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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 4

  • Iran : quel avenir pour les révoltes ?

     

    Après un soulèvement massif de la population fin décembre 2025, quelles perspectives pour cette révolte et pour le mouvement social en Iran ? Quelle solidarité construire ici avec la révolte des peuples d'Iran contre l'oppression mais aussi contre les agressions militaires de l'impérialisme américain ? Entretien avec Chowra Makaremi, anthropologue et chercheuse au CNRS.

  • Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique !

    En bombardant massivement de nombreuses villes d’Iran, les États-Unis et l’État d’Israël ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient, dont nul ne peut aujourd’hui mesurer les conséquences.
    Cette nouvelle campagne de frappes a été lancée alors même que la République islamique d’Iran et les États-Unis étaient engagés dans des négociations et que des compromis venaient d'être acceptés par le régime iranien. Elles viennent en soutien de la politique israélienne, qui a décidé d’être le seul acteur dominant dans la région. 
    Cette nouvelle guerre de Trump survient dans un contexte de virage dans la politique impérialiste des USA, au mépris total du droit international, dans la lignée de l’enlèvement de Maduro, des menaces sur le Groenland mais surtout des deux années de guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et en Cisjordanie. 
    Après avoir affirmé, à l’issue de la guerre des douze jours en juin dernier, que les installations nucléaires iraniennes avaient été détruites, Donald Trump justifie désormais cette nouvelle offensive par la menace que représenteraient les programmes nucléaire et balistique iraniens. On retrouve le même prétexte qu’en 2003 pour justifier l’intervention en Irak. 
    Si les bombardements actuels visent, certes, des centres du pouvoir de la République islamique d’Iran, l’objectif reste d’installer des dirigeants complaisants qui permettront aux USA de faire main basse sur les ressources énergétiques. Personne ne pleurera la mort du guide Khameneï, dictateur honni par la population, responsable de la mort de dizaines de milliers d’Iraniennes et d’Iraniens. Bien au contraire. Mais son élimination par les États-Unis et Israël n’apportera pas la liberté aux peuples d’Iran. Pas plus que celle de Saddam Hussein n’a apporté la liberté en Irak ou que celle de Khadafi n’a libéré le peuple lybien.
    Nous le savons, si la guerre devait apporter réellement la liberté, le Moyen-Orient serait la région la plus libre du monde.
    Ce sont une fois de plus les populations civiles qui paient le prix le plus lourd. Plus de 100 fillettes ont péri dans le bombardement israélien de leur école à Minab, près de Bandar Abbas. Des écoles, des hôpitaux, des services publics et des quartiers résidentiels ont été frappés par des attaques meurtrières qui ont causé la mort de plusieurs centaines de personnes.
    Ces attaques mettent également un coup d’arrêt à la contestation qui regagnait du terrain dans les universités du pays après la répression massive du soulèvement populaire de janvier dernier : plus de 30 000 manifestantEs tuéEs par les forces de sécurité, des dizaines de milliers de blesséEs, plus de 100 000 arrestations, des détenuEs torturéEs, d’autres exécutéEs. Le régime instrumentalise aujourd’hui l’intervention impérialiste pour renforcer encore la répression.

    Nous refusons cette guerre impérialiste et réactionnaire et nous combattons les courants réactionnaires, en particulier les monarchistes, qui applaudissent l’intervention de Trump et de Netanyahou et misent cyniquement sur la guerre pour revenir au pouvoir.
    Propulsé par les médias dominants comme une prétendue alternative, Reza Pahlavi ne doit sa visibilité qu’à son héritage dynastique : celui du dernier chah, renversé en 1979 avec son régime autoritaire et corrompu. Il dispose notamment de la fortune colossale que sa famille a accumulée sur le dos des peuples d’Iran. 
    Derrière un discours de façade, son projet reste profondément autoritaire et ultralibéral, aux antipodes des aspirations populaires. La jeunesse, les femmes, les minorités de sexuelles et de genre, les travailleurs et les minorités nationales en lutte ne se battent ni pour maintenir la République islamique, ni pour restaurer une monarchie discréditée par l’histoire.
    Leur combat vise la justice sociale, l’égalité réelle, la liberté et le droit à l’autodétermination — pas le recyclage des anciennes élites.

    L’émancipation des peuples d’Iran ne peut venir que des luttes menées à l’intérieur du pays. La seule voie pour se libérer de la guerre, de la répression et de l’exploitation réside dans l’organisation indépendante des exploitéEs et des oppriméEs, dans le renforcement des luttes populaires et dans la mobilisation intérieure pour renverser la République islamique d’Iran.
    Nous affirmons notre solidarité avec les militantes et militants de la diaspora qui cherchent à faire entendre la voix de celles et ceux qui, en Iran, luttent pour en finir avec la République islamique et pour construire une société fondée sur la justice sociale, l’égalité et la liberté.
    Rien de tout cela ne pourra arriver sous les bombes et les agressions israélo-américaines. C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir.
    Arrêt immédiat de la guerre impérialiste !
    À bas la République islamique d’Iran !
    Solidarité avec les peuples d’Iran en lutte pour la justice sociale, l’égalité et la liberté 

  • Faisons front face à la montée du fascisme - Lettre ouverte aux organisations politiques, sociales et syndicales...

    La séquence des dernières semaines marque une nette accélération de la fascisation du débat public. Minute de silence à l’Assemblée nationale, diabolisation de l’antifascisme, complaisance envers l’extrême droite… Face à cette offensive politico-médiatique, la gauche sociale et politique doit être à la hauteur de la situation et construire un véritable front antifasciste avant qu’il ne soit trop tard.

    Si nous n’agissons pas dès maintenant, la fascisation du monde et du pays sera inévitable. L’extrême droite peut compter et compte déjà sur le soutien des milliardaires et de leurs médias, avec la légitimité que lui donne la droite traditionnelle en reprenant une partie de son discours et de son agenda. Elle peut compter aussi sur la complaisance du gouvernement et des institutions, la police et la Justice. 

    Le risque est immense 

    Le risque est grand que le 22 mars prochain l’extrême droite gagne de nombreux élus dans des municipalités clés, avec pour conséquence non seulement le verrouillage des institutions mais aussi un sentiment de confiance accrue pour les groupuscules nazis.

    La bataille médiatique et politique pour les présidentielles qui s’engagera dès le 23 mars 2026 risque d’être bien pire encore du point de vue du débat démocratique que ce que nous avons connu ces derniers mois. 

    Fake news, contre-vérités, matraquage médiatique nauséabond d’une part, attaques contre des locaux associatifs, syndicaux et politiques, les militantEs, les personnes racisées et les LGBTQIA+, d’autre part. Sans parler des menaces de répression, d’interdictions, de dissolutions… LFI étant odieusement ciblée de façon systématique pour la seule raison qu’elle incarne une opposition radicale au gouvernement et aux attaques antisociales, tant à l'Assemblée que sur le terrain.

    Nous réaffirmons notre pleine solidarité face à ces attaques, qui n’ont eu de cesse d’accabler la Jeune Garde et de dédouaner les groupuscules nostalgiques du régime de Vichy. Derrière LFI, c’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche sociale et politique, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation qui est menacé. Ce sont nos conditions d’existence mêmes, à tout-es celleux qui luttent et résistent, qui sont mises en cause par la fascisation actuelle.

    Notre arme, l’unité 

    Nous, exploitées et opprimées, nous ne pouvons compter que sur notre propre force et notre nombre. Pour cela nous devons nous unir au-delà de tout calcul d’appareil.

    Nous avons besoin d’une réponse politique et sociale unitaire. C’est la seule manière de faire entendre notre voix, de montrer qu’une autre issue est possible, d’arrêter cette dynamique qui nous mènera à des années sombres. 

    L’enjeu dépasse donc de loin les concurrences électorales. Et les règlements de comptes politiques à gauche ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ni l’alignement sur les positions les plus droitières ni le sectarisme ne permettront de créer les conditions pour sortir de la nasse politico-médiatique. Nous devons faire front toutes et tous ensemble !

    Construire un front antifasciste

    Depuis des décennies, les politiques de casse sociale, sécuritaires et racistes nourrissent l’extrême droite. Au service des riches, Lecornu et Macron imposent leur politique par l’autoritarisme, la violence et le passage en force. Ces politiques ont ouvert la voie au RN et à la fascisation ambiante. Nous vivons un moment de bascule. 

    Il est urgent que l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives, au-delà des nuances et des calculs d’appareil, se réunissent pour préparer une riposte à la fois institutionnelle et militante partout dans les villes, les quartiers, les lieux d’études et les entreprises, à l’image de ce qu’a pu être la mobilisation pour le Nouveau Front populaire en 2024. Plus que jamais nous avons besoin d’un nouveau front résolument antifasciste et militant, car l’autodéfense unitaire sera vitale dans la prochaine période.

    Dans ce contexte, la mobilisation du 8 mars sera une première échéance de mobilisation sociale, féministe, antiraciste. La réussite de cette journée aura une importance capitale pour construire une réponse à l’extrême-droite. Mais nous devrons continuer.

    Nous vous proposons de nous rencontrer le plus rapidement possible, dès avant la manifestation du 14 mars, qui apparaît comme une échéance de mobilisation centrale pour nos organisations. Notre front commun qui doit s’inscrire dans la durée sera une base solide pour des initiatives : déclarations, meetings, manifestations. Nous, NPA-l’Anticapitaliste, ferons tout ce qui est à notre portée pour mettre en place un travail commun et nous nous inscrivons dans toutes les initiatives qui iraient dans ce sens.

    No Pasaran !

    Avec nos salutations anticapitalistes et antifascistes,

    Le Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste

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