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Actualités internationales... - Page 69

  • « L’ordre » médiatique français contre les PalestinienNEs...

    La presse française est particulièrement partiale. Le Monde titrait mercredi 11 octobre « Après la terreur, la riposte d’Israël » ; Le Figaro empile les accusations politiques contre LFI, l’« attaque contre Israël », le « “chantage insupportable” du Hamas » ; et la palme revient à BFMTV qui réussit à publier sur la même page « les images de la traque des terroristes », plusieurs témoignages de Français en Israël, dont celui-ci : « “Ils ne font pas partie du genre humain” : Samuel Sandler réagit aux attaques du Hamas en Israël ».

    Il semble qu’il n’y ait que des victimes israéliennes, agressées par des terroristes. Les comparaisons avec le Bataclan et le 11 septembre 2001 sont permanentes.

    Sans parler de l’offensive des politiques. Élisabeth Borne est d’accord avec le CRIF qui prétend que LFI « renvoie dos à dos une démocratie attaquée et un régime terroriste assassin ». Elle déclare : « Les positions de La France insoumise sont bien connues […], c’est parfois une façon aussi de masquer une sorte d’antisémitisme ». Tandis que l’UEJF (Union des Étudiants juifs de France), soutenue par des députés de la majorité, menace de porter plainte contre le NPA pour « apologie du terrorisme ».

    La presse internationale sonne très différemment. Le New York Times titre « Israël reprend des villes aux combattants du Hamas… »El Païs le dit ainsi « Guerre entre Israël et Gaza : l’armée israélienne reprend le contrôle de la frontière et affirme avoir trouvé 1 500 cadavres de miliciens du Hamas ».

    L’offensive idéologique qui a lieu en France vise à nier la guerre coloniale, reprenant ainsi tous les discours qui avaient cours pendant la guerre d’Algérie. Il s’agit de nier la qualité de peuple aux PalestinienNEs pour défendre l’imaginaire sioniste selon lequel Israël serait « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Le vocabulaire colonial et raciste a pour fonction également de servir d’avertissement aux secteurs de la population de France qui voudraient se révolter contre l’ordre établi : pour celles et ceux qui nous gouvernent, la révolte est illégitime et soupçonnée de terrorisme. « L’ordre, l’ordre, l’ordre » réclamé par Macron fin juillet est incontestable. Avec les PalestinienNEs, avec touTEs les oppriméEs, contestons, révoltons-nous !

    Antoine Larrache

  • Solidarité avec la lutte du peuple palestinien...

    L’offensive organisée par la résistance palestinienne, notamment le Hamas, a remis sur le devant de la scène la lutte pour les droits du peuple palestinien. Le nombre des victimes civiles, israéliennes comme palestiniennes, choque à juste titre, et montre l’horreur que constitue toute guerre. Mais dans cette guerre, il y a Israël, un État colonial dirigé par l’extrême droite, contre le peuple palestinien, qui résiste à une occupation avec les moyens limités dont il dispose.

     

    Les PalestinienNEs sont les victimes d’un État colonial

    La guerre ne date pas du 7 octobre, elle dure depuis 75 ans. Depuis des décennies, l'État d’Israël impose aux palestinienNEs son lot d’humiliations quotidiennes, de meurtres, d’emprisonnements, de politiques d’occupation et de colonisation, tout cela dans l’indifférence totale de la « communauté internationale ». Les grandes puissances regardent ailleurs alors que l’ONU a multiplié les résolutions contre la politique d’apartheid de l’État d’Israël.
    Israël colonise, réprime, organise la ségrégation et bafoue le droit à l'autodétermination du peuple palestinien. Les PalestinienNEs de Gaza sont sous un blocus illégal et condamné, mais maintenu depuis 17 ans... Contre elles et eux, le gouvernement d'extrême droite au pouvoir en Israël ne fait qu'utiliser aveuglément la force, pensant ainsi les soumettre.

    Le quotidien israélien Haaretz explique : « Après sa victoire aux dernières élections, [M. Netanyahou] a remplacé cette prudence par la politique d'un « gouvernement à droite toute », avec des mesures manifestes prises pour annexer la Cisjordanie, pour procéder à un nettoyage ethnique dans certaines parties de la zone C. […] Il s’agissait également d'une expansion massive des colonies […] et de parler ouvertement d'une “seconde Nakba” au sein de sa coalition gouvernementale. »

    Nos solidarités

    Ici, une grande offensive idéologique dénonce le « terrorisme » du Hamas. Cette campagne, ainsi que l’amalgame nauséabond entre antisionisme et antisémitisme, visent à faire taire la solidarité avec la lutte pourtant légitime du peuple palestinien pour ses droits. La Première ministre et des associations ont multiplié les menaces à l’égard du NPA, de La France insoumise ou de l’Union juive française pour la paix (UJFP).
    Le projet politique, la stratégie et les moyens de lutte du Hamas ne sont pas ceux du NPA. Dans ce cadre, nous dénonçons les tueries de civils menées par le Hamas. La résistance palestinienne est d’ailleurs composée de différentes forces avec des projets politiques différents. Nous déplorons toutes les victimes civiles, qu'elles soient israéliennes ou palestiniennes, et nous dénonçons tous les crimes de guerre. 

    Nous soutenons la lutte nécessaire contre la colonisation menée par un État d’apartheid, l’État d’Israël, qui aujourd’hui jette à la rue des centaines de milliers de personnes en quelques heures avant de bombarder et qui veut mettre en place un « siège complet » de la bande de Gaza. Nous réaffirmons notre soutien plein et entier à la lutte des PalestinienNEs pour leur émancipation, y compris par la lutte armée, comme c’est le cas pour les UkrainienNEs contre la guerre menée par la Russie, ainsi que pour le droit à l’autodétermination. C’est la condition pour que les PalestinienNEs puissent vivre en paix sur leur terre.

     

    Se mobiliser ici et maintenant

    La mobilisation palestinienne ne peut faire face aux bombardements, au siège de Gaza et à l’intervention au sol de l’armée israélienne, qu’avec l’appui d’une importante mobilisation internationale de solidarité qui puisse exercer une pression sur Israël et les grandes puissances qui le soutiennent. 

    Le NPA appelle et sera partie prenante, ces prochains jours et dans l’unité, de toutes les initiatives et mobilisations de rue en soutien au peuple palestinien et à la lutte légitime pour ses droits.

     

  • Défendons les Kurdes et le Rojava...

    Depuis le 5 octobre, le nord-est de la Syrie, dirigé par une administration autonome, l'ANEES, subit des vagues de bombardements et d'attaques de drones incessantes. Toutes les régions sont touchées, mais les principales cibles sont les infrastructures civiles comme les centrales électriques, les usines de gaz, les châteaux d'eau, rendant la vie des populations extrêmement difficile. Ces attaques sont censées être une riposte à l'attentat suicide du 1er octobre mais ne sont de fait que l'amplification d'attaques permanentes contre les forces kurdes en Turquie, en Syrie et en Irak.

    La Turquie vient de bombarder le camp de réfugiéEs de Maxmur, dans la zone autonome du Kurdistan d'Irak (touchant une mosquée), et toute la région des monts Quandil, où sont implantées les forces kurdes, subit des attaques et des bombardements permanents. Elle vient de bombarder la région de Kobané, ville emblématique de la résistance kurde à l’État islamique.

    Dans le même temps, dans les régions occupées par la Turquie comme Afrin depuis janvier 2018, et la bande frontalière de Tall Abyad à Sérekanye, la résurgence des gangs de l’État islamique au nord-est de la Syrie est la cause d'attentats permanents dans la région.

    Dans ce contexte très difficile, les forces arabo-kurdes des FDS continuent à résister et l'administration autonome continue à fonctionner, mais pour combien de temps ?

    Le gouvernement français a oublié le sacrifice de milliers de jeunes femmes et jeunes hommes qui sont tombés pour libérer Raqqa et les autres bastions de l'Etat islamique. Il a oublié le droit à l’autodétermination du peuple kurde que le pouvoir d’Erdogan piétine par la répression la plus féroce, en même temps qu’il étouffe toute démocratie en Turquie. Le Rojava, où se construit un mode vie égalitaire entre les différentes religions, féministe et écologiste, recherchant la démocratie à la base, est une expérience unique au Moyen-Orient et bien au-delà.

    Des sanctions contre Erdogan ! Solidarité avec le peuple kurde, son droit à l’existence, son droit à se défendre et à se libérer de l’oppression subie de la part du régime turc, mais aussi des autres régimes oppresseurs de la région !

     

  • Offensive de Gaza : les solidarités du NPA vont à la lutte légitime du peuple palestinien...

    Depuis deux jours, c’est bel et bien à une amplification de la lutte pour les droits du peuple palestinien à laquelle nous assistons. Le nombre des victimes civiles et la bataille des chiffres et des images choquent à juste titre, mais ne doit pas nous faire oublier que ces derniers évènements autour de l’offensive de Gaza ne peuvent s’apprécier qu’à la lumière de la situation dramatique du peuple palestinien. Humiliations quotidiennes, meurtres, emprisonnement, amplification de la politique d’occupation et de colonisation par Netanyahu et son pouvoir d’extrême droite, blocus inhumain de la bande de Gaza qui dure depuis une quinzaine d'années… Tout cela est subi par les PalestinienNEs dans l’indifférence totale de la “communauté internationale”, avec ces grandes puissances qui regardent ailleurs quand l’ONU a multiplié les résolutions contre la politique d’apartheid de l’Etat d’Israël.

    Ici, les larmes de bien des dirigeants politiques et commentateurs divers et variés sont à géométrie variable. Après avoir été indifférent au sort des PalestinienNEs pendant des décennies, voire l’avoir invisibilisé, une offensive idéologique a lieu aujourd’hui contre le “terrorisme” du Hamas, consensus visant à empêcher dans un même mouvement la solidarité avec la lutte pourtant légitime du peuple palestinien pour ses droits.

    Le projet politique et idéologique, la stratégie et les moyens de lutte du Hamas ne sont pas ceux du NPA. Dans ce cadre, nous dénonçons les tueries de civils menées par le Hamas. La résistance palestinienne est d’ailleurs composée de forces avec des projets politiques différents. Nous déplorons toutes les victimes civiles, qu'elles soient israéliennes ou palestiniennes, et nous dénonçons tous les crimes de guerre.

    Nous partageons la lutte nécessaire contre la colonisation menée par un État belliqueux et guerrier, celui d’Israël, qui aujourd’hui jette à la rue des centaines de milliers de personnes en quelques heures avant de bombarder et veut mettre en place un “siège complet” de la bande de Gaza. Nous ne confondons pas cet État et sa politique avec le peuple, les militantEs, ou les courants anti-guerre, à l’image du journal israélien Haaretz qui titre “Netanyahou porte la responsabilité de cette guerre Israël-Gaza”.

    Nous réaffirmons notre soutien plein et entier à la lutte des PalestinienNEs pour leur émancipation, y compris par la lutte armée, et pour le droit à l’autodétermination, seule condition pour que les PalestinienNEs puissent vivre en paix sur leur terre.

    Depuis deux jours, plusieurs personnalités politiques, dont la Première ministre Borne, ou des associations, comme la LICRA, l’Union des étudiants juifs de France ou l’association Avocats sans frontières, ont multiplié les déclarations agressives et les menaces à l’égard du NPA. La campagne qui se déchaîne contre nous est indécente et mensongère, et nous demandons à pouvoir expliquer notre position dans les médias. Aucune menace de procès ou d’interdiction ne viendra faire taire nos solidarités avec les oppriméEs. C’est pour cela que nous réitérons l’appel déjà lancé à l’organisation, ces prochains jours et dans l’unité, de mobilisations de rue en soutien au peuple palestinien et à la lutte légitime pour ses droits.

  • Offensive de Gaza : nous sommes tous et toutes palestinienNEs !

    Depuis ce matin, une vaste offensive a été lancée depuis Gaza par le Hamas en territoire “Israélien”. Il s’agit d'une offensive sans précédent qui a pris de court la direction militaire israélienne. En plus des roquettes tirées sur plusieurs postes militaires, certaines colonies autour de Gaza ont été acquises aux résistantEs. 

    Gaza est sous blocus depuis 15 ans et connaît depuis une situation humanitaire dramatique, cela sans compter les humiliations, les mortEs et les bombardements. Longtemps cantonnés aux actualités autour du cycle provocations - roquettes - bombardements et appels à la “désescalade” des “deux côtés”, les PalestinienNEs étaient dépeints comme passives et passifs, toujours dans la survie. La stratégie israélienne, appelée la “tondeuse à gazon”, consiste en réalité à éliminer physiquement et régulièrement des nouvelles générations de militantEs et d’opposantEs à l’occupation, dans un cycle de répétition interminable. 

    Cette fois-ci, l'offensive est du côté de la résistance. En effet, avec un gouvernement israélien ouvertement d'extrême droite prêt à toutes les annexions et crimes de guerre, les dernières provocations sur l’esplanade des mosquées, ça ne peut plus durer ! Le Hamas appelle les palestienNes à se soulever dans tous les territoires et à lutter contre l’occupation. Les manifestations pour la démocratie en Israël (qui devaient avoir lieu ce samedi) ont été annulées par leur organisateurs pour soutenir l’armée d'occupation. Il est trop tôt pour connaître l’issue de cette offensive. A cette heure, il est évidemment à craindre que l’armée israélienne se permette les pires exactions et représailles, cela avec la bénédiction de la communauté internationale occidentale.  

    Le NPA ne se joint pas à la litanie des appels à la prétendue “désescalade”. En effet, la guerre contre les PalestinienNEs dure depuis 75 ans, et la gauche devrait se rappeler de la nécessaire solidarité avec les luttes de résistances contre l'oppression et l’occupation. Le NPA rappelle son soutien aux PalestinienNEs et aux moyens de luttes qu’ils et elles ont choisi pour résister. Nous lançons un appel à l’organisation rapide de mobilisations de soutien au peuple palestien. Nous soutenons l’exigence de sanctions internationales contre les crimes de guerre et d’apartheid d’Israël, celles-ci étant encore plus nécessaires aujourd’hui face à la violence et la haine de la classe dirigeante actuelle en Israël. Enfin nous rappelons que c’est bien l'absence de sanctions et plus généralement l'occupation, l'extension de la colonisation et l’apartheid, qui sont responsables de cette situation.

    Aujourd’hui comme hier, nous sommes toutes et tous palestienNEs. Intifada ! 

  • Solidarité face à l’assassinat des trois médecins proches du PSOL au Brésil...

    Trois médecins ont été assassinés jeudi 5 octobre à Rio de Janeiro, Marcos de Andrade Corsato, Perseu Ribeiro Almeida et Diego Bomfim, frère de la députée fédérale du PSOL Sâmia Bomfim et beau-frère du député fédéral Glauber Braga.

    Tout indique que ce crime a été commis par un groupe de miliciens, dont les liens avec l'extrême droite et l’ex-président Jair Bolsonaro sont bien connus. Si les motivations exactes de cette exécution restent encore à déterminer, n'oublions pas que de ces mêmes groupes miliciens sont issus les responsable de l'assassinat de la camarade Marielle Franco en 2018.Cet assassinat suscite un grand émoi au Brésil, le président Lula est intervenu pour dénoncer cette exécution.

    Nous présentons toute notre solidarité aux camarades du PSOL, du MES au particulier, et à Sâmia Bomfim.

    Notre lutte internationale contre le fascisme est plus que jamais d’actualité.

  • Contre-sommet de Marrakech (Maroc) : la dernière ligne droite...

    Nous publions un extrait du dernier communiqué d’Attac/CADTM Maroc, organisation à l’initiative du contre-sommet mondial des mouvements sociaux de Marrakech qui se tient du 12 au 15 octobre. Une délégation du NPA participera à ces rencontres afin de marquer notre solidarité internationaliste de lutte contre les politiques militaristes, impérialistes et climaticides, contre les politiques migratoires criminelles de l’État français et de l’Union européenne. Cette participation sera aussi l’occasion de renforcer nos liens avec nos camarades d’Al Mounadil-a en participant à la conférence anticapitaliste, internationaliste qu’ils et elles organisent le mercredi 11 octobre.

    À deux semaines de la date du début du contre-sommet face à l’assemblée annuelle de la Banque mondiale et du FMI à Marrakech, nous sommes dans la dernière ligne droite pour l’organisation de ce très important événement militant. C’est l’aboutissement d’un processus international collectif et inclusif lancé depuis janvier 2023 […].

    Plus de 70 organisations et une dizaine de réseaux internationaux ont inscrit des ateliers et sont complètement mobilisés pour la réussite du contre-sommet.

    Sur le plan de l’Afrique et de la région arabe, la mobilisation est encore plus importante avec plus d’une centaine de déléguéEs de pays comme la Palestine, l’Irak, la Tunisie, l’Égypte, les pays de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale, de l’Afrique de l’Est ou encore l’Afrique du sud, qui ont confirmé leur participation en présentiel et qui informent autour d’eux et d’elles sur l’importance de ce contre-sommet.

    Le contre-sommet débutera le 12 octobre, date de l’arrivée dans la Caraïbe de Christophe Colomb et de son expédition qui ont ouvert la voie à la conquête, au pillage et à l’exploitation du continent « américain » par l’impérialisme européen à partir de 1492. Le contre-sommet se terminera le 15 octobre, date de l’assassinat de Thomas Sankara, président du Burkina Faso qui menait la lutte pour le non-paiement des dettes illégitimes et pour l’unité des peuples d’Afrique et du monde.

    Convergence contre le diktat des multinationales

    Avec une marche populaire d’ouverture, 4 conférences plénières et 60 ateliers [...], nous voulons que notre contre-sommet soit l’occasion d’un apprentissage collectif orienté vers l’action. C’est une occasion unique d’échanger des expériences de lutte et de faire converger des actions militantes contre le diktat des multinationales, des puissances impérialistes et des institutions financières [...].

    Le 12 octobre se focalisera sur le rôle de la Banque mondiale et du FMI [...], le 13 se concentrera sur l’analyse pour comprendre notre monde avec ses crises multidimensionnelles et interconnectées (sociale, alimentaire, économique, sanitaire, écologique, migratoire, guerrière, démocratique) et le 14, sur les alternatives et les mobilisations.

    Le contre-sommet sera aussi l’opportunité de dénoncer l’autoritarisme et l’escalade de répression conduite par différents gouvernements notamment dans la région arabe et au Maroc et de demander la libération immédiate de tous les prisonnierEs politiques.

    Malgré les défis organisationnels qui ont été aggravés par le terrible tremblement de terre qui a frappé la région de Marrakech et dont ont d’abord été victimes les communautés longtemps marginalisées par le régime, le collectif national du contre-sommet ainsi que l’équipe d’organisation sont déterminés à aller jusqu’au bout pour la réussite de cette magnifique rencontre internationale.

  • En Corse, Macron ou le langage du colonialisme...

    Le 28 septembre, Macron venait, devant l’Assemblée de Corse, faire un discours dont lui seul a le secret : un monologue vide et pompeux fait de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Certes le mot autonomie a été lâché, mais vidé de son sens. Macron — et derrière lui l’État français — veut bien parler d’autonomie mais sans pouvoir législatif, sans avancée sur la question de la langue et son statut officiel, sans aborder le statut de résident, sans même une vraie reconnaissance du peuple corse !

    Pour le reste et les miettes qu’il veut bien accorder, il faudra tout de même que le Conseil d’État et le Conseil Constitutionnel valident… à Paris ! Rien n’est moins sûr ! Enfin, l’inscription de la Corse dans la Constitution, ce que personne sur l’île de Beauté ne revendique, nécessiterait rien de moins qu’une réforme constitutionnelle, que Macron n’a pas les moyens d’imposer à un Sénat qui lui est tout sauf acquis. Tout cela devra faire l’objet d’un « compromis » discuté et adopté dans les six mois !

    Il y a près de deux ans, le peuple corse, en particulier sa jeunesse, s’était révolté après la mort d’Yvan Colonna en prison. Alors que les commissariats et les préfectures de l’île s’illuminaient sous les feux d’artifice et les cocktails Molotov, Macron promettait de négocier un nouveau statut pour la Corse, sans tabou, qui pourrait aboutir à l’autonomie.

    Dix-huit mois de discussions avec les principaux acteurs de la vie politique corse plus tard, Macron, grand seigneur, propose de négocier sur des « mesures » qui ne changeront rien aux problèmes qu’affrontent les Corses et qui ne permettront pas de sortir du conflit entre un peuple colonisé et la métropole. Macron vient de faire une proposition historique : tout changer pour ne rien changer ! Car selon ses mots, « la Corse, c’est la France ».

    Le peuple corse sait bien ce qu’il en est depuis plus de cinquante ans. Le combat pour l’émancipation et la justice est un chemin de patience. Gageons qu’une fois de plus, les aboyeurs de l’État français passeront. Il restera la lutte. Le NPA assure le peuple corse de son soutien pour la liberté et la reconnaissance du fait national corse. En Corse, comme au Pays basque, en Guadeloupe ou ailleurs, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un principe indivisible sur lequel nous ne transigeons pas. Nous adressons un salut fraternel à nos camarades d’A Manca.

    Thomas Rid

  • États-Unis : la lutte des classes reprend !

    La dernière année a été marquée par un nombre remarquable de menaces de grève, de grèves effectives et d’accords à la suite de grèves dans divers secteurs, des cafés aux chemins de fer, des écrivains aux acteurs en passant par les chauffeurs routiers et les ouvriers de l’automobile. À l’heure actuelle, 25 000 travailleurEs de l’automobile et 150 000 acteurEs sont en grève.

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