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Actualités internationales... - Page 7

  • Les fossiles et le marteau...

    Les rivalités entre les puissances impérialistes pour le contrôle du pétrole ont des conséquences directes sur nos conditions d’existence.

    Depuis le début de l’année, des interventions militaires ont été menées contre le Venezuela et l’Iran, deux pays producteurs de pétrole, tandis que la politique génocidaire d’Israël se poursuit en Palestine et s’étend au Liban.

    Pour les peuples, le prix à payer, c’est le sang, les bombes, la mort. Pour les compagnies pétrolières, c’est une opportunité historique d’engranger encore plus de profits, ensuite recyclés dans les paradis fiscaux.

    Greenpeace a fait le calcul : dans l’Union européenne, les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre contre l’Iran, après avoir acheté du pétrole au début du conflit, qu’elles revendent aujourd’hui au prix fort.

    L’avenir de la planète, et donc de l’humanité, devrait imposer la sortie des énergies fossiles, le développement des transports publics et un autre modèle économique.

    Mais aucun gouvernement, en France comme ailleurs, ne s’inscrit dans cette voie, car nos dirigeantEs sont au service d’un capitalisme prédateur, engagé dans une fuite en avant jusqu’à la dernière goutte de pétrole.

    Conséquence : un coup de marteau sur les consommateurEs ! Les prix à la pompe explosent alors que, pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, il n’est aujourd’hui pas possible de se passer de la voiture.

    Pour le moment, c’est donc notre classe qui paie la facture. 

    Mais le gouvernement devrait se méfier, la hausse du prix de l’essence pourrait bien être le carburant d’une colère sociale toujours présente, jamais éteinte depuis les Gilets jaunes.

    À nous, toutes et tous ensemble, d’organiser cette colère pour exiger le blocage des prix, des hausses de salaires et des mesures de sortie rapide des énergies fossiles !

    Alex Bachman

  • Liban. Où va Israël ?

    Les bombardements sur Beyrouth sont effroyables. La « reprise » des hostilités — mais Israël n’a jamais réellement respecté le cessez-le-feu — depuis la guerre en Iran a coûté la vie à plus d’un millier de LibanaisES et déplacé presque un million de personnes. D’habitude épargnés, les quartiers chrétiens sont ciblés.

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  • Défaite de Viktor Orbán et de l’internationale fasciste...

    La défaite de Viktor Orbán constitue un revers pour l’internationale fasciste dont il était un pivot.

    De Donald Trump à Benjamin Netanyahu, en passant par Vladimir Poutine, Marine Le Pen et Giorgia Meloni, l’extrême droite mondiale s’était pourtant mobilisée pour sa réélection.

    Orbán incarnait leur modèle : attaques contre les droits démocratiques, répression des opposantEs, politique raciste anti-migrantEs, offensive contre les droits des femmes et des LGBTI+.

    Certes, le vainqueur est un conservateur, loin de toute rupture avec les politiques néolibérales.

    Mais en ces temps de fascisation mondiale, la défaite d’Orbán reste une bonne nouvelle.

  • 2 grammes, 2 mesures...

    Édito de l'Anticapitaliste hebdo n° 795

    Vous n’avez pas pu passer à côté de l’événement dont toutes les rédactions se sont emparées ce week-end : convoquée par la police à la suite d’une plainte au sujet d’un tweet (depuis supprimé) concernant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée Rouge Japonaise — une organisation active dans les années 70, Rima Hassan a été placée en garde à vue. En quelques heures, c’est un déchaînement de violence qui a eu lieu.

    Très rapidement, cette garde à vue s’est transformée en procès public en son absence. Les « sources proches de l’enquête » n’ont eu de cesse de nourrir commentateurs, en dépit de la présomption d’innocence qui leur est pourtant si précieuse lorsqu’elle concerne Gérard Depardieu, Gérald Darmanin, Éric Zemmour, Morandini… 

    Rima Hassan dénonce à juste titre un acharnement judiciaire dû à sa lutte contre le génocide palestinien. Et ce qui est sûr, c’est que depuis la mise en place de la loi condamnant « l’apologie du terrorisme », les poursuites et les condamnations pullulent, et de nombreuses associations ou militantEs de terrain sont visés par ces accusations, y compris le NPA-A ! 

    Deuxième info incontournable : on fait courir le bruit que 2 grammes de « drogue de synthèse » auraient été retrouvées dans le sac de Rima Hassan. Sur la base de ces déclarations hasardeuses pourtant, certains s’en sont donné à cœur joie. Déclarant tour à tour qu’il s’agissait « d’un gramme de 3-MMC et d’une boulette de cannabis », puis de « traces de cristaux blancs », ou plus simplement comme Retailleau de « stupéfiants ». Certains vont jusqu’à expliquer que le composé peut être utilisé dans des soirées chemsex, laissant les lecteurs en conclure ce qu’ils veulent.

    La garde à vue de quelques heures de Rima Hassan a fait l’objet de plus d’articles et d’informations télévisuelles que l’ensemble du procès de Marine Le Pen… Les 2 grammes qui cachent les millions ? 

    Alors, bien entendu, soutien à Rima Hassan, victime du racisme antipalestinien et de la fascisation en cours. 

    Aurélianne Abitbol 

  • No Kings Day : par millions contre la guerre de Trump et sa politique migratoire...

    Aux États-Unis, huit millions de personnes ont pris part aux 3 300 manifestations « No Kings » contre le président Donald Trump et sa politique, défilant dans les 50 États le samedi 28 mars. J’ai moi-même manifesté avec ma famille à Brooklyn, à New York.

    Il s’agissait de la troisième mobilisation de ce type, chacune plus massive que la précédente, démontrant l’ampleur du rejet populaire de la présidence Trump. Saint Paul, capitale du Minnesota et ville jumelle de Minneapolis, était le point central de cette journée nationale d’action, en raison de l’exemple particulièrement courageux de résistance populaire face aux actions violentes et illégales de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). À Minneapolis, des agents de l’ICE ont tué deux citoyenNEs, Renee Good et Alex Pretti, en janvier, alors que la ville se soulevait dans des ­mobilisations pacifiques pour se défendre.

    « Regime Change Here Now »

    S’exprimant à Saint Paul, Bernie Sanders a déclaré : « Face à l’occupation sans précédent de cette ville par l’ICE, l’armée intérieure de Trump, cette communauté s’est levée et, avec une solidarité extraordinaire, a riposté et a gagné. Le Minnesota a montré au peuple américain, et au monde entier, ce qu’est la démocratie, ce qu’est l’action militante de terrain, et ce que signifie défendre les idéaux américains de liberté et de justice. » Sanders a également dénoncé l’oligarchie économique : « Nous ne laisserons pas ce pays basculer dans l’autoritarisme ou l’oligarchie. Aujourd’hui, nous ne disons pas seulement non à l’autoritarisme de Trump : nous disons non à M. Musk, non à M. Bezos et à M. Zuckerberg… Vous ne pouvez pas tout avoir. »

    Comme toujours, les manifestantEs portaient leurs pancartes artisanales. Un slogan très répandu était : « No Kings, No War, No ICE ». D’autres proclamaient : « No Kings, No Fascists », ou encore : « Regime Change Here Now ». Il m’a semblé qu’il y avait moins de drapeaux américains que lors des deux précédentes mobilisations « No Kings », peut-être parce que, dans un mouvement devenu massif, les participantEs ne ressentent plus le besoin de prouver leur patriotisme.

    Une démonstration de force collective

    Cette mobilisation était plus importante, plus dense, plus profonde, plus large. Dans de nombreuses grandes villes, les manifestantEs ont convergé depuis leurs quartiers vers les centres urbains, signe d’une organisation locale en progression. Les syndicats, en revanche, étaient peu présents et la vie quotidienne n’a pas été fortement perturbée. La fonction principale de ces manifestations a peut-être été de donner un visage humain aux sondages qui montrent un recul de Trump et des Républicains. Mais ces mobilisations sont aussi essentielles parce qu’elles permettent à chacunE de s’exprimer et de prendre conscience de sa propre force collective.

    Contre la guerre et le racisme

    À sept mois des élections de mi-mandat, le mouvement « No Kings » a également pris une tournure plus ouvertement électorale, avec la participation de candidatEs du Parti démocrate venuEs mobiliser un électorat. La plupart des participantEs espèrent voir les Démocrates reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès. Selon eux, cela permettrait de mettre fin à la guerre contre l’Iran et de stopper les violences contre les immigréEs.

    Les Afro-AméricainEs ne se sont pas mobiliséEs en grand nombre, bien que certainEs responsables noirEs les aient appeléEs à participer. John E. Warren, éditeur du journal San Diego Voice and Viewpoint, a écrit : « Les NoirEs, qui ne sont pas venuEs en grand nombre, doivent sortir et être comptéEs parmi celles et ceux qui manifestent. Nous sommes les victimes de la campagne “No Diversity, Equality and Inclusion” (DEI) lancée par le président contre nos programmes et notre culture… Seule notre participation électorale peut arrêter Donald Trump et ses efforts pour faire des États-Unis un pays semblable à la Russie ou à la Hongrie, avec un pouvoir autoritaire plutôt qu’une démocratie. Nous devons montrer à nos voisinEs et à nos adversaires que nous comptons toujours. Nous votons toujours et nous pouvons encore faire la différence lors de chaque élection. Plus d’excuses : place à la participation, dès ce week-end avec le No Kings Day. »

    Les Démocrates pourraient bien reprendre le contrôle du Congrès, mais Trump restera président. La guerre contre l’Iran se poursuit, l’ICE continue ses attaques contre les immigréEs, les prix augmentent : les mobilisations devront donc se poursuivre.

    Dan La Botz

  • Le 4 avril, les flottilles reprennent la mer vers Gaza !

    Le 4 avril, plusieurs flottilles humanitaires reprendront la mer depuis Marseille en direction de Gaza. Portée par une large coalition d’organisations, cette initiative vise à briser le blocus imposé par Israël et à affirmer la solidarité internationale face au génocide qui continue.

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