Toutes et tous en grève et dans la rue !
Actualités nationales... - Page 102
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La mobilisation contre la réforme des retraites continue...
Une cinquième journée de grève et de manifestation a été annoncée : Les syndicats CFDT, FO, CGT, CFTC, Unsa, FSU, CFE-CGC et Solidaires donnent rendez-vous aux Français·es le jeudi 16 février prochain.
Toutes et tous en grève et dans la rue ! -
MEETING POUR NOS RETRAITES À TOULOUSE avec Olivier Besancenot...
Prise de parole d'Olivier Besancenot
lors du meeting organisé par les organisations syndicales et politique
le mardi 7 février à Toulouse. -
19 janvier, 31 janvier, 07 février, 11 février et après ?
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France. «L’épreuve de force pour faire céder Macron»...
Après les grandes manifestations du 19 janvier, dont l’ampleur était déjà comparable aux grandes manifestations de 1995 et de 2010 (lors des mobilisations face aux précédentes attaques gouvernementales contre le système de retraites), les manifestations du 31 janvier viennent de faire exploser les compteurs: plus de 2 millions de femmes et d’hommes dans les rues selon l’Intersyndicale, la CGT annonce le nombre de 2,8 millions, dont 500’000 à Paris.
Dans la capitale, tout en empruntant de grandes avenues, le cortège a dû être dédoublé pour que la manifestation de reste pas bloquée à son point de départ, Place d’Italie...Article de Léon Crémieux, lire la suite...
Quatrième Internationale
https://fourth.international/fr -
Retraites : ce samedi 11 février dans la rue ! Grèves et blocages jusqu’au retrait total !
Hier s’est ouvert à l’Assemblée nationale le débat sur la réforme des retraites dans une ambiance tendue, alors que de nombreusEs salariéEs étaient en grève et dans la rue aujourd’hui.
Après avoir déclaré que l’âge de 64 ans n’était pas négociable, la Première ministre a semblé affaiblie, d’autant plus avec l’affaire Dussopt qui vient d’éclater. Totalement illégitime, sans majorité réelle, Borne a dû concéder un élargissement du dispositif des « carrières longues » à celles et ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans. La belle affaire ! Les prétendus « bougés » qui ne changent rien au fond de la réforme nous montrent en réalité que le débat parlementaire, si toutefois il est mené jusqu’au bout, ne saurait aboutir à une victoire pour notre camp social, c’est-à-dire au retrait total de ce projet de loi régressif.
C’est bien entendu sur la rue et le blocage du pays qu’il faut compter pour faire reculer le gouvernement, obtenir le retrait de cette contre-réforme et viser les 60 ans et les 37,5 annuités. Aujourd’hui les grévistes et les manifestantEs étaient peut-être un peu moins nombreux, mais la colère, elle, est intacte et la mobilisation des salariéEs très forte dans de nombreuses villes de France, et au moins égale à la journée du 19 janvier, qui avait été saluée comme une journée historique. 10 000 personnes ont défilé à Quimper, 45 000 à Nantes, 80 000 à Nantes, 12 000 à Bayonne, 15 000 à Amiens, 27 000 à Grenoble, 8000 à Laval, 25 000 à Rennes, 10 000 à Orléans, 15 000 à Cherbourg, 50 000 à Bordeaux, etc.
Les nouvelles manifestations de ce samedi 11 février doivent être massives, car dans la rue, ensemble, nous reprenons confiance en notre nombre et plus encore en notre force commune, en nos capacités collectives à résister à la résignation et aux politiques antisociales.
Aux bons chiffres des manifestations doit s’ajouter une stratégie pour gagner. Avec les journées de mobilisation répétées, le risque est de voir les grévistes s’essouffler en ces temps de fin de mois difficiles, où chaque journée de grève coûte plus cher. On ne peut pas engager une course de fond sans réel plan de bataille.
Pour gagner, il faut continuer à s’organiser : voir comment mettre la pression maximum en bloquant l’économie ; construire la mobilisation, en particulier en préparant dès maintenant la journée du 8 mars et en se dotant d'un calendrier pour construire un mouvement de grève reconductible ; aller chercher tous les soutiens ; remplir les caisses de grève ; tisser les liens interprofessionnels ; organiser des manifestations locales… Pour aider à cela, il est aussi nécessaire que la gauche sociale et politique soit unie.
Après trois journées de grève et de manifestations puissantes, gagner la seconde manche du combat est à notre portée. Ce n’est qu’un début…
Montreuil le mardi 7 février 2023
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Retour sur le week-end de rencontre des Jeunesses anticapitalistes...
Le week-end des 21 et 22 janvier avait lieu la première rencontre des Jeunesses anticapitalistes, nouvelle structure jeune du NPA.
Ce week-end a permis de se rencontrer entre jeunes de différentes villes (Toulouse, Paris, Montpellier, Lille, Orléans, Albi, Dijon et Lyon) et d’échanger, de débattre, de s’autoformer, de partager nos expériences militantes locales. L’occasion aussi de participer à la marche du 21 janvier à Paris, à l’appel des organisations de jeunesse contre la réforme des retraites, qui a rassemblé 150 000 personnes. Ce temps précieux de rencontre nous a permis de penser et d’organiser notre intervention militante dans la jeunesse autour de trois grandes campagnes qui tiennent compte de la séquence politique actuelle.
Contre la réforme des retraites, pour les droits des femmes et contre les méga-bassines
Tout d’abord, nous appelons toutEs les jeunes à construire et organiser la lutte contre la réforme des retraites. Parce que nous ne voulons pas passer notre vie au travail et que nous refusons le modèle de société dans lequel on nous impose de travailler toujours plus, faisons reculer le gouvernement ! Ainsi, nous appelons, dans tous les milieux où nous intervenons (lycée, université, lieux de première embauche, etc.) à construire la mobilisation.
De plus, nous estimons que les mobilisations féministes, LGBTI et antiracistes doivent faire partie de nos priorités. Nous devons les construire en tant que telles et défendre leur autonomie, c’est-à-dire qu’elles soient pensées et menées d’abord par les premierEs concernéEs. Nous avons à l’horizon la date du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Construisons cette journée de grève des femmes, en menant des campagnes partout, et en encourageant l’organisation d’assemblées féministes dans nos quartiers, nos lycées et nos universités.
Enfin, nous considérons comme primordiale la lutte écologique et contre tous les projets inutiles. Ainsi, nous nous donnons comme objectif de mobiliser largement lors de la prochaine manifestation nationale « Pas une bassine de plus », le 25 mars en Poitou-Charente. L’objectif : lutter contre les projets de méga-bassines qui constituent un grand danger pour l’environnement (assèchement des nappes phréatiques, amplification des sécheresses...) et symbolisent à la fois la privation de l’eau par une minorité de grands agriculteurs et une vision productiviste de l’agriculture.
Une direction jeune pour préparer les échéances à venir
De plus, une direction jeune a été élue à la suite à la rencontre du 21 et 22 janvier. Parmi ses mandats, organiser les RIJ (Rencontres internationales de Jeunesse) qui auront lieu en France au mois de juillet prochain. Ces rencontres ont lieu chaque année dans le cadre de la Quatrième Internationale et réunissent des jeunes révolutionnaires du monde entier.
Si tu es lycéenE, étudiantE, jeune travailleurE ou sans emploi et que tu te reconnais dans cette politique et dans la campagne présidentielle menée par Philippe Poutou, rejoins les Jeunesses anticapitalistes ! Pour un autre modèle de société, organisons-nous !
Les Jeunesses anticapitalistes du NPA
Mail : jeunes@nouveaupartiantic…
Twitter et instagram :
@jeunesses_npaFacebook : @jeunessesnpa
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Comment interpréter l’actuelle crise des GAFAM ?
Licenciements, nouveaux modèles économiques, guerre technologique : comment interpréter l’actuelle crise des GAFAM ? Après la croissance exponentielle de leur activité pendant la période de la pandémie du Covid-19, les géants de l’économie numérique sont en perte de vitesse, leurs titres boursiers sont en baisse (le Nasdaq a baissé de 30 % en un an) ce qui se traduit par des vagues de licenciements massifs.
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Réacteurs nucléaires : tous à la retraite !
Dans son discours de relance du nucléaire du 10 février 2022, Macron annonçait fièrement « j’ai pris deux décisions fortes » : prolonger à 50 ans la durée de vie des réacteurs et construire 6 nouveaux EPR, suivis de 8 autres. Mais la méthode Coué a ses limites.
Avant de penser prolonger les réacteurs actuels au-delà de 50 ans, il faudrait d’abord qu’ils tiennent le coup 40 ans, durée pour laquelle ils ont été conçus. Or c’est loin d’être le cas : cet été, plusieurs réacteurs ont dû être arrêtés pour cause de vieillissement prématuré. Un phénomène bien connu mais difficile à maîtriser, la CSC (corrosion sous contrainte) affecte des organes de sécurité. La production totale des centrales EDF, retombée à l’automne à 44 % de la puissance totale du parc (données RTE), est remontée depuis, loin des objectifs cependant.
Vous avez dit 14 EPR ? L’EPR de Flamanville ne fonctionne toujours pas, avec déjà 13 ans de retard et un coût multiplié par 6 (plus de 20 milliards d’euros). Sa mise en service annoncée pour 2024 a déjà du plomb dans l’aile car des problèmes de fragilité du cœur du réacteur ne sont toujours pas réglés. Et 2024, c’est la date dérogatoire fixée par l’ASN pour remplacer le couvercle de sa cuve. Pas encore en service et déjà défectueux …
Le Sénat a supprimé l’objectif de réduction de la part du nucléaire
En septembre 2022, Macron s’est fâché : il veut « un déploiement à marche forcée de la stratégie nucléaire ». Son ministre Le Maire en a rajouté : le nucléaire est la condition sine qua non à la réindustrialisation de la France. Le 2 novembre, Borne a présenté un projet de loi « d’accélération du nucléaire », qui prétend résoudre les complications techniques du parc nucléaire par la « simplification administrative ». En réalité, un passage en force : les sites seront dispensés d’autorisation d’urbanisme, le droit d’expropriation et la loi Littoral seront assouplis, le chantier pourra démarrer avant l’enquête publique… Ce 24 janvier, le Sénat a voté le texte à 94 % (239 voix contre 16), en alourdissant les peines pour intrusion dans les centrales et en imposant la révision du décret de fermeture de 12 réacteurs existants. Après Fukushima, la loi de transition énergétique de 2015 avait gravé dans le marbre que « la politique énergétique nationale a pour objectif de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 » (art. 1), repoussé à 2035 par un décret de 2018. Le Sénat a supprimé cet objectif. Il n’est donc pas certain que la loi de programmation de l’énergie (PPE), en contradiction avec la loi, puisse être votée en 2023. Mais le nucléaire a son 49.3 : la politique du fait accompli.
Risque d’accident nucléaire accru
À 64 ans pour les êtres humains ou à 60 et même 80 ans pour les réacteurs, le vieillissement n’est pas un problème pour Macron et les parlementaires à sa botte. Avec une différence : le vieillissement des réacteurs n’a rien à voir avec leur âge. Les réacteurs les plus atteints par la CSC et les pathologies du béton sont aussi les plus récents (centrales de Civaux et Chooz). La prolongation des centrales accroît davantage le risque d’accident nucléaire. Le refroidissement des réacteurs a aussi des conséquences graves sur la faune et la flore aquatique et contribue significativement au réchauffement climatique. Greenpeace et Sortir du nucléaire ont claqué la porte du débat public, qualifié de « mascarade démocratique ». Une attitude responsable, qui va aider à amplifier les mobilisations sur le terrain.
Commission nationale écologie -
Poursuivre la mobilisation contre la loi Darmanin le 18 février et le 25 mars...
Globalement les mobilisations du 18 décembre ont été une réussite, avec plus ou moins de participation des migrantEs. Les situations sont extrêmement différentes selon les villes et les forces présentes sur le terrain.
Les mobilisations aussi combatives soient-elles restent modestes au regard de l’enjeu. La construction d’une campagne contre la loi Darmanin passe par des réunions unitaires et propositions de mobilisation comme à Montpellier ou Rouen. Dans certaines villes, comme Grenoble ou Rennes, les mobilisations portent la revendication du droit au logement, contre la loi scélérate Kasbarian et en soutien aux occupations d’écoles pour les familles sans-papiers. À Perpignan, les initiatives privilégient des liens transfrontaliers avec la Catalogne sud. À Toulouse, la mobilisation pour le logement d’une centaine de mineurEs isolés a obtenu une première victoire (voir l’Anticapitaliste n° 646).
Lutter contre la réforme des retraites et la loi Darmanin
Une victoire sur la question des retraites, dans le cadre d’une puissante mobilisation sociale, ne peut que nous aider à obliger le gouvernement à retirer aussi la loi Darmanin, comme la réforme de l’assurance chômage ou encore la loi Kasbarian sur le logement, toutes destinée à faire la guerre aux pauvres.
Les migrantEs, les sans-papierEs sont particulièrement précaires. Leur insertion professionnelle est souvent tardive du fait de la difficulté d’être régulariséEs. Celles et ceux qui travaillent, les premierEs de cordée (aides à domicile, métiers pénibles, bâtiment, etc.), seront dans la misère à l’âge de la retraite, à laquelle ils n’auront pas droit pour la plupart.
Un titre de séjour pour les métiers dits « en tension » ne résout pas le problème puisqu’il s’agira d’une régularisation à la carte, avec un titre de séjour temporaire, au service du patronat, avec des travailleurEs qu’on jette quand on n’en a plus besoin. La contre-réforme des retraites impacterait aussi durement les personnes racisées, les habitantEs des quartiers populaires victimes des discriminations à l’emploi, faisant les métiers souvent les plus précaires et les plus pénibles.
Régularisation de toutes et tous les sans-papierEs
La régularisation de touTEs les sans-papierEs et l’égalité des droits est une revendication cruciale liée à nos revendications de partage du travail entre toutes et tous et d’égalité des salaires. Si l’égalité salariale homme/femme réglerait une partie importante du financement des retraites, celle de la régularisation de touTEs les sans-papierEs également, de même que l’égalité salariale liées aux discriminations à l’emploi que subissent les habitantEs des quartiers populaires.
D’ores et déjà, plusieurs dates de mobilisation sont prévues à Paris et en région. La Marche des Solidarités est un cadre d’actions, d’argumentation, de mutualisation des forces qui appelle notamment à des manifestations à Bordeaux, Nantes, Lyon, Paris, Toulouse, Lille, Calais, Marseille le 18 février contre les centres de rétention, et le 25 mars prochain pour la Journée internationale contre le racisme.
Commission immigration-antiracisme du NPA -
Retraites : émission spéciale sur L'Anticapitaliste !
« On sait que le travail de nuit, ça enlève environ dix ans d'espérance de vie. »Maryse, infirmière à l'hôpital Tenon, dénonce le sort du personnel hospitalier qui est broyé par ses conditions de travail bien avant d'arriver à l'âge de la retraite.