L’origine de cette journée est l’adoption le 18 décembre 1990 de la Convention internationale des « Droits des travailleurs migrants et de leur famille » par l’OIM (Organisation internationale des migrations, agence de l’ONU). Comme la CIDE (Cour internationale des droits de l’enfant), ses pouvoirs sont limités et piétinés par les États, les droits des exiléEs sont bafoués. Tandis que les marchandises et les capitaux circulent librement sur la planète, les déplacements des humains sont surveillés, entravés, empêchés, interdits, réprimés. La date du 18 décembre a été reprise au cours des luttes comme rendez-vous annuel international des mobilisations pour la défense des migrantEs. Par Victorine Laforge et Julie Piedra
Actualités internationales... - Page 13
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Journée internationale des migrant·es : solidarité et mobilisation !
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New Delhi suffoque !
Après un été caniculaire, pics à 47 °C, les 25 millions d’habitantEs de la mégapole étouffent depuis la mi-novembre sous un épais smog. Sa composition en particules fines est 60 fois supérieure aux limites de dangerosité retenues par l’OMS nous signale Reporterre. L’État d’urgence a été décrété.
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Syrie, la chute d’une dynastie...
Depuis 1970, 54 ans de règne familial, du père Hafez al-Assad au fils Bachar al-Assad, telle une dynastie féodale : 54 ans de racket mafieux, de pillage, d’emprisonnement de masse et de torture.
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Palestine : Face au génocide, nous pouvons toutes et tous agir !
Le 5 décembre, Amnesty International publiait les résultats de son enquête de plusieurs mois intitulée « On a l’impression d’être des sous-humains. Le génocide des Palestiniens et Palestiniennes commis par Israël à Gaza ». 300 pages qui documentent les crimes et les horreurs commises par l’État d’Israël.
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France-Tchad, je t’aime moi non plus !
La série continue. Après le Mali, le Burkina Faso, le Niger, c’est au tour du Tchad de virer, sans crier gare, l’armée française.
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Bachar al-Assad est tombé, vive le peuple syrien !
En une dizaine de jours, l’un des régimes les plus brutaux de la planète est tombé. Des scènes de liesse, notamment lors de l’ouverture des prisons où certaines personnes étaient emprisonnées parfois depuis des décennies, se sont succédé. Ce dimanche 8 décembre, les statues de la famille Assad tombent dans toutes les villes de Syrie et toutes les communautés y participent.Bachar al-Assad, fossoyeur violent de la révolution syrienne, fils et digne successeur du dictateur Hafez al-Assad qui officiait dans les années 1980, a fui le pays sans donner de nouvelles.À la tête d’un régime qui utilisait les divisions religieuses pour se maintenir au pouvoir, Bachar al-Assad avait été proche de tomber lors du printemps arabe de 2011 et notamment des révoltes massives dans son propre pays. La répression meurtrière, les arrestations et la torture généralisée, les dizaines de milliers de disparitions, l’utilisation de l’armée et des armes chimiques comme politique de terreur contre sa population ont militarisé cette révolution populaire. En près de 15 ans, Assad a massacré et causé la mort d’un demi-million de personnes.S’en est suivi une dizaine d’années de guerre civile où divers groupes et factions sont intervenues avec l’immixtion de pays extérieurs (monarchies pétrolières, Turquie, Russie, Iran et Hezbollah libanais, mais aussi la France et les États-Unis) ainsi que le déploiement de l’État islamique/Daech qui ont écrasé le peuple syrien. Sans oublier les agressions israéliennes continues. Nous condamnons d’ailleurs l’invasion de la zone tampon du Golan par Israël ce matin.L’offensive réalisée ces derniers jours par des groupes rebelles syriens, profitant de l’opportunité de l’affaiblissement du Hezbollah, a montré la déliquescence des armées et des soutiens de Bachar.Nous nous réjouissons de la fin de son règne. Nous sommes solidaires des aspirations émancipatrices et démocratiques des peuples de Syrie, que les forces kurdes portent notamment. Rien n’est réglé pour le peuple syrien qui reste sous la contrainte de différents groupes militaires et politiques aux intérêts contradictoires et le plus souvent réactionnaires.La fin de la dynastie Assad doit permettre d’assurer le droit des peuples et des minorités en Syrie, la démocratie et la justice sociale. -
Israël ne veut pas la paix !
Les États-Unis disaient pouvoir imposer un cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Celui-ci a été déclaré le 29 novembre pour une durée de 60 jours. Juste assez pour que Biden se dise qu’il a fait « le boulot » et passe la main à Trump fin janvier.
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Gaza, encore une semaine à pleurer des larmes de sang...
Comme chaque semaine ou presque, nous publions le texte que notre camarade, qui milite au Collectif Palestine 12 (Aveyron), lit à l'occasion des rassemblements hebdomadaires dans la ville de Millau. Ce sont « des cris du cœur » !
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Refusons la répression de la solidarité avec la Palestine !!!
Urgence Palestine a organisé, le 18 octobre à Aubervilliers (93) un meeting contre la répression et en soutien à tou·tes les défenseur·es des droits humains mobilisé·es contre le génocide à Gaza. Le NPA-A était invité à s’exprimer à ce meeting.
Nous sommes à plus de 400 jours de génocide à Gaza. L’ONU considère que 70 % des infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, etc.) sont détruites ou gravement endommagées. Cela représente 17 milliards d’euros partis en fumée sous les bombes, selon une enquête de la Banque mondiale, soit 97 % du PIB de l’ensemble des territoires palestiniens occupés. L’ONU constate que 9 gazaoui·es sur 10 ont été déplacé·es, y compris plusieurs fois (jusqu’à 10 fois) et que 89 % du territoire est placé sous ordre d’évacuation par l’armée israélienne. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé plus de 42 000 mort·es et près de 100 000 blessé·es. Tout le monde s’accorde sur le fait que ces chiffres sont largement sous-estimés. Pour nous empêcher de documenter le génocide en cours, le Parlement israélien a voté, le 28 octobre, l’interdiction des activités de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) sur l’ensemble de son territoire (y compris la Cisjordanie et Jérusalem-Est). Et, comme si cela n’était pas suffisant, l’armée israélienne étend sa guerre au Liban et en Iran, avec une logique coloniale implacable. Et nous comptons nos morts dans tout le Moyen-Orient.
Faire front tou·tes ensemble
Refuser de voir ce que fait l’État d’Israël est un crime d’inhumanité. Contre cela, nous devons faire front commun pour exprimer notre soutien à la Palestine, partout où nous sommes : dans les collectifs, les syndicats, les partis, les associations, les lieux de travail et d’études et dans la rue. Nous devons faire pression pour que le génocide cesse. Les manifestations de soutien à la Palestine redonnent espoir à tou·tes les résistant·es.
Dans ce cadre nous ne devons laisser personne sur le côté. Sinon, on se fera arrêter un par un. Malgré nos possibles désaccords tactiques ou d’analyse au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine, nous pensons que la lutte contre le génocide en Palestine et la lutte contre le fascisme en France, sont les deux faces d’une même pièce, à savoir la lutte contre un système qui nous écrase et nous opprime, avec en première ligne les Arabes et les musulman·es, là-bas et ici, dans les quartiers populaires notamment, où les violences policières sont quotidiennes.
Une répression d’État
Ces dernières semaines le mouvement de soutien à la Palestine est particulièrement touché par la répression : Imaane Maarifi, Yanis Arab, Elias d’Imzalène, pour ne citer que les cas les plus récents. Cette répression s’abat sur tout le mouvement ouvrier, à commencer par les syndicalistes, dès qu’on s’oppose à la politique du gouvernement. Le NPA-A a été parmi les premiers à avoir été poursuivi pour « apologie du terrorisme » l’hiver dernier. Il s’agit de faire taire toute forme de solidarité car la France se compte parmi les alliés les plus étroits de l’État d’Israël. Macron veut maintenir les liens économiques et financiers du patronat français en Israël, à commencer par la BNP, Carrefour ou encore AXA, en dépit de toute humanité. Le 5 octobre dernier, Macron s’est déclaré « en faveur de l’arrêt des livraisons d’armes à Israël pour la guerre à Gaza », mais ce n’est pas par humanisme, c’est uniquement parce qu’il défend les intérêts capitalistes français au Liban. Les revirements de Macron sont surtout la preuve que le sens du vent a changé.
En dernière instance, si l’appareil d’État nous tape dessus aussi fort, c’est la preuve que nos manifestations, actions et rassemblements fonctionnent et font peur. C’est la preuve que nous avons raison de continuer sur cette voie pour une Palestine libre !
Neva Laprevisti
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Mercosur : non merci, c’est sûr !
Contrairement à ses annonces de février dernier, Macron n’a rien fait pour changer l’accord de libéralisation du commerce entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Uruguay, Brésil, Paraguay, Bolivie).
Malgré l’opposition développée par une coalition de 450 organisations transatlantiques (Stop UE-Mercosur) dont une cinquantaine en France (CGT, Attac...) et en dépit de la nouvelle mobilisation du monde agricole en Europe et du rejet des opinions publiques, la Commission européenne refuse toujours de rouvrir les négociations sur le fond.
Les médias, les parlementaires, les organisations n’ont pas accès aux documents de la négociation, alors que l’accord serait signé fin 2024. La Commission européenne qui dispose d’un mandat de négociation au nom des 27 États membres, peut passer outre l’opposition de l’Autriche, des Pays-Bas, de l’Italie, de l’Irlande, de la Belgique, de la Pologne.
Contraire à l’urgence climatique et sociale
L’accord du Mercosur répond aux intérêts des multinationales et ignore les droits sociaux et la protection de la planète. D’un côté, c’est un débouché pour les firmes européennes pour écouler les voitures, machineries, produits pharmaceutiques, équipements de haute technologie. De l’autre, sa ratification encouragera l’agrobusiness à produire toujours plus en Amérique du Sud, dans des conditions sociales et environnementales déplorables et contraires à la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce sera 99 000 tonnes de viande bovine sur le marché européen en plus des 30 000 tonnes actuelles, avec des droits de douane diminués, plus 180 000 tonnes de volailles, 25 000 tonnes de porcs, 180 000 tonnes de sucre, 450 000 tonnes d’éthanol... Une vraie incitation à la surproduction de produits dopés aux pesticides, dont ceux que l’Europe interdit sur son sol mais refourgue en toute logique néocoloniale. Une incitation également à déforester davantage, à détruire la biodiversité, à produire des tonnes de GES (gaz à effet de serre) supplémentaires.
L’accord commercial concerne aussi le secteur minier, en particulier celui de l’extraction du lithium dont la Bolivie et l’Argentine (et le Chili) seraient riches. L’exploitation du lithium, convoité pour les batteries, utilise des quantités d’eau phénoménales pompées dans les nappes phréatiques. Cette exploitation enrichit les firmes souvent étrangères et fait payer les conséquences aux populations.
Un accord commercial défavorable aux paysans ici et là-bas
Selon Maxime Combes (Attac) « le prix de la terre abordable, le climat favorable à une production abondante, le coût de la main-d’œuvre très faible, des normes moins strictes » pourront entraîner la disparition de producteurs en Europe, incapables de rivaliser avec les prix bas des produits importés, et impacter les emplois agricoles dans les pays du Mercosur : les monocultures d’exportation favorisent la concentration des exploitations au détriment de la paysannerie familiale et des cultures vivrières, détruisent les emplois, compliquent l’accès à la terre. De chaque côté de l’océan, nos intérêts sont communs.
Commission nationale écologie