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Communiqués du NPA... - Page 13

  • 77 ans depuis la Nakba, 77 ans d'horreurs coloniales !

    Jeudi 15 mai, nous commémorions aux côtés des PalestinienNEs la Nakba à l’heure où le nettoyage ethnique que vivent les PalestinienNEs depuis la catastrophe de 1948 ne peut pas être plus évident.

    À Gaza, la famine est organisée. Cela fait deux mois que plus aucune nourriture ni eau ne rentre, alors que les bombardements continuent de tuer des familles entières depuis la fin de la trêve.

    Le gouvernement israélien a annoncé un plan de destruction complet de la bande de Gaza et Netanyahou a réaffirmé sa volonté d’en expulser massivement les PalestinienNEs. Les bulldozers et les pelleteuses prennent le relais des bombes pour rendre ce territoire invivable.

    Dans le reste des territoires occupés, l’annexion définitive s’annonce en Cisjordanie, où 60 % du territoire risque d’être exclusivement géré par la puissance coloniale. Sur l’ensemble du territoire, le niveau de destructions de villages et de camps de réfugiés est inédit.

    Pour cette commémoration du début de l’entreprise coloniale, le NPA-l’Anticapitaliste dénonce ces crimes contre l’humanité. Il dénonce le soutien à l’État génocidaire d’Israël par les puissances occidentales dont la France, qui par leur soutien sont complices du génocide en cours. En refusant d’appliquer le mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale contre Netanyahou, Macron permet à celui-ci de poursuivre son entreprise génocidaire en toute impunité.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce également la venue de ministres et de militaires israéliens à la conférence annuelle du lobby pro-génocide Elnet qui se tiendra à Paris ce dimanche 18 mai.

    En parallèle, Retailleau a annoncé vouloir dissoudre Urgence Palestine, l’une des principales organisations de mobilisation contre le génocide, tout en poursuivant la répression des militantEs qui expriment leur solidarité avec les PalestinienEs.

    Le NPA-l’Anticapitaliste n’oublie pas la responsabilité du gouvernement français et des médias dominants, qui refusent encore aujourd’hui, comme l’a fait Macron, de reconnaître la réalité du génocide. Le NPA-l’Anticapitalisteexige la fin du génocide, de l’occupation et de l’apartheid ainsi que l’égalité des droits et le droit au retour pour toustes les réfugiéEs !

    Le NPA-l’Anticapitaliste réaffirme sa solidarité totale avec le peuple palestinien dans sa lutte pour l’autodétermination et son droit à la résistance.

    Ce samedi 17 mai, nous étions dans la rue et manifestions pour la fin du génocide, la libération de la Palestine et contre la dissolution d’Urgence Palestine ! Et nous continuerons.

  • Pour des Prides de lutte et de masse !

    La saison des « marches des fiertés » commence ce samedi 17 mai, Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT). Jusqu’au mois de juillet, ce sont des millions de personnes à travers la planète qui défileront pour défendre leurs droits.

    Partout dans le monde, les attaques contre les LGBTI+ s’intensifient en suivant le mouvement général de fascisation des bourgeoisies. En Russie, le mouvement LGBTI+ est déclaré « extrémiste » et criminalisé, et l’arrivée au pouvoir de Trump a accéléré la dynamique anti-trans et réactionnaire. Ce dernier met aujourd’hui en péril la lutte contre le VIH à l’échelle mondiale et encourage le génocide à Gaza.

    Offensive réactionnaire

    Au Royaume-Uni, après une campagne financée par des milliardaires, la Cour suprême a réduit la définition de « femme » à un pseudo « sexe biologique » (que la Cour est bien incapable de définir !). Cette décision acte l’impossibilité concrète pour les personnes trans d’exister publiquement car de nombreux emplois ou lieux de vie nécessitent de passer par des espaces non mixtes (vestiaires, toilettes, etc.) auxquels elles n’ont légalement plus accès. 

    La France n’est pas épargnée. Les guets-apens et agressions homophobes se multiplient. Bolloré et Stérin attaquent l’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour touTEs est loin d’être garanti.

    La Manif pour Tous est au gouvernement. Ses ministres ont voté contre le mariage pour touTEs, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion. Certains comme Retailleau ont soutenu la loi du Sénat qui interdit les transitions des mineurEs et leur impose des thérapies de conversion. Ce sont les mêmes qui instrumentalisent les questions féministes et LGBTI+ à des fins racistes, islamophobes.

    Et l’extrême droite, grâce à la complaisance des médias et de la macronie, a le vent en poupe et donne le tempo. Elle est raciste, patriarcale, LGBTIphobe. Elle tue comme à La Grand-Combe.

    MobiliséEs pour de nouveaux droits

    Dans ce contexte, nous devons construire l’unité du mouvement social pour gagner de nouveaux droits sans nous contenter de répondre aux attaques des réactionnaires.

    En premier lieu, nous devons nous mobiliser pour gagner le changement d’état civil libre et gratuit, sur simple demande et pour toutes les personnes trans, avec ou sans papiers, comme en Irlande, en Espagne, ou plus récemment en Allemagne ou en Suède. Nous devons aussi gagner l’arrêt des mutilations des enfants intersexes, la PMA vraiment pour touTEs ou le remboursement par la Sécurité sociale des frais de transition.

    C’est pourquoi nous prendrons la rue pour porter ces discours de rupture. Rupture avec le capitalisme, qui nous exploite et nous opprime, avec le pinkwashing des grands groupes. Rupture avec l’hétéropatriarcat, ses normes pourries et ses oppressions LGBTIphobes. Rupture avec le racisme d’État, l’islamophobie, le colonialisme et l’impérialisme.

    Commission LGBTI+ 

  • Macron, un président ami-ami avec l’extrême droite !

    En se mettant en scène avec différents interlocuteurs, mardi 13 mai sur TF1, Macron a cherché à réinvestir le devant de la scène avec toujours ses vieilles recettes.

    Face à Sophie Binet, il est dans la confrontation et refuse toutes ses propositions ; il hausse même le ton. Face à Robert Ménard, il instaure un vrai dialogue, cherche des accords.

    On est habituéEs, Macron n’arrête pas de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite. Hier la liste a été longue : soutien à l’interdiction du port du voile dans le sport, durcissement des politiques migratoire et carcérale, plus de droits pour les polices municipales. Il a même validé la proposition de rendre effectives toutes les peines de prison, quitte à louer des places à l’étranger. Parions que pour son ami Depardieu ou ses collègues Le Pen et Sarkozy il n’en sera sûrement pas question.

    Macron continue ses mesures antisociales : rien contre les licenciements, rien pour les salaires ; pas de nationalisation d’Arcelor ou Vencorex ; maintien de la réforme des retraites, continuation de la ligne budgétaire basée sur la réduction des dépenses ; remise en cause du statut des fonctionnaires des collectivités territoriales et des hôpitaux. Le seul impôt qu’il envisage d’augmenter, c’est le plus injuste : celui sur la consommation.

    À l’écouter son bilan est celui d’un président qui n’a eu que des succès, qui a fait reculer la pauvreté et avancer la démocratie, qui organise des Jeux Olympiques, reconstruit Notre-Dame... Le bilan d’un président qui n’exclut pas un troisième mandat en 2032. Pourtant son bilan est celui du mépris envers les classes populaires et les minorités. Son bilan, c’est celui de la répression, d’un président qui n’avance qu’à coups de 49.3 et de LBD et qui a permis à l’extrême droite de progresser comme jamais.

    Un président qui n’a plus ni projet, ni majorité, ni légitimité. Qui se présente comme dernier rempart contre l’extrême droite et « en même temps » lui déroule le tapis rouge et tente de dissoudre la Jeune Garde ; qui affirme condamner les dernières actions de Netanyahou à Gaza et « en même temps » refuse de reconnaître le génocide et soutient la dissolution d’Urgence Palestine.

    Nous continuerons à construire les mobilisations contre ses politiques qui aggravent la situation sociale, démocratique et écologique.

  • École privée : l’équité et la nationalisation ...

    Le tribunal administratif de Lille vient d’annuler, sur le fond, la suspension du contrat d’association du lycée Averroès à Lille. Le ministère va faire appel de ce jugement. Retour sur le traitement islamophobe dont est victime Averroès.

    Lécole privée est principalement régie, dans son rapport à l’État, par la loi Debré de 1959. Cette loi instaure la prise en charge des frais de fonctionnement, notamment le salaire des enseignantEs, en échange du respect des programmes. L’école privée sous contrat représente un peu plus de 97 % du privé et scolarise entre 17 % et 18 % des élèves en France. Elle est gérée à plus de 95 % par l’enseignement catholique. Sur les 7 500 établissements, seuls 11 sont musulmans.

    « L’affaire » Averroès ?

    Le lycée Averroès avait quelques particularités. Alors que le privé scolarise 3 fois moins d’élèves boursierEs que le public (11 % contre 29 %), cet établissement en comporte près de 60 % tout en obtenant un taux de réussite au bac de 100 % en 2022 : une gageure quand on connaît le poids des déterminismes sociaux dans l’échec scolaire. Ce qui donne à cet établissement une identité très différente des autres établissements privés qui sont, eux, des acteurs profonds de la ségrégation scolaire et de l’entre-soi social.

    C’est lors d’un contrôle que des manquements réels ont été constatés concernant un ouvrage utilisé lors des cours d’éthique (enseignement religieux non obligatoire). Ce recueil de texte religieux légitimait la ségrégation des sexes ou la peine de mort pour apostasie. 

    Un deux poids deux mesures révélateur d’une islamophobie d’État

    Malgré une mixité sociale et des résultats aux examens exemplaires, Averroès a subi 19 contrôles entre 2017 et 2023. Un contrôle ciblé et disproportionné en comparaison des contrôles en général. Sur l’ensemble du territoire, ce sont ainsi seulement 5 établissements privés qui ont été contrôlés en 2023.

    À titre d’exemple, Bétharram n’a fait l’objet que d’un maigre contrôle en 1996, alors que toute la région était au courant de ce qui se passait dans cet établissement. Et Stanislas, où nombre de faits étaient connus, une seule fois en 2023. 

    Quant à la sanction de décontractualisation, c’est seulement la deuxième fois depuis 1959 qu’elle est prononcée. Là encore, malgré des infractions documentées et bien plus importantes en nombre, comme l’atteinte à la liberté de conscience par l’obligation de l’enseignement religieux normalement facultatif ou le non-respect des programmes, Stanislas n’a pas vu son contrat rompu ni même ses financements suspendus. Une telle différence est révélatrice d’un traitement spécifique, par les services de l’État, d’Averroès en raison de son identité musulmane. 

    Pour l’équité et la disparition du privé

    Le gouvernement tente, une fois encore, d’instrumentaliser la laïcité pour masquer ses propres failles et ne pas parler des questions de l’école privée de façon large et politique. Les militantes et militants de l’école publique et laïque ne doivent pas se laisser berner : la finalité de cette « affaire » n’est pas de protéger la jeunesse d’un prétendu islamisme mais une attaque qui sert un agenda politique à la fois protecteur de l’enseignement privé, un enseignement de classe, et ­islamophobe. 

    Nous ne pouvons que nous réjouir d’une décision qui va dans le sens de l’équité. Et continuer, car c’est là le vrai enjeu, à réclamer la nationalisation de toutes les écoles privées.

    Commission éducation nationale

  • À l'université comme ailleurs, la solidarité avec la Palestine n’est pas un crime !

    Mercredi 7 mai, l’Assemblée Nationale a adopté une proposition de loi visant à lutter contre l’antisémitisme, portée par des députés des groupes Renaissance et Horizons. Cette proposition découle directement des accusations d’antisémitisme visant les mouvements étudiants de solidarité avec la Palestine.  

    Bien qu’il soit incontestable que les universités aient un rôle à jouer dans la lutte contre l’antisémitisme sur leur campus, cette loi est un pretexte pour réprimer les étudiantEs mobiliséEs contre le génocide des palestinienNEs.

    Cette loi impose aux universités de proposer des formations obligatoires sur “les nouvelles formes” de l’antisémitisme basées sur la définition de l’IHRA (Alliance Internationale pour la mémoire de l’Holocauste). Cette définition, popularisée par les dirigeants israéliens, associe toute forme de critique de l’Etat d’Israël à des propos antisémites. 

    Cette loi instaure la création de sections disciplinaires communes aux établissements d’une même région académique. Cette section sera présidée par un magistrat administratif et sous l’autorité du recteur de l’académie. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, par l’intermédiaire des recteurs, aura le pouvoir d’exclure des étudiantEs de l’université s’ils commettent “des faits susceptibles de porter atteinte au bon déroulement des activités qui sont organisées [dans l’établissement]”. En outre, cette loi confère aux présidentEs d’universités le pouvoir d’investigation, pouvoir jusque-là limité aux éluEs professeurs et étudiantEs. Cette disposition fait craindre une dérive répressive et arbitraire à l’encontre des étudiantEs mobiliséEs pour la Palestine. 

    Les Jeunesses Anticapitalistes du NPA dénoncent cette nouvelle attaque répressive à l’encontre des mouvements étudiants. Il est alarmant que cette proposition de loi ait été votée par l’ensemble des députéEs, hormis celleux de la France Insoumise et les députéEs communistes et apparentés (groupe GDR).

    Face à la répression et à la criminalisation des mouvements de soutien à la Palestine, il est urgent de se mobiliser massivement sur nos lieux d’études. La solidarité avec la Palestine n’est pas un crime !

    Communiqué des Jeunesses Anticapitalistes du NPA

  • Islamophobie : Toutes et tous dans la rue le 11 mai prochain !

    L’assassinat d’Aboubakar Cissé à La Grand-Combe, l’attaque à la machette contre la mosquée de Sucy-en-Brie, les menaces contre deux lieux de culte cette semaine, l’agression d’une femme voilée à Poissy… L’année 2025 s’enfonce dans un climat islamophobe d’une violence insupportable. 

    Ces violences, loin d’être des « faits divers », sont l’expression d’un système raciste structurant, nourri par des politiques d’État, des discours médiatiques haineux, et une surenchère sécuritaire dans laquelle l’islamophobie joue un rôle central.

    La résistance se met en place

    Face à cette montée en puissance des attaques contre les personnes perçues comme musulmanes, la manifestation nationale du 11 mai à Paris — relayée dans plusieurs villes — représente une étape cruciale. C’est la première grande mobilisation contre l’islamophobie depuis celle de 2019. Elle doit être l’expression d’un sursaut antiraciste unitaire et populaire, et d’un refus collectif de l’acharnement que subissent chaque jour les musulmanEs et celles et ceux perçuEs comme telLEs. 

    Une montée glaçante des agressions islamophobes 

    Les chiffres sont accablants. Le rapport 2024 du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) fait état d’une hausse de 25 % des agressions islamophobes, avec 1 037 cas recensés — un chiffre largement supérieur à celui du ministère de l’Intérieur (173). Parmi ces actes : interdiction d’accès à l’emploi ou à l’éducation pour port de voile ; refus de soins ; agressions physiques ou verbales. Les femmes restent les premières cibles : elles ­représentent 76 % des victimes, exposées à une violence sexiste et raciste. Mais les attaques contre les hommes musulmans augmentent aussi, en criminalisant ces derniers, atteignant 24 % des cas. Ce sont les personnes racisées, visibles, qui sont visées, dans une logique de contrôle, d’humiliation, de répression.

    Comment agir ?

    Dans ce contexte, la marche du 11 mai est une réponse politique vitale. Elle a été impulsée par des collectifs militants racisés, sa réussite dépend de notre capacité collective à élargir l’espace antiraciste, au-delà des cadres partisans et des clivages tactiques. 

    La marche du 11 mai ne suffira évidemment pas. Nous devons construire des cadres pérennes de lutte contre l’islamophobie, en lien avec les concernéEs, mais aussi avec l’ensemble des forces politiques et sociales prêtes à agir. 

    Nous ne pouvons pas laisser l’islamophobie être une variable d’ajustement du consensus républicain. Nous luttons pour l’abrogation des lois racistes, comme celle de 2004 interdisant le voile à l’école, pour la fin de l’état d’urgence permanent, et pour l’égalité réelle, sans conditions, pour toutes et tous. Face à la violence d’État et à la haine raciste, notre solidarité est notre force. Le 11 mai, soyons des milliers dans la rue pour le dire « Stop à l’islamophobie ! »

    La commission nationale antiracisme

  • Combattre l'antisémitisme, une nécessité...

    Mercredi 30 avril dans le Gard, une agression antisémite d’une extrême violence a eu lieu au beau milieu d’une scène d’une extrême banalité.

    Alors qu’il nourrissait les chats errants, un homme de 70 ans a été interpelé par un autre, ivre, pour lui demander de l’argent. Visiblement juif puisqu’il portait une kippa et des tsitsit, son refus a débouché sur de violentes injures antisémites et une agression d’une rare violence : un premier coup dans le dos l’a fait chuter, puis, selon un témoin, plusieurs dizaines de coups de pied lui ont été envoyés alors qu’il était au sol. Le parquet d’Alès a immédiatement reconnu le caractère antisémite de l’agression. Et ce, malgré les circonstances qui associent le suspect à un profil « marginal » connu pour des faits de petite délinquance et manifestement sous l’emprise de l’alcool. 

    En danger pour sa propre religion

    Une telle agression n’est pas un simple fait divers anecdotique : elle accroît la pression qu’iels ressentent quant au fait d’être une minorité racisée et visible. Après s’être relevée, la victime s’est sentie tellement en danger en raison de sa judéité visible qu’elle a voulu se découvrir pour se protéger. Non seulement le geste de cet homme est complètement compréhensible, mais surtout il reflète l’oppression que subissent les juifs et les juives en France et leurs réflexes d’autodéfense.

    Un système qui favorise les agressions antisémites

    Si l’agression a certes été rapidement reconnue comme antisémite, la reconnaissance institutionnelle de l’antisémitisme n’enlève rien à la menace réelle qui pèse sur les juifs et les juives. Parce que le racisme est un système, le pays ne peut pas être aussi islamophobe sans être en même temps violemment antisémite, et ces agressions si rapprochées le manifestent avec force.

    Lutter contre le racisme et l’antisémitisme

    Le remarquer ne suffit pas, et l’égale reconnaissance des victimes du racisme n’est pas un but en soi, quoi qu’il puisse s’agir d’une étape : c’est la dignité de de toutEs et de chacunE qui constitue l’objectif d’un véritable antiracisme politique. C’est pourquoi nous devons, en tant qu’antiracistes, nous positionner en soutien à l’ensemble des personnes juives et soutenir leur visibilité, y compris religieuse.

    La commission nationale antiracisme

  • Communiqué du Bloco de Esquerda au Portugal sur la panne du 28 avril...

    Le Bloc de gauche a toujours considéré le système électrique comme une question de sécurité nationale. Le 28 avril, le pays tout entier a pu constater à quel point c’est vrai.

    Le Bloc de Gauche remercie publiquement les travailleurs du service public et tous ceux qui ont contribué à ce que la normalité soit possible hier.

    Quant à ceux qui n’ont pas pu se rendre à leur travail, la loi stipule que si le transport n’est pas disponible, l’absence est considérée comme justifiée. Il est juste qu’en plus, le salaire de ces travailleurs ne soit pas réduit.

    Le Bloc de gauche a toujours considéré le système électrique comme une question de sécurité nationale. Hier, tout le pays s’est rendu compte à quel point c’était vrai. Les risques liés à une interruption généralisée de l’approvisionnement en électricité sont énormes. Une infrastructure critique comme celle-ci doit être sous contrôle public et sous pleine surveillance : même si la nationalisation du réseau électrique ne suffit pas à éliminer tous les risques, il n’en reste pas moins que la propriété du réseau électrique par des intérêts privés, qu’ils soient privés ou détenus par un État étranger (comme c’est le cas unique au Portugal), constitue en soi un risque énorme.

    Ces dernières semaines, le Bloc a soulevé cette question, tant dans les débats télévisés que dans sa réponse au Rapport annuel sur la sécurité intérieure pour 2024, qui admet en termes clairs la menace que représente la privatisation des actifs stratégiques : « la présence d’opérateurs et de fournisseurs étrangers, considérés comme risqués, dans les infrastructures critiques et les secteurs stratégiques nationaux méritait une évaluation préventive d’une menace pour la sécurité intérieure ».

    Outre cette question, il est essentiel de déterminer les responsabilités éventuelles de la REN dans la panne d’électricité au Portugal. En plus de connaître l’origine du problème en Espagne, il est nécessaire de clarifier si REN (Redes Energéticas Nacionais) a respecté tous les protocoles de prévention auxquels elle est tenue et si toutes les réserves prévues ont été correctement activées. Tous les détails techniques relatifs à cet événement devraient être publiés par REN afin qu’ils puissent être examinés ouvertement, en commençant par le Parlement.

    Nous ne ferons pas campagne après hier. Mais cette journée devrait être étudiée par toutes les institutions publiques, les agents économiques et le prochain gouvernement. Des défaillances majeures se sont produites à différents niveaux : dans les systèmes énergétiques sanitaires, dans les communications d’urgence de l’INEM (Instituto Nacional de Emergência Médica), dans l’approvisionnement en eau, dans l’accès aux biens de première nécessité avec la fermeture des grands magasins (seulement garantie par les petits commerces et les épiceries). En particulier, le gouvernement a échoué dans sa communication – qui a commencé par des informations erronées et a pris trop de temps pour être utile.

    Même si nous évitons de nouvelles pannes à l’avenir, les défaillances du système électrique devraient devenir plus fréquentes en raison du changement climatique et des événements extrêmes (incendies, tempêtes, inondations). Le Portugal doit disposer d’un plan d’intervention et de communication d’urgence, comprenant des systèmes de générateurs et de stockage de secours dans les services publics essentiels et les bâtiments publics (tels que les écoles) qui pourraient servir d’appui aux populations.

  • Communiqué d’Anticapitalistas à propos de la panne sur le réseau électrique...

    Lundi dernier, toute la péninsule ibérique a été privée d’électricité d’un moment à l’autre. Les causes qui ont généré l’oscillation du réseau électrique sont encore inconnues, et nous devons rejeter toute désinformation et tout opportunisme à ce sujet. En ce sens, la classe ouvrière, par le biais de ses organisations syndicales et sociales, doit avoir le droit de participer à l’enquête sur les causes de l’événement. Cependant, la dimension politique de l’événement va au-delà des causes concrètes. Le débat public suscité par le black-out aura des conséquences à court et à moyen terme. C’est pourquoi nous souhaitons mettre en évidence quatre éléments contradictoires.

    1. Ni le nucléaire ni les combustibles fossiles ne nous apportent la sécurité. Nous rejetons fermement toute nouvelle tentative de relance des centrales nucléaires et thermiques. Le nucléaire dépend de l’extraction de l’uranium, présente un risque permanent et nous lie à la gestion indéfinie des déchets nucléaires. De plus, lors de la panne de courant, les centrales nucléaires ont été les premières à s’éteindre et ont aggravé la situation. Les centrales thermiques génèrent une dépendance à l’égard de l’extraction et de l’importation de gaz et nous conduisent à la dévastation du climat. La seule voie à suivre est celle d’un système électrique 100 % renouvelable qui élimine les combustibles fossiles et facilite la transition énergétique dans d’autres secteurs, tels que l’industrie et les transports. Cela pose des défis supplémentaires pour la gestion du réseau, mais il existe suffisamment de solutions pour les relever.

    2. La transition énergétique est urgente, et le profit privé est un obstacle. Notre système électrique a été privatisé par le biais de différentes réformes entre 1988 et 1998, ce qui a de graves conséquences pour la transition énergétique. Cette privatisation a divisé la production, le transport, la distribution et la commercialisation de l’électricité, ouvrant la porte à une initiative privée fragmentée et non coordonnée. L’opérateur du système électrique (REE) est détenu à 80 % par le secteur privé et, malgré les 20 % d’actionnariat public, son comportement est axé sur la maximisation de la distribution des dividendes. Il est donc difficile de réaliser les investissements nécessaires pour passer à un système d’électricité 100 % renouvelable. La production reste dominée par l’oligopole de l’électricité, et le développement des énergies renouvelables est guidé par la maximisation des profits. Cela signifie que l’installation se fait de manière désordonnée, en donnant la priorité aux emplacements les moins coûteux, de manière agressive sur le territoire, en générant un inconfort légitime en cours de route, et en ralentissant si l’espérance de profit est réduite. Les réseaux de distribution aux mains des entreprises privées de l’oligopole de l’électricité impliquent un manque d’investissement et d’entretien, et la commercialisation privatisée empêche de garantir l’accès à un approvisionnement de base en électricité, générant plus de 7000 décès dus à la pauvreté énergétique par an. Globalement, un système électrique privatisé est un obstacle d’échelle, de rapidité et de coordination au développement de la transition énergétique urgente.

    3. La transition énergétique nécessite également d’autres transformations sociopolitiques. Au-delà du système électrique, l’abandon des combustibles fossiles nécessite des transformations beaucoup plus profondes. Cela implique de grandes batailles politiques, visant à obtenir une réduction de la demande d’énergie par la réhabilitation énergétique des logements, la réduction de la dépendance aux véhicules privés et l’expansion massive des transports publics, ou encore la transformation structurelle de l’industrie vers la satisfaction des besoins sociaux. Aucune de ces transformations n’est garantie, et sans elles, la transition énergétique ne sera pas possible. C’est pourquoi nous devons promouvoir les luttes et les conflits qui avancent dans chacun de ces domaines.

    4. Il n’y a pas de temps à perdre, nous avons besoin de planification et de propriété publique. La transition énergétique urgente exige que nous nous libérions de la propriété privée qui entrave et ralentit les transformations nécessaires du système électrique et de nombreux autres secteurs. Alors que les compagnies d’électricité réalisent des millions de bénéfices chaque année, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous avons besoin d’une plus grande capacité de planification et de coordination, ce qui n’est pas possible tant que ces entreprises donnent la priorité à la distribution de dividendes. De même, l’utilisation actuelle de l’actionnariat public dans des entreprises comme REE ne change rien à leur comportement commercial. C’est pourquoi nous devons affirmer avec force la nécessaire socialisation de l’ensemble du système électrique. La propriété publique est une condition nécessaire pour prendre en main la transition énergétique et en garantir la planification. Cette propriété publique doit servir de levier pour élargir la participation démocratique des travailleurs et des territoires concernés, et pour promouvoir le reste des transformations sociopolitiques qui réduisent la demande d’énergie.

    En bref, le débat public après la panne ne peut se limiter aux causes techniques, il doit aller aux racines politiques et économiques, en soulevant la question d’une transition écosocialiste avec une planification démocratique. Il est évident que les gouvernements capitalistes ne vont pas promouvoir des transformations dans ce sens. Leur objectif est de garantir le profit privé, même au prix de l’investissement de ressources publiques pour y parvenir. Pour modifier cette logique, nous avons besoin d’un mouvement politique de la classe ouvrière qui lutte de manière organisée pour des améliorations ici et maintenant, mais qui vise également la constitution d’un autre type d’État, capable de faire face aux grands défis qui nous attendent en tant que société. Si la classe dirigeante a opté pour le plan de réarmement, les classes populaires doivent opter pour une transition écosocialiste qui réorganise l’utilisation des ressources et propose une autre façon d’être au monde.

    Actuellement, cela se concrétise par deux slogans :

    - Pour l’expropriation des compagnies d’électricité !

    - Planification et propriété publique pour la transition énergétique.

    Anticapitalistas, section espagnole de la IVe Internationale