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Communiqués du NPA... - Page 11

  • Contre la guerre et la dictature, solidarité avec les peuples d’Iran !

    Les États-Unis ont rejoint Israël dans la guerre contre la République islamique d’Iran. Illégitime et illégale au regard du droit international que les grandes puissances invoquent quand il s’agit de défendre leurs intérêts, cette guerre mène le Moyen-Orient vers la catastrophe.

    Téhéran et de nombreuses villes sont bombardées quotidiennement. Ces attaques visent des cibles militaires mais aussi des zones résidentielles. Il y a des centaines de morts dans la population civile, des milliers de blesséEs, des dizaines de milliers de déplacéEs.

    Israël détruit des infrastructures civiles. Ses attaques contre les dépôts de carburant et les raffineries causent des dégâts majeurs.

    Les bombardements israélo-étatsunien contre les installations nucléaires, contraires au droit international, menacent de provoquer des dommages écologiques et humains irréversibles.

    Une menace pour l’ensemble des peuples du Moyen-Orient

    Alors que la politique criminelle de Netanyahou provoque un rejet massif partout dans le monde, cette agression est aussi une tentative de détourner l'attention du génocide en cours à Gaza. Mais cette guerre a également pour but de remodeler la région par la mise en place de régimes favorables aux intérêts israélo-étatsunien.

    Netanyahou, dont l’armée occupe une partie du Liban et de la Syrie, est une menace pour l’ensemble des peuples de la région. Lui qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international doit être arrêté au plus vite et traduit en justice. 

    Au lieu de cela, la France et les puissances occidentales lui vendent des armes, lui apportent soutien diplomatique, financier et militaire. Les États-Unis, l’État français, l’Union européenne sont complices du génocide et des guerres provoquées par Israël.

    Nous sommes solidaires des peuples qui paient un lourd tribut à cause des guerres impérialistes.

    C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir

    Nous sommes au côté des peuples d’Iran, qui n’ont jamais cessé de lutter contre la dictature qu’est la République islamique. Nous sommes à leur côté face à l’agression israélo-étatsunienne. 

    Le courage des peuples d’Iran a été démontré à de nombreuses reprises lors des manifestations et mouvements de femmes, de travailleurs, de retraités, de militants écologistes, de minorités nationales.

    La République islamique profite de la guerre pour réprimer davantage la société iranienne. Cette guerre est un coup porté aux mouvements sociaux et démocratiques qui, ces derniers mois, étaient dans une phase ascendante.

    Nous soutenons les organisations et militantEs en Iran qui réclament l’arrêt immédiat de la guerre et la fin de la République islamique. Nous soutenons toutes celles et ceux qui luttent en Iran pour l’égalité, la liberté et la justice sociale.

    Construisons un vaste mouvement contre les guerres impérialistes, le colonialisme et le militarisme !

  • Assassinat de Mélanie, un drame qui soulève des problèmes de fond...

    Le meurtre de Mélanie, assistante d’éducation poignardée par un élève de 14 ans, bouleverse et interroge. Ce drame témoigne d’une société incapable de protéger, d’éduquer et de prévenir. Face aux récupérations politiciennes, il faut pointer les responsabilités structurelles, la casse des services psycho-médico-sociaux de l’Éducation nationale et l’abandon des personnels. C’est tout un modèle de société qu’il faut remettre en question.

    Une assistante d’éducation de 31 ans tuée sous les coups de couteau d’un élève de 14 ans, c’est un drame absolu. Personne ne devrait mourir sur son lieu de travail, à cause de son travail. Qu’un enfant de 14 ans ait construit le projet de tuer constitue une alerte majeure sur l’état de la société, sur la manière dont les interactions entre institution scolaire, réseaux sociaux et idéologie dominante méséduquent les enfants. Il y aurait beaucoup à détricoter pour essayer de comprendre sans raccourci ; cela dépasserait largement l’espace d’un article.

    Refuser l’instrumentalisation

    Il y a cependant un enjeu à refuser l’instrumentalisation de ce drame pour alimenter un projet politique ou pour masquer la responsabilité gouvernementales. Retailleau en profite pour relancer son combat contre les projets d’émancipation : « Depuis des années, je dénonce les ravages de cette société permissive que les beaux esprits progressistes nous avaient vendue comme un progrès. Elle devait libérer. Elle a enfanté des barbares. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est la facture de Mai 68. » Macron prétend s’attaquer à un phénomène de « désinhibition de la violence » en voulant « réguler les réseaux sociaux ». C’est dans la continuité de Bayrou qui déclarait le 25 janvier : « La santé mentale devra être la grande cause nationale de 2025 » — comble de l’hypocrisie.

    Un système démantelé, des personnels abandonnés

    Au moment du meurtre de Mélanie, les personnels des services psycho-médico-sociaux se rassemblaient devant le ministère pour dire : « Nous refusons que nos missions soient exercées au sein de pôles médico-sociaux départementaux qui mettent en danger notre statut et nos missions. Nous refusons d’être les figurantEs d’un simulacre de politique de santé scolaire, que nos métiers soient vidés de leur sens, que les élèves soient privéEs d’un accompagnement social de qualité. » Depuis 2003, des gouvernements ont tenté d’externaliser les services psycho-médico-sociaux, ce qui couperait toute coordination entre ces services et les équipes enseignantes ou les vies scolaires. Les mobilisations ont permis de freiner ce projet mais pas d’empêcher la désorganisation de ces secteurs exsangues.

    Précarité, bas salaires et départs massifs

    Chaque année, il manque dans les collèges et lycées des centaines de postes d’infirmières et d’assistantes sociales. Ces métiers presque totalement féminisés sont très mal payés. Les assistantes sociales de l’Éducation nationale démarrent avec 170 € de moins que leurs homologues des autres fonctions publiques. Il leur faut 18 ans pour atteindre 2 000 € mensuels, contre 9 ans ailleurs. Pour les infirmières, c’est encore pire : en 2024, le syndicat FSU calculait un écart indiciaire mensuel de plus de 794 €, auquel s’ajoute un écart indemnitaire de plus de 400 €. Résultat : des départs massifs.

    Il y a urgence. Ce drame en annonce d’autres. Nous partageons ce qu’écrit le sociologue Thomas Sauvadet : « Les valeurs de notre société libérale, liées au système capitaliste, fondé sur l’intérêt personnel et la compétition sociale, ne développent pas des capacités d’empathie extraordinaires. » Il est temps de changer radicalement les priorités.

    Commission Éducation nationale

  • Relaxe pour les militantEs indépendantistes Kanak...

    Le 12 juin, la chambre d’instruction de la cour d’appel a ordonné la libération de Christian Tein, président du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), et des trois responsables de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain) : Dimitri Qenegei, Guillaume Vama et Erwan Waetheane, tous sous contrôle judiciaire. Elle a confirmé la remise en liberté de Steeve Üne mais ils ont pour obligation de fixer leur résidence sur le territoire métropolitain, de ne pas se rendre en Kanaky – Nouvelle-Calédonie et de ne pas communiquer avec l’ensemble des misEs en examen.

    Ces obligations sont scandaleuses et font l’objet d’une atteinte grave aux libertés. Dans la veine du colonialisme qui la caractérise, la France use encore de la répression face à une population qui ne réclame que son indépendance.

    Le NPA-l’Anticapitaliste se réjouit de la décision de libération, qui prouve une fois de plus que les accusations étaient sans autre fondement que la volonté politique des ministres français qui avaient ordonné les arrestations, la déportation et fait appel, à travers le Parquet, de l’ordonnance des juges d’instruction… et elle signe donc une défaite pour Macron et son gouvernement colonial et répressif.

    Le NPA-l’Anticapitaliste souhaite de bonnes retrouvailles aux militants Kanak avec leurs proches qui pour beaucoup ont dû déménager à 167 000 km de chez eux pour les soutenir.

    Nous nous félicitons que Christian Tein, président du FLNKS, puisse dès lors participer aux discussions promises par Emmanuel Macron sur l’avenir de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie, si toutefois ces discussions ont bien lieu puisque, initialement annoncées pour la mi-juin, elles sont désormais décalées au début juillet.

    L’État français doit revenir sur le coup de force qu’il a tenté pour bloquer le processus de décolonisation. Le soulèvement du peuple de Kanaky lui a imposé un recul. Il s’agit de désormais de :

    • renouer les fils de la discussion sur les voies de l’indépendance ;

    • mettre en place des mesures d’urgence pour prévenir la catastrophe sociale qui s’est ouverte au Pays avec la flambée du chômage, l’endettement du gouvernement et des collectivités, la reconstruction des infrastructures détruites du fait des provocations politiques de l’État français ;

    • organiser le retour des détenuEs kanak déportéEs en France et leur permettre de reprendre le cours de leur vie et de leurs engagements.

    Il doit finir le temps des colonies !

  • Pour protéger les océans, stoppons le chalutage de fonds !

    L’interdiction de la pêche au chalut — au moins dans les aires marines protégées — est un des enjeux majeurs de la 3e conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc3) à Nice du 9 au 13 juin. Il s’agit officiellement de mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l’océan qui se dégrade à un « rythme sans précédent ».

    Le chalutage de fond est une des méthodes de pêche les plus destructrices. À l’aide de grands filets lestés de plusieurs tonnes d’acier, les chalutiers raclent les fonds marins comme des bulldozers. Les filets ramassent tout ce qu’ils peuvent sans distinction : jusqu’à trois quart des prises sont sans valeur commerciale et donc sacrifiées. 

    Le chalutage, une destruction subventionnée

    Ils détruisent les écosystèmes des fonds marins qui sont à la base de la chaîne alimentaire. Cette forme de pêche est largement soutenue par les États. Les gouvernements européens subventionnent le chalutage de fond à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an, soit l’équivalent de la valeur des emplois créés par ce secteur. Sans ce soutien massif, la plupart des flottilles feraient faillite. 

    La création et le respect de zones préservées sont indispensables : si on lui laisse le temps de se régénérer la mer se repeuple, les populations de poissons s’y reconstituent, ce qui permet un certain niveau d’adaptation au changement climatique. Pour qu’une aire marine protégée soit efficace, il faut en exclure la pêche industrielle et en particulier le chalutage de fond. 

    Responsabilité de la France face aux lobbys de la pêche

    La France a une responsabilité particulière : elle est la deuxième puissance maritime (en raison de son importante implantation outre-mer). Mais le gouvernement français fait preuve d’une hypocrisie totale. Macron se présente comme un « avocat et champion de l’océan », alors que seul 1 % des aires « à la française » est interdit à la pêche industrielle…

    Les tentatives de préserver les océans se heurtent aux poids des lobbys de la pêche. En s’appuyant sur les difficultés des artisans pêcheurs, les multinationales de la pêche tirent les ficelles à Bruxelles et dans les organisations nationales. Elles mènent un combat de front contre les écologistes. Pour leur complaire, les pressions se multiplient contre les activistes : l’appartement de Claire Nouvian présidente de l’ONG Bloom a été dégradé, le bateau de Greenpeace Arctic Sunrise a été interdit d’accoster au port de Nice…

    Interdire la pêche industrielle

    Nous demandons la multiplication d’aires marines protégées avec interdiction stricte de la pêche industrielle, l’arrêt des subventions publiques aux pêcheries industrielles. À l’heure de l’urgente rupture écologique, le soutien aux artisans pêcheurs locaux et à l’ensemble du secteur est primordial : continuité des salaires et des revenus, mobilisation des compétences pour transformer leur activité. 

    Plutôt qu’épuiser les mers et les océans, limitons la consommation de poissons aux captures provenant des pêches de proximité. L’existence de réelles zones protégées sera aussi une protection contre la menace que constituent les projets d’extraction minière dans les grands fonds.

    Commission nationale écologie

  • Familles à la rue dans le 11e arrondissement de Paris : un toit, c’est un droit !

    Ce jeudi 12 juin, 270 personnes dont 90 enfants viennent de dormir dans la rue devant le parvis de la mairie du 11e. Depuis des semaines, ces familles vivent à la rue ou enchaînent les séjours précaires en centre d’hébergement. Cette nuit, plusieurs bébés, dont le plus jeune n’a que deux semaines, subissent l’inaction de la mairie de Paris et de l’Etat. 

    Ces familles n’ont qu’une revendication simple et vitale : l’accès à un toit. 

    Aujourd’hui, elles ont besoin de repas et de soutien. Toute aide est la bienvenue. Utopia 56 et Médecins du Monde accompagnent les personnes sur place. 

    Laisser dormir à même le sol des familles, des femmes seules avec des enfants et des nourrissons est une honte. L'indifférence de la Mairie de Paris est inacceptable. 

    Une fois de plus, par ses politiques migratoires inhumaines, l’Etat abandonne des familles entières à la rue bafouant leurs droits fondamentaux. 

    Nous appelons les organisations sociales, politiques et syndicales à aller soutenir les familles à la rue devant la mairie du 11ème. Alors que des épisodes caniculaires sont prévus ces prochains jours, nous demandons que toutes ces personnes soient placées dans un hébergement digne et permanent dès à présent et qu’elles ne soient pas obligées de passer une nouvelle nuit dehors. 

    Un toit, c’est un droit !

  • L’Iran attaqué, Israël impuni : la voix des peuples étouffée...

    Depuis la nuit dernière, l’État d’Israël a lancé une attaque massive contre la République islamique d’Iran. En bombardant des sites nucléaires et des zones résidentielles pour éliminer des scientifiques, des dirigeants de premier plan des Gardiens de la révolution et de l’état-major de l’armée, Benyamin Nétanyahou entraîne la région vers une guerre généralisée. 

    Ces attaques, contraires au droit international dont l’État d’Israël est le seul à pouvoir s’absoudre sans s’exposer à des sanctions, n’ont pu être menées sans l’aval et la protection de l’administration Trump et sans la complicité des États de la région qui ont laissé leur espace aérien ouvert à l’aviation israélienne. Le gouvernement français qui continue d’armer et de soutenir l’État d’Israël, malgré le génocide en cours à Gaza, est également complice.

    Ces attaques, qui ont fait également des dizaines de morts civils, interviennent alors que l’administration Trump et le régime de Téhéran ont entamé des négociations autour du programme nucléaire iranien. Négociations qu’Israël cherche à faire capoter par cette agression. 

    En initiant une nouvelle campagne de bombardement contre l’Iran, l’État d’Israël entend maintenir son rang de puissance régionale coloniale, tandis qu’il continue son entreprise génocidaire contre le peuple palestinien. À l’abri derrière le parapluie militaire et politique occidental, il entend écraser et soumettre les pays de la région. Ainsi, il continue de bombarder et d’occuper une partie de la Syrie et du Liban, et s’engage maintenant dans une guerre avec l’Iran qui risque d’embraser définitivement la région.

    Cette nouvelle agression intervient alors que partout dans le monde les peuples se dressent contre le génocide et que des convois de la société civile tentent de briser le blocus de Gaza.

    En bombardant la République islamique, l’État d’Israël rend un fier service au régime iranien. Ces attaques mettent un coup d’arrêt momentané aux mouvements sociaux qui s’expriment depuis plusieurs mois en Iran. Elles sont déjà utilisées par la dictature de Téhéran pour museler davantage les opposantEs et la contestation sociale et démocratique.

    L’État d’Israël, les grandes puissances internationales ne sont pas les alliés des peuples. Les ingérences impérialistes, les guerres et sanctions internationales imposées à l’Iran frappent d’abord les populations civiles.

    Dans leur combat légitime contre la République islamique, les peuples d’Iran peuvent compter sur toute notre solidarité. Face à la dictature et aux entreprises guerrières de Nétanyahou, les peuples d’Iran peuvent compter sur tout le soutien du NPA-l’Anticapitaliste. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce avec force les guerres sans limites menées par l’État d'Israël. Nétanyahou et son gouvernement criminel sont une menace pour la région et pour le monde. Il est temps de les arrêter et de mettre fin à cette course au désastre. Pour cela nous ne pouvons compter que sur la force des peuples, des mouvements sociaux et politiques qui se lèvent pour la justice sociale, l’égalité, la dignité et les libertés.

    Le NPA-l’Anticapitaliste est partie prenante de ces combats.

  • La loi Duplomb, c’est aussi tuer plus, toujours plus...

    La proposition de loi agricole dite « Duplomb » qui vise à « lever les contraintes sur les agriculteurs » est en réalité un beau cadeau offert aux lobbys de l’industrie agro-alimentaire. 

    Une mesure choquante parmi d’autres : la hausse des seuils des élevages ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), soumis à autorisation. On passe de seuils de 40 000 poules, 2 000 porcs ou 750 truies (directive 2010/75/ UE) déjà monstrueux, à 80 000 poules, 3 000 porcs ou 900 truies (directive 2011/92/UE). 

    Par exemple, les élevages de poules jusqu’à 80 000 individus pourront donc être autorisés sur simple enregistrement et ne seront plus soumis à autorisation, ce qui diminue les contraintes réglementaires et facilite l’installation de nouvelles fermes-usines. L’exploitation des animaux non-humains est donc une nouvelle fois facilitée par une loi spéciste, appuyée par l’ensemble des lobbys et des syndicats d’éleveurs industriels, la FNSEA en première ligne. Les débats se cristallisent autour des normes environnementales, en oubliant une réalité invisibilisée : ce sont des dizaines de milliers, puis des millions d’individus sentients qui seront élevés, mutilés et tués dans des conditions industrielles terribles.

    Les individus oubliés des débats

    Beaucoup des discussions autour du texte évoquent la facilitation de l’utilisation des pesticides, souvent avec un angle sur les effets sur la santé humaine (à juste titre, par ailleurs). Pourtant, si les pesticides sont nocifs pour les humains, c’est parce qu’ils sont mortels pour les animaux non-humains : ces produits « phytosanitaires » tuent de nombreux insectes identifiés comme « parasites » qui « attaquent » les récoltes des agriculteurs. 

    Les néonicotinoïdes sont devenus un exemple frappant de cette utilisation inquiétante de produits mortels, mais ils sont aussi plus critiqués que d’autres insecticides car ils ont le malheur de s’en prendre à l’un des rares insectes charismatiques que sont les abeilles. 

    Rappelons que les pesticides ne sont pas sélectifs : ils tuent tous les individus appartenant aux espèces pour qui la molécule est mortelle, ce qui regroupe toujours un large nombre d’entre elles. Les alternatives en agroécologie existent pourtant, et ont déjà fait leurs preuves, prouvant qu’il est possible de se passer de pesticides et de produire en respectant l’équilibre des sols, de l’air et de l’eau. Une société qui préfère tuer chimiquement sans distinction plutôt que de mettre en place des méthodes alternatives se trompe profondément de solution : les insecticides, quels qu’ils soient, devront à terme être interdits.

    La racine du problème

    Pesticides, élevages, mégabassines... De nombreuses normes (en partie) protectrices vont être supprimées par pur intérêt financier et capitaliste dans l’intérêt des plus grosses exploitations du pays. Pourtant, il est important de rappeler que beaucoup, voire la plupart, de ces problématiques sont directement imputables à l’exploitation massive et industrielle des animaux. 

    Certains pesticides sont utilisés sur les récoltes qui servent à l’alimentation animale : près de 90 millions d’animaux (dont 57 millions de poules) sont élevés en France en continu, impliquant 12,6 millions d’hectares dédiés à leur alimentation (Insee), soit 47 % des surfaces agricoles françaises. L’exemple des mégabassines est lui-même frappant, puisque les exploitants de maïs dédié à l’alimentation animale sont les premiers demandeurs de ces stockages d’eau ­complètement insensés. 

    Remettons le cœur du problème au centre des discussions : l’exploitation animale est nocive de façon directe pour les animaux non-humains, et de manière indirecte pour les humains par la mainmise des capitalistes qui chercheront toujours plus de profits au détriment de notre santé et de l’environnement.

    Commission Cause animale

  • Non à la dissolution de la Jeune Garde antifasciste...

    Alors que le monde a les yeux tournés vers Gaza et les crimes d’Israël (qui continue d’affamer et de bombarder les PalestinienNEs), le gouvernement Macron a décidé d’accélérer en France le cours répressif contre les militantEs antifascistes. À la suite du conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, vient d’annoncer en grande pompe la dissolution de La Jeune Garde, une organisation militante antifasciste.

    Cette dissolution intervient alors que les idées d’extrême droite entraînent une montée des meurtres et des violences racistes et islamophobes. Dans ce contexte, cette attaque antidémocratique est particulièrement cynique.

    Cette dissolution est cependant cohérente avec la politique du gouvernement et de son porte flingue de droite extrême Retailleau. Cette dissolution avait d’ailleurs été demandée par le groupuscule d’extrême droite fémonationaliste Némésis. Les liens entre le ministre, sa police et ces groupuscules fascistes n’ont fait que se multiplier ces derniers mois. Et cette dissolution en est un des aboutissements.

    Elle participe aussi à une politique de confusion qui repeint l’extrême droite en républicains fréquentables et diabolise toutes les forces progressistes qui s’opposent au racisme et construisent la solidarité avec les migrantEs, les peuples en lutte et en particulier avec la Palestine.

    Il y a urgence à s’opposer à cette dissolution et à la dénoncer avec force, y compris dans la rue, comme nous nous sommes mobilisés contre la dissolution des Soulèvements de la Terre il y a deux ans.

    Solidarité avec la Jeune garde et Urgence Palestine (qui est aussi menacée de dissolution). Mobilisons-nous largement. Antifascistes tant qu’il le faudra ! 

  • Sommet sur les Océans, beaucoup d’écume pour rien !

    Alors que se tient l’UNOC (conférence des Nations unies sur les océans) à Nice, Macron multiplie les déclarations sans engagement, ni contrainte, ni financement.

    Pourtant, les océans sont au cœur des crises écologiques. Plus chauds, plus acides, plus pollués, les océans et leur santé sont aussi celle de la planète et de tout le vivant. Ils exigent des mesures radicales.

    L’état des océans est indissociable de celui du climat. Prétendre protéger les milieux marins sans sortir des énergies fossiles est une escroquerie. Alors qu’entre 4,8 millions et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans chaque année, la réduction drastique de la production de plastique est incontournable. Mais rien de tout ça n’est au menu de ce grand raout. Rien non plus pour s’en prendre réellement à la pêche industrielle qui est responsable de la chute (-54 % en 40 ans) des populations de poissons « prédateurs ».

    Le NPA-l’Anticapitaliste demande la multiplication d’aires marines protégées avec interdiction stricte de la pêche industrielle et l’arrêt des subventions publiques aux pêcheries industrielles. À l’heure de l’urgente rupture écologique, le soutien aux artisans pêcheurs locaux et à l’ensemble du secteur est primordial : continuité des salaires et des revenus, mobilisation des compétences pour transformer leur activité. Plutôt que d’épuiser les mers et les océans, limitons la consommation de poissons aux captures provenant des pêches de proximité. L’existence de réelles zones protégées sera aussi une protection contre la menace que constituent les projets d’extraction minière dans les grands fonds.

    Les océans valent mieux que leurs profits !

  • La Californie reprend la rue contre Trump et ses raids racistes !

    Depuis son investiture, Trump organise de véritables chasses à l’homme pour arrêter les migrant·es en situation irrégulière. La police dédiée à ce « travail », la ICE (Immigration Customs and Enforcement), arrête des personnes dans la rue, en faisant du profilage racial, et le plus souvent sans même s’identifier. Des images terribles de bus remplis d’enfants menottés, de personnes séparées de leur famille et qu’on envoie dans des camps carcéraux au Salvador, défilent. La tactique d’utiliser le prétexte de l’immigration « illégale » a permis d’arrêter et de menacer de déporter des opposant·es politiques notamment des soutiens au peuple palestinien.

    Si la politique de Trump n’a, au départ, pas rencontré de fortes résistances, la situation a changé le 6 juin dernier. La police ICE a essayé d’arrêter plusieurs travailleurs dans un magasin de bricolage et sur des sites de constructions. La résistance s’est extrêmement vite organisée contre la police, qui a battu en retraite face aux manifestant·es. Malgré des centaines de LBD et de gaz lacrymos la mobilisation a permis d’empêcher l’arrestation de plusieurs dizaines de travailleurEs. En réponse, Trump a annoncé l’envoi de la garde nationale, constituée de réservistes, et même les marines, unités d’active déployées à l’étranger (Afghanistan, Irak, etc.), ceci contre l’avis du gouverneur de Californie. La police a arrêté plusieurs dizaines de personnes dont des syndicalistes. Depuis samedi, les manifestations continuent dans différents quartiers de Los Angeles, malgré la présence de l’armée, au risque d’être blessé ou arrêté.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux personnes impliquées dans la résistance face aux déportations racistes organisées par Trump. Cette résistance montre qu’on peut empêcher d’appliquer les politiques racistes, autoritaires et fascisantes. La nouvelle stratégie de l’administration américaine d’aller chercher les personnes sur leur lieu de travail a entraîné le mouvement ouvrier organisé dans la bataille. Plusieurs syndicats organisent des marches dans tous les États-Unis en solidarité.

    La situation est tendue à Los Angeles mais ses habitant·es ont repris la rue pour empêcher les arrestations, empêcher les séparations de familles, les déportations.

    Cela donne l’exemple d’une stratégie de résistance face à la vague mondiale fasciste. Contre le racisme, le fascisme et le capitalisme, reprenons la rue !