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Actualités internationales... - Page 6

  • Troupes russes hors d’Ukraine !

    Trois ans après le début de la guerre, faire connaître ce qu’en disent celles et ceux qui, comme l’organisation de la gauche ukrainienne Sotsialnyi Rukh (Mouvement social), ont combattu à la fois l’invasion russe de l’Ukraine et les attaques sociales infligées par le président Zelensky, est un acte élémentaire d’internationalisme.

    Il s’agit de la guerre d’agression d’un impérialisme niant que l’Ukraine existe comme nation indépendante et qui a lancé pendant trois ans de façon quotidienne missiles et bombes planantes contre tout un peuple et les infrastructures civiles du pays. Cet impérialisme fascisant est soutenu par les extrêmes droites du monde. Ce qui lui vaut l’admiration de Trump. Renvoyer dos à dos cette puissance dominante et un peuple agressé, en préconisant (comme LFI) son « auto-détermination », c’est s’aveugler sur l’agression et sur ses suites annoncées : vers les États baltes, la Moldavie, la Pologne — ces « sphères d’influence » que Poutine revendique autant que l’Ukraine. 

    « La nécessité de disposer des moyens de se défendre n’est pas du bellicisme », nous dit Oleksandr Kyselov. Comme lui, on ne peut que souhaiter le développement des capacités autonomes de défense ukrainienne — et son enracinement populaire dans des droits sociaux. De même, il est nécessaire de protéger son indépendance, donc, d’exiger l’annulation des dettes et de tout ­conditionnement néolibéral aux aides apportées.

    Enfin, il revient au peuple concerné de faire le choix de résister plutôt que de se soumettre — et d’apprécier en cours de lutte les « cessez-le-feu » nécessaires et leurs conditions pour qu’il ne s’agisse pas d’un suicide dans la soumission.

    À nous de soutenir ces choix, de façon indépendante de tous les gouvernements et contre tous les blocs militaires.

    Catherine Samary, membre du NPA-l’Anticapitaliste et du RESU (Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine)

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  • Trump et Poutine concluent leur marché sur le dos des peuples...

    Trump a annoncé vouloir prendre le contrôle de la bande de Gaza, afin de développer économiquement le territoire pour en faire une « Riviera » du Moyen-Orient. Pour cela, il suffirait selon lui, de déporter 2,4 millions de PalestinienNEs vers l’Égypte et la Jordanie. Immonde. 

    La même logique préside aux projets de Trump pour l’Ukraine. Pour « récupérer l’argent » versé à l’Ukraine depuis l’invasion russe, il exige l’obtention de contrats d’exploitation des ressources minières ukrainiennes, minerais et terres rares. « Au moins, comme ça, on ne se sent pas idiot », a-t-il déclaré sur Fox News.

    Mais voilà ! L’Ukraine résistante existe encore. La soumission de l’Ukraine est plus difficile à imposer en dépit de ses dépendances envers l’aide occidentale. Certes, le président ukrainien Zelensky cherche à faciliter l’accès des capitaux étrangers aux ressources humaines et matérielles du pays, mais il a annoncé, en marge de la conférence de  Münich, qu’il n’a pas autorisé ses ministres à signer un accord sur ce plan, parce qu’à son avis « il ne nous protège pas ». La mort de l’OTAN ?

    Jusqu’alors l’adhésion à l’OTAN garantissait la solidarité entre les pays membres de l’alliance militaire. C’était important, voire vital, pour les pays limitrophes de la Russie. L’article 5 du traité était censé signifier qu’une attaque contre un membre impliquait la protection de l’OTAN, et surtout des États-Unis, contre la Russie. À la veille de l’invasion russe de février 2022, Macron soulignait que l’OTAN était « en mort cérébrale », contredisant la thèse d’une « menace » de l’OTAN contre la Russie. Bien que Poutine ait fait semblant de croire en cette « menace », il misait, dès février 2022, en fait sur cette « mort cérébrale ». Et Biden l’avait dit à  Zelensky : les États-Unis n’enverraient pas de troupes pour défendre un pays non membre de l’OTAN.

    Quoi qu’il en soit, les choix de Trump imposent de mettre les pendules à l’heure : il s’agit, dit-il, d’une « guerre européenne », et que l’Ukraine appartienne ou pas au « monde russe », comme l’affirme Poutine, lui importe peu. D’une mort « cérébrale », on tend à une mort tout court de l’OTAN. Mais ce n’est évidemment pas la fin des politiques et industries d’armement. Mais Trump préfère « la paix » pour ses affaires. Avec ses émissaires, il cherche surtout à renouer de bons rapports avec la Russie pour gérer avec elle, sans l’Ukraine et sans les Européens, un partage de sphères d’influence.

    Construire les liens internationalistes

    Dès l'invasion de l'Ukraine par l’armée de Poutine en février 2022, s’est posée la question d’une solidarité à grande échelle avec le peuple ukrainien.

    Avec la gauche ukrainienne, il revient aux gauches européennes de construire leur propre agenda politique et social, des liens internationalistes par en bas face aux guerres et aux paix qui se font sur le dos des peuples.

    Le NPA-l’Anticapitaliste continue de soutenir le peuple ukrainien dans sa lutte pour son droit à l’autodétermination et à la souveraineté nationale, contre tous les autoritarismes et tous les impérialismes et appelle à manifester son soutien le 23-24 janvier aux côtés notamment du RESU (Réseau de solidarité avec l’Ukraine).

  • Cameroun, la vérité sur les violences coloniales de la France...

    « Le rapport sur le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun de 1945 à 1971 » écrit par une commission mixte d’historienNEs camerounais et français sous la direction de l’universitaire Karine Ramondy, et remis le 28 janvier dernier aux président Macron et Biya, démontre avec précision et détail « la violence extrême » employée par la France pour maintenir sa domination.

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  • OppriméEs et exploitéEs du monde entier, solidarité !

    Les images post-cessez-le-feu qui nous parviennent montrent le contraste entre le retour à la vie « normale » après la fin des bombardements et l’horreur des destructions à Gaza. Respectant cette partie de l’accord, l’armée d’occupation s’est retirée du corridor Netzarim qui coupait la bande en deux.

    Ce corridor est celui des tirs de snipers et des assassinats sans sommation. Les images sont celles du retour dans un décor lunaire de désolation et de destruction. Mais celles d’un retour quand même. 

    Renverser les normes internationales

    Dans ce contexte, Trump a renouvelé plusieurs fois son souhait de « nettoyer » Gaza. Expulser les GazaouiEs pour les expédier dans d’autres pays. L’appel de Trump à un nettoyage ethnique de Gaza est l’affirmation d’un mouvement mondial, avec Israël à l’avant-garde, qui cherche à renverser les normes inter­nationales établies de longue date. Les liens des PalestinienNEs avec cette terre s’opposent directement à ce projet.

    Dans la logique décrite, Gaza n’est plus qu’un lotissement en bord de mer, prêt à être acquis et investi. En prenant exemple sur la «Riviera » de la Côte d’Azur comme argument de vente. Trump a évoqué le potentiel de rendre à Gaza sa grandeur — mais sans les GazaouiEs.

    Plan incohérent

    Dans la conférence de presse qu’il a tenue avec Netanyahou, il a aligné les propos incohérents et contradictoires sur son « plan ». D’un côté, les PalestinienNEs pourraient revenir, de l’autre ils auraient des « maisons tellement belles qu’ils ne voudraient plus partir ». Il a insisté sur le contrôle américain sur la bande de Gaza. Il a évoqué vouloir convaincre l’Égypte ou la Jordanie pour déporter les PalestinienNEs. Et payer la reconstruction avec l’argent saoudien. En revanche, pas question de délivrer des visas pour venir aux États-Unis

    La plupart des journaux main­stream ont adopté le langage de Trump lorsqu’il s’agit de la Palestine. Le New York Times a parlé de « réinstallation » des PalestinienNEs comme si le déplacement forcé et le nettoyage ethnique étaient un casse-tête logistique plutôt qu’un crime contre l’humanité. Sur France Info, un journaliste explique : « On a envie de voir si cette proposition de Trump a vocation à exister sur le plan économique […] La bande de Gaza en Riviera, est-ce que ça a du sens pour le professionnel du tourisme que vous êtes ? La bande de Gaza a des atouts, on l’a déjà dit… »

    Déshumanisation à son comble

    Nulle part il n’a été fait mention du nettoyage ethnique ou de la reconnaissance de ceux qui cherchent à chasser la population indigène. La déshumanisation est à son comble. Même si la couverture médiatique peut être critique sur les plans de Trump, ce n’est pas la moralité de l’acte qui est mise en doute, mais plutôt sa faisabilité. L’accent porte essentiellement sur les défis pratiques d’un tel projet : les obstacles logistiques, les hésitations des gouvernements arabes, le risque d’instabilité régionale et le sérieux de Trump. 

    Par exemple, dans The Economist, on évalue son plan « époustouflant » comme un « levier » destiné à faciliter la normalisation avec l’Arabie saoudite et à donner à ce pays une justification pour normaliser ses relations après 15 mois de massacres et de destructions à Gaza. Nulle part pour indiquer que déporter des gens est un crime, d’autant plus grand qu’il s’agit d’un peuple victime de génocide. Nulle part pour même se demander ce qu’en penseraient les personnes concernées à qui on n’a pas demandé leur avis.

    Un vieux rêve fasciste

    Trump a plusieurs fois insisté sur le fait qu’il allait convaincre l’Égypte et la Jordanie d’« accueillir les GazaouiEs » qui auront des maisons « merveilleuses » car l’Arabie saoudite a « énormément d’argent »

    Il s’agit d’une continuation du génocide et d’une purification ethnique et raciste. En déportant en masse aux USA et en le proposant en Palestine, Trump donne corps à un vieux rêve raciste et fasciste de sociétés avec des populations subalternes. Il s’agit d’un projet pour les PalestinienNEs mais également pour tous les oppriméEs et les exploitéEs du monde entier. Les PalestinienNEs sont chez eux — ils resteront chez eux. 

    Édouard Soulier

  • Le plan Trump pour déporter les Palestiniens de Gaza : nous ne laisserons pas faire !

    Le plan Trump pour déporter les Palestiniens de Gaza :

    Nous ne laisserons pas faire !

    Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les images qui nous parviennent de Gaza montrent l’horreur des destructions après 15 mois de massacres et de bombardements. À cela s’ajoute l’effroi causé par les déclarations de Trump.

    Trump veut déporter les Palestiniens de Gaza

    Trump a expliqué son plan pour Gaza : un nettoyage ethnique qui consiste à déporter quelque 2 millions de Palestiniens en Egypte et en Jordanie, et à prendre le contrôle de Gaza pour en faire la future « riviera du Moyen-Orient ». Il faut, dit-il, « penser à ça comme à un projet immobilier pour le futur ».

    Si les Égyptiens et les Jordaniens persistent à refuser ce plan inhumain, Trump menace de leur couper toute aide. L’Égypte a reçu plus de 70 milliards de dollars d’aide américaine depuis 1948, essentiellement de l’aide militaire. C’est le deuxième pays après Israël. La Jordanie reçoit 1, 45 milliards d’aide militaire par an.

    Par ailleurs, comme les réfugiéeEs de 1948, les GazaouiEs n’auront aucun droit au retour et ils n’ont voudront pas, selon Trump, « car ils auront des logements bien meilleurs », des « maisons tellement belles qu’ils ne voudront plus partir ». Le tout financé par l’Arabie Saoudite « qui a beaucoup d’argent ».

    Déshumanisation à son comble

    La plupart des médias mainstream ont adopté le langage de Trump lorsqu’il s’agit de la Palestine. Le New York Times a parlé de « réinstallation » des PalestinienNEs . The Economist, évalue son plan « époustouflant » comme un « levier »destiné à faciliter la normalisation d’Israël avec l’Arabie saoudite. 

    Nulle part il n’a été fait mention du nettoyage ethnique ou de la responsabilité de ceux qui cherchent à chasser les PalestinienNEs. La déshumanisation est à son comble. Même si la couverture médiatique peut être critique sur les plans de Trump, ce n’est pas la moralité de l’acte qui est mise en doute, mais plutôt sa faisabilité. L’accent porte essentiellement sur les défis pratiques d’un tel projet : les obstacles logistiques, les hésitations des gouvernements arabes, le risque d’instabilité régionale et le sérieux de Trump. 

    La fin du droit international

    Il s’agit d’une continuation du génocide et d’une purification ethnique et raciste. En déportant en masse les migrantEs illégaux aux États Unis et en proposant de faire la même chose en Palestine, Trump donne corps à un vieux rêve raciste et fasciste d’une société où des populations en dominent d’autres. 

    C’est bien ce qui réjouit Nétanyahou et ses alliés de l’extrême droite fasciste et suprémaciste israélienne : « Au cours des quatre prochaines années de l’administration Trump, nous serons capables d’améliorer la position et la force de l’Etat d’Israël ». La semaine dernière le ministre de la défense israélien a demandé à l’armée de préparer un plan pour « permettre à tout résident de Gaza qui le souhaite de partir ». Le cauchemar pourrait donc devenir rapidement réalité.

    Il s’agit bien d’un projet pour les PalestinienNEs mais également pour tous les oppriméEs et les exploitéEs du monde entier. 

    Il faut l’affirmer : les PalestinienNEs sont chez eux, ils resteront chez eux.