NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog
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Mouans-Sartoux, pourquoi l'écosocialisme ?
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Nice : Paix et justice pour la Palestine...
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Un budget de sursis pour un régime en crise...
Le budget a donc été définitivement adopté lundi 2 février à l’issue d’une séquence qui aura montré l’ampleur de la crise de régime et l’illégitimité du gouvernement.
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380 morts en une semaine en Méditerranée !!!
Jusqu’à 380 personnes noyées en Méditerranée centrale la semaine dernière en tentant de rejoindre l’Europe pendant le passage du cyclone Harry. Ce nouveau naufrage massif est le produit d’un régime frontalier qui organise la mise à mort des migrantEs, dans une très raciste indifférence.
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Manifestations nationales contre l’ICE et Trump...
Les raids de l’ICE se poursuivent, des journalistes sont arrêtéEs et des registres électoraux saisis, alors que l’opinion publique se retourne contre Trump. Tout cela pourrait peser sur les élections de mi-mandat de novembre.
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L'anticapitaliste : le journal, numéro 786...
Un clic ICI...
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ICE, FRONTEX assassins !
Ces dix derniers jours, dans une très raciste indifférence, des centaines de personnes se sont noyées ou sont portées disparues en Méditerranée à la suite de naufrages causés par le cyclone Harry. Dans le même temps s’est ouvert à Crotone, en Calabre, le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens. Ils sont accusés de ne pas avoir secouru un bateau de migrantEs, dont le naufrage avait entraîné au moins une centaine de mortEs en 2023 – de nombreux corps n’ayant pas été retrouvés.
Des politiques meurtrières
Il ne s’agit pas d’accidents tragiques. C’est le résultat d’un racisme d’État qui hiérarchise les vies. Les polices des frontières européennes, Frontex, les accords avec des régimes autoritaires et les politiques de dissuasion constituent un système de violence institutionnelle. Depuis 2014, au moins 25 000 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée centrale et plusieurs dizaines en traversant la Manche.
L’agence Frontex joue un rôle central : surveillance, coopération avec des garde-côtes impliqués dans des violations massives des droits humains, refoulements illégaux... À cela s’ajoute la criminalisation des ONG de sauvetage, avec amendes, saisies de navires et obligations de débarquement dans des ports lointains.
Un combat de l’extrême droite
Des groupes d’extrême droite britanniques et français font la chasse aux migrantEs à Calais et harcèlent les associations d’aide aux exiléEs. Leur prétention à faire régner leur ordre raciste est telle que le ministère de l’Intérieur a été obligé de distribuer des OQTF à une dizaine de membres du groupe raciste anglais « Raise the Colours ».
Cette pression d’extrême droite soutient des politiques extrêmement répressives qui sont en passe, partout dans le monde, de devenir une mode de gestion de l’ensemble de la population. Ce qui se passe avec l’ICE aux États-Unis va être amené à se généraliser. Le contrôle raciste des frontières en est un marqueur : cette question sera martelée pendant les municipales et la présidentielle.
Pour la liberté de circulation
Le cyclone Harry révèle la convergence entre crise climatique, impérialisme et fermeture racialisée des frontières. Mettre fin à cette hécatombe suppose de rompre avec l’externalisation des frontières, de démanteler Frontex, de cesser la criminalisation de la solidarité et d’imposer la liberté de circulation et d’installation. Ces politiques racistes et meurtrières de gestion des corps doivent cesser !
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Le budget 2026 fait l’impasse sur les enjeux environnementaux !
En instaurant une Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), le gouvernement reconnaît l’importance de la menace climatique. Pourtant, il n’en tient pas compte dans son budget 2026.
Cette trajectoire fixe les hypothèses officielles de réchauffement attendu pour la France en 2030 (+2 °C), 2050 (+2,7 °C) et 2100 (+4 °C, au lieu de + 1,5 °C fixé en 2015 par la COP21). Ce scénario de référence est censé guider l’action publique en anticipant les risques climatiques (vagues de chaleur, sécheresses, inondations…) et en orientant les mesures d’adaptation : renforcement des infrastructures, rénovation énergétique, gestion de l’eau, protection des populations vulnérables…
Les reculs sur les politiques environnementales ont des conséquences fortes. La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ne devrait atteindre que 1,6 % en 2025, loin des 4,6 % annuels d’ici 2030 pour viser la « neutralité carbone » en 2050.
Un budget en recul face aux nouvelles conditions climatiques
Les engagements du gouvernement sont très en-dessous des enjeux, tant pour la lutte contre le changement climatique que pour l’adaptation à ses effets déjà dramatiques pour les plus vulnérables. Le Fonds vert — outil important pour les collectivités locales — a cofinancé près de 20 000 projets (rénovation d’écoles, aménagements cyclables, végétalisation, etc.). De 2,5 milliards € en 2023, son budget est réduit à 850 millions €. MaPrimeRénov’ est rabotée de près de 600 millions € par rapport à 2025.
Seuls 31 millions € sont prévus pour le Plan vélo. L’ambition initiale était d’y consacrer 400 millions € par an pour atteindre 2 milliards € sur cinq ans. On en est très loin ! Et, face aux lobbies, le gouvernement renonce à taxer davantage l’achat des véhicules lourds et polluants, ou les industriels du plastique.
Cerise sur le gâteau, l’État confirme la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC) et la disparition/privatisation du magazine 60 millions de consommateurs. C’est l’INC qui a alerté sur l’omniprésence des aliments ultra-transformés dans l’alimentation, la présence de plastifiants dans des huiles d’olive ou les pratiques des assureurs en matière de catastrophes naturelles.
Dans le contexte des municipales, un enjeu démocratique évident
La trajectoire fixée par l’État permettra aux services préfectoraux d’évaluer les projets des collectivités. Comme les budgets de soutien aux projets environnementaux diminuent, le tour est joué. Les collectivités devront adapter les écoles, les Ehpad, repenser l’urbanisme, gérer l’eau, les îlots de chaleur, les risques, sans soutien financier. Les communes riches auront les moyens de s’adapter, les communes pauvres bricoleront, les territoires vulnérables (ruralité, outre-mer, quartiers populaires) cumuleront les risques.
Le budget 2026 ne répond pas au défi climatique, le gouvernement accroît les inégalités sociales et territoriales. Raison de plus pour organiser ensemble une contre-offensive unitaire et populaire contre ces régressions démocratiques et environnementales.
Commission nationale écologie
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Espagne : régularisation de 500 000 travailleurEuses sans-papiers !
Le gouvernement espagnol a décidé de mettre en œuvre un processus de régularisation de personnes migrantes qui travaillent actuellement sur le territoire de l’État espagnol mais qui sont en situation irrégulière.
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Des entreprises françaises collaborent avec le fascisme trumpien...
Aux États-Unis, Trump a organisé une vaste chasse aux migrantEs, un élément central de sa politique fasciste, en s’appuyant sur l’ICE, la police fédérale de l’immigration. Or tout cela coûte cher : le budget de l’ICE a explosé, pour le plus grand profit d’entreprises privées, dont des entreprises françaises, Thales (applications militaires), Parrot (fabricant de drones) et… Capgemini.