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Actualités internationales... - Page 7

  • Ni ICE, ni Frontex ! De Minneapolis à Paris, les violences policières tuent !

    Avec Trump 2, encore plus virulent et raciste, l’ICE (la police fédérale de l’immigration) multiplie arrestations et rafles. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis et plusieurs dizaines sont mortes. Le 7 janvier à Minneapolis, Renee Nicole Good est assassinée par un agent de l’ICE qui lui tire dessus à bout portant alors qu'elle tente de s’éloigner. 

    Violences d’État contre les migrantEs aux USA…

    Trump a fait de son programme anti-migrantEs une priorité : 14 millions de personnes sont ciblées. Une fois arrêtées, aucun moyen de défendre leurs droits : sans pouvoir contacter leurs proches ou un avocat, elles sont détenues dans des conditions dégradantes, renvoyées vers des pays qu’elles ne connaissent pas, elles disparaissent purement et simplement.

    En réponse, toute une partie de la société s’organise : en prévenant dès que l’ICE arrive, en cachant des cibles, en filmant, en soutenant la défense juridique. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations « ICE out for good !» (« ICE, dehors pour de bon! ») les 10 et 11 janvier. 

    … mais en Europe et en France les violences policières tuent aussi 

    Depuis 2014, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée ou dans la Manche, parce que les voies de migration sont fermées et le sauvetage criminalisé. Frontex – l’ICE de l’UE – refoule et tue. Il faut y ajouter les milliers de décès aux frontières terrestres, dans les Balkans ou le Sahara. L’externalisation des frontières délègue la violence à des régimes autoritaires.

    Les images du meurtre de Renée Nicole Good sont glaçantes. Elles nous rappellent celui de Nahel, 17 ans, tuée à bout portant par la police en juin 2023. Et ça continue ! Dans la nuit du 13 au 14 janvier, El Hacen Diarra est décédé au commissariat de Paris 20e, après avoir été violemment interpellé devant le foyer où il était hébergé. Sur une vidéo, l’on entend distinctement crier « Vous m'étranglez ! ». 

    À bas l'ordre policier et raciste !

    Il s’agit d’une politique globale, dont l’objectif est le même, ici et là-bas : maintenir un ordre policier et raciste, au service de la propriété capitaliste.

    Il faut agir pour l’abrogation des lois sécuritaires, la fin des contrôles au faciès, le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, la fin de l’impunité policière, l’abrogation des lois racistes et islamophobes.

  • Le Rojava attaqué : une guerre existentielle...

    Depuis plusieurs jours, le Rojava, région du nord-est de la Syrie où les Kurdes développent une expérience d’autonomie et d’alternatives démocratiques, fait face à une nouvelle offensive menée par le régime de Damas et des forces qui lui sont liées. Cette agression intervient alors même que des discussions étaient en cours et que des promesses de protection avaient été avancées. Dans les faits, l’armée syrienne a franchi l’Euphrate, des affrontements se multiplient et la situation se dégrade rapidement.

    Face à cette menace, l’ensemble des responsables politiques, militaires et sociaux du Rojava ont pris les armes. Les directions du PYD comme le commandement des Forces démocratiques syriennes ont rejeté les accords imposés par Damas, considérés comme une capitulation. Pour le peuple kurde, il s’agit clairement d’une guerre de survie, dans un contexte de menace existentielle.

    Cette offensive vise une expérience politique fondée sur l’autonomie, la démocratie locale, l’émancipation des femmes et la coexistence des peuples. Elle s’inscrit dans une logique plus large de répression des aspirations populaires et démocratiques dans la région.

    Face à cette situation critique, la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire. Défendre le Rojava, c’est défendre une révolution attaquée, mais aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

  • Une marche à la guerre...

    La situation est marquée par une montée à la guerre des grandes puissances impérialistes comme solution aux crises mondiales. Face à cela, notre camp social doit se ressaisir et s’unir pour lutter tous ensemble jusqu’à la victoire !

    L’arrestation du président Venezuelien et de sa femme par l’armée américaine le 4 janvier dessine le nouvel ordre mondial, Ceci ne peut peut se comprendre que dans le cadre de la crise mondiale et de réorganisation des rapports de forces entre les grandes puissances qui est en cours. Dans ce cadre, la perte de vitesse économique des États-Unis et de l’Europe contraste avec la présence renforcée de la Chine dans de nombreux pays, et notamment dans la zone d’influence historique des États-Unis qu’est l’Amérique latine. L’offensive de Trump au Vénézuela, en Argentine, mais aussi au Moyen-Orient est une réaction de très haute intensité à ces modifications.

    Make America great again… par la force

    Face à leur propre crise dans le cadre des rapports de forces mondiaux, le sens de Trump est d’utiliser l’armée la plus puissante du monde pour retrouver leur grandeur perdue, Trump se lance dans une série de guerres, à l’image de celle des « 12 jours » en Iran et soutient Israël dans sa folie génocidaire en Palestine pour mettre au pas le Moyen-Orient. C’est précisément ce qu’il vient de se passer au Venezuela : prendre par la force ce qu'ils ont perdu sur le terrain économique pour regagner l’Amérique du Sud. Ce faisant, Trump piétine les accords internationaux et il est même prêt à enfoncer l’Union Européenne pour se maintenir à flots et préparer les prochains affrontements pour les métaux rares, comme au Groenland.

    Les appels des chefs d'état-major en France ou en Angleterre pour augmenter le nombre de militaires en service sont bien en deçà de ce que ces impérialismes périphériques ont besoin pour être concurrentiels. Le plan de financement militaire pluriannuel en Allemagne semble trop personnel. Il est aujourd’hui possible que l’Union européenne explose devant son incapacité à agir collectivement.

    Pour notre camp social, la lutte contre l’impérialisme, à commencer par le nôtre, est une impérieuse nécessité aujourd’hui. Nous refusons la marche à la guerre, nous sommes aux côtés des peuples qui luttent !

    Les impérialismes occidentaux concurrencés par la puissance de Chine

    Alors que les économies occidentales s’enfonçaient dans la crise, notamment après la crise financière de 2008, la Chine, qui a conservé des taux de croissance élevés, a pu continuer à investir. Notamment avec la mise en place de partenariats de développement avec différents États, les « nouvelles routes de la soie » en 2013. La Chine a prêté 60 milliards de dollars au Venezuela entre 2007 et 2015 en se remboursant avec le pétrole (80 % des exportations). Les entreprises chinoises s’implantent également au Mexique.

    Cela concerne également les pays africains, qui sont exonérés des droits de douane chinois. Résultat gagnant pour la Chine1 : « en 2024, la Chine a importé 116 milliards de dollars de produits africains, contre 178 milliards d'exportations ». Elle assure également leurs sécurités militaires, par exemple 70 % des pays sont équipés de blindés chinois et ceci vaut également pour des entraînements militaires conjoints ou la vente d’armes chinoises2. Ce qui explique que le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire se retirent de la Françafrique… Cerise sur le gâteau, le 2 janvier 2026, le groupe chinois BYD devenait le premier vendeur de voitures électriques au monde, passant devant l’américain Tesla.

    Où va le mouvement ouvrier en France ?

    Le coeur de la politique de Macron repose sur l’augmentation de l’exploitation et la coupe dans les budgets sociaux pour financer le patronat et l’armée, sur fond de lois racistes et islamophobe pour nous diviser. Quant à la jeunesse, Macron veut la mettre au pas cadencé dès l’école. Mais cela n’est toujours pas suffisant et une partie du patronat se tourne maintenant vers l’extrême droite. Il y a péril en la demeure !

    Pour inverser la vapeur, nous avons besoin de mobilisations de masse, à l’image des mobilisations de novembre-décembre 1995 auxquelles nous consacrons notre dossier. Dans une situation politique similaire, avec des attaques sur la Sécurité sociale et les retraites, les jeunes, les cheminots, les femmes et l’ensemble de la population ont su trouver les voies de la grèves, et du blocage de l’économie.

    Une telle mobilisation, dans un cadre social compliqué, suppose une unité large, qui redonne confiance : un nouveau « tous ensemble » est nécessaire aujourd’hui, qui aille jusqu’au bout, un raz-de-marée social qui renverse l’ordre établi. Bref une année pour la transformation révolutionnaire de la société. 

    • 1. Mathieu Viviani, « La Chine va exempter l'Afrique de droits de douane, un pied de nez à Donald Trump », La Tribune, 13 juin 2025. 
    • 2. Paul Nantulya, « La Chine élargit son influence en Afrique en multipliant ses engagements sécuritaires », Centre d’étude stratégique de l’Afrique, 24 juin 2024.
  • Palestine : L’éducide comme arme coloniale ...

    En prétextant une opération de « renseignement », les autorités israéliennes ont pénétré le 6 janvier dans l’université de Birzeit, blessant une quarantaine de personnes par des tirs à balles réelles. Loin d’être un cas isolé, cette attaque s’inscrit dans une colonisation de la Cisjordanie qui ne cesse de s’intensifier, par la conquête du territoire mais aussi par la destruction méthodique des lieux de savoir.

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  • Manifestations après le meurtre de Renee Nicole Good par l’ICE à Minneapolis...

    Le meurtre de Renee Nicole Good par la police fédérale de l’immigration a provoqué une vague de colère et de manifestations à travers les États-Unis. Au-delà du drame, cette affaire révèle l’escalade de la violence d’État sous couvert de politique migratoire.

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  • Boussole internationaliste face aux impérialismes...

    « Le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne signifie pas qu’ils possèdent le territoire. » Cet argument de Trump contre l’appropriation danoise du Groenland invalide toute la colonisation de l’Amérique du Nord. Ce serait un superbe but contre son camp si, dans l’ordre impérial, la logique pesait un tant soit peu face à la puissance brute.

    Au Groenland, les appétits étatsuniens et européens pour les terres rares et les routes arctiques révèlent une nouvelle phase de la prédation impérialiste. Face à elle, la seule issue progressiste est pourtant claire : celle de la souveraineté du peuple autochtone, contre toutes les tutelles.

    En Palestine, le génocide en cours à Gaza vise à écraser définitivement un peuple colonisé qui refuse de disparaître, jusqu’à en effacer la culture (lire page 4). 

    En Iran, la répression sanglante d’un soulèvement populaire montre un régime à bout de souffle, tandis que les impérialismes tentent d’instrumentaliser la situation (lire notre article ci-contre). 

    En Ukraine, face à l’invasion impérialiste russe, le peuple doit disposer des moyens matériels et politiques de résister. Contre les lectures campistes et abstraites, il est indispensable d’entendre les voix des gauches ukrainiennes, engagées à la fois contre l’agression militaire et contre les politiques antisociales, et de reconnaître leur pleine agentivité (lire l’article page 4 et l’entretien page 8). 

    Au Venezuela, l’agression ouverte des États-Unis marque une nouvelle étape dans la guerre impérialiste pour le contrôle du pétrole et la domination de l’espace caribéen et latino-américain. Bombardements, chantage militaire et ingérence directe visent à placer le pays sous tutelle (lire notre dossier page 5). 

    Notre boussole est claire : nous défendons les peuples. De la Palestine à l’Iran, du Groenland à l’Ukraine, du Venezuela à la Kanaky, une même exigence s’impose : l’autodétermination, la justice sociale, la démocratie par en bas.

    L’internationalisme n’est ni une posture morale ni un slogan abstrait. Il est une condition stratégique : sans indépendance de classe, sans solidarité active, il n’y aura pas d’alternative réelle au capitalisme et à l’impérialisme.

    Olivier Lek Lafferrière
  • Ni Mollahs ni Shah ! Solidarité avec la lutte des peuples d’Iran !

    Un soulèvement d’ampleur secoue l’Iran face à un régime à bout de souffle qui ne tient plus que par la répression. Entre aspirations sociales et démocratiques, menaces impérialistes et manœuvres réactionnaires, la solidarité internationale avec la lutte des peuples d’Iran est une nécessité.

     

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  • Solidarité avec les habitantEs d’Alep bombardéEs !

    Depuis plusieurs jours les quartiers à majorité kurde de Sheikh Massoud, et Ashrafieh à Alep sont assiégés par des brigades de djihadistes intégrées à l’armée syrienne. Déjà soumis à un blocus, les populations civiles subissent désormais des bombardements. On compte déjà une dizaine de morts civils, dont des enfants. Les pénuries d’eau, d’électricité et de produits de premières nécessités annonce une catastrophe humanitaire. 

    Ces attaques se déroulent alors que les négociations pour l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) semblaient avancer. Les FDS avaient d’ailleurs accepté d’évacuer ces quartiers d’Alep, n’y maintenant qu’une force de police, les Asayish.  

    Mais cela n’est pas du goût de la Turquie, qui revendique depuis longtemps la mainmise sur la ville d’Alep, en plus des provinces syriennes qu’elle a déjà annexées au nord d’Alep. La faiblesse du gouvernement d’Al Charaa qui n’a plus d’armée à part les bandes djihadistes, dont beaucoup de membres sont d’anciens combattants de Daesh, a des conséquences directes sur la population syrienne. Les massacres de civils Alaouites, les affrontements avec les Bédouins du sud en témoignent. Les efforts de l’AANES (Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie) et de la direction des FDS pour avancer vers une Syrie fédérale et inclusive se heurtent aux ambitions territoriales et politiques de la Turquie au nord du pays et celles d’Israël au sud.  

    Le NPA-l'Anticapitaliste dénonce l’agression contre les quartiers kurdes d’Alep et exige la fin immédiate du blocus et des bombardements contre les populations civiles.  

    Nous dénonçons la violence permanente de l’État Turc contre les kurdes.  

  • L’Ukraine ne cède ni aux intox ni aux pressions...

    Après presque quatre ans d’une très longue guerre, la société ukrainienne est épuisée, marquée par les deuils, les déplacements, l’angoisse permanente des alertes. La confiance dans les alliés faiblit, beaucoup savent que l’aide peut diminuer, que des compromis peuvent se faire sur leur dos. Mais loin de se résigner, la majorité des UkrainienEs rejette l’idée d’une paix imposée qui sacrifierait leur sécurité future ou légitimerait l’occupation. Les violences subies dans les territoires occupés renforcent leur détermination.

    Expropriations et intox à grande échelle

    Par décrets, l’administration russe veut rendre irréversible l’occupation des territoires ukrainiens. Terres agricoles, logements, entreprises sont confisqués et transférés à l’État russe ou à ses proches. En violation du règlement international des lois de la guerre, qui interdit l’appropriation de biens privés dans les territoires occupés, le droit russe s’impose, le rouble devient la monnaie de référence, les passeports russes une condition d’accès aux services de base. Par cette politique du « fait accompli », Moscou s’emploie à rendre toute négociation réelle impossible.

    L’annonce d’une attaque de drones contre une propriété de Poutine est une tentative grossière de manipulation. Kiev n’avait aucune raison de consacrer des forces à une cible sans aucun intérêt militaire. Depuis, Moscou n’a toujours pas fourni la moindre preuve et ne compte pas le faire. L’épisode sert à victimiser le pouvoir russe et à justifier la poursuite de la guerre face aux pressions de Trump — qui prend pour argent comptant les mensonges poutiniens.

    Sur le front, la guerre d’usure

    Malgré 150 000 combattants déployés dans le secteur de Pokrovsk, Moscou n’a pas réussi de percée stratégique majeure ni d’encerclement décisif depuis des mois, et l’armée ukrainienne tient, elle ne s’effondre pas. L’enjeu de la présence ukrainienne y est plus diplomatique que militaire. Les forces russes exigent la totalité du Donbass dans le cadre d’un accord de paix, la prise de Pokrovsk en serait le symbole. En ce début d’hiver, rien n’est joué. Pour Moscou, le maintien en état des réseaux logistiques sera prioritaire pour assurer un approvisionnement accru, en carburant et en vivres ; pour Kiev, l’intensification des bombardements sur les infrastructures routières et énergétiques constitue une menace grave.

    Les négociations de paix patinent

    Dans les prochains jours, plusieurs rencontres porteront sur les garanties de sécurité que les alliés peuvent apporter pour dissuader Moscou de l’attaquer de nouveau. Poutine ne cède ni sur la reconnaissance des annexions ni sur la neutralisation durable de l’Ukraine. Les propositions de l’administration Trump — par exemple celle d’une « zone économique libre » d’où Kiev aurait retiré ses troupes — créent une pression politique sur Kiev pour valider un partage territorial inacceptable. Le viol du droit international commis par Trump au Venezuela s’inscrit dans la logique appliquée par Poutine en Ukraine (et demain par la Chine à Taïwan ?) qui vise une répartition de « zones d’influence historiques » entre autocrates. De son côté, Zelensky a répété de façon claire que l’Ukraine ne céderait aucune partie de son territoire ni ne reconnaîtrait la souveraineté russe sur ces terres, y compris le Donbass ou la Crimée. Il refuse toute solution « imposée » par Washington ou Moscou si Kiev n’est pas à la table des négociations. Ces conditions constituent le cœur de la résistance du peuple ukrainien.

    Le groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA