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Actualités internationales... - Page 6

  • Défaite de Viktor Orbán et de l’internationale fasciste...

    La défaite de Viktor Orbán constitue un revers pour l’internationale fasciste dont il était un pivot.

    De Donald Trump à Benjamin Netanyahu, en passant par Vladimir Poutine, Marine Le Pen et Giorgia Meloni, l’extrême droite mondiale s’était pourtant mobilisée pour sa réélection.

    Orbán incarnait leur modèle : attaques contre les droits démocratiques, répression des opposantEs, politique raciste anti-migrantEs, offensive contre les droits des femmes et des LGBTI+.

    Certes, le vainqueur est un conservateur, loin de toute rupture avec les politiques néolibérales.

    Mais en ces temps de fascisation mondiale, la défaite d’Orbán reste une bonne nouvelle.

  • 2 grammes, 2 mesures...

    Édito de l'Anticapitaliste hebdo n° 795

    Vous n’avez pas pu passer à côté de l’événement dont toutes les rédactions se sont emparées ce week-end : convoquée par la police à la suite d’une plainte au sujet d’un tweet (depuis supprimé) concernant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée Rouge Japonaise — une organisation active dans les années 70, Rima Hassan a été placée en garde à vue. En quelques heures, c’est un déchaînement de violence qui a eu lieu.

    Très rapidement, cette garde à vue s’est transformée en procès public en son absence. Les « sources proches de l’enquête » n’ont eu de cesse de nourrir commentateurs, en dépit de la présomption d’innocence qui leur est pourtant si précieuse lorsqu’elle concerne Gérard Depardieu, Gérald Darmanin, Éric Zemmour, Morandini… 

    Rima Hassan dénonce à juste titre un acharnement judiciaire dû à sa lutte contre le génocide palestinien. Et ce qui est sûr, c’est que depuis la mise en place de la loi condamnant « l’apologie du terrorisme », les poursuites et les condamnations pullulent, et de nombreuses associations ou militantEs de terrain sont visés par ces accusations, y compris le NPA-A ! 

    Deuxième info incontournable : on fait courir le bruit que 2 grammes de « drogue de synthèse » auraient été retrouvées dans le sac de Rima Hassan. Sur la base de ces déclarations hasardeuses pourtant, certains s’en sont donné à cœur joie. Déclarant tour à tour qu’il s’agissait « d’un gramme de 3-MMC et d’une boulette de cannabis », puis de « traces de cristaux blancs », ou plus simplement comme Retailleau de « stupéfiants ». Certains vont jusqu’à expliquer que le composé peut être utilisé dans des soirées chemsex, laissant les lecteurs en conclure ce qu’ils veulent.

    La garde à vue de quelques heures de Rima Hassan a fait l’objet de plus d’articles et d’informations télévisuelles que l’ensemble du procès de Marine Le Pen… Les 2 grammes qui cachent les millions ? 

    Alors, bien entendu, soutien à Rima Hassan, victime du racisme antipalestinien et de la fascisation en cours. 

    Aurélianne Abitbol 

  • No Kings Day : par millions contre la guerre de Trump et sa politique migratoire...

    Aux États-Unis, huit millions de personnes ont pris part aux 3 300 manifestations « No Kings » contre le président Donald Trump et sa politique, défilant dans les 50 États le samedi 28 mars. J’ai moi-même manifesté avec ma famille à Brooklyn, à New York.

    Il s’agissait de la troisième mobilisation de ce type, chacune plus massive que la précédente, démontrant l’ampleur du rejet populaire de la présidence Trump. Saint Paul, capitale du Minnesota et ville jumelle de Minneapolis, était le point central de cette journée nationale d’action, en raison de l’exemple particulièrement courageux de résistance populaire face aux actions violentes et illégales de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). À Minneapolis, des agents de l’ICE ont tué deux citoyenNEs, Renee Good et Alex Pretti, en janvier, alors que la ville se soulevait dans des ­mobilisations pacifiques pour se défendre.

    « Regime Change Here Now »

    S’exprimant à Saint Paul, Bernie Sanders a déclaré : « Face à l’occupation sans précédent de cette ville par l’ICE, l’armée intérieure de Trump, cette communauté s’est levée et, avec une solidarité extraordinaire, a riposté et a gagné. Le Minnesota a montré au peuple américain, et au monde entier, ce qu’est la démocratie, ce qu’est l’action militante de terrain, et ce que signifie défendre les idéaux américains de liberté et de justice. » Sanders a également dénoncé l’oligarchie économique : « Nous ne laisserons pas ce pays basculer dans l’autoritarisme ou l’oligarchie. Aujourd’hui, nous ne disons pas seulement non à l’autoritarisme de Trump : nous disons non à M. Musk, non à M. Bezos et à M. Zuckerberg… Vous ne pouvez pas tout avoir. »

    Comme toujours, les manifestantEs portaient leurs pancartes artisanales. Un slogan très répandu était : « No Kings, No War, No ICE ». D’autres proclamaient : « No Kings, No Fascists », ou encore : « Regime Change Here Now ». Il m’a semblé qu’il y avait moins de drapeaux américains que lors des deux précédentes mobilisations « No Kings », peut-être parce que, dans un mouvement devenu massif, les participantEs ne ressentent plus le besoin de prouver leur patriotisme.

    Une démonstration de force collective

    Cette mobilisation était plus importante, plus dense, plus profonde, plus large. Dans de nombreuses grandes villes, les manifestantEs ont convergé depuis leurs quartiers vers les centres urbains, signe d’une organisation locale en progression. Les syndicats, en revanche, étaient peu présents et la vie quotidienne n’a pas été fortement perturbée. La fonction principale de ces manifestations a peut-être été de donner un visage humain aux sondages qui montrent un recul de Trump et des Républicains. Mais ces mobilisations sont aussi essentielles parce qu’elles permettent à chacunE de s’exprimer et de prendre conscience de sa propre force collective.

    Contre la guerre et le racisme

    À sept mois des élections de mi-mandat, le mouvement « No Kings » a également pris une tournure plus ouvertement électorale, avec la participation de candidatEs du Parti démocrate venuEs mobiliser un électorat. La plupart des participantEs espèrent voir les Démocrates reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès. Selon eux, cela permettrait de mettre fin à la guerre contre l’Iran et de stopper les violences contre les immigréEs.

    Les Afro-AméricainEs ne se sont pas mobiliséEs en grand nombre, bien que certainEs responsables noirEs les aient appeléEs à participer. John E. Warren, éditeur du journal San Diego Voice and Viewpoint, a écrit : « Les NoirEs, qui ne sont pas venuEs en grand nombre, doivent sortir et être comptéEs parmi celles et ceux qui manifestent. Nous sommes les victimes de la campagne “No Diversity, Equality and Inclusion” (DEI) lancée par le président contre nos programmes et notre culture… Seule notre participation électorale peut arrêter Donald Trump et ses efforts pour faire des États-Unis un pays semblable à la Russie ou à la Hongrie, avec un pouvoir autoritaire plutôt qu’une démocratie. Nous devons montrer à nos voisinEs et à nos adversaires que nous comptons toujours. Nous votons toujours et nous pouvons encore faire la différence lors de chaque élection. Plus d’excuses : place à la participation, dès ce week-end avec le No Kings Day. »

    Les Démocrates pourraient bien reprendre le contrôle du Congrès, mais Trump restera président. La guerre contre l’Iran se poursuit, l’ICE continue ses attaques contre les immigréEs, les prix augmentent : les mobilisations devront donc se poursuivre.

    Dan La Botz

  • Le 4 avril, les flottilles reprennent la mer vers Gaza !

    Le 4 avril, plusieurs flottilles humanitaires reprendront la mer depuis Marseille en direction de Gaza. Portée par une large coalition d’organisations, cette initiative vise à briser le blocus imposé par Israël et à affirmer la solidarité internationale face au génocide qui continue.

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  • 30 mars : Pour la Terre, pour la Palestine — de la mémoire à la lutte...

    Le 30 mars marque la Journée de la Terre, date clé de l’histoire palestinienne. En 1976, une grève générale éclate en réponse à la confiscation de terres palestiniennes. Ce jour-là, six manifestants non armés sont tués. Près de cinquante ans plus tard, cette lutte pour la terre et la dignité reste d’une brûlante actualité. Les PalestinienNEs continuent de faire face à l’expropriation, à la violence et à une répression systématique.

    Les mobilisations du 28 mars s’inscrivent dans cette continuité. Elles rappellent que la confiscation des terres se poursuit en Cisjordanie comme à Gaza, accompagnée d’attaques répétées contre les populations civiles. Des villages sont visés, des habitations incendiées, des familles contraintes à l’exil. Cette réalité n’est pas du passé : elle se déroule sous nos yeux, aujourd’hui encore.

     

    Un terrible bilan

    À Gaza, la situation humanitaire est dramatique. La population vit sous la menace constante de bombardements, tandis que l’aide humanitaire reste insuffisante et elle ne peut parvenir jusqu’aux palestinienNEs. Les conséquences psychologiques sont immenses : 96 % des enfants de Gaza ont le sentiment que la mort est imminente. Ils vivent dans la peur permanente, beaucoup souffrent de traumatismes profonds, d’anxiété et de dépression. Cette détresse massive touche aussi les adultes, révélant une crise humaine majeure la plupart du temps ignorée.

     

    En Palestine et ailleurs, l’impérialisme ravage

    Au-delà de la Palestine, les violences et destructions s’étendent à d’autres territoires, notamment au Liban, où des infrastructures civiles et médicales sont également touchées. Ces dynamiques de guerre et de domination sont largement le fait des puissances impérialistes qui agissent pour défendre leurs intérêts économiques et leurs zones d’influence et qui n’hésitent pas à s’allier avec des régimes qui répriment violemment leurs peuples.

     

    Partout, mobilisons-nous !

    Face à cette situation, nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples qui résistent et contre les impérialismes, dont celui de la France, complices du génocide à Gaza et responsables de la généralisation de la guerre dans la région. La Journée de la Terre n’est pas seulement un rappel historique : elle est un appel à l’action. Elle revendique un droit essentiel, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Le 28 mars, soyons nombreuses et nombreux à porter cette mobilisation pour la Journée de la Terre, une lutte internationale.

  • Italie : la victoire écrasante au référendum constitutionnel dit NON au projet autoritaire de Meloni ...

    Avec une affluence record, proche de 60 %, et le rôle décisif de la jeunesse, l’Italie a dit NON à la réforme constitutionnelle de la justice proposée par le gouvernement Meloni. Le Non a une charge symbolique très forte car, au-delà de la défense de la Constitution et de l’indépendance de la justice, les citoyen·nes ont exprimé un rejet frontal des politiques autoritaires menées par l’extrême droite.

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