement, réagi trop tard à son arrivée au pouvoir.
     
    Construire les résistances de demain
    Avec l'élection de Ciotti, nous assistons au naufrage d’une ville populaire et plurielle, un laboratoire où seront expérimentées demain les pires politiques antisociales qui paupérisent et violentent les populations les plus vulnérables. Mais ne nous résignons pas. Il nous faut garder la tête froide et reprendre la lutte, unique remède pour inverser le cours des choses qui paraît écrit d’avance. Face au rouleau compresseur, il y a une nécessité vitale de se réunir, de s’auto-organiser, de créer des cadres apartisans et de préparer l’autodéfense populaire contre la violence fasciste. Notre priorité est la création de solidarités et de cadres de résistance antifasciste partout, dans la rue, nos lieux de travail et d’étude, entre les organisations, les syndicats et à la base. Faisons converger les luttes et poursuivons notre combat contre les oppressions systémiques et l’exploitation capitaliste. Le NPA-A 06 continuera de lutter pour la jeunesse, les opprimé·es et les exploité·es : la solidarité est notre principale force.

  • Le NPA-l'Anticapitaliste au second tour des municipales 2026...

    Le NPA-A a obtenu un nombre significatif d’éluEs dès le premier tour de ces élections. Nous reviendrons plus en détail sur l’ensemble de nos résultats dans les semaines à venir. Pour l’heure, nous mettons l’accent sur plusieurs communes où le NPA-A est engagé dans des listes présentes au second tour, dans des configurations locales variées.

    Lire la suite

  • Guerre contre l’Iran : une opération impérialiste aux conséquences globales...

    La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’inscrit dans une escalade impérialiste au Moyen-Orient. Au-delà des objectifs affichés, elle vise à renforcer la domination régionale et le contrôle des ressources énergétiques. Ses effets sur les populations sont dramatiques et ses conséquences économiques sont globales.

    Dossier coordonné par la rédaction

  • Pour Nahel, contre l’impunité policière et les dénis judiciaires...

    Le 21 mars à Nanterre, une marche est appelée pour Nahel et contre les violences policières. Dans un contexte de dénis de justice répétés, cette mobilisation s’inscrit dans une séquence de luttes contre le racisme d’État.

    Le 27 juin 2023, Nahel Merzouk, 17 ans, était tué d’une balle tirée à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier. Près de trois ans plus tard, l’affaire reste emblématique des violences policières et du traitement judiciaire qui les accompagne. Le 5 mars, la cour d’appel de Versailles a requalifié les faits : le policier ne sera pas jugé pour meurtre, mais pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

    Une requalification qui organise l’impunité

    Cette requalification réduit la peine encourue, modifie la juridiction saisie — plus de cour d’assises ni de jury populaire — et redéfinit le cadre même du procès. Alors même que le tir a été effectué à très courte distance, dans une zone vitale, la justice choisit d’écarter l’intention homicide, en s’appuyant sur le contexte d’« opération policière ».

    Ce choix suscite une légitime indignation. La mère de Nahel l’a exprimé avec force : « ils le tuent une deuxième fois ». Les avocatEs des parties civiles dénoncent une « qualification au rabais » et une décision politique visant à éviter qu’un policier soit jugé pour meurtre. Toutes les parties — parquet, défense, famille — ont formé des pourvois en cassation.

    Au-delà de ce dossier, c’est un fonctionnement structurel qui est en cause : la difficulté à faire reconnaître pénalement la responsabilité dans les violences policières, qui contribue à installer une exception qui vaut exemption. 

    Une mobilisation nécessaire

    En février, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu dans l’affaire Adama Traoré, malgré des années de mobilisation et la reconnaissance d’un lien entre l’interpellation et la mort. Là encore, aucune condamnation.

    C’est donc pour Nahel mais pas seulement, que nous appelons à participer à la marche du 21 mars à Nanterre, à l’initiative du collectif Justice pour Nahel. « Pour Nahel, pour tous nos enfants, pour toutes les victimes de violences policières », l’appel invite à marcher pour « la dignité, la vérité et la justice ».

    Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des manifestations contre le racisme du 14 mars, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers le pays (voir ci-contre l’acturama).

    Face à l’impunité, seule la mobilisation collective peut imposer un rapport de force contre un système qui produit et protège ces violences. La lutte contre le racisme institutionnel est une composante centrale de la résistance à la fascisation.

    Commission nationale antiracisme