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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Trump tente d’acheter les voix !

    À l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump tente de remobiliser sa base en promettant 5 000 dollars à chaque adulte en cas de victoire républicaine. Vingt-cinq ans après le 11-Septembre, il invoque également les attentats pour justifier sa guerre contre l’Iran, tandis que se multiplient les menaces autoritaires.

    Trump a convoqué à Dallas, au Texas, la première convention républicaine jamais organisée à l’occasion d’élections de mi-mandat, principalement pour célébrer sa propre personne et mobiliser sa base avant les élections nationales du 3 novembre. 

    Une convention à la gloire de Trump

    Il a demandé à ses partisanEs de faire comme si son nom figurait sur les bulletins de vote et de voter pour les républicains. Il a invité les personnes présentes dans le stade à prêter serment : « Je jure au plus grand président de l’histoire des États-Unis, qui nous aime tellement qu’il ne peut même plus respirer, que j’irai voter avec ma famille et mes amis. Je le ferai quoi qu’il arrive : que je sois inscrit ou non, j’essaierai de tricher autant que possible, comme ils le font. » Il a promis que, si ses candidatEs l’emportaient, il donnerait 5 000 dollars à chaque AméricainE. Ce pot-de-vin coûterait 1 000 milliards de dollars et a aussi peu de chances d’être versé que les sommes promises par Trump en d’autres occasions.

    Les sondages montrent que la popularité de Trump recule et les républicains craignent de perdre le contrôle des deux chambres du Congrès. Les électeurEs se détournent d’eux en raison de leur opposition à la guerre contre l’Iran, de la hausse des prix de l’essence, du logement, des soins de santé et de l’alimentation, des attaques violentes de la police de l’immigration (ICE), de la ­construction de gigantesques centres de données et, désormais, des inquiétudes suscitées par l’absence d’encadrement du développement de l’intelligence artificielle. Le Congrès n’a pris aucune mesure face à cette menace.

    Vingt-cinq ans après le 11-Septembre

    La convention républicaine a coïncidé avec les commémorations du vingt-cinquième anniversaire des attentats terroristes commis par Al-Qaïda contre le World Trade Center, à New York, et le Pentagone, près de Washington, le 11 septembre 2001. Près de 3 000 personnes ont été tuées sur les deux sites : des cadres d’entreprise et des responsables militaires, mais aussi des travailleurEs de toutes ­professions. 

    Pendant les commémorations, le maire de New York, Zohran Mamdani, a rendu publiques 170 000 pages de documents révélant que les autorités fédérales et celles de l’État avaient incité la population à retourner travailler à New York alors que l’air était toxique. Cette exposition aurait depuis entraîné la mort d’au moins 9 000 personnes.

    Plusieurs commentateurs ont rappelé qu’en réponse aux attentats, le président George W. Bush avait déclenché les guerres en Afghanistan, en 2001, puis en Irak, en 2003. Ces guerres ont duré respectivement vingt et neuf ans et tué entre 400 000 et 900 000 personnes. Lors d’une cérémonie organisée par le ministère de la Défense, Trump a laissé entendre que les attentats du 11-Septembre justifiaient aujourd’hui sa guerre contre l’Iran.

    À l’époque, les attentats avaient conduit le Congrès à adopter des lois répressives, comme le Patriot Act de 2001, le Homeland Security Act de 2002 et les amendements de 2008 à la loi sur la surveillance du renseignement étranger, la FISA. Ces textes ont considérablement accru les pouvoirs du gouvernement pour espionner aussi bien les citoyenNEs étatsunienNEs que les étrangerEs. Ils lui ont permis de recueillir secrètement les données personnelles de millions de personnes qui n’avaient jamais été soupçonnées du moindre crime.

    La menace d’un coup de force

    À l’approche des élections du 3 novembre, l’anxiété et la peur gagnent donc la population. La guerre des États-Unis contre l’Iran se poursuit et s’étend, avec le risque permanent qu’elle se transforme en guerre nucléaire. Selon des spécialistes, l’IA pourrait toustes nous tuer d’ici dix ans. Et Trump a menacé d’envoyer des soldats et des agents de l’ICE dans les bureaux de vote, faisant craindre qu’il vole les élections ou organise un coup d’État. De nombreuses organisations se préparent à défendre le scrutin.

    Pour le moment, alors que les enfants reprennent le chemin de l’école, le pays est calme. Il n’y a pratiquement aucune manifestation. Mais nous approchons peut-être d’un moment explosif.

    Dan La Botz

  • Dans le 06, diverses actions à venir...

    Septembre 2026

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    Contre le permis de tuer...
    Samedi 19 septembre 2026,
    Nice, 14 h 00, gare SNCF.
    En savoir plus, un clic ICI.

    Non au permis de tuer, conférence...
    Vendredi 18 septembre 2026,
    Antibes, 19 h 00, Maison des Associations.

    Paix et justice pour la Palestine...
    Samedi 12 septembre 2026,
    Nice, 18 h 00, Icônic.
    En savoir plus, un clic ICI.

    Paix et justice pour la Palestine...
    Samedi 19 septembre 2026,
    Cannes, 11 h 00, place des Martyrs de la République.

    Paix et justice pour la Palestine...
    Samedi 19 septembre 2026,
    Nice, 17 h 30, place Garibaldi.
    En savoir plus, un clic ICI.

    AGRIBIO...
    Dimanche 20 septembre 2026,
    Antibes, 10 h 00... 17 h 00
    , lycée Agricole.

    Alice aux pays des colons, projection-débat...
    Vendredi 25 septembre 2026,
    Cannes, 19 h 30, cinéma les Arcades.

    Marche pour le climat...
    Samedi 26 septembre 2026,
    Cannes,  9 h 30, place gare SNCF.

    Paix et justice pour la Palestine...
    Samedi 26 septembre 2026,
    Cannes, 11 h 00, place Kiosque à musique.

    Marche pour le climat...
    Dimanche 27 septembre 2026,
    Nice, 15 h 00, place Garibaldi.
    En savoir plus, un clic ICI.

  • Ni permis de tuer ni État policier !

    La loi dite du « permis de tuer » doit encore passer par le Sénat. En officialisant la présomption de légalité des tirs policiers, elle augmenterait encore le pouvoir policier et le nombre de tués, majoritairement non Blancs. La mobilisation est une urgence.

    Omniprésence du racisme dans la police

    Les médias s'émeuvent de l'affaire des policiers municipaux de Carcassonne. Tous les six mois ou presque, la même « révélation » sur le racisme dans la police.

    Mais il ne s'agit jamais seulement de mots. La police exerce une puissance répressive sur les corps, et d'abord sur les corps non Blancs. La déshumanisation qui autorise les insultes est aussi ce qui permet et justifie les violences physiques.

    À Carcassonne toujours, le 21 juin, en présence d'un policier municipal mis en cause pour ses propos racistes, un policier national a projeté au sol Youssef E., 29 ans, dont la tête a violemment heurté la chaussée. Youssef est mort treize jours plus tard. Le parquet a aussitôt écarté tout lien avec l'interpellation, et il aura fallu la diffusion de la vidéo, en septembre, pour qu'une enquête de l'IGPN soit enfin ouverte.

    Une institution coloniale

    La police est un outil de maintien de l'ordre capitaliste, qui protège les dominants et fait tenir la hiérarchie de classe. Elle s'est construite en France sur la répression des « indigènes » de l'empire, y compris quand ceux-ci vivaient en métropole. La BAC vient des brigades coloniales d'Algérie, et la pacification des quartiers populaires par une présence permanente, visible et répressive relève d'une doctrine de maintien de l'ordre colonial.

    La montée du RN et la banalisation des idées racistes fournissent un surcroît de légitimité et d'impunité aux violences policières. La loi de 2017 sur les refus d’obtempérer et la proposition de loi dite du « permis de tuer » reprennent des revendications portées par l’extrême droite, dont les thèses sont reprises par un spectre toujours plus large du champ politique et médiatique.

    En finir avec l’ordre policier

    Demander plus de commissariats, plus de policiers et plus de moyens revient à transférer l'argent des services publics vers la répression sociale, politique et syndicale. En cédant systématiquement aux revendications des syndicats policiers, la classe dirigeante s'attache l'institution qui lui servira de rempart face aux mobilisations que la casse sociale ne manquera pas d'entraîner. Combattre les violences policières doit nous conduire à poser la question du désarmement et de l'abolition de la police.