« Israël est, par essence, un État exterminateur. Il a été créé dans la violence, s’est étendu par la violence, fonctionne par la violence et […] ne conçoit de sécurité que militarisée. L’histoire d’Israël est entièrement définie par la militarisation, la conquête, l’expansion et l’agression1. » Craig Mokhiber, directeur démissionnaire du bureau new-yorkais du Haut-commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies.
Actualités internationales... - Page 26
-
Le temps est aux paroles radicales, aux actions radicales...
-
« L’Europe » sur le pied de guerre ?
Les questions militaires occupent le devant de la scène de l’actualité européenne. Du sommet de l’Otan (La Haye) au Conseil européen, les dirigeants des pays européens ont défini les orientations d’une politique de réarmement.
Les membres de l’Otan se sont engagés à porter les dépenses de défense et de sécurité à hauteur de 5 % du PIB d’ici 2035 (3,5 % concernent les dépenses militaires, 1,5 % celles à « double emploi » incluant l’aide à l’Ukraine). Ce n’est pas une économie de guerre mais une augmentation considérable, loin devant les montants alloués aux politiques climatiques.
Alignement de l’Otan et des États-Unis
Le consensus relatif des dirigeants européens peut s’interpréter comme un alignement de l’Otan sur les objectifs étatsuniens. L’interprétation minimaliste par Trump de l’article 5 du Traité et les menaces d’annexion du Groenland et du Canada ont d’ailleurs conduit les Européens à être précautionneux vis-à-vis des États-Unis. Depuis sa réélection, Trump intime aux pays européens de fournir un tel effort, en menaçant l’Europe d’un désengagement et en soutenant l’extrême droite proche de Poutine. Le paradoxe de l’objectif d’autonomie stratégique que les pays européens se donnent depuis mars (« ReArm Europe »), c’est que les dépenses pour accroître les capacités d’armement comportant un pourcentage majeur d’importations, devraient profiter aux industries américaines.
Indépendance de l’industrie militaire européenne
Le Programme pour l’industrie de la défense européenne (Edip), sur lequel les 27 se sont accordés en amont du Conseil européen, témoigne encore de telles contradictions. Ce programme, moins financé par des fonds propres que par des emprunts, devrait permettre à l’UE de se diriger vers une industrie de défense communautaire. La dépendance aux industries militaires américaines a été au cœur des débats, la France revendiquant un impératif de « préférence européenne ».
Du fait de dérogations, la version finale n’exclut pas que les industries étatsuniennes profitent de l’Edip. Il est encore trop tôt pour mesurer le potentiel tournant amorcé par le programme et difficile de prédire dans quelle mesure il sera mis en œuvre (tout comme l’augmentation des dépenses). Toutefois, les enjeux géopolitiques, économiques et sociaux qui traversent les questions militaires doivent être pensés par la gauche radicale, qui peine à proposer des projets alternatifs.
Budgets militaires contre urgences sociales et écologiques
II est urgent de réfléchir collectivement aux questions militaires par une approche internationaliste. L’augmentation des budgets militaires ne se fera en l’état — sur des critères de rentabilité et sans ressources fiscales supplémentaires — qu’au détriment des urgences sociales et écologiques : il faut donc s’y opposer. Mais nous dénonçons la rhétorique qui fait du soutien à la résistance ukrainienne la cause des attaques des droits sociaux et environnementaux.
L’aide militaire à l’Ukraine doit au contraire être approfondie. La France se distingue d’ailleurs par une faible contribution par rapport aux pays d’Europe de l’Est et du Nord. Il convient en ce sens d’intensifier nos campagnes de solidarité internationale avec la résistance ukrainienne et de politiser les débats sur les questions militaires et les solidarités.
Poser des revendications concrètes
Le développement de cadres antimilitaristes unitaires est nécessaire. Mais les paresses politiques qui marquent encore l’antimilitarisme (pacifisme abstrait ou campisme) doivent être combattues. Elles nuisent à la crédibilité des mobilisations et relèguent la gauche dans une position marginale. Nous souhaitons donc réfléchir collectivement à des revendications concrètes : interdiction des exportations d’armes vers des États dictatoriaux ou coloniaux (des armes pour l’Ukraine, pas pour Israël !), reconversion d’industries vers des productions socialement utiles, mise sous contrôle démocratique des décisions militaires, désarmement nucléaire multilatéral. Les ateliers de la commission internationale lors de l’université d’été sont à ce titre un espace d’échanges à ne pas rater !
Commission Europe du NPA-l’Anticapitaliste
-
Gaza : Massacres et famine dans un silence criminel...
La situation à Gaza est d’une ampleur terrible, avec des massacres lors de la distribution de l’aide alimentaire, une famine imposée par Israël et une destruction systématique de la région. L’impunité reste totale et les voix qui s’élèvent contre ce génocide sont réduites au silence.
-
Solidarité internationaliste avec les travailleurEs d’Ukraine...
Les attaques de drones et de missiles russes sur tout le territoire ukrainien s’intensifient depuis plusieurs mois, faisant chaque nuit de nombreuses victimes civiles. La volonté russe d’ouvrir de nouveaux fronts dans le nord de l’Ukraine se précise chaque jour un peu plus. C’est dans ce contexte périlleux que se déploient les attaques du gouvernement Zelensky contre les syndicats.
-
Salon du Bourget et résistance populaire contre tous les impérialismes...
Face au salon mondial de l’armement organisé au Bourget, une mobilisation internationaliste et anticoloniale s’est tenue dans le 93, entre actions symboliques, répression policière et soutien populaire. Un contre-salon de solidarité, de musique et de luttes, porteur d’un autre horizon que celui des marchands de mort.
-
Gaza, Cisjordanie, Iran : Quand la solidarité syndicale n’est pas qu’un mot !
Avec des organisations syndicales déjà bien occupées par les attaques antisociales, il n’est pas toujours facile d’aborder des questions qui semblent loin du quotidien des collègues de travail, surtout lorsque le matraquage médiatique est aussi hostile et mensonger qu’il l’est sur le génocide à Gaza.
-
Les États-Unis en guerre au Moyen-Orient… une fois de plus !
Les États-Unis se sont joints à Israël dans sa guerre contre l’Iran, augmentant ainsi les risques d’une guerre régionale plus large, qui pourrait devenir un bourbier sans fin, comme ce fut le cas avec la guerre en Irak.
-
Les États-Unis et Israël sèment la mort et le chaos ...
Une semaine après avoir rejoint l’attaque israélienne contre l’Iran, les États-Unis annoncent un cessez-le-feu sans qu’aucun de leurs objectifs ne soit atteint. Derrière cette annonce, se dessinent les ambitions persistantes de remodeler la région par la guerre, au prix de la vie des peuples du Moyen-Orient.
-
Contre la guerre et la dictature, solidarité avec les peuples d’Iran !
Les États-Unis ont rejoint Israël dans la guerre contre la République islamique d’Iran. Illégitime et illégale au regard du droit international que les grandes puissances invoquent quand il s’agit de défendre leurs intérêts, cette guerre mène le Moyen-Orient vers la catastrophe.
Téhéran et de nombreuses villes sont bombardées quotidiennement. Ces attaques visent des cibles militaires mais aussi des zones résidentielles. Il y a des centaines de morts dans la population civile, des milliers de blesséEs, des dizaines de milliers de déplacéEs.
Israël détruit des infrastructures civiles. Ses attaques contre les dépôts de carburant et les raffineries causent des dégâts majeurs.
Les bombardements israélo-étatsunien contre les installations nucléaires, contraires au droit international, menacent de provoquer des dommages écologiques et humains irréversibles.
Une menace pour l’ensemble des peuples du Moyen-Orient
Alors que la politique criminelle de Netanyahou provoque un rejet massif partout dans le monde, cette agression est aussi une tentative de détourner l'attention du génocide en cours à Gaza. Mais cette guerre a également pour but de remodeler la région par la mise en place de régimes favorables aux intérêts israélo-étatsunien.
Netanyahou, dont l’armée occupe une partie du Liban et de la Syrie, est une menace pour l’ensemble des peuples de la région. Lui qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international doit être arrêté au plus vite et traduit en justice.
Au lieu de cela, la France et les puissances occidentales lui vendent des armes, lui apportent soutien diplomatique, financier et militaire. Les États-Unis, l’État français, l’Union européenne sont complices du génocide et des guerres provoquées par Israël.
Nous sommes solidaires des peuples qui paient un lourd tribut à cause des guerres impérialistes.
C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir
Nous sommes au côté des peuples d’Iran, qui n’ont jamais cessé de lutter contre la dictature qu’est la République islamique. Nous sommes à leur côté face à l’agression israélo-étatsunienne.
Le courage des peuples d’Iran a été démontré à de nombreuses reprises lors des manifestations et mouvements de femmes, de travailleurs, de retraités, de militants écologistes, de minorités nationales.
La République islamique profite de la guerre pour réprimer davantage la société iranienne. Cette guerre est un coup porté aux mouvements sociaux et démocratiques qui, ces derniers mois, étaient dans une phase ascendante.
Nous soutenons les organisations et militantEs en Iran qui réclament l’arrêt immédiat de la guerre et la fin de la République islamique. Nous soutenons toutes celles et ceux qui luttent en Iran pour l’égalité, la liberté et la justice sociale.
Construisons un vaste mouvement contre les guerres impérialistes, le colonialisme et le militarisme !
-
Le sionisme est un poison pour l’humanité...
Nous publions le texte lu par Marie Schwab à la manifestation de Millau le 21 juin 2025. Encore, et encore parler de Gaza...
« Si vous étiez Palestinien, si vous viviez sous occupation depuis votre naissance, si vous n’aviez pas de passeport, si des étrangers étaient venus dans votre pays pour le voler et contrôler toute votre vie, que feriez-vous ? », interroge Ahmad Alnaouq1.
« Sumud, صمود, la ténacité résiliente, n’est pas un terme sentimental. C’est un terme politique qui signifie que le peuple n’abandonne pas », expose Ramzy Baroud. « Muqawama, مقاومة, que l’on traduit par résistance, se passe d’adjectif. Il n’y a pas la résistance armée et la résistance pacifique. La muqawama se suffit à elle-même. Vous résistez, et vous n’avez d’autre choix que de résister. Les factions n’ont rien à voir avec cela. La muqawama transcende le temps, l’espace et l’idéologie. C’est ce qui unit tous les Palestiniens. Si vous décidez que vous ne serez pas vaincus, peu importe le rapport de force, vous resterez invaincus. Gaza a déjà été qualifiée d’endroit impropre à la vie en 2020 par les Nations unies. Comment la qualifier aujourd’hui ? Mais les Palestiniens restent à Gaza et luttent. »2