Actualités internationales... - Page 8
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RAP ET OPPRESSIONS : À QUI PROFITE LE $ALE ? avec Benjamine Weill...
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Hnalaïne Uregei, ton combat continue!
C'est de nouveau un militant indépendantiste Kanak éminent qui est parti, le samedi 25 janvier 2025. Un peu plus de deux ans après son frère, Louis Kotra Uregei, dont nous saluons la mémoire, Hnalaïne Uregei nous a quittés à près de 70 ans. Nous exprimons notre amitié et nos condoléances à sa famille et à ses camarades de combat.
Très jeune, Hnalaïne Uregei avait participé aux Foulards Rouges qui réanimaient sur l'archipel le combat indépendantiste lors de la grande vague mondiale de 1968. Avec son frère il a mené la création de l'Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE) en 1981. En 1984, il devenait le premier représentant du FLNKS à Paris, où, avec Jean Marie Tjibaou, il rencontrait la LCR - souvent les combats de Hnalaïne Uregei et les nôtres se sont mêlés. L’USTKE (Union Syndicale des travailleurs Kanak et des Exploités), fondée en 1981, a toujours été le fer de lance du combat indépendantiste, menant des mobilisations offensives, et a souvent été en butte à la répression coloniale.
Militant intransigeant face aux compromissions, rivé sur l'objectif de l'indépendance, il était un internationaliste convaincu et aussi un ami, entre autres, de notre camarade Alain Krivine.
CherEs camarades et amiEs recevez toutes nos pensées solidaires dans ces jours de deuil.
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Trump et la menace fasciste mondiale...
L’arrivée de Trump au pouvoir nous montre le danger mortel que l’extrême droite fait courir à l’humanité, aux classes populaires en particulier.
Le refus de l’écologie
Trump a répété en boucle son slogan « Drill, baby, drill » (fore, bébé, fore) pour montrer sa volonté de multiplier les forages de pétrole et de gaz de schiste, au mépris du changement climatique. Une de ses premières décisions a également été de faire sortir les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, pourtant peu contraignant en matière de limitation de l’émission de gaz à effet de serre.
Les politiques guerrières
Trump prétend vouloir la paix. En réalité, la courte trêve à Gaza s’accompagne d’une multiplication des occupations illégales de colons israéliens en Cisjordanie. Trump a d’ailleurs proposé de déporter les Gazaoui·es en Égypte ou en Jordanie, et fait reprendre les livraisons de bombes d’une tonne à Israël.
Il a suspendu les aides versées par les USA aux ONG ukrainiennes, menaçant ainsi concrètement les conditions de vie et la survie d’une large partie de la population supportant les attaques de l’armée russe depuis bientôt trois ans.
De plus, l’augmentation à 25 % des droits de douane sur les produits importés de Chine ou de Mexique renforce la concurrence internationale, qui se terminera tôt ou tard par des affrontements militaires. Dans cette optique, Trump a proposé d’annexer le Canada et le Groenland.
Les politiques antisociales et racistes
Trump a déjà annulé des dizaines de réglementations relevant du droit du travail, remplacé les inspecteurs généraux chargés de faire appliquer le droit par des partisans de sa politique, et supprimé les agents fédéraux chargés de la diversité, l’équité et l’inclusion. Il a également renforcé son offensive transphobe, invalidant leur état-civil ou menaçant la vie des personnes trans incarcérées.
Ce à quoi il faut ajouter l’expulsion de migrant·es, qui a déjà commencé et le projet d’en « déporter » des centaines de milliers.
Les liens avec les fascistes
Elon Musk, le président de X et Tesla, son nouveau ministre de « l’efficacité gouvernementale » a clairement réalisé un salut nazi lors de la cérémonie d’investiture de Trump et est allé soutenir l’organisation fasciste allemande AfD.
Même si le gouvernement américain n’a pas encore basculé dans un régime fasciste, le projet politique de Trump et de ses alliés ne fait pas de doute.
Quelles conséquences ?
L’arrivée au pouvoir aux États-Unis d’un tel personnage ne doit pas être prise à la légère. C’est un encouragement pour toutes les organisations et les dirigeants d’extrême droite, comme Netanyahou en Israël, Milei en Argentine, l’AfD en Allemagne ou Bardella en France. Cela donne confiance à Le Pen et à l’italienne Meloni. Trump a été félicité par Poutine, il est possible que de tels dirigeants s’accordent, temporairement, pour se répartir le monde et coordonner des attaques contre les classes populaires.
Pour les classes populaires, il faut à tout prix s’opposer à ce que les dirigeant·es d’extrême droite prennent le pouvoir. En France en particulier, nous sommes menacé·es par le même type de dangers, qui sont liés à l’actuelle crise profonde du capitalisme. L’unité de la gauche et du mouvement ouvrier est une nécessité pour y faire face.
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À Gaza et en Cisjordanie, le cessez-le-feu n’arrête pas la machine coloniale d’Israël...
Dimanche 19 janvier 2025, le début du cessez-le-feu à Gaza et de la libération de prisonnierEs entrait en vigueur. Dans un cadre bien fragile, 1 967 prisonnierEs politiques palestinieNEs, provenant de partout en Palestine, devraient être libéréEs.
LibéréEs mais pour être arrêtéEs à nouveau pour certainEs, comme c’est souvent le cas. Depuis 1967 selon l’ONU, 800 000 PalestinienNEs ont séjourné dans les geôles israéliennes. Lors de la première phase, ce sont surtout 69 femmes et 21 enfants qui ont été libéréEs.Quant aux prisonnierEs libéréEs pendant la deuxième phase, 70 sont condamnéEs à la déportation et à l’exil !
Pour les médias mainstream, il y a d’un côté, les « otages » israéliens dont il est beaucoup question et de l’autre les prisonnierEs palestinienNEs traitéEs de « terroristes ». Ils ne connaissent pas vraiment le terme « prisonnierEs politiques » ou « enfants emprisonnés ». Rien non plus sur les conditions de détention : emprisonnéEs souvent sans procès, par décision administrative, otages d’une pratique héritée du colonialisme britannique et perpétuée par le colonialisme israélien, maltraitéEs, torturéEs, tuéEs ou mortEs en prison, parfois.
Israël continue en Cisjordanie
L’hypocrisie et le cynisme d’Israël et de ses alliés n’ont pas de limites. En même temps que l’État sioniste signe le cessez-le-feu pour Gaza, il déploie encore plus son armée en Cisjordanie. Dans les territoires occupés, les PalestinienNEs subissent, à un rythme intensifié, la violence de colons fascistes accompagnée par la répression et la brutalité de l’armée israélienne. Les échos que nous avons de journalistes sont terrifiants. Quant à nos amiEs en Cisjordanie, elles et ils nous parlent de la peur qui règne mais nous demandent aussi de poursuivre nos actions de solidarité. Des centaines de nouveaux checkpoints sont installés dans les entrées de villes, de villages et de camps de réfugiéEs. Ils ferment tous les accès et font de la Cisjordanie une souricière. Les arrestations de PalestinienNEs, de tous âges, sont devenues massives.
Jénine, un des bastions de la résistance palestinienne, est attaqué : bombardements, destructions de routes et infrastructures, démolitions de logements, déplacements forcés et massacres des habitantEs. Trump a supprimé les sanctions financières contre les colons les plus virulents en Cisjordanie et demande à l’Égypte et à la Jordanie d’accueillir les GazaouiEs.
Le droit d’Israël de bafouer le droit international
L’heure est grave. Si Israël, avec l’aide active des États-Unis, la complicité des pays occidentaux et de certains pays arabes, poursuit son projet d’annexion de ce qui reste comme territoires palestiniens, après le génocide à Gaza, une nouvelle Nakba encore plus dramatique se prépare.
Cette situation va encore être traitée par les médias mainstream, le gouvernement et l’Europe comme le perpétuel « droit » d’Israël de se défendre en toute impunité, c’est-à-dire comme un État colonial d’apartheid qui bafoue le droit international et les résolutions de l’ONU. Et passe outre les décisions de la CPI ou de la CIJ.
Seule la résistance palestinienne, avec la solidarité internationale, peut stopper Israël et les États-Unis. Continuons à nous mobiliser et à mettre la pression sur les gouvernements, amplifions la campagne de boycott d’Israël, de ses produits et des entreprises complices. Amplifions la solidarité avec le peuple palestinien pour son droit à la résistance, pour son droit à rester ou à retourner sur sa terre, pour son droit à la vie, à la liberté et à la justice. Amplifions la solidarité pour que cessent les massacres, le génocide, l’occupation, la colonisation.
Théo
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Démondialisation de crise...
La mondialisation heureuse (pour le Capital) appartient à un passé déjà lointain. La crise de la démondialisation lui a succédé, ouvrant un espace aux conflits géopolitiques entre États et à des replis protectionnistes partiels.
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Crise et particularité du capitalisme chinois...
Selon les chiffres officiels publiés le 17 janvier, le produit intérieur brut (PIB) de la Chine aurait crû de 5 % en 2024 et l’objectif assigné par Xi Jinping aurait été atteint, comme (presque ?) toujours.
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Trump et la menace fasciste mondiale...
L’arrivée de Trump au pouvoir nous montre le danger mortel que l’extrême droite fait courir à l’humanité, aux classes populaires en particulier.
Le refus de l’écologie
Trump a répété en boucle son slogan « Drill, baby, drill » (fore, bébé, fore) pour montrer sa volonté de multiplier les forages de pétrole et de gaz de schiste, au mépris du changement climatique. Une de ses premières décisions a également été de faire sortir les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, pourtant peu contraignant en matière de limitation de l’émission de gaz à effet de serre.
Les politiques guerrières
Trump prétend vouloir la paix. En réalité, la courte trêve à Gaza s’accompagne d’une multiplication des occupations illégales de colons israéliens en Cisjordanie. Trump a d’ailleurs proposé de déporter les Gazaoui·es en Égypte ou en Jordanie, et fait reprendre les livraisons de bombes d’une tonne à Israël.
Il a suspendu les aides versées par les USA aux ONG ukrainiennes, menaçant ainsi concrètement les conditions de vie et la survie d’une large partie de la population supportant les attaques de l’armée russe depuis bientôt trois ans.
De plus, l’augmentation à 25 % des droits de douane sur les produits importés de Chine ou de Mexique renforce la concurrence internationale, qui se terminera tôt ou tard par des affrontements militaires. Dans cette optique, Trump a proposé d’annexer le Canada et le Groenland.
Les politiques antisociales et racistes
Trump a déjà annulé des dizaines de réglementations relevant du droit du travail, remplacé les inspecteurs généraux chargés de faire appliquer le droit par des partisans de sa politique, et supprimé les agents fédéraux chargés de la diversité, l’équité et l’inclusion. Il a également renforcé son offensive transphobe, invalidant leur état-civil ou menaçant la vie des personnes trans incarcérées.
Ce à quoi il faut ajouter l’expulsion de migrant·es, qui a déjà commencé et le projet d’en « déporter » des centaines de milliers.
Les liens avec les fascistes
Elon Musk, le président de X et Tesla, son nouveau ministre de « l’efficacité gouvernementale » a clairement réalisé un salut nazi lors de la cérémonie d’investiture de Trump et est allé soutenir l’organisation fasciste allemande AfD.
Même si le gouvernement américain n’a pas encore basculé dans un régime fasciste, le projet politique de Trump et de ses alliés ne fait pas de doute.
Quelles conséquences ?
L’arrivée au pouvoir aux États-Unis d’un tel personnage ne doit pas être prise à la légère. C’est un encouragement pour toutes les organisations et les dirigeants d’extrême droite, comme Netanyahou en Israël, Milei en Argentine, l’AfD en Allemagne ou Bardella en France. Cela donne confiance à Le Pen et à l’italienne Meloni. Trump a été félicité par Poutine, il est possible que de tels dirigeants s’accordent, temporairement, pour se répartir le monde et coordonner des attaques contre les classes populaires.
Pour les classes populaires, il faut à tout prix s’opposer à ce que les dirigeant·es d’extrême droite prennent le pouvoir. En France en particulier, nous sommes menacé·es par le même type de dangers, qui sont liés à l’actuelle crise profonde du capitalisme. L’unité de la gauche et du mouvement ouvrier est une nécessité pour y faire face.
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Aux États-Unis, la résistance a commencé discrètement...
La résistance au président Trump a commencé, non pas sous la forme d’un mouvement social de masse, mais dans la cathédrale nationale, dans les tribunaux fédéraux, dans les assemblées législatives des États et dans les mairies.
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Bardella appelle à l’internationale fasciste en écho à Trump...
Le 21 janvier 2025 marque un bouleversement des rapports de forces internationaux avec l’investiture de Donald Trump au pouvoir de la première puissance économique mondiale.
Ces premiers jours de mandat ont donné le triste spectacle de toutes les mesures les plus suprémacistes et réactionnaires : décret anti LGBT, expulsions de personnes étrangères du territoire, appel aux licenciements des fonctionnaires chargés de promouvoir la diversité, purge réactionnaire des sites gouvernementaux, transfert des femmes trans incarcérées vers des prisons pour hommes, attaque du droit du sol, sortie de l’Accord de Paris, etc.
Le salut nazi minimisé
Son investiture a surtout été marquée par le salut nazi d’Elon Musk, multimilliardaire, futur ministre de Trump. Par ce geste, Musk a permis de montrer la perspective d’une nouvelle ère fasciste mondiale et la toute-puissance des idées d’extrême droite. Les réactions ont été à l’image de la période : pleine de cette confusion qui ne fait que nourrir l’extrême droite. C’est le cas en France où l’extrême droite, la droite et même une partie de la « gauche » y ont vu « un salut romain », un geste « polémique » ou « maladroit » lié au syndrome du trouble autistique d’Elon Musk…
Par cette confusion, l’extrême droite gagne sur tous les fronts, comme l’a très bien expliqué Johann Chapoutot invité sur une chaîne de télévision la semaine de l’investiture. Selon lui, la confusion a permis à l’extrême droite de continuer à attaquer tout ce qu’ils combattent : « la bien-pensance, les droits de l’homme, la gauche, les wokistes, qui s’indigneraient faussement », mais il a aussi rappelé que ce geste ne fait aucun doute sur sa nature : c’est un salut nazi.
Les fascistes du monde entier ont d’ailleurs très bien compris sa portée, comme Andrew Tate « influenceur d’extrême droite » qui prône aujourd’hui l’utilisation normalisée de ce « salut » ou les exclamations de joie sur les réseaux de nombreux néonazis affichés : « On est de retour ».
L’investiture de Trump reprise par Bardella
Cet appel qu’ont lancé les États-Unis par cette investiture qui, à bien des égards, fait penser aux premiers jours de Mussolini au pouvoir, a reçu un écho particulier au sein du Rassemblement national et chez son président galvanisé, Jordan Bardella.
On n’aura jamais autant vu Bardella au Parlement européen que depuis l’élection de Trump ! Lui qui s’est brillamment illustré par son absence dans tous ces mandats de députéEs européenNEs se sert depuis quelques jours du Parlement comme d’une tribune pour appeler à l’internationale fasciste. Le discours qu’il y a tenu le 21 janvier est très éclairant là-dessus.
Le député européen y marque son plein accord avec les ambitions souverainistes de Trump, « l’Amérique d’abord ». Il la justifie par le fait que le peuple américain serait « livré depuis trop longtemps à un mondialisme sauvage et à l’immigration de masse ». Il fantasme un peuple « qui aspire à retrouver sa fierté, culture, et son identité ».
Mythe de la civilisation blanche européenne
Tout cela n’est évidemment que prétexte au parallèle avec l’Europe et la France, afin d’y développer ses idées fascistes de manière encore plus décomplexée.
« À l’heure du retour en force des Nations sur la scène mondiale, de la saine réappropriation de la politique par les peuples, l’Amérique de Trump lance en réalité à la France et à toutes les Nations d’Europe, le défi de la puissance ». Entre populisme, nationalisme et masculinisme exaltant la « puissance », il précise le projet politique de régénération d’une communauté, ici le mythe de la civilisation blanche européenne.
Avec ce discours, Bardella coche les cases d’une définition presque parfaite du fascisme. Pour lui, un basculement idéologique et politique est en cours, il appelle les pays européens à suivre la même trajectoire que les États-Unis : « L’Europe est aujourd'hui à la croisée des chemins. [...] Réagissons, ou bien nous sortirons de l’Histoire ». « Subtile » référence raciste au grand remplacement et aux autres complots de domination par des populations considérées comme exogènes à la nation blanche.
La victoire de Trump est donc pour nous aussi une mise en garde. Cette offensive dans le discours du Président du plus gros parti d’extrême droite en France doit être prise avec sérieux et gravité. Elle doit mener à l’action la plus large possible pour résister face à l’extrême droite qui ne rêve que d’une chose : prendre le pouvoir par la résignation d’une partie de la population et par la répression de toute opposition politique. C’est en ce sens qu’aujourd’hui Angela Davis le rappelle « contre le fascisme, l’espoir est une exigence absolue ».
LM et Manon Boltansky
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Afrique du Sud, l’indignité d’une politique...
Les autorités sud-africaines n’ont pas hésité à provoquer la mort de dizaines de personnes en assiégeant les mineurs clandestins.