Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualités internationales... - Page 8

  • Le chantage des agences de notation pour imposer l’austérité !

    Après que l’agence Fitch a dégradé le 12 septembre la note de la France, de AA à AA –, Morningstar a suivi le 19 septembre en la ramenant à AA, invoquant une trajectoire « d’assainissement budgétaire » plus lente que prévu. Conséquence : les taux d’intérêt exigés par les marchés risquent d’augmenter, ce qui alourdit la charge de la dette et entretient un cercle vicieux. Comme toujours, ces agences privées, sans aucune légitimité démocratique, appliquent une grille de lecture néolibérale : elles « récompensent » les gouvernements qui imposent l’austérité et sanctionnent ceux qui ne coupent pas assez vite dans les dépenses sociales.

    Lire la suite

  • Palestine : Reconnaître les peuples avant les États !

    La reconnaissance de l’État de Palestine par la France est présentée comme un geste historique. Mais que vaut cette reconnaissance sans fin du génocide, de l’apartheid et de la colonisation ?

    Lundi 22 septembre : « Journée historique ». Un concert de louanges accompagne la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France — après la même démarche, la veille, par le Canada et le Royaume-Uni. La une de l’Humanité représente une Marianne avec bonnet phrygien et keffieh prenant dans ses bras une Palestinienne en pleurs. Les drapeaux palestinien et israélien sont exposés ensemble sur la tour Eiffel. Des dizaines de mairies célèbrent l’événement en arborant le ­drapeau palestinien.

    Une reconnaissance tardive et hypocrite

    On peut noter d’emblée l’hypocrisie d’un État qui, depuis deux ans, fait la chasse aux keffiehs et aux drapeaux palestiniens et où Retailleau, toujours ministre, interdit tout drapeau palestinien sur les mairies pourtant en lien avec une décision de son propre État. La palme revient cependant à la mairie de Paris qui, sans honte, met l’agresseur et l’agressé sur le même plan : le colonisé et le colon, la victime d’un génocide et son bourreau.

    Plus de 140 pays reconnaissaient déjà la Palestine. Il ne s’agit donc pas d’une décision si courageuse, après deux ans de génocide. Et cette reconnaissance tardive ne doit rien à un génie visionnaire de Macron. Ce dernier est probablement guidé par son souci de laisser une empreinte internationale après la perte d’influence de la France. Mais il a surtout été contraint d’agir sous la pression de l’opinion publique et du mouvement de solidarité.

    S’agit-il donc d’une décision historique positive ? Probablement… mais. Car il y a plusieurs « mais ». Et de taille.

    Une reconnaissance fantoche, vaine et conditionnée

    D’abord, il s’agit de reconnaître un État qui n’existe pas. Les accords d’Oslo ont créé le spectre d’un État en Palestine sans réel pouvoir, ne contrôlant pas son propre territoire, et dont tous les progrès étaient conditionnés à la « sécurité » d’Israël.

    Ensuite, il s’agit de reconnaître un État sans reconnaître le génocide perpétré contre son peuple, sans mettre fin aux livraisons d’armes, sans imposer de sanctions. Depuis plusieurs mois, les communiqués de dénonciation s’enchaînent sans aucune action. Cette reconnaissance, sans effets concrets sur l’injustice que vit le peuple palestinien, est une manière de masquer l’inaction de la France et de couvrir sa complicité.

    Enfin, il s’agit d’une reconnaissance sous conditions. Le projet franco-saoudien comporte plusieurs clauses conditionnant une reconnaissance effective à la sécurité d’Israël. Il impose la « démocratie » — en décidant d’avance et sans les PalestinienEs que ce sera sans le Hamas — et confie le pouvoir d’administration à l’Autorité palestinienne. Une démocratie décidée dans les chancelleries occidentales, en somme. (Lire à ce sujet notre article dans l’édition de la semaine dernière 1).

    Reconnaissance des peuples

    Reconnaître les peuples, c’est d’abord arrêter la déshumanisation : ne pas laisser continuer le génocide et l’arrêter immédiatement est une priorité absolue. Les dénonciations ne suffisent pas. Il faut des sanctions contre l’État d’Israël, des arrestations – notamment interdire de vol Netanyahou et ses acolytes dans l’espace aérien européen. Arrêter les soldats franco-israéliens impliqués dans des crimes à Gaza. Mettre fin à l’impunité.

    Reconnaître les peuples, c’est reconnaître leurs aspirations légitimes, leurs revendications et leurs organisations. En réalité, la reconnaissance actuelle vient entériner les « frontières » de 1967 et réaffirmer le soutien à Israël plus que reconnaître les droits du peuple palestinien.

    Pour reconnaître les peuples, il faut soutenir leurs résistances et leurs luttes. En Italie — dont l’État ne reconnaît pourtant pas la Palestine — un appel à la grève générale en soutien à Gaza a donné lieu à une importante mobilisation le 22 septembre. Ce mouvement reconnaît le peuple palestinien. Bloquons tout pour Gaza !

    Édouard Soulier

  • À Mayotte, la police française tue en mer...

    Une enquête d’un an, menée par le média d’investigation Lighthouse Reports, le Monde, Der Spiegel, The Times et Arte, sur les naufrages de migrantEs comorienEs tentant de rejoindre l’île de Mayotte, un prétendu « département français » (à 8 000 km de l’Hexagone !), vient confirmer ce que les militantEs antiracistes et anticolonialistes ne cessent de dénoncer : la politique de fermeture des frontières aux migrantEs tue.

    Lire la suite

  • Guerre des drones ou guerre des nerfs...

    Poutine multiplie les incursions et les menaces tout en intensifiant ses attaques contre l’Ukraine. L’utilisation des drones « low cost », marquée par de rapides innovations, tire son origine de la résistance populaire ukrainienne. Elle constitue aujourd’hui également un élément central de l’économie de guerre russe.

    Lire la suite

  • Après l’assassinat de Kirk, la gauche en danger...

    L’assassinat de Charlie Kirk, dirigeant de 31 ans de l’organisation de jeunesse d’extrême droite Turning Point USA, a intensifié la polarisation politique aux États-Unis et entraîné des appels du mouvement « Make America Great Again » (MAGA) de Trump à éliminer la gauche de la vie politique américaine.

    Lire la suite

  • Nos yeux sur la flottille, pas sur l’ONU...

    Alors que la ville de Gaza est réduite en cendres, l’attention médiatique se focalise sur les gesticulations autour d’une « reconnaissance de l’État de Palestine » vaine et empoisonnée. Nous ne devons pas perdre le cap de la solidarité par en bas, soutenir la Global Sumud Flotilla, isoler Israël et contrer le processus de normalisation.

    Lire la suite

  • Assassinat de Kirk, coup d’accélérateur pour l’extrême droite...

    L’assassinat de Charlie Kirk aux États-Unis (lire page 4) a eu des retentissements politiques et médiatiques en France. L’extrême droite — du Rassemblement national (RN) aux groupuscules, jusqu’à leurs médias — en fait un prétexte pour hâter l’application de son agenda politique, via des opérations de victimisation et d’instrumentalisation.

    Lire la suite