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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Nice :Contre Ciotti et sa clique...

    « Eric Ciotti a été élu maire de Nice.

    Il incarne à nos yeux la dérive de la droite dite "républicaine" vers cette extrême droite dure et autoritaire.

    Ciotti et ses nouveaux maîtres du Rassemblement National portent des idées qui piétinent notre socle commun fondé sur les valeurs de solidarité, de liberté et d'égalité.

    Nice est la 5ème ville de France en population mais la 4ème ville la plus pauvre où 1 personne sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.

    Par son idéologie politique, Ciotti renforcera les inégalités sociales.

    Nice abrite 353 000 habitants ; Ciotti en représente 61 000.

    Nous refusons que Nice soit stigmatisée de "ville des fachos". Nous nous battrons pour stopper les prémices d'un fascisme nouveau.

    Nous, paysans, travailleurs sociaux, associations, habitants de Nice et de ses arrières pays,

    nous manifesterons notre désarroi et notre colère ce vendredi 27 Mars à 12 h 00 lors du conseil municipal devant la mairie de Nice.

    Rejoignez nous ! »

  • Premiers bilans de nos campagnes municipales...

    Le NPA-l’Anticapitaliste était engagé dans 41 listes lors de ces élections municipales. La rédaction propose une synthèse à partir des remontées de nos correspondantEs dans une partie des communes où nous étions impliquéEs.

    Des éluEs anticapitalistes

    Plusieurs militantEs du NPA-l’Anticapitaliste ont été éluEs à l’occasion de ces élections municipales, dans des contextes divers. On peut citer notamment : Aline Zezima à Tournissan (11), Baptiste Peyronnet à Cusset (03), Christian Veldeman à Roubaix (59), Dalila Belaid Artis à Millau (12), Eric Defranould à Gérardmer (88), Florence Lagarrigue à Moissac (82), François Mailloux à Montreuil (93), Jean-Paul Debest à Quimper (29), Johnny Lafresnaye à Alençon (61), Madeleine Parpet à Toulouse (31), Thomas Miele à Ivry (94). 

    Alençon

    La liste Gauche Unie (Écologistes, NPA-A, PCF, Pôle Citoyen et des militantEs de la FI), dont nous avions la tête, a obtenu 15,2 % au 1er tour après une campagne riche en réunions publiques, porte-à-porte et tractages autour d’un programme de rupture. La campagne a été marquée par le FI-bashing politico-médiatique et la méfiance envers le NPA-A, pourtant très implanté localement. À l’issue du premier tour, nous avons choisi de ne pas fusionner avec la liste PS sortante, dont la composition incluait des macronistes et des personnalités de droite, et parce que le total des deux listes (32 %) ne permettait pas de battre la droite (31 % avec 17 % de réserves). Ce choix a été critiqué par une partie de l’électorat, mais soutenu dans les quartiers populaires et par notre camp social. Au second tour, nous perdons 2 points au profit du PS. Nous obtenons 2 sièges au Conseil municipal et sortons de cette séquence avec un collectif de résistance aux politiques de droite et d’extrême droite, point d’appui pour les luttes locales et les échéances à venir.

    Ivry

    À l’issue de la quadrangulaire opposant le Front Populaire Ivryen, auquel participe le NPA-A, à la droite, au RN et à un collectif citoyen proche du PS, notre liste a obtenu plus de 53 % des voix. L’extrême droite, malgré une mobilisation limitée, entre pour la première fois au conseil municipal. La campagne a rencontré de nombreux soutiens mais aussi une forte colère et désillusion, se traduisant par une abstention élevée (54 %). Le NPA-A obtient un élu, qui ne sera ni adjoint ni solidaire de la gestion, notamment sur les questions budgétaires. Il défendra la nécessité de préserver des politiques sociales ambitieuses et refusera les compromis qui font des agents municipaux et des habitantEs les plus précaires des variables d’ajustement. Nous savons que nous ne serons pas seulEs à porter ces exigences dans la majorité municipale, indispensables pour remobiliser notre camp et faire reculer l’extrême droite.

    Kemper

    La Gauche Insoumise et Anticapitaliste fait son entrée à Kemper. Au terme d'une campagne éprouvante mais enthousiasmante, la liste Union pour Kemper, Solidaire et Populaire obtient 2 éluEs, Marie de la FI et Jean-Paul du NPA-A, loin derrière la maire PS qui frôle les 50 %. Au-delà de ces éluEs, la liste s’est affirmée par sa diversité, sa détermination et son engagement pour la justice sociale, la gratuité des transports, la santé, les services publics, la ceinture alimentaire et contre la surenchère sécuritaire. Notre présence indépendante au Conseil municipal constitue un fait politique (malgré l’entrée de 2 élus RN) inattendu pour les tenants de l’« alternance gauche/droite ». Elle nous donne des responsabilités pour poursuivre ces axes et renforcer le lien avec les quartiers et les luttes, comme lors de la mobilisation du 21 mars contre le racisme, le fascisme, les violences d’État et pour l’égalité des droits.

    Montreuil

    Avec 57,7 % des voix au premier tour, c’est le meilleur score national pour une liste d’union de la gauche et des écologistes dans une ville de plus de 100 000 habitantEs. La liste rassemblait le PCF, Les écologistes, le PS, l’APRÈS, Génération·S, le NPA-A, le parti animaliste et des citoyenEs engagéEs. Elle obtient 45 éluEs, dont le maire sortant Patrice Bessac et un camarade du NPA-A. Les autres listes recueillent 22,5 % et 6 éluEs pour LFI, 8,9 % et 2 éluEs pour LR, 7,2 % et 2 éluEs pour une liste centriste et moins de 1,6 % pour LO, le PT et une autre liste citoyenne. Ce résultat s’appuie sur l’union et sur une politique menée depuis 2014, avec des avancées comme la régie publique de l’eau, une mutuelle et une cantine municipales, ainsi que des acquis importants (40 % de logements sociaux, foyers de travailleurs immigrés, centres de santé). La campagne a été très dynamique, avec près de 5 000 contacts et de nombreuses initiatives. La campagne agressive de LFI a été sanctionnée, alors que Mélenchon y avait obtenu 55 % et LFI 34,5 % aux européennes. Avec un élu NPA-A disposant d’une délégation, il s’agit désormais de mettre en œuvre un programme social et écologique ambitieux et de redonner espoir à notre camp social.

    Pau

    Le NPA-A a participé à Pau à un collectif rassemblant plusieurs partis (PS, PCF, écologistes, l’Après, …) et des personnes non encartées, avec l’objectif de battre Bayrou et de freiner le RN. Si le premier objectif a été atteint à la faveur d’une triangulaire, la progression du RN se confirme. La campagne a été dynamique, avec un fort engagement militant et un programme ancré à gauche. Pour le 2e tour, la tête de liste PS et une majorité des candidatEs ont refusé de fusionner avec LFI, qui n’avait pas participé à la liste unitaire au premier tour et proposait une fusion technique. Une partie de la liste, dont le NPA-A et l’APRÈS, y était favorable, mais la majorité a estimé avoir plus à perdre qu’à gagner. Le NPA-A s’est donc retiré, comme annoncé depuis le départ, et a appelé à battre le RN et Bayrou. Cette campagne marque une phase de reconstruction locale : elle a permis de faire connaître le NPA-A, et notre retrait entre les deux tours a été globalement compris et soutenu dans le milieu militant.

    Saint-Ouen

    Un nouveau comité NPA et un collectif militant plein d’espoir pour les luttes à venir. Avec 28,2 % des voix et une présence au second tour, la liste Pour Saint-Ouen, à laquelle participaient trois membres du NPA l’Anticapitaliste, peut être fière de son bilan. Menée par Manon Montmirel, elle rassemblait des militantEs de LFI, Génération.s, des Verts populaires et des citoyenEs non encartéEs. Karim Bouamrane (PS) est réélu avec 56 %. La campagne s’est structurée autour de la défense des services publics et du logement, dans un contexte de gentrification et de dysfonctionnements de la Semiso. Les militantEs ont notamment participé aux mobilisations du DAL. Six éluEs entrent au conseil municipal (4 LFI, 1 Génération.s, 1 écologiste), le NPA restant sans élu. Cette campagne a permis de relancer un comité NPA local et d’amorcer un travail militant durable, avec notamment un premier combat unitaire pour la pérennisation d’un foyer d’hébergement d’urgence municipal.

    Paris

    À Paris, deux candidatEs d’extrême droite se présentaient en plus de Rachida Dati (LR), faisant peser un risque réel de bascule de la mairie, renforcé par la candidature de Knafo (Reconquête). Dans ce contexte, le NPA-A a mené campagne contre l’extrême droite et la droite réactionnaire, en s’associant à des initiatives comme Éteignons la flamme et en diffusant un tract « Ni fachos, ni réacs dans nos mairies ! ». Cette intervention a été bien reçue, malgré l’absence de liste NPA-A. Le début de campagne a été marqué par la mort du militant fasciste Quentin Deranque et une offensive médiatique contre les ex-militantEs de la Jeune Garde, fragilisant les dynamiques unitaires. Avec le ralliement de Bournazel et le retrait de Knafo, l’objectif restait de battre Dati. Si le maintien du PS à la tête de la mairie ne suscite pas d’enthousiasme, le pire a été évité.

    Roubaix

    À Roubaix, la victoire du député David Guiraud était attendue, portée par une présence continue aux côtés des plus exploités et des luttes de la classe ouvrière. Dans une ville marquée à la fois par la richesse de grandes fortunes comme Arnault et Mulliez et par une pauvreté massive (45 % sous le seuil de pauvreté, plus de 60 % d’abstention), l’absence de la gauche institutionnelle est frappante : invisible, sans projet de rupture, allant jusqu’à envisager des discussions avec la droite contre LFI. Le programme porté repose sur des mesures concrètes (arrêt des démolitions de logements sociaux, préservation des courées). La liste rassemble surtout des anti-libéraux et des militantEs des mouvements sociaux. La campagne, ouverte et dynamique, a permis aux anticapitalistes d’y prendre leur place. Reste désormais à poursuivre la mobilisation pour concrétiser ces orientations.

    Saint-Nazaire

    Malgré une campagne unitaire et participative, toujours intense entre les deux tours, le maire sortant conserve son siège. Nous battons le RN et la droite. La volonté de poursuivre le travail collectif pour soutenir les 6 éluEs (plus 3 communautaires) de notre liste est bien partagée, tout comme la participation aux mobilisations, notamment celle du samedi 21 contre le fascisme, qui a réuni 200 personnes, ainsi que celle annoncée pour le 8 mai contre la guerre et la construction d’un porte-avions à propulsion nucléaire aux Chantiers de l’Atlantique, tout en préparant un 1er mai intersyndical, populaire et festif.

    Thiais

    À Thiais (94), le résultat est sans surprise : le maire LR sortant Richard Dell’Agnola est réélu dès le premier tour avec 71,5 % et 34 éluEs. La liste NFP (« Thiais pour Tous »), incluant le NPA-A, obtient 25,2 % et 5 éluEs, en progression par rapport à 2020, mais reste loin du compte. La candidate NPA-A, en 10e position, n’était pas éligible. LO réalise 3,3 %, un score stable. Sans liste macroniste ni RN, Dell’Agnola a concentré l’ensemble des voix de droite, s’appuyant sur un réseau d’influence construit en plus de 40 ans de mandat. Cette situation souligne aussi la faiblesse de l’implantation des forces de gauche, notamment LFI, dans les quartiers populaires. Malgré cela, la campagne a permis de radicaliser le programme, de dynamiser un collectif militant et d’ouvrir des perspectives d’intervention concrète dans les quartiers.

    Toulouse

    La droite l’emporte à Toulouse mais le NFP est vivant. Jean-Luc Moudenc est réélu avec plus de 53 % face à François Piquemal (FI), en faisant le plein des voix d’extrême droite et en mobilisant des électeurEs abstentionnistes autour du « danger mélenchoniste », dans une campagne de caniveau appuyée par le MEDEF. Il a aussi bénéficié de l’hostilité de Carole Delga et du PRG à l’union de la gauche, qui ont contribué à détourner une partie de l’électorat socialiste. Malgré la déception, la campagne a été forte, rassemblant dès le 1er tour la gauche radicale et anticapitaliste, des militantEs des quartiers populaires et des écologistes. L’accord d’union, obtenu après le premier tour, a permis de recréer localement le NFP, avec la participation de forces allant du PS au NPA, ainsi que d’associations, du mouvement féministe et de syndicats comme la CGT et la FSU. Cette dynamique a suscité un réel espoir dans l’entre-deux-tours. Elle n’a pas suffi à l’emporter, mais elle indique une voie pour les mobilisations à venir. Avec son élue au Capitole, le NPA 31 y contribuera pleinement.

  • Après les municipales, construire un front antifasciste...

    Les résultats des élections municipales aboutissent à un tableau confus de la situation politique : dimanche soir, sur les plateaux, tout le monde, du RN à LFI, déclarait sortir gagnant de cette séquence. 

    Le RN, qui se donnait pour objectif d’obtenir un ancrage local plus important que ce qu’il avait jusqu’alors en doublant son nombre de listes par rapport à 2020, a réussi à progresser dans un grand nombre de villes. Il l’emporte dans 70 villes, dont 29 obtenues dès le premier tour. Il est notable qu’à Nice, Retailleau n’ait pas donné de consigne de vote pour départager le fasciste Ciotti et la droite extrême d’Estrosi au deuxième tour. L’union des droites est en marche.

    Dans un contexte de banalisation des idées racistes, de normalisation des groupuscules fascistes, c’est un signal d’alarme sur un basculement possible en 2027. La séquence qui a suivi la mort de Quentin Deranque a été un avant-goût de l’inversion des valeurs organisée par la droite et la macronie, instrumentalisée par une partie de la gauche, notamment socialiste, contre LFI.

    Ces mêmes socialistes s’appuient aujourd’hui sur les échecs des listes de fusion au deuxième tour, à Toulouse ou Clermont-Ferrand, et les victoires là où elles ne se sont pas faites, comme à Lille, Paris et Marseille, pour condamner toute future alliance avec la France insoumise. Cette ligne anti-LFI a empêché des dynamiques locales à la base, alors que l’électorat socialiste compatible avec la macronie a su se mobiliser pour les candidatures refusant l’union, comme à Paris, Marseille ou Lille.

    Cette stratégie a contribué au basculement de nombreux bastions de gauche à droite.

    Malgré le battage médiatique et politique contre la France insoumise, ses résultats sont importants et renforcent une assise locale dans des villes populaires comme Roubaix ou La Courneuve. 

    Pour le NPA - l’Anticapitaliste, nous sommes satisfaitEs d’avoir pu participer à une quarantaine de listes lors de ces élections municipales, dans des configurations unitaires différentes selon les villes, avec ou sans LFI, mais toujours dans l’objectif de rassembler contre l’extrême droite. Nous obtenons en tout onze éluEs dans autant de communes différentes. Nos camarades siègeront donc aux conseils municipaux de Toulouse, Montreuil, Roubaix, Ivry-sur-Seine, Quimper, Alençon, Millau, Moissac, Cusset, Gérardmer et Tournissan. 

    Malgré une abstention record et un scrutin dans lequel les particularités locales ont pu être déterminantes, ce scrutin préfigure les rapports de force à un an des présidentielles.

    Alors qu’il existe un risque réel de l’accession au pouvoir de l’extrême droite en 2027, l’unité de l’ensemble de la gauche sociale et politique est une nécessité urgente. Dès aujourd’hui, le NPA - l’Anticapitaliste prend toute sa part à la construction d’un front unitaire antifasciste qui commence dans les mobilisations et les luttes sociales, écologistes, féministes et antiracistes.

  • Quel paysage politique après les municipales ?

    Les municipales 2026 confirment une recomposition politique : progression de l’extrême droite, rapprochement accéléré des droites, affaiblissement du macronisme, implantation locale de LFI et divisions persistantes à gauche.

    Dossier coordonné par la rédaction

  • 30 mars : Pour la Terre, pour la Palestine — de la mémoire à la lutte...

    Le 30 mars marque la Journée de la Terre, date clé de l’histoire palestinienne. En 1976, une grève générale éclate en réponse à la confiscation de terres palestiniennes. Ce jour-là, six manifestants non armés sont tués. Près de cinquante ans plus tard, cette lutte pour la terre et la dignité reste d’une brûlante actualité. Les PalestinienNEs continuent de faire face à l’expropriation, à la violence et à une répression systématique.

    Les mobilisations du 28 mars s’inscrivent dans cette continuité. Elles rappellent que la confiscation des terres se poursuit en Cisjordanie comme à Gaza, accompagnée d’attaques répétées contre les populations civiles. Des villages sont visés, des habitations incendiées, des familles contraintes à l’exil. Cette réalité n’est pas du passé : elle se déroule sous nos yeux, aujourd’hui encore.

     

    Un terrible bilan

    À Gaza, la situation humanitaire est dramatique. La population vit sous la menace constante de bombardements, tandis que l’aide humanitaire reste insuffisante et elle ne peut parvenir jusqu’aux palestinienNEs. Les conséquences psychologiques sont immenses : 96 % des enfants de Gaza ont le sentiment que la mort est imminente. Ils vivent dans la peur permanente, beaucoup souffrent de traumatismes profonds, d’anxiété et de dépression. Cette détresse massive touche aussi les adultes, révélant une crise humaine majeure la plupart du temps ignorée.

     

    En Palestine et ailleurs, l’impérialisme ravage

    Au-delà de la Palestine, les violences et destructions s’étendent à d’autres territoires, notamment au Liban, où des infrastructures civiles et médicales sont également touchées. Ces dynamiques de guerre et de domination sont largement le fait des puissances impérialistes qui agissent pour défendre leurs intérêts économiques et leurs zones d’influence et qui n’hésitent pas à s’allier avec des régimes qui répriment violemment leurs peuples.

     

    Partout, mobilisons-nous !

    Face à cette situation, nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples qui résistent et contre les impérialismes, dont celui de la France, complices du génocide à Gaza et responsables de la généralisation de la guerre dans la région. La Journée de la Terre n’est pas seulement un rappel historique : elle est un appel à l’action. Elle revendique un droit essentiel, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Le 28 mars, soyons nombreuses et nombreux à porter cette mobilisation pour la Journée de la Terre, une lutte internationale.

  • Italie : la victoire écrasante au référendum constitutionnel dit NON au projet autoritaire de Meloni ...

    Avec une affluence record, proche de 60 %, et le rôle décisif de la jeunesse, l’Italie a dit NON à la réforme constitutionnelle de la justice proposée par le gouvernement Meloni. Le Non a une charge symbolique très forte car, au-delà de la défense de la Constitution et de l’indépendance de la justice, les citoyen·nes ont exprimé un rejet frontal des politiques autoritaires menées par l’extrême droite.

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  • Dans un laboratoire du fascisme en France, l'urgence de lutter et faire front unique ensemble !

    L’engagement du NPA-A 06 dans les municipales 2026
    Nous nous sommes engagé·es auprès de la liste Nice Front Populaire pour soutenir l’union des forces de la gauche sociale et politique, défendre un programme de progrès social, inclusif et émancipateur, et proposer une véritable alternative face au projet mortifère de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. Malgré la déception de dimanche (8,95 %), nous pouvons être fier·es, au terme de cette campagne, de l’ensemble du travail que nous avons réalisé et des liens que nous avons tissés entre les composantes de la gauche qui combat et continue de croire au changement : la jeunesse, les militant·es de terrain et des mouvements sociaux, solidaires avec les migrant·es et les Palestinien·nes, dans les associations et les syndicats, les citoyen·nes engagé·es, les artistes… Ce cadre est un support précieux et indispensable pour les luttes de demain : préservons-le !
     
    Le lit du fascisme et l’irresponsabilité de la « gauche » droitisante
    La percée inédite de l’extrême droite à Nice (43 %) aurait dû appeler à la responsabilité, et notamment à la discussion immédiate d'alliances techniques, comme on a pu en voir l'émergence dans plusieurs autres grandes villes françaises. L'union des listes de la gauche modérée à l'extrême gauche, incluant les groupes citoyen·nes également, n'est pas seulement une stratégie de regroupement d'électorats différents, c'est l'installation d'une dynamique qui est réclamée par la base. Comme on a pu le voir à Marseille, avec des manifestations spontanées appelant à l'union des listes, ou avec l'engouement citoyen autour du NFP, qui a permis de créer de nombreuses initiatives locales qui ont perduré dans le temps, les citoyen·nes ont pris la mesure de la gravité du moment, du tournant fascisant que prend notre société, et souhaitent se regrouper derrière un bloc solide. Nous aurions dû nous donner les moyens d'une lutte réelle contre l'extrême droite, pas d'un grappillage de miettes que laisseront Estrosi et Ciotti dans leur sillage, pas d'un calcul de boutiquier pour la préservation de quelques postes municipaux. Nous aurions dû pouvoir dire à notre électorat : nous avons conscience de ce qui sépare nos partis, mais aussi de ce qui nous réunit, et nous sommes prêt·es à discuter dans un cadre unitaire, pour ne plus laisser place à l'alliance mortifère du fascisme et du capitalisme. 10700 électeur·ices ont fait confiance à l'union de Viva!, de LFI, du NPA-A, et tant d'autres, et 14 300 à l'union du PCF, du PS, et d'EELV. Combien de plus auraient pu être convaincu·es en cas d'union ? Combien de "votes utiles" en faveur d'Estrosi auraient pu rejoindre la création d'une véritable force d'opposition ? A l'aube du basculement de la 5ème ville de France aux mains du fascisme, le bilan des campagnes des "gauches" ne peut se passer d'une remise en question profonde des fonctionnements internes, des logiques de partis, de l'individualisme qui gangrène nos luttes, et de notre perméabilité à la propagande d'extrême droite qui construit nos divisions internes au lieu de resserrer nos rangs. Et pendant que le "Front Populaire" se déchire, la fascisme progresse, et l'union des droites se renforce. Nous n'abandonnerons pas notre volonté politique de création d'un cadre unitaire : que les partis de gauche modérée refusent ce cadre, fassent cavaliers seuls, trahissent des alliances, c'est leur droit d'être irresponsables. La porte sera toujours ouverte, la main toujours tendue, leurs militant·es toujours bienvenu·es. La gauche de rupture, radicale et antifasciste, sera exemplaire dans sa solidarité avec toutes les victimes du fascisme, même celles qui ont, par leur aveuglement, réagi trop tard à son arrivée au pouvoir.
     
    Construire les résistances de demain
    Avec l'élection de Ciotti, nous assistons au naufrage d’une ville populaire et plurielle, un laboratoire où seront expérimentées demain les pires politiques antisociales qui paupérisent et violentent les populations les plus vulnérables. Mais ne nous résignons pas. Il nous faut garder la tête froide et reprendre la lutte, unique remède pour inverser le cours des choses qui paraît écrit d’avance. Face au rouleau compresseur, il y a une nécessité vitale de se réunir, de s’auto-organiser, de créer des cadres apartisans et de préparer l’autodéfense populaire contre la violence fasciste. Notre priorité est la création de solidarités et de cadres de résistance antifasciste partout, dans la rue, nos lieux de travail et d’étude, entre les organisations, les syndicats et à la base. Faisons converger les luttes et poursuivons notre combat contre les oppressions systémiques et l’exploitation capitaliste. Le NPA-A 06 continuera de lutter pour la jeunesse, les opprimé·es et les exploité·es : la solidarité est notre principale force.