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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog
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L'anticapitaliste : le journal, numéro 804...
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Ce que le capitalisme fait au vivant...
La violence extrême de la maltraitance des animaux par l’industrie capitaliste de la viande suscite des protestations plus que légitimes. Des mobilisations de masse sont indispensables pour y mettre fin : il ne s’agit pas d’excès regrettables auxquels il serait possible de remédier avec quelques « chartes du bien-être animal », mais d’une violence inhérente à l’agriculture industrielle productiviste.
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Mondial 2026 : la coupe du capitalisme fascisant...
La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis de Trump. Présentée par la FIFA comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples, elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.
Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains, il a été empêché d’entrer sur le territoire étasunien par la police de Trump et ne pourra pas officier. La FIFA a validé cette exclusion sans protester. Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé des États-Unis vers le Mexique, des équipes sont contrôlées sur le tarmac à leur arrivée, l’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu pendant des heures à son arrivée et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de se rendre à la compétition. Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.
Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre. Aux États-Unis, les supporters sont accueillis dans un climat de contrôles, de détentions arbitraires et de peur entretenue par les politiques racistes et anti-immigration de Trump. En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand. On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout la montée de l’autoritarisme et la fascisation du monde.
Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire. Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs répartis sur trois pays et des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 8 à 9 millions de tonnes de CO₂, soit près du double de l’édition 2022, qui était déjà un record. Les joueurs et les spectateurs vont parfois être exposés à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses. Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets vendus à des prix exorbitants — un véritable tri social par le ticket d’entrée.
Cette Coupe du monde est en partie organisée aux États-Unis — où la politique de chasse aux immigréEs a atteint des sommets de violence sous le nouveau mandat de Trump, où les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et qui mènent une politique de guerres impérialistes — et au Mexique — marqué par « la guerre à la drogue » dont la population paye le prix fort avec plus de 400 000 mortEs et 100 000 disparuEs au cours des vingt dernières années.
Cette compétition révèle jusqu’à la caricature ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.
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En finir avec l’exploitation des animaux : une approche programmatique...
Depuis son dernier congrès, le NPA-A reconnaît la sentience1 des animaux humains et non-humains, et appuie les réformes visant à abolir ou limiter l’exploitation animale pour le divertissement, l’alimentation, la recherche, les vêtements ou le commerce d’animaux de compagnie. Nous proposons ici l’esquisse d’un tel programme.
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Cannes : Pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens...
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L'anticapitaliste : la revue, numéro 174-175...
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À Montreuil, l’extrême droite cible des enfants et le ministre suit...
En relayant sans vérification une campagne de désinformation lancée par l’extrême droite contre une école maternelle de Montreuil, le ministre de l’Éducation nationale a contribué à exposer des enfants, leurs familles et des personnels éducatifs à une vague de haine. Alors que l’extrême droite multiplie les offensives contre l’école publique, l’égalité et les valeurs d’émancipation, le gouvernement choisit une nouvelle fois de lui servir de caisse de résonance. Le NPA-l’Anticapitaliste s’associe nationalement au communiqué du comité de Montreuil, apporte son soutien aux personnes visées et dénonce une dérive particulièrement grave lorsqu’elle met en danger des enfants.
L’extrême droite prend pour cible des enfants de maternelle et le ministre lui emboîte le pas. Il doit démissionner.
Depuis hier, une vidéo sortie de son contexte, issue de la fête de fin d’année d’une école de Montreuil, circule massivement sur les réseaux sociaux. La séquence diffusée ne constitue en réalité qu’une très brève introduction du spectacle.
Ce spectacle évoque la guerre du Vietnam et le mouvement pacifiste qui s’y est opposé avec l’intention de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. La scénette débute par l’apparition d’enfants en tee-shirts de camouflage qu’ils et elles enlèvent rapidement pour faire apparaître le symbole « Peace and love ». Ce message a été compris immédiatement par tous les parents.
Nous sommes particulièrement choqué·es que des enfants de maternelle, leurs familles et des personnels éducatifs soient ainsi livré·es à la haine et exposé·es sur les réseaux sociaux. L’extrême droite et ses réseaux sociaux n’en sont pas à leur coup d’essai pour tronquer des images, inverser les intentions des enseignant·es et stigmatiser une fois de plus des enfants, des enseignant·es et la population de Montreuil.
Nous sommes aussi choqué·es que le ministre de l’Éducation nationale ait relayé cette campagne de l’extrême droite sans aucune vérification préalable auprès des enseignant·es et ait même diligenté une enquête administrative et promis des sanctions. C’est une nouvelle preuve que ce gouvernement préfère se ranger du côté de l’extrême droite plutôt que de s’attaquer à la violence systémique faite aux enfants.
Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien à l’équipe éducative, aux enfants, aux familles et à l’ensemble de la communauté scolaire et éducative de cette école maternelle.
Nous dénonçons les manipulations de l’extrême droite qui affichent les visages d’enfants de maternelle et les mettent en danger pour nourrir leurs campagnes de haine.
Nous demandons également que cessent immédiatement la diffusion des images et ce harcèlement et que les personnes visées soient protégées.
Face aux tentatives de division et de stigmatisation, nous continuerons à défendre une école publique émancipatrice, la protection des enfants et les valeurs de paix, de solidarité et d’inclusivité.
Nous exigeons la démission d’Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, qui a failli dans sa mission de protection des enfants et des personnels. Circonstance aggravante, lorsqu’il s’agit d’enfants de maternelle dont les visages ont été montrés. En préférant suivre l’agenda de l’extrême droite, il contribue à sa stratégie de violentisation ethno-raciale de la société et lui sert de marchepied pour accéder au pouvoir.
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Retour sur le 54e Congrès de la CGT...
Le 54e congrès confédéral de la CGT s’est tenu à Tours du 1er au 5 juin. Près de 1 000 déléguéEs mandatéEs par leurs syndicats s’y sont réuniEs pour définir les orientations de l’organisation pour les trois prochaines années.
Sophie Binet a été reconduite à la tête de la CGT. Le rapport d’activité a été validé par 81,36 % et le rapport financier par 90,61 % des mandats. Les déléguéEs valident donc très largement le bilan pour au moins deux raisons : la direction confédérale a su rassembler une organisation au bord de la rupture lors du précédent congrès, mais également pour son intransigeance envers l’extrême droite.
Le reste du bilan a fait l’objet de critiques légitimes pour avoir repeint en rouge trois années où notre camp social a subi de grandes défaites, et peu de petites victoires. De nombreux déléguéEs ont ressenti le besoin de tirer les leçons de la défaite de 2023 sur les retraites, afin de construire des mobilisations plus puissantes et durables à l’avenir. Ces débats ont révélé une tension au sein de la CGT : d’un côté, une volonté de renouer avec une culture de la grève et du rapport de forces ; de l’autre, les limites d’une stratégie qui reste dépendante du calendrier institutionnel ou de l’unité syndicale au sommet.
Des débats inachevés
De nombreux congressistes déplorent le verrouillage inutile des débats d’orientation : tri des interventions sur les orientations ou rejet d’amendements.
Ainsi, la mise en place d’une maison commune avec la FSU n’aura souffert d’aucune contradiction, faute d’avoir laissé s’exprimer les intervenantEs sur ce sujet. Ce rapprochement était en discussion depuis 2023, et la FSU a validé cette orientation à son congrès de 2025. Le projet, présenté comme non fusionnel, vise à bâtir un outil syndical commun capable de peser davantage dans les luttes. Il aurait été sain de le valider démocratiquement.
L’adhésion à la campagne BDS n’a pas été débattue, alors que de nombreux amendements ont été déposés en ce sens, et que le soutien au peuple palestinien était omniprésent. Sophie Binet a accueilli Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France, en déclarant que « ce génocide, perpétré sous les yeux du monde entier, est une insulte à notre humanité commune » et le congrès a voté une motion en faveur du droit au retour des réfugiéeEs palestinienNEs.
Des avancées
L’antifascisme est assumé comme le combat central et vital dans la période. Le 2 juin s’est tenu un meeting international contre l’extrême droite, destiné à rappeler les engagements antifascistes de la CGT.
L’intégration du cadre commun contre les Violences sexistes et sexuelles, en annexe aux statuts confédéraux, a été votée à 70,93 % des mandats. Une façon d’inscrire dans les fondamentaux de l’organisation ces règles adoptées en 2023, et d’affirmer que la CGT soutient la lutte contre les VSS, par un cadre clairement défini.
L’intervention des déléguéEs de la Fédération des organismes sociaux autour de la revendication du 100 % Sécu fut un moment fort du congrès. Ce projet porte une solidarité universelle, par la Sécurité sociale, qui arrache une part de la valeur produite aux mains du capital pour la redistribuer collectivement.
Sur les enjeux de structuration, la possibilité de créer des syndicats territoriaux de branche pour regrouper des syndiquéEs isoléEs est validée. N’en déplaise à certaines fédérations qui s’y opposaient, dans une logique bureaucratique de maintien des sièges dans les congrès et de captation des cotisations. Il était temps, car aujourd’hui unE syndiquéE sur 6 est isoléE.
Des enjeux décisifs
La CGT, capable de rassembler 1 000 déléguéEs issus de toutes les professions, reste un outil irremplaçable du mouvement ouvrier, et probablement la seule organisation de masse capable de peser politiquement en dehors des élections. Mais la question organisationnelle ne peut être séparée de la question politique. Pour mobiliser, il faut des perspectives claires. La réponse devra être sociale, collective et offensive.
Finalement, ce congrès reflète les contradictions qui traversent aujourd’hui le syndicalisme de lutte. La volonté de lutter est bien présente. Les analyses sur la gravité de la situation sociale et politique sont largement partagées. Mais les réponses stratégiques restent encore incomplètes face à l’ampleur des attaques en cours.
Pour les militantEs du NPA-A, l’enjeu est de renforcer les courants combatifs dans le mouvement syndical, de favoriser les cadres unitaires de lutte à la base et de préparer les luttes à venir. Seule la mobilisation du monde du travail permettra de résister à la menace fasciste, et d’ouvrir une perspective de transformation sociale.
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Il n’y a jamais de trêve avec Israël !
Près de deux ans après le cessez-le-feu de novembre 2024, Israël continue de bombarder le Liban et d’en violer le territoire. Les nouvelles négociations engagées avec Beyrouth visent moins à mettre fin aux hostilités qu’à imposer un accord dans lequel l’État libanais renoncerait à sa souveraineté en échange d’un illusoire monopole de la force.
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La France empoisonne ses paysannEs, ses habitantEs et ses écosystèmes pour les actionnaires...
Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi adoptée le 2 juin par l’Assemblée nationale poursuit en réalité la même logique productiviste que les gouvernements précédents. Pesticides, mégabassines, élevage industriel : au nom de la compétitivité, le vivant et les intérêts des paysannEs sont sacrifiés au profit de l’agro-industrie.
Ils ont menti. Ils ont détruit. Ils recommencent. En mai 2017, Emmanuel Macron monte les marches de l’Élysée au son de l’Hymne à la joie. Il allait interdire le glyphosate, réduire les pesticides de moitié, protéger la biodiversité. « Make our planet great again ». Neuf ans plus tard, le bilan est brutal : la France artificialise deux fois plus vite que ses voisins, les pesticides n’ont jamais autant circulé dans nos nappes, 90 000 fermes ont disparu. Et le 2 juin 2026, l’Assemblée nationale adoptait à 369 voix contre 178 une loi qui organise méthodiquement la destruction du vivant au profit d’une poignée de grands propriétaires terriens. Ce n’est pas une erreur de politique publique. C’est un choix de classe.
Écophyto, symbole d’une trahison permanente
En 2017, Macron promet : le glyphosate sera interdit « au plus tard dans trois ans ». En 2020, la France bat un record historique : 8 644 tonnes vendues en un an. Le plan Écophyto, censé réduire de moitié les pesticides avant 2018, a été décalé, édulcoré, enterré. Entre 2016 et 2018, les ventes de produits phytosanitaires avaient bondi de 25 %. Le ministère de l’Agriculture — fief de la FNSEA — a toujours gagné ses bras de fer contre l’écologie. Toujours.
Des ministres, un seul patron : la FNSEA
Neuf ans, cinq ministres, une seule politique. Travert (2017-2018) enterre la sortie du glyphosate et reçoit les félicitations de la FNSEA. Denormandie (2020-2022) accorde les premières dérogations pour les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ». Fesneau (2022-2024) se félicite d’avoir posé « une brique importante » — pendant que pour 3 agriculteurs partant à la retraite, 1 seul jeune s’installe. Genevard (depuis 2024) n’a plus besoin de masque : c’est elle qui déclare que le mot « sobriété » est « un chiffon rouge absolu » pour les irrigants, et qui préside sereinement à l’adoption de la loi Duplomb puis de la loi d’urgence agricole. Aucune n’a réglé le revenu des paysans. Aucune n’a rompu avec la FNSEA. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est de la cohérence de classe.
Duplomb légifère pour sa propre ferme
Laurent Duplomb se présente comme « un petit paysan ». Depuis 2020, sa structure familiale a capté plus d’un million d’euros d’aides publiques — 209 000 euros à elle seule en 2023, ce qui le place dans le 1 % des exploitations les plus aidées de France. Sa propre loi de juillet 2025 relevait le seuil d’autorisation des élevages de 150 à 200 vaches. Seuil utile s’il veut agrandir. Il agrandissait, pendant le vote. Derrière lui, la FNSEA co-rédige les textes agricoles depuis des décennies : 20 % des exploitations captent la moitié des aides de la PAC. Le modèle tue les paysans. Et on continue de le financer.
2 juin 2026 : le saccage voté en séance publique
Troisième texte agricole en moins d’un an. « Trois textes qui conduisent dans la même impasse productiviste », résumait Mathieu Courgeau, président du Collectif Nourrir.
Ils ont voté pour privatiser l’eau. Les mégabassines deviennent la réponse officielle à la sécheresse. Les réunions publiques sont supprimées. Seuls 6 % des agriculteurs irriguent, et 36 % de leur production part à l’export. « Avec les mégabassines, on exporte notre eau », dénonçait la députée Manon Meunier.
Ils ont voté pour l’élevage industriel sans contrôle. Le gouvernement peut réécrire par ordonnance — sans vote, sans débat — le cadre réglementaire des bâtiments d’élevage. Les associations qui s’y opposent pourront se voir réclamer des dommages et intérêts : un mécanisme pour assécher les finances des opposantEs.
Ils ont voté pour réintroduire les pesticides qui passent la barrière placentaire. L’acétamipride et le flupyradifurone — néonicotinoïdes interdits, toxiques pour les pollinisateurs, détectables chez le fœtus — sont en voie de réautorisation. Le Conseil constitutionnel avait censuré la mesure en août 2025. Qu’à cela ne tienne : le 30 avril 2026, les parlementaires ont voté contre la publication d’un rapport scientifique sur le sujet. On étouffe la science.
Ce qu’ils appellent « urgence », nous l’appelons pillage
Leur urgence agricole est l’urgence capitaliste : accélérer la concentration des terres, lever les derniers obstacles à l’agro-industrie, transformer l’alimentation d’un peuple en variable d’ajustement des marchés. « Quand les politiques vont-ils prendre conscience qu’on va crever avec ce modèle ? », demandait Stéphane Galais, secrétaire national de la Confédération paysanne. Leur réponse, ils l’ont votée à 369 voix contre 178.
Commission nationale écologie