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Actualités internationales... - Page 17

  • Tuerie à Sydney : l'antisémitisme une fois de plus meurtrier...

    Au moins seize personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine blessées dans une fusillade à Sydney, en Australie, ce dimanche 14 décembre 2025. Cette tuerie antisémite visait des Juifs et Juives lors du premier jour de la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi. Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux proches des victimes décédées et aux personnes blessées. 

    Cet attentat, dont les auteurs se revendiqueraient de l'organisation « État islamique » (Daesh), cherche à faire peser sur toute la diaspora juive une menace pour sa sécurité, sa liberté de culte, sa visibilité dans l'espace public. 

    L'antisémitisme, loin d'avoir disparu, continue de structurer profondément la société. Des idéologues racistes utilisent le contexte international pour l'alimenter encore, incitant aux violences.

    Avec le génocide à Gaza, l'impunité d'Israël, la manière dont la lutte contre l'antisémitisme est dévoyée pour justifier ce génocide et l'islamophobie, nous sommes vraisemblablement dans une longue vague de complotisme antisémite et de violences antijuives à laquelle il faut répondre.

    Contrairement à ce qu'affirment celles et ceux qui nient ou minimisent son importance, l'antisémitisme a des effets sur les Juifs et Juives, jusqu'à menacer leurs vies.

    L'instrumentalisation abjecte de cet attentat par le gouvernement israélien, qui fait du soutien au peuple palestinien la cause de l'antisémitisme, doit être dénoncée. Il faut combattre résolument l'assimilation des personnes juives à l'État colonial israélien, voulue aussi bien par le sionisme que par les idéologues antisémites.

    L'antisémitisme n'a rien à voir avec la solidarité envers le peuple palestinien ; il la dessert au contraire. Il faut refuser la mise en concurrence des différentes victimes du racisme, qui fait elle-même partie du système raciste. Nous rappelons que l'antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde.

    Le NPA-l'Anticapitaliste est engagé dans le combat politique contre le système raciste dans son ensemble et donc contre toutes les formes de racisme – dont l'antisémitisme – et de colonialisme – dont le sionisme. Seule une réponse politique émancipatrice, solidaire et égalitaire, antiraciste et anticapitaliste, permettra d'en finir avec le complotisme et les violences racistes. 

  • Palestine : Le colonialisme porte en lui l’écocide...

    Réduire le génocide à une seule accumulation de morts humaines est insuffisant : le colonialisme porte en lui un projet génocidaire qui comporte aussi une dimension écocidaire. L’écocide, c’est la destruction intentionnelle des écosystèmes : dévastation et contamination des terres agricoles, accaparement des ressources vivrières, extractivisme, contamination de l’eau.

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  • Le régime poutinien ne tient que par la guerre...

    Poutine et ses affidés, confortés par le soutien de Trump, répètent qu’ils n’ont aucune intention de reculer : leur objectif reste la capitulation totale de l’Ukraine. Pourtant, dans le débat politique, c’est encore trop souvent sur les UkrainienNEs et leurs alliés qu’on fait porter peser la responsabilité de l’expansionnisme militaire russe.

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  • COP30, un échec de plus !

    Fiasco, douche froide, vide abyssal, les réactions sont unanimes : la COP30 n’a servi à rien.

    Pire, elle a dévoilé le double discours des principaux dirigeants de la planète et des lobbys de tout ce qui compte comme climato-­obstructeurs (ils connaissent depuis longtemps l’impact des nouvelles conditions climatiques mais font tout pour empêcher les actions efficaces).

    Aucun engagement contraignant

    Le document final ne comporte aucune référence directe à l’élimination des combustibles fossiles, ni engagement contraignant, ni calendrier clair pour répondre à l’urgence climatique. La part des fossiles dans les émissions de GES est supérieure à 80 %, ce qui en fait la cause principale à traiter.

    La pression extractiviste sur les territoires les plus fragiles (forêts, bassins d’eau, populations autochtones, communautés rurales, etc.) va continuer, au nom de la « transition énergétique » ou des « intérêts économiques ».

    L’agrobusiness est gâté : la création d’un fonds pour les forêts tropicales masque mal les effets délétères de l’accord commercial UE-Mercosur qui facilitera l’accès au marché européen de leurs matières premières, bœuf, poulet, soja, sucre et éthanol, les plus grands facteurs de déforestation en Amazonie.

    Le financement climatique, ciblé et injuste, donne la mesure du cynisme ambiant. Les pays les plus exposés aux effets du climat seront les moins aidés, accentuant les dynamiques d’injustice climatique.

    La France, dont la délégation comprenait Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, donne le ton : les financements se font sur la base de prêts pas plus avantageux que ceux du marché et Paris refuse d’engager de nouvelles dépenses. « Ce n’est plus du financement climatique : c’est un business », déplore une activiste.

    Toustes se battent contre un même ennemi

    Avant et pendant la COP30, de nombreuses initiatives ont mobilisé peuples autochtones, communautés vulnérables, jeunes activistes, partis et syndicats qui rejettent les « fausses solutions » (marchés carbone, bioéconomie imposée, etc.) au seul profit des multinationales. Ces luttes incarnent la résistance à la prédation écologique, à l’injustice climatique et aux politiques néocoloniales qui s’accompagnent d’une militarisation à marche forcée et d’une répression forte contre celles et ceux qui défendent l’environnement.

    Toustes se battent contre le modèle extractiviste qui surexploite les biens communs et s’approprie des territoires. Ce réseau ne se limite pas à l’exploitation minière ou pétrolière ; il englobe l’agro-industrie, les biocarburants et les mégaprojets ­énergétiques qui consolident un modèle de dépendances.

    Le renforcement des réseaux transnationaux est essentiel pour faire face au pouvoir des multinationales et avancer vers un horizon de vie digne et de justice climatique : nos territoires ne se négocient pas, ils se défendent !

    Comme le disent nos camarades brésilienNEs, il faut mettre fin dès maintenant à la marche destructrice de la « croissance » capitaliste. Un nouveau cap est de plus en plus urgent. Le monde sera écosocialiste ou ne sera pas !

    Commission nationale écologie

  • Kanaky : Naïma Moutchou, encore le passage en force...

    La ministre des Outre-mer effectuait sa visite en Kanaky - Nouvelle-Calédonie du 10 au 14 novembre. Alors qu’elle annonçait au début de son voyage qu’elle « voulait seulement écouter et comprendre », elle a annoncé la tenue d’une consultation citoyenne locale en février 2026 sur l’accord de Bougival.

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  • Marche nationale du 29 novembre : Palestine vivra !

    Deux ans après le début de la destruction de Gaza par Israël, notre mobilisation est plus que jamais cruciale pour la survie du peuple palestinien. A l’heure où le génocide se poursuit, où le « cessez-le-feu » a fait plus de 300 morts supplémentaires, où le « plan Trump » dépossède le peuple palestinien de sa destinée, nous devons répondre en masse à la mobilisation nationale du 29 novembre, à l’appel de l’AFPS et de plus de 70 organisations. Pas une voix ne doit manquer !

    Israël génocidaire, États impérialistes complices

    Ce qui se passe à Gaza n’a rien d’une guerre : c’est un génocide. Entre déplacements forcés, bombardements, famine organisée, exécutions sommaires et tortures, la litanie des crimes israéliens est sans fin. Tuer des familles entières, des soignantEs, des journalistes, des artistes, des athlètes, ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. Détruire les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, c’est un génocide. Anéantir la mémoire et l’avenir d’un peuple en éliminant son patrimoine et ses enfants, c’est un génocide. Dans le même temps, Israël profite de la séquence pour accélérer la colonisation en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le Néguev, avec ce que le colonialisme charrie de violences racistes, d’expulsions, d’humiliations et assassinats, le tout sous un régime d’apartheid imposé aux PalestinienNEs.

    Depuis toujours, les États impérialistes se distinguent par leur appui sans faille à Israël. Trump propose un “plan pour la paix” à Gaza répondant à la même logique que celui pour l’Ukraine, et les entreprises françaises se distinguent d’ailleurs par le maintien d’activités économiques en Russie comme en Cisjordanie occupée. Outre son soutien diplomatique, la France fournit les moyens du génocide par la livraison de matériel militaire. La fascisation de l’État israélien trouve du répondant en France, ou le gouvernement est particulièrement actif pour réprimer les voix de solidarité avec la Palestine. Ce soutien à Netanyahou n’a rien d’étonnant :  les États impérialistes sont aussi des États coloniaux qui déploient la police, la justice et les médias pour viser les populations raciséEs, en particulier arabo-musulmanes, et celleux qui, en particulier à gauche, luttent à leurs côtés.

    De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime !

    Porté par des millions de personnes, un mouvement de fond s’est mis en marche et obtient des résultats : la reconnaissance de l’Etat palestinien, si symbolique soit-elle, contribue à renforcer l’isolement d’Israël. Partout, les peuples comprennent l’impérieuse nécessité de se soulever pour la survie du peuple palestinien : par les manifestations massives dans de nombreuses villes et campus du monde entier ; par la grève générale comme en Italie ; par les campagnes de boycott du mouvement BDS ; et bien sûr par la solidarité internationale matérialisée par les flottilles pour Gaza.

    Les réactionnaires et les fascistes au pouvoir appliquent leur programme politique contre les peuples du monde entier. C’est en luttant au côté des peuples opprimés que nous pourrons construire la riposte. Quand nous luttons pour les PalestinienNEs, nous luttons pour notre monde. Quand nous exigeons justice et liberté pour la Palestine, c’est contre le racisme et l’oppression coloniale que nous nous dressons. Quand nous crions pour la Palestine, nous crions pour l’autodétermination des peuples, pour une solidarité internationaliste qui va de l’Ukraine à la Kanaky en passant par le Soudan ou le Sahara occidental. Dans cette chaîne immense qu’est l’humanité en lutte, la cause palestinienne nous rappelle depuis 78 ans qu’aucunE de nous n’est vraiment libre tant que tous les peuples ne le sont pas. Free Palestine !

  • Ukraine : Face au plan Trump-Poutine, résistance antifasciste !

    Un an après la réélection de Trump, les contours d’un ordre mondial dominé par les autocrates se partageant des « sphères d’influence » se clarifient. Le plan Trump-Poutine pour l’Ukraine s’inscrit dans la continuité du plan pour Gaza. Les néofascistes s’entendent sur le dos des peuples, la barbarie militaire et les pratiques génocidaires sont récompensées par des « accords de paix » aux conditions de l’agresseur.

    La révélation du plan en 28 points, qui reprend la quasi-totalité des exigences de Vladimir Poutine, a eu l’effet d’un choc violent pour les UkrainienNEs, déjà épuiséEs par bientôt quatre ans de guerre sanglante — mais aussi pour une Union européenne éclectique, en quête de « défense » et de politiques autonomes. La proposition divulguée par les États-Unis conduirait à la capitulation de l’Ukraine sur tous les plans.

    Un plan de capitulation militaire et territorial

    Sur le plan militaire, l’armée ukrainienne devrait être réduite de moitié, perdrait l’accès aux renseignements US et à toute aide en matériel, abandonnerait les armes qui lui permettent des tirs de longue portée. Aucune armée étrangère ne pourrait stationner sur le territoire ukrainien. Au niveau territorial, l’Ukraine devrait céder non seulement la Crimée et les autres territoires occupés, mais aussi les parties des régions non conquises par la Russie de Poutine.

    Un plan de capitulation économique et politique

    Sur le plan économique, ce sont les États-Unis qui bénéficieraient d’un accès privilégié aux ressources et aux contrats de reconstruction en Ukraine. La souveraineté politique serait remise en question, avec l’obligation de rétablir la branche ukrainienne du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe et de reconnaître le russe comme langue officielle. Enfin, les garanties de sécurité future se limiteraient à « l’engagement » du régime russe à ne plus attaquer l’Ukraine et ses voisins : une victoire pour celui qui a déjà montré le peu de valeur de sa parole, pendant que les UkrainienNEs devraient inscrire dans leur Constitution l’impossibilité de rejoindre l’OTAN. En outre, l’amnistie totale serait accordée à l’ensemble des dirigeants russes…

    L’Ukraine et l’UE dos au mur

    En cas de refus, l’Ukraine mais aussi l’UE se retrouveraient lâchées par les États-Unis, dont elles dépendent encore pour résister aux menaces russes qui, au-delà de l’Ukraine, inquiètent tous les pays de l’ancienne URSS et d’Europe de l’Est. L’Ukraine est dos au mur, mais Zelensky, soutenu par l’UE, a rejeté le plan tout en s’engageant à des négociations de paix se basant sur les 28 points — et sur des contre-propositions de l’UE. Poutine, de son côté, se frotte les mains tout en réévaluant ses exigences à la hausse, c’est-à-dire la fin complète de l’indépendance de l’Ukraine, espérant la fragilisation intérieure du régime Zelensky face aux coûts humains et civils de la guerre et à la corruption.

    Une accélération de la fascisation mondiale

    Une capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour ses populations, livrées à la violence génocidaire du régime poutinien, mais aussi un feu vert pour d’autres « incursions » russes, pour les ambitions de Trump sur le Groenland, ou encore de Pékin sur Taïwan. Plus largement, ce serait un coup terrible pour notre camp social et une accélération de la fascisation mondiale en cours. La lutte du peuple ukrainien est au cœur de la résistance antifasciste du 21e siècle — contre le pacifisme abstrait et le militarisme. Les extrêmes droites ne s’y trompent d’ailleurs pas en soutenant comme un seul homme le plan Trump-Poutine. Toujours indépendante des politiques du gouvernement Zelensky et de nos gouvernements, notre mobilisation va être essentielle dans les semaines à venir. De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime ! 

    Groupe Solidarité Ukraine du NPA