Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Flottilles pour Gaza : pas d’impunité pour les génocidaires !

    Depuis quelques jours, plusieurs bateaux sont partis de Marseille, de Barcelone, d'Italie, de Grèce et de Turquie, pour constituer une nouvelle flottille pour Gaza.

    Ils se dirigent vers la Palestine pour tenter de briser le blocus et apporter de l’aide médicale et alimentaire. L’objectif est aussi de rendre visible la situation sur place.

    Il n’est pas sûr qu’ils puissent arriver jusqu’à Gaza. Mais cette action permet de remettre la lumière sur le fait qu’Israël bafoue les droits élémentaires.

    Construire le mouvement de solidarité

    Des centaines de militantEs sont embarquéEs sur cette nouvelle flottille, et des milliers aident à la maintenance. Ils et elles prennent des risques pour dénoncer le génocide en cours. Le meilleur moyen de les protéger et surtout de soutenir la population de Gaza, de Palestine et de tous les peuples victimes des guerres impérialistes, c’est de construire, ici, un large mouvement de solidarité. Il faut organiser partout où c’est possible des initiatives en soutien à la Flottille afin de démontrer une fois de plus que la jeunesse comme les travailleurEs sont aux côtés des PalestinienNEs.

    La France et les entreprises françaises collaborent largement avec l’État d’Israël et sont, de ce fait, complices du génocide en cours. Nous devons essayer d’agir là où cela pèse, en nous mobilisant pour empêcher les collaborations et les productions de marchandises en lien avec l'État d’Israël.

    Contre leurs guerres, mobilisons-nous !

    La guerre s’étend maintenant au Liban, en Iran… menée par Israël et les États-Unis avec la complicité de la plupart des États occidentaux. Elle a pour objectif de soumettre la région pour la contrôler économiquement et politiquement. En Ukraine, au Yémen, au Venezuela, à Cuba, au Rojava, en Kanaky… partout les populations subissent les conséquences de la répression et des guerres pour le profit des puissances impérialistes et le maintien de régimes autoritaires à leur service.

    Le sommet du G7 (rassemblant les 7 plus grandes puissances du monde) aura lieu à Évian mi-juin. Un contre-sommet est en cours de construction pour dénoncer la politique de ceux qui veulent dominer le monde pour les intérêts des plus riches. Contre les guerres impérialistes, contre tous les régimes autoritaires, contre la montée des idées fascistes, notre solidarité n’a pas de frontière !

  • Simplifier ou comment saboter les politiques environnementales...

    Supprimer les normes (en particulier les normes environnementales) est un des exercices favoris des gouvernements autoritaires qui ont un programme libéral de dérégulation économique et sociale (Milei en Argentine, Trump et Musk aux États-Unis). En France, le gouvernement s’appuie sur la droite et l’extrême droite pour balayer les avancées effectuées depuis une dizaine d’années.

    Le 15 avril, après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté le texte sur la simplification de la vie économique. Droite et extrême droite se sont attaquées – avec succès – à toute forme de réglementation environnementale pour « favoriser la croissance industrielle et économique ». Le texte adopté consacre des reculs majeurs sur l’environnement et sur la démocratie.

    Encourager les bétonneurs

    La multiplication des dérogations à la loi ZAN, « zéro artificialisation nette », qui permet de lutter contre le bétonnage et pour la préservation de la biodiversité, équivaut à sa suppression. Protéger d’une urbanisation galopante les espaces naturels est indispensable parce qu’ils « stockent du carbone, régulent l’eau, soutiennent l’agriculture et la biodiversité ».

    Il suffira qu’un projet d’infrastructure soit déclaré d’intérêt public majeur, comme hier pour l’A69, ou demain pour les data centers, pour que les bétonneurs aient les mains libres.

    En l’absence de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique (et de la biodiversité !), la protection de la biodiversité a été gravement affaiblie. Pour les espèces impactées par des projets d’aménagement, plus besoin de s’engager dans des mesures de compensation comme la loi de 2016 y oblige aujourd’hui. Les promoteurs du projet pourront différer la compensation. Dans les conditions légales actuelles, les mesures de compensation sont déjà difficiles à évaluer, qu’en sera-t-il lorsqu’elles pourront être reportées dans le temps ?

    Recul de la démocratie environnementale

    La suppression des ZFE (zones à faibles émissions) – qui restreignent l’accès des villes aux véhicules les plus polluants – a été un moment important du débat. Les ZFE, issues des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, ont été mises en place pour interdire aux véhicules les plus polluants l’accès des centres-villes, pour des raisons de santé publique évidentes (40 000 décès dus à la pollution de l’air, majoritairement dans les quartiers populaires). Mais, sans alternatives réelles en termes de transports en commun, sans aides financières pour acquérir des véhicules adaptés, le dispositif pénalisait les automobilistes les plus modestes. La loi aurait pu être corrigée, elle a été supprimée.

    De manière insidieuse, la loi orchestre un recul massif de la démocratie environnementale, puisqu’elle supprime, ou réduit au minimum, la consultation et les possibilités de recours citoyens contre les projets d’aménagement et de construction.

    L'offensive anti-environnementale du gouvernement n’est pas terminée.

    Le projet de loi d'urgence agricole promet aussi quelques reculs d’importance autour des dispositions liées à l'eau. Les zones humides, la démocratie de l'eau et la protection des captages cristallisent les inquiétudes. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

    Commission nationale écologie

  • Loi contre la fraude sociale et fiscale, un front de classe contre les « gueux »...

    L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, par 363 voix contre 194, un projet de loi de « lutte contre la fraude sociale et fiscale ». Ce vote a mis en lumière l’unité sans complexe du « bloc central » macroniste, de la droite et de l’extrême droite quand il s’agit de s’en prendre aux plus vulnérables, et d’épargner les plus riches.

    Lire la suite