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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog

  • Le NPA-A enfin propriétaire de son local historique !!!

    Depuis le vendredi 30 janvier 2026 et la signature de l’acte devant notaire, le NPA est propriétaire de son local historique qu’il occupe depuis 1976 avec son imprimerie Rotographie. Après deux occasions manquées dans les décennies passées, la conjonction du besoin de diminuer nos dépenses, de l’intérêt de rassembler nos activités en un seul lieu et de l’opportunité d’une mise en vente par les propriétaires a fait ressurgir ce projet d’achat en 2018.

    Pandémie de Covid 19, concurrence avec d’autres acquéreurs, soutenabilité du montage financier, instabilité politique au sein du parti, élaboration du projet de rénovation, concentration sur d’autres objectifs comme l’élection présidentielle de 2022 : il aura donc fallu 7 ans de péripéties en tous genres pour que le projet d’un local unique, multifonction et utile aux luttes se concrétise. Ce résultat n’aurait pas été possible sans le soutien financier de notre milieu lors de notre souscription en fin d’année 2024. Merci à vous toustes !

    Il reste toutefois de lourds travaux à effectuer pour accueillir notre librairie, aujourd’hui en sursis dans son vieux local parisien, mais aussi pour créer une salle polyvalente d’environ 100 places capable d’accueillir divers évènements au-delà du NPA. Nous espérons arriver au bout de ce processus en novembre ou décembre 2026. En attendant une grande fête d’inauguration, une fête aura lieu au mois d’avril juste avant la fermeture pour travaux. Eh oui, il y a toujours une bonne raison de se retrouver !

    Le financement de ces travaux représente un poids très important pour nos finances. Quoique indispensable, nous souhaitons limiter au maximum le montant de l’emprunt bancaire. Voilà pourquoi votre solidarité financière est toujours la bienvenue !

    Le groupe achat-Roto

  • Palestine : Les politiques carcérales internationales d’Israël...

    Alors que la colonisation et la répression s’intensifient en Palestine, la politique carcérale israélienne atteint un niveau sans précédent. Arrestations massives, tortures, détentions arbitraires et extension internationale des dispositifs répressifs participent d’un système colonial globalisé.

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  • Élections aux CROUS : les étudiantEs organisent la riposte à l’extrême droite...

    Les élections aux CROUS ont confirmé les recompositions du paysage étudiant, sur fond de division syndicale. Face à la progression inquiétante de l’extrême droite dans les universités, les étudiantEs multiplient les initiatives unitaires et antifascistes.

    Du 3 au 5 février ont eu lieu les élections des CROUS. Toustes les étudiantEs de France étaient invitéEs à voter pour des représentantEs qui siégeront dans les conseils d’administration des CROUS afin de porter leurs intérêts sur le logement, les bourses, etc. Ces élections permettent de montrer le reflet de l’état des forces politiques et syndicales du mouvement étudiant.

    Stagnation du bloc syndical 

    Du fait d’une division syndicale entre l’Unef et l’Union étudiante, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) remporte le plus de sièges. Composée d’organisations corporatives proches des directions d’université, la Fage ne lutte pas pour les droits des étudiantEs. Par ailleurs, cette organisation ne participe pas aux mouvements étudiants. 
    Malgré leur division, les listes se réclamant du syndicalisme étudiant sont en tête de ces élections. Cela prouve un rejet important des politiques libérales, de casse de l’université publique. Les étudiantEs défendent donc majoritairement une politique de lutte contre la précarité et la sélection.

    Inquiétante présence de l’extrême droite 

    Cette année, deux organisations d’extrême droite étaient présentes lors de ces élections : l’UNI et la Cocarde étudiante. En lien avec des groupuscules fascistes violents, racistes, antisémites, LGBTIphobes et sexistes, ces ­organisations étudiantes d’extrême droite tentent de se construire une tribune afin d’assoir leur légitimité dans nos universités, grâce au tremplin des élections étudiantes.
    Depuis plusieurs années, les organisations syndicales alertent sur l’implantation de l’extrême droite dans les universités dans un contexte de casse des services publics et d’austérité instaurée par le gouvernement et relayée par les directions d’université. Déblocages violents, attaques contre les facs et lynchages d’étudiantEs : l’extrême droite s’octroie tous les droits quand il s’agit de s’attaquer aux étudiantEs et à leurs droits.

    Leur protection par les directions d’université, leur légitimation dans les médias et leur place dans les conseils étudiants leur permettent de continuer à exercer leurs violences sur les facs. Les directions des universités couvrent systématiquement les violences de l’extrême droite. Leur sécurité protège les auteurEs de violences, comme ce fut le cas à Lyon 3 ou à Nanterre, où les services de sécurité ont protégé les groupes néofascistes alors même qu’ils viennent d’agresser des étudiantEs.

    Résistance antifasciste

    Face à ces nombreuses attaques et à ces violences, les militantEs étudiantEs s’organisent. À Bordeaux, au printemps 2025, les étudiantEs de l’Université de Montaigne avaient réagi aux agressions de l’extrême droite en organisant un village antifasciste. Cette initiative a par la suite inspiré de nombreuses villes. À Toulouse, les étudiantEs se sont organiséEs autour d’une assemblée générale mise en place lors des élections. À Tours, l’organisation d’assemblées générales similaires rend l’implantation de l’extrême droite plus compliquée dans les milieux universitaires. Ainsi, dans de nombreuses universités, l’extrême droite fait face à une résistance antifasciste des étudiantEs.

    Alors que la division syndicale a affaibli cette lutte contre l’extrême droite, il est nécessaire de construire un front unitaire antifasciste, rassemblant toutes les organisations de notre camp social sur les facs.

    Jeunesses anticapitalistes du NPA-A

  • Démocratisation et question nationale kurde...

    Le Gouvernement de transition syrien (GTS) et les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont conclu un accord le 30 janvier 2026. Outre un cessez-le-feu, il prévoit une intégration militaire et administrative progressive des FDS au sein des institutions. Nous sommes cependant loin d’une solution globale pour la question kurde et la démocratisation de la Syrie.

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  • Le NPA-A dans les municipales : antifasciste, unitaire et radical...

    Le NPA-l’Anticapitaliste aborde les municipales de 2026 comme un point d’appui pour construire un front antifasciste, unitaire et de rupture, ancré dans les mobilisations locales et les besoins populaires.

    Ces élections municipales – donc locales – interviennent dans un contexte international et national de plus en plus pesant. Alors que l’extrême droite, dans différentes configurations, est au pouvoir dans un nombre de pays grandissant ou pèse de plus en plus du fait de ses scores électoraux sur les politiques au pouvoir, nous sommes contraintEs d’envisager l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite à la ­présidentielle de 2027.

    L’enjeu central du combat contre l’extrême droite

    Cela surdétermine nos positionnements dans toutes les échéances politiques en nous donnant un double objectif : d’une part, développer des propositions unitaires et radicales qui offrent une alternative aux politiques libérales menées par des forces de droite ou sociales-libérales, qui sont le terreau du vote pour l’extrême droite. Bref, mener la bataille culturelle pour opposer point par point des réponses de rupture anticapitalistes. Et, dans le même mouvement, combattre la résignation et le fatalisme face à une victoire du RN annoncée par les sondages et les commentateurs politiques.

    C’est une question de survie sociale pour les exploitéEs et les oppriméEs, et de survie tout court pour celles et ceux qui sont leurs cibles, à commencer par les personnes racisées. Ce qui est aujourd’hui une prophétie autoréalisatrice des médias Bolloré mais aussi de franges des classes dirigeantes peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, structuré sur le terrain par l’unité de réseaux de militantEs politiques mais aussi syndicaux, associatifs, capables d’entraîner des personnes non organisées jusque-là et ­d’impulser des mobilisations.

    Chaque échéance doit être envisagée comme un point d’appui pour cet objectif. A fortiori les élections locales puisque nous savons que c’est à la fois un échelon auquel de nombreuses personnes — jeunes, travailleuses ou privées d’emploi, racisées ou discriminées — peuvent se sentir davantage en capacité de peser que dans des débats nationaux. Et l’exemple de Minneapolis et plus largement des résistances face à la fascisation du pouvoir étatsunien, montre que c’est localement que se constituent des réseaux d’entraide et de solidarité capables de défier Trump mais aussi de peser sur des politiques peu combatives. Des municipalités antifascistes peuvent aider à construire un tel front.

    Pas de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité

    Face à ces enjeux, le NPA-l’Anticapitaliste défend l’unité la plus large, à l’image de ce qu’avait été le Nouveau Front populaire (NFP) en juin-juillet 2024. C’est pour nous un horizon à construire sans ignorer que le NFP n’existe plus nationalement et que localement il peut avoir éclaté façon puzzle dont les morceaux sont trop abîmés pour se reconstituer. En effet, entre le « jamais avec LFI » et le « plus rien n’est possible avec un PS qui a fait passer le budget austéritaire », les alliances et recompositions ont du mal à trouver une cohérence politique. C’est pourtant ce que le NPA-A porte en défendant que, face aux dangers de l’extrême droite, il ne peut pas y avoir de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité.

    En effet, s’il n’y a pas d’unité, c’est la porte ouverte à la démoralisation et à la victoire d’alliances entre les droites plus ou moins extrêmes qui, elles aussi, considèrent les élections municipales comme des tours de chauffe pour les élections présidentielle et législatives. Sans radicalité il n’y aura pas les forces pour mobiliser, donner confiance dans la possibilité de construire une politique qui protège celles et ceux qui paient cash les politiques libérales. Dans les deux cas, cela renforcerait la présence de l’extrême droite et de ses idées, dans les conseils municipaux, dans les intercommunalités qui gèrent de plus en plus de domaines, et dans les prochaines sénatoriales.

    L’unité est un combat que le NPA-l’Anticapitaliste mène en partant des besoins de la population et des réponses qui pourraient y être amenées au niveau local, en particulier sur les questions de logement, de santé publique, d’éducation et de culture, avec comme préoccupation d’y associer avant, pendant et après les élections les premièrEs concernéEs. Dans certaines communes, ces batailles unitaires ont permis de construire des programmes portés par des listes unitaires plus ou moins larges. Dans d’autres villes, cela n’a pas été possible, et le NPA-A continue de porter cette orientation pour préparer les cadres dans lesquels construire les mobilisations qui seront nécessaires.

    Le groupe de travail Municipales 2026