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Actualités internationales... - Page 8

  • L’épuration ethnique de Gaza par des ONG et le Somaliland...

    À compter du premier mars, trente-sept ONG se verront interdire d’agir dans la bande de Gaza, alors même qu’elles constituent des ressources essentielles pour la population. Cette décision s’inscrit dans un projet global de privatisation et de militarisation de l’aide humanitaire. Elle poursuit un double objectif : le contrôle du récit et l’épuration ethnique, que vise explicitement le projet d’expulser les GazaouiEs vers le Somaliland.

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  • Solidarité avec le peuple vénézuélien contre l’agression impérialiste !

    Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

    Une intervention impérialiste assumée

    Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militantEs politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes. 

    En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

    Ni la paix, ni la démocratie 

    Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.

    Montée du fascisme

    L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.

    Solidarité avec le peuple vénézuélien

    Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.

    Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions.

    Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.

  • Algérie : Pour la libération de Lyes Touati...

    Lyes Touati, membre du Parti Socialiste des Travailleurs (parti suspendu depuis 2022), est également un militant associatif très engagé dans sa ville natale d’Aokas. Présent dans l’ensemble des luttes relevant de l’intérêt général, il s’est notamment investi dans les combats environnementaux, en particulier pour la préservation de la bande boisée d’Aokas, la délocalisation de la décharge publique et la mise en place d’une déchèterie. Lors de l’épidémie de Covid-19, il a initié un collectif citoyen chargé de collecter des fonds, contribuant ainsi à l’acquisition d’une centrale à oxygène pour l’EPH d’Aokas, ainsi que de matériels et de médicaments indispensables aux malades en situation de détresse.

    Des engagements exemplaires

    Son engagement social se manifeste également par son soutien constant aux grèves syndicales dans le secteur de l’éducation. Il a notamment appelé à prendre en compte les revendications légitimes des lycéenNEs et collégienNEs lors de leurs mobilisations l’an passé, en défendant l’écoute, le dialogue et le débat avec ces élèves. Il soutient par ailleurs de manière infatigable les luttes des travailleurEs.

    Figure majeure du Hirak de 2019, Lyes Touati a, dès la première semaine du mouvement, appelé à son auto-organisation sous le mot d’ordre d’assemblée ­constituante.

    Militant anticapitaliste et anti-impérialiste assumé, il défend ouvertement des positions antisionistes et anti-­impérialistes concernant les questions ­palestinienne et sahraouie.

    Des accusations absurdes

    C’est pourtant dans ce contexte militant que Lyes Touati a été arrêté le 14 décembre dernier, puis placé sous mandat de dépôt à compter du 16 décembre, sur la base d’une accusation surréaliste d’appartenance au MAK — qui constitue l’exacte antithèse des idéaux qu’il incarne et des luttes qu’il mène depuis des années.

    Dès le 17 décembre, ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté provisoire, rapidement suivie d’une large vague de soutien et de témoignages saluant son parcours militant, aux niveaux local, national et international. Toutefois, le 30 décembre, la chambre d’instruction a rejeté cette requête et maintenu Lyes Touati sous mandat de dépôt.

    Par cette accusation, Lyes Touati encourt une peine de prison allant de 5 à 10 ans, alors même qu’aucun élément ne permet d’en établir la véracité ni le fondement, tant sur le plan juridique que politique. Il assume pourtant clairement et publiquement son anticapitalisme et son anti-impérialisme, que le juge d’instruction semble refuser de prendre en considération. Sa dernière publication sur Facebook, datée du 13 décembre, la veille de son arrestation, n’était d’ailleurs autre que la célèbre citation du préambule du Manifeste du parti communiste : « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ».

    Liberté pour Lyes !

    Une pétition d’initiative locale a d’ores et déjà recueilli plus de 1 500 signatures. Elle témoigne de la reconnaissance de la probité morale et politique de Lyes Touati et constitue un rejet net des accusations infondées ­portées contre lui.

    La mobilisation de solidarité doit se poursuivre pour obtenir sa libération. Faisons signer la pétition, sollicitons des rendez-vous auprès des ambassades et contribuons à démontrer que Lyes est un militant anti-impérialiste et pro-Palestine reconnu, qui n’a rien à faire en prison. 

    CorrespondantEs

    Pour signer la pétition, cliquer ici

  • Ni Guide ni Shah : soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

    Le soulèvement en cours en Iran articule revendications sociales, égalité des droits et rejet de la dictature. Face à la répression du régime et aux tentatives de récupération impérialistes et monarchistes, la mobilisation ouvre une nouvelle séquence à fort potentiel révolutionnaire.

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  • Yankees Go Home ! Non à l’agression impérialiste contre le Venezuela !

    Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

    Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.

    Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).

    Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. 

    Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !

  • Soutien à la lutte des peuples d’Iran !

    L’effondrement de la monnaie nationale et de l’économie, l’hyperinflation et la stagnation des salaires sont les ingrédients de la mobilisation massive partie le dimanche 28 décembre du bazar de Téhéran et étendue à de nombreuses villes et universités. La combativité des manifestantEs et la vitesse à laquelle la situation évolue montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une réaction passagère à la hausse du taux de change. C’est une fois encore une colère sociale profonde, enracinée dans des décennies d’injustices, de pauvreté, de ségrégation de genre et de répression qui s’exprime. La grève du bazar, la fermeture des commerces et l’entrée en scène des étudiants signent une nouvelle étape de ce mouvement de fond qui secoue la République Islamique d’Iran.

    Des syndicats de travailleurs, comme le syndicat Vahed, et des associations d’enseignants et de retraités se sont immédiatement solidarisés du mouvement.

    Alors que l’inflation officielle dépasse les 52 %, le pouvoir refuse d’augmenter les salaires. Cela signifie clairement que le budget de l’État est financé sur le dos des travailleurs, des retraités, des chômeurs et des plus précaires. Cela veut dire moins de soins, moins d’éducation, plus de marginalisation et une société épuisée. Alors que la pauvreté explose, les dirigeants du pays et notamment le Guide Khamenei détiennent eux des fortunes colossales. Le pouvoir cherche en apparence à calmer la contestation, mais dans les faits, la répression se déploie sur le terrain. Une fois encore, la République islamique d’Iran va chercher à survivre grâce à la potence et à la peur. La mollahrchie a exécuté plus de 1922 détenus en 2025, mais cela n’empêche pas les mobilisations populaires. Le courage des manifestantEs est immense et la contestation ne faiblit pas. Déjà les signes de faiblesses du pouvoir apparaissent. Le directeur de la Banque centrale a démissionné, trois responsables de la sécurité d’universités ont été limogés, l'État a fermé les administrations dans 26 provinces et les cours des universités basculent en distanciel. Et cela n’est peu- être que le début !

    Face à cette dynamique, les tentatives de récupération — notamment par les courants monarchistes — doivent être clairement rejetées. Ceux-ci n’hésitent pas à organiser une campagne de manipulation en modifiant les slogans sur les vidéos qui sortent d’Iran afin de faire croire à une adhésion des contestataires à la solution « monarchiste ». Soutenu par Nétanyahou et Trump, le fils du Shah n’est pas un allié des peuples d’Iran. Son projet est autoritaire et ultralibéral. Les peuples d’Iran ne sont pas dupes. Ils n’ont pas renversé une dictature pour en restaurer une autre. Le choix n’est pas entre deux formes de despotisme, mais entre la poursuite d’un système fondé sur l’injustice et la construction d’un avenir fondé sur l’égalité, les droits sociaux et démocratiques et la dignité.

    La solidarité entre universités, lieux de travail, quartiers populaires et périphéries urbaines est la clé pour transformer la colère en force sociale organisée, capable de résister à la répression, d’empêcher toute instrumentalisation et refuser la confiscation du mouvement.

    Les peuples d’Iran ont besoin de toute la solidarité internationale des forces progressistes. Le NPA-l’Anticapitaliste se tient aux côtés de la jeunesse, des travailleurs et travailleuses d’Iran. Nous apportons tout notre soutien aux peuples d’Iran en lutte contre la dictature, contre la vie chère et les injustices.