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Actualités nationales... - Page 98

  • Plus que jamais pour l’abrogation de la loi asile immigration !

    La décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration souligne de manière magistrale une fois de plus l’état de déliquescence de la présidence Macron. Et nous oblige, parce que « le pouvoir de nuisance de cette loi Darmanin contre les migrantEs et les étrangerEs reste intact » (Gisti), à lutter pour son abrogation.

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  • Attal déclare la guerre sociale - Toutes attaquéEs, toutEs mobiliséEs !

    À peine nommé, le Premier ministre Attal essuie déjà la tempête. Son gouvernement, encore incomplet à l’heure où nous écrivons ces lignes, insupporte déjà. Les sondages ont beau dire qu’il recueille le meilleur score d’opinions positives (39 %) parmi tous les Premiers ministres de Macron, les opinions négatives restent supérieures (40 %) !

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  • Vers une grande grève de l’éducation...

    Les syndicats de l’éducation (CGT, FO, FSU, SUD, rejoints par SE-UNSA et SGEN-CFDT) appellent à une grève le 1er février. Cette grève doit être le point de départ d’une mobilisation d’ampleur pour la défense de l’école publique, pour l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail et d’étude.

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  • Contre l’agriculture capitaliste, un changement radical est nécessaire !

    Entre détresse et colère paysanne, hypocrisie de la FNSEA et du gouvernement, récupération de l’extrême droite, urgences sociale, climatique et écologique, les mobilisations agricoles secouent l’Europe. Et ni les mesurettes annoncées par Attal vendredi dernier ni son blabla réac à l’Assemblée nationale mardi n’arrivent pas à éteindre cette mobilisation. Un prétendu « réarmement agricole » qui en réalité est un désarmement des paysanNEs…

    Une situation sinistrée

    Le nombre de fermes, tout comme celui des paysanNEs, a drastiquement diminué : il y a 40 ans, les paysanNEs représentaient 7 % de la population active… et moins de 2 % aujourd’hui. La Confédération paysanne parle d’« un plan de licenciement massif ». De plus, les inégalités sont immenses : si 18 % des ménages agricoles vivent en dessous du seuil de pauvreté, certains sont de riches industriels… comme le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui exploite 700 ha (soit 10 fois la taille moyenne) et préside le groupe agro-industriel Avril. Et sans surprise, Les politiques agricoles inégalitaires bénéficient avant tout aux grandes exploitations : les aides directes non plafonnées favorisent les grandes fermes au détriment des petites et moyennes.

    Alors qu’elle cogère depuis des dizaines d’années la politique agricole, la FNSEA tente de chevaucher la révolte actuelle pour satisfaire toujours plus l’agriculture productiviste et l’industrie chimique qu’elle défend contre la biodiversité et le climat, mais aussi contre la santé des paysanNEs et des populations. Ainsi, elle refuse les zones de non-traitement, l’encadrement des prélèvements d’eau, le plan Écophyto (c’est-à-dire la réduction de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici à 2030), et exige un « moratoire sur les interdictions » des pesticides…

    Pourtant le rapport du Haut Conseil pour le climat montre que si ce modèle agricole est une cause importante du changement climatique, elle en est aussi l’une des premières victimes. Depuis 1961, le changement climatique a déjà réduit la productivité totale de l’agriculture mondiale de 21 %. 

    Mobilisation pour la terre et celles et ceux qui la travaillent

    Capitalisme et productivisme vont toujours de pair, et c’est particulièrement vrai dans l’agriculture : pour les capitalistes, il faut faire pousser du blé… pour faire du blé ! 

    Pour défendre ce modèle, le pouvoir macroniste, tout comme les précédents, connaît bien ses amis. Il continue de donner toujours plus de gages à la FNSEA, comptant sur sa fidèle alliée pour faire rentrer le fleuve de la colère actuelle dans son lit. Ce gouvernement reste aussi dans la ligne traditionnelle de tolérance face aux blocages et actions violentes venant des agriculteurs (ou des chasseurs !)... Un contraste saisissant avec la violence policière, dont il a usé il y a moins d’un an à Sainte-Soline, et la sévérité des peines de justice à l’égard des activistes écologistes ! 

    Il faut répondre aux revendications des agriculteurs/trices afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, un combat qui rejoint celui de l’ensemble de notre camp social. Défendre ensemble des réponses émancipatrices, à la fois écologiques et sociales pour empêcher l’extrême droite d’instrumentaliser la souffrance d’une partie du monde agricole et de l’orienter vers des réponses nationalistes, anti-écologiques et antisociales.

    Cela exige de changer radicalement les politiques publiques agricoles : fixer des prix plancher (les agriculteurs/trices souffrent de prix d’achat non rémunérateurs imposés par les grands groupes de la distribution) ; imposer aux banques un moratoire sur les dettes ; favoriser les modèles bio paysans ; développer et soutenir la filière bio. La mise en place de la sécurité sociale alimentaire assurerait une alimentation de qualité pour tous·tes, faciliterait de nouvelles installations, et permettrait une juste rémunération des paysanNEs. 

    Rompre avec l’agriculture intensive, productiviste, industrielle, dopée à la chimie, pour qu’une autre agriculture soit possible !

  • Nice : Forum pour l'alternative...

    FORUM POUR L'ALTERNATIVE 
    SAMEDI 3 FÉVRIER à partir de 16 h 30
    Salle FSGT rue Smolett -  Nice

    Invitation

    Bonjour toutes et tous,

    L’actualité internationale nous accable, nous questionne et nous révolte : de l’Ukraine à la Palestine, la guerre fait rage, une guerre coloniale, impérialiste et asymétrique contre le droit des peuples à l’autodétermination, une guerre aux relents de génocide dans le cas de la Palestine, une guerre marquée par une résistance populaire dans le cas de l’Ukraine.

    Ce contexte international, c’est aussi la montée en puissance de la menace néo-fasciste dans plusieurs régions du monde, à commencer par l’Europe.

    Cependant il n’y a pas de fatalité et si les perspectives demeurent sombres, des éléments d’espoir, aussi minces soient-ils, existent aussi et sont des points d’appui qui peuvent être précieux pour l’avenir.

    Il n’a pas fallu un mois pour que les premières manifestations s’organisent en Argentine après l’élection du néo-fasciste et ultra-libéral Milei.

    La situation en Palestine est dramatique et effroyable mais depuis plusieurs semaines, un mouvement d’opinion s’affirme à l’échelle mondiale, ce qui ne s’était jamais produit à ce point, en solidarité avec la cause palestinienne, et les puissants de ce monde doivent en tenir compte.

    Rien n’est joué : ayons à l’esprit que les soubresauts de la Grande guerre ont certes débouché sur la victoire du nazisme et la seconde guerre mondiale, mais ont aussi débouché sur le New deal et le Front Populaire.

    L’heure n’est ni à la passivité ni à la résignation !

    En France, on veut nous faire subir la montée de l'autoritarisme et de la répression tous azimuth après les Gilets Jaunes, les syndicalistes, les écologistes...; la relance du programme nucléaire ; les mesures régressives dans l'éducation comme le port de l'uniforme ; l'austérité dans les services publics ; le racisme décomplexé dans les médias et la sphère politique, le maintien des discriminations et de la domination masculine...

    Après la contre-réforme des retraites, nous voici confronté·es à la loi immigration, première loi de préférence nationale, votée avant même la possible arrivée au pouvoir des néo-fascistes.

    C’est dire la gravité de la situation !

    Mais les mobilisations sociales, écologistes, féministes, antiracistes... témoignent des résistances et des aspirations à une alternative. On le voit même à l'échelle locale avec la lutte contre l'extension de l'aéroport, la défense des terres fertiles, l'exigence de l'accueil des migrant·es, le refus du tout-béton ou du sur-tourisme ...

    Les ravages du capitalisme et du productivisme ne sont plus à démontrer, une alternative est nécessaire. Dans ce monde chaotique et si difficile à déchiffrer, les résistances et les alternatives, même à une échelle modeste, de même que les aspirations à la démocratie, à l’égalité des droits, sont toujours présentes dans la société.

    Ces résistances et ces alternatives n’ont pas encore de traduction dans le champ politique de la gauche.

    Le processus des Forums pour l’alternative se propose de relever ce défi : redonner un espoir et une perspective, en s’appuyant sur les luttes et les mobilisations, en posant la question du rassemblement à gauche et en se fixant comme objectif à moyen terme de constituer une nouvelle force politique de gauche alternative.

    Ce processus, enfin, nous souhaitons qu’il se construise « par en bas », pas à pas, avec toutes celles et tous ceux que cette perspective intéresse, et bien au-delà des militant·es partie prenante de telle ou telle composante politique.

    Ce processus, c’est le vôtre et nous vous invitons à l’initier toutes et tous ensemble, le samedi 3 février, salle FSGT, rue Smolett à Nice à partir de 16 h 30.

    Déroulé du Forum :

    - accueil 16 h 30

    - présentation du Forum 17 h  00

    - ateliers : nous vous proposons 3 thèmes de discussion en ateliers dont les introductions seront faites en plénière.

    1 Quel rassemblement à gauche et quel projet de nouvelle force politique ? Quel type d’organisation et quelles pratiques ?

    2 Articuler les luttes écologiques et sociales : quels enjeux? Quelles campagnes locales et nationales ?

    3 Dérives autoritaires, racisme(s) , menace néo fasciste : que faire ?

    - restitution rapide des ateliers

    - propositions pour la suite et conclusions du Forum, de 18h30 à 19h

    Le processus des Forums "On construit l'alternative" existe à l'échelle nationale : un premier Forum à l'échelle nationale s'est tenu le 2 juillet 2023 et un second Forum le 16 décembre dernier, à l'initiative de trois composantes : Ensemble!, le NPA et le regroupement de gauche radicale Rejoignons-nous 

    Pour prendre connaissance de l'appel initial au Forum du 2 juillet, des textes issus de ce premier Forum -notamment après l'assassinat de Nahel et des révoltes populaires qui ont suivi- et du texte issu du second Forum : voici le site "On construit l'alternative" https://www.forumalternative.org/

  • Retrait de la loi Darmanin-RN !

    La décision du Conseil constitutionnel sur la loi asile immigration est attendue jeudi 25 janvier. Associations, collectifs de personnes exilées, collectifs de sans-papiers, syndicats qui soutiennent les travailleurEs sans-papiers en lutte, appellent à un rassemblement ce jour-là à 16 heures près du Conseil constitutionnel pour dénoncer cette loi raciste et demander son abrogation.

    Macron et son gouvernement, ministre de l’Intérieur en tête ont sciemment fait voter à l’Assemblée nationale, avec les voix du RN et des LR une loi raciste, xénophobe, et qui contient de nombreux articles anticonstitutionnels. Et plutôt que de retirer le texte, Macron a lui-même saisi le Conseil constitutionnel !

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  • Oui, il faut changer radicalement de politique agricole !

    Depuis une semaine, les mobilisations agricoles gagnent la France alors qu’elles sont déjà très fortes en Allemagne et dans plusieurs pays européens. La détresse est réelle et la colère forte. Dégradations de bâtiments de l'État à Toulouse et Carcassonne, blocages d’autoroutes en Occitanie, barrages filtrants, le mouvement s'étend et prend une ampleur nationale, malgré le drame d’aujourd’hui : une agricultrice tuée, écrasée par un véhicule qui a percuté un barrage routier à Pamiers.

    Les barrages de l’A64, en Haute-Garonne, ont trois revendications principales : création d’un fonds d’aide pour les 3500 élevages du sud-ouest touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE) ; mise en place d’une « politique d’irrigation sur le département » pour assurer un partage équitable; baisse du prix du gazole non routier (GNR), carburant des machines agricoles qui a bondi de 0,70 euro à 1,10, voire 1,20 euro le litre.

    La FNSEA, syndicat majoritaire, utilise cette colère pour tenter de faire reculer encore un peu plus les protections environnementales. Comme le gouvernement dont il est l’allié privilégié ou l’extrême droite, la FNSEA incarne un modèle agricole intensif et productiviste, destructeur pour les paysanNes comme pour l’environnement et la santé. L’accaparement des terres par les multinationales, le poids de l’agrobusiness et des centrales d’achat qui tirent les prix d’achat vers le bas, la signature de traités de libre-échange sont les vraies menaces. C’est cette orientation qu’il faut combattre. 

    Les paysanNes sont aux premières loges pour constater les effets du dérèglement climatique, car ielles en sont les premières victimes : inondations, sécheresse, épuisement des sols et des ressources en eau, prolifération de parasites et de maladies.

    Il faut répondre aux revendications des agriculteurs/trices. Cela veut dire changer profondément les politiques publiques agricoles : imposer aux grands groupes des prix plancher et aux banques un moratoire sur les dettes ; favoriser les modèles bio paysans ; développer et soutenir la filière bio. La mise en place de la sécurité sociale alimentaire assurerait une alimentation de qualité pour tous·tes, faciliterait de nouvelles installations, et permettrait une juste rémunération des paysanNes. Une autre agriculture est possible ! Pour cela, il faut rompre avec l’agriculture intensive, productiviste, industrielle, dopée à la chimie. 

  • Face à la criminalisation, la lutte contre les mégabassines va se poursuivre ...

    Le mercredi 17 janvier, le tribunal de Niort a rendu son verdict concernant les neuf militants poursuivis après la manifestation de Sainte-Soline. C’est, à n’en pas douter, un pas de plus vers la criminalisation du mouvement écologiste et social.

    Des peines graves ont été annoncées. Julien Le Guet, porte-parole de Bassines, non merci, est condamné à un an de prison avec sursis et une interdiction de paraître sur les communes de Mauzé-sur-le-Mignon et de Sainte-Soline pendant trois ans. Les deux militants des Soulèvements de la terre écopent eux de neuf mois et six mois de prison avec sursis et une interdiction de venir dans les Deux-Sèvres pendant trois ans. Plusieurs responsables syndicaux sont aussi touchés. Nicolas Girod et Benoît Jeunet de la Confédération paysanne, ainsi que les représentants départementaux de la CGT et de Solidaires, sont condamnés à 1 000 euros et 500 euros d’amende, comme deux autres militants qui devront payer des amendes de plusieurs centaines d’euros.

    Au-delà des possibles recours juridiques permettant de combattre ces sentences, il est très important de comprendre ce qu’il se passe politiquement. La justice est au service d’un État, d’une classe sociale. Elle est une autre forme de la violence qui s’est exercée à Sainte-Soline, des mains de la police et de la gendarmerie. Elle est plus feutrée mais répond à la même logique : maintenir une classe sociale au pouvoir et faire taire la contestation.

    Le procès des militants antibassines est un avertissement, une menace, vis-à-vis de celles et ceux qui veulent faire dérailler la locomotive fonçant à toute allure vers les abîmes de la catastrophe. Si cette locomotive apporte beaucoup d’argent à une petite minorité, elle est une tragédie pour la nature et pour nos vies. Les antibassines l’ont compris. Nous sommes contre la loi parce que la loi est contre l’intérêt du plus grand nombre. La légitimité est de notre côté. Une victoire sociale, de lutte, pourrait donc faire tache d’huile, et donner goût à d’autres combats, conduisant à d’autres victoires, et remettant en cause l’ensemble du fonctionnement de la société. 

    C’est pourquoi, comme nous le répétons à chaque fois que nous avons l’occasion de le faire, la meilleure réponse à apporter est de renforcer les luttes, de les élargir, de créer des passerelles, des lieux communs, des convergences… Pour ce qui concerne les mégabassines, la prochaine grande initiative annoncée aura lieu dans le Poitou, les 21 et 22 juillet. Nous devrons y être, encore plus nombreuses et nombreux qu’en mars 2023, pour démontrer que leur répression, policière et judiciaire, ne nous fera pas taire. No Bassaran !

    Alexandre Raguet