Alors que Macron veut imposer le dégel du corps électoral, les Kanak dénoncent une remise en cause du processus de décolonisation et des acquis de l’accord de Nouméa.
Actualités internationales... - Page 6
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Les enjeux du dégel du corps électoral en Kanaky...
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Gaza : Quelle réalité derrière le cessez-le-feu ?
Alors qu’un accord de cessez-le-feu vient d’être conclu, les bombardements continuent à Gaza comme au Liban et la colonisation se poursuit en Cisjordanie. Derrière l’accord présenté comme une « paix », Israël et les États-Unis cherchent à imposer une issue coloniale et à désarmer la résistance palestinienne.
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Palestine vivra, Palestine vaincra !
Alors que Macron se décide enfin à reconnaitre l’État de Palestine, il ne dénonce ni le génocide en cours à Gaza, ni les massacres en Cisjordanie. Nous revendiquons un État unifié pour tous les palestiniens et le droit au retour des réfugié·es depuis 1948. Nous revendiquons la justice et l’autodétermination des peuples.
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Pour la Palestine comme pour la terre...
Andreas Malm*, auteur de L’anthropocène contre l’histoire : le réchauffement climatique à l’ère du capital (2017) ou de Comment saboter un pipeline (2020) a fait paraître en début d’année un petit ouvrage reprenant une conférence donnée à Beyrouth en avril 2024, qui met en évidence des moments d’articulation entre la destruction de la Palestine et la destruction de la Terre, c’est-à-dire des moments où l’un de ces processus influe sur l’autre, dans et par une causalité réciproque.
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Ernest Mandel était l’un des plus grands penseurs marxistes du 20e siècle...
Né le 5 avril 1923, il y a un siècle, Ernest Mandel a été l’un des penseurs majeurs de cette période. De son militantisme juvénile dans le cadre de la résistance antinazie à ses derniers jours, Mandel a été un défenseur intransigeant des idéaux socialistes et des intérêts de la classe ouvrière.
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« Deux ans depuis le 7 octobre, résister est un droit, notre lutte continue pour en finir avec la complicité européenne »...
Déclaration d’organisations de la diaspora palestinienne en Europe
Alors que nous commémorons les deux ans du 7 octobre 2023, nous, Palestinien·nes d’Europe, prenons la parole avec clarté et détermination. Ce jour-là n’est pas venu de rien. Il est le produit de 75 ans de dépossession, 18 ans de siège brutal et d’innombrables agressions contre notre peuple.
Le peuple palestinien subit l’une des campagnes d’extermination les plus violentes et systématiques de l’histoire moderne
Depuis près de deux ans, le peuple palestinien subit l’une des campagnes d’extermination les plus violentes et systématiques de l’histoire moderne. À Gaza, plus de 60 000 personnes ont été tuées et plus de 140 000 ont été blessées, mais nous savons que les chiffres réels sont probablement quatre fois plus élevés, des chiffres masqués sous les décombres et le blocus. Gaza a été rasée, des familles et des générations ont été exterminées. Israël a mis en œuvre une famine délibérément organisée, utilisant l’aide humanitaire comme une arme contre plus de deux millions de civil·es. Des enfants sont affamé·es, des hôpitaux sont bombardés et des journalistes, des médecins et des civil·es sont pris pour cible en toute impunité. Toutes les infrastructures nécessaires à la vie ont été détruites. Ce n’est pas une « guerre ». C’est une campagne génocidaire dont l’objectif clair est le nettoyage ethnique et l’extermination.
Mais Gaza n’est pas la seule cible. De la bande de Gaza à la Cisjordanie, des territoires occupés en 1948 aux camps de réfugié·es du Liban et de la Syrie, et à travers toute la diaspora palestinienne, le sionisme mène partout sa guerre contre les Palestinien·nes. En Cisjordanie, le nettoyage ethnique se poursuit par la démolition, les raids militaires et la terreur imposée par les colons. Par-delà les frontières, notre identité, notre mémoire et la résistance sont attaquées.
Nous sommes ici en exil, pas par choix, des témoins au sein d’États particulièrement complices du maintien de notre oppression
Ce projet génocidaire est rendu possible par des milliards de dollars d’aide militaire, par le soutien politique et les livraisons d’armes provenant des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et d’autres pays. En Europe, les gouvernements présentent la « reconnaissance » symbolique en même temps qu’ils continuent à livrer des armes et à permettre le commerce. Nous rejetons cette hypocrisie. La reconnaissance sans mesures concrètes — sanctions, embargo — n’est pas une reconnaissance ; c’est un habillage pour le génocide. En tant que Palestinien·nes de la diaspora, notamment d’Europe, notre rôle n’est pas seulement de protester, mais d’organiser notre lutte : dénoncer la reconnaissance sans droits, exercer une pression sur les institutions qui financent et arment Israël, apporter nos revendications — droit au retour, restitution de nos terres et de nos biens, libération — au centre du pouvoir de l’Europe.
Nous ne demandons pas la permission de vivre, nous luttons pour notre libération
Nous sommes ici en exil, pas par choix, des témoins au sein d’États particulièrement complices du maintien de notre oppression.
Notre lutte politique prend de l’ampleur — elle est plus forte, plus unie et de mieux en mieux organisée.
Nous réaffirmons notre droit à la résistance, qui est une nécessité en temps de domination coloniale. Les tentatives visant à criminaliser notre lutte ou à détourner notre résistance échoueront. Nous ne demandons pas la permission de vivre, nous luttons pour notre libération.
En Europe, nous exigeons :
∙ La fin immédiate et inconditionnelle du génocide
∙ Un embargo total sur les armes à destination d’Israël
∙ Une aide humanitaire complète et sans restriction à Gaza
∙ La levée du blocus
∙ La libération de tous les prisonnier·es palestinien·nes
∙ Des poursuites contre tous ceux qui se sont rendus complices de crimes de guerre et de génocide
∙ Des sanctions contre les responsables israéliens, leurs banques, les institutions, les entreprises qui participent au génocide.
∙ La suspension de l’accord d’association UE-Israël en vertu de l’article 2
∙ La réparation et la reconstruction de Gaza
∙ La reconnaissance et mise en œuvre du droit au retour des Palestinien·nes (résolution 194 de l’ONU)Toute reconnaissance qui ne démantèle pas l’annexion, l’apartheid et le siège n’est pas de la solidarité mais de la complicité
Nous rejetons la « vague de reconnaissance » européenne d’un hypothétique mini-État sculpté à partir de fragments de la Cisjordanie et de Gaza. Cela n’arrête aucunement le génocide ni ne rétablit nos droits. Cela affaiblit notre peuple, fait disparaître les Palestinien·nes de 1948 et les réfugié·es et cela renforce ce que les tribunaux internationaux et le Conseil de sécurité de l’ONU ont jugé illégal. Les Palestinien·nes forment un peuple avec des droits — au retour, à l’égalité, à la liberté de mouvement et à l’autodétermination.
Toute reconnaissance qui ne démantèle pas l’annexion, l’apartheid et le siège n’est pas de la solidarité mais de la complicité.
Le mouvement de solidarité mondial ne peut être arrêté
Partout dans le monde, des millions de personnes — de Londres à Tanger, de Johannesburg à Paris — ont dit non au génocide et oui à la justice.
Elles font face à la censure, à la répression et à la criminalisation. Les politiques européennes, à travers la reconnaissance d’un État palestinien hypothétique et soumis à diverses conditions, tentent d’éteindre nos revendications. Mais le mouvement de solidarité mondial ne peut être arrêté.
Complicité ou résistance : en tant que Palestinien·nes, nous avons fait notre choix et nous appelons toutes les personnes dotées d’une conscience à faire de même
Gaza est la boussole morale de notre époque. Elle a révélé les fractures qui existent au sein de l’empire et contraint le monde à faire un choix : la complicité ou la résistance. En tant que Palestinien·nes, nous avons fait notre choix. Et nous appelons toutes les personnes dotées d’une conscience à faire de même.
Jusqu’au retour, jusqu’à la libération, jusqu’à ce que chaque centimètre carré de notre terre soit libre.
Beitna (Belgique)
Comunitat Palestina de Catalunya (Catalogne)
Giovani Palestinesi d’Italia (Italie)
Internationalt Forum (Danemark)
Palestinian Youth Movement (Grande-Bretagne)
Urgence Palestine (France) -
À Marseille, soutien à Pinar Selek...
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Trump prépare-t-il un coup d’État militaire ?
Le débat actuel dans une grande partie de la société américaine porte sur la question de savoir si Donald Trump prépare ou non un coup d’État. Il est omniprésent, des talk-shows télévisés populaires aux revues politiques sophistiquées.
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Gaza : Un « plan de paix » colonial...
Sous couvert de « plan de paix », Washington et Tel-Aviv, le génocide et la colonisation se poursuivent. L’impunité demeure totale. La solidarité internationale doit poursuivre la mobilisation pour un véritable cessez-le-feu et la décolonisation.
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Maroc : la jeunesse Gen Z 212 se lève pour la dignité et contre l’injustice sociale...
Après le mouvement du 20 février 2011, le Hirak du Rif de 2016 et celui de Jerada en 2018, la jeunesse marocaine se mobilise de nouveau.
Le 26 septembre 2025, regroupée autour de Gen Z 212, la jeunesse est descendue dans la rue dans plusieurs villes du Maroc et continue aujourd’hui à manifester pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux. Elle revendique notamment l’accès à des services publics de santé et d’éducation de qualité et réclame une justice sociale – les richesses étant concentrées entre les mains d’une minorité capitaliste locale, dont le chef du gouvernement et le palais royal, qui ne cessent de s’enrichir et de piller à tout va.
La mort de huit femmes dans la maternité de l’hôpital Hassan-II d’Agadir, le 14 septembre dernier, avait suscité une immense vague de colère parmi la population locale, les manifestant·es dénonçant un « hôpital de la mort », cri d’alarme générant un écho à l’échelle nationale.
Ce drame a été l’un des principaux éléments déclencheurs de l’appel lancé par la jeunesse de Gen Z 212 à manifester pour un hôpital public digne, capable de répondre aux attentes et aux besoins essentiels des citoyen·nes.
La jeunesse de Gen Z 212 revendique l’allocation de budgets suffisants pour renforcer la santé et l’éducation en moyens matériels comme en personnel, deux secteurs délaissés par l’État et livrés au capital privé. Elle exige également l’arrêt de la privatisation des services publics, ainsi que le droit au travail et à un salaire décent.
Face à l’ampleur des manifestations dans de nombreuses villes et villages, le régime mobilise ses relais médiatiques pour criminaliser le combat de cette nouvelle génération et réprime violemment les manifestant·es : on compte déjà des centaines d’arrestations, des dizaines de blessés dont au moins deux blessés graves à Oujda et trois jeunes tués à Lqliâa, près d’Agadir, par la gendarmerie royale – une des forces de répression militaire les mieux équipées du pays, qui dépend directement du palais.
Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux mobilisations en cours au Maroc, salue la détermination des manifestant·es et dénonce les politiques antisociales et répressives d’un régime soutenu depuis trop longtemps par l’impérialisme français, qui couvre ses crimes et lui fournit l’appui nécessaire pour écraser la contestation.
Le NPA-l’Anticapitaliste condamne la politique répressive menée par le régime policier de Mohamed VI, se tient aux côtés des manifestant·es agressé·es, blessé·es ou endeuillé·es, et exige :
- la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ces mobilisations, ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires à leur encontre ;
- la libération de tou·te·s les détenu·es politiques et d’opinion au Maroc.
Solidarité avec les jeunes et tout le peuple marocain mobilisés pour la justice sociale et contre le régime répressif et autoritaire marocain !