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Communiqués du NPA... - Page 10

  • Bloquons et censurons ce PLFSS de casse sociale !

    Une seule certitude, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS, sera un budget de guerre contre nos retraites, le droit à la santé et les personnels du soin. 

    Et cela quelle que soit la manière dont Lecornu le fera passer : vote par les deux chambres, avec ou sans le soutien du PS, retour du 49.3, ordonnances ou loi de finances spéciale si les deux chambres ne votent pas le texte avant le 12 décembre. Il faut le bloquer et le censurer !

    Une purge sur les budgets sociaux

    Alors que le budget de la défense va doubler en dix ans, passant de 32 milliards en 2017 à 64 milliards en 2027, le PLFSS  propose une purge sans précédent de 7,1 milliards sur les budgets sociaux.

    Diminuer le coût du travail, creuser le déficit de la Sécu, autant de prétextes pour baisser les dépenses de santé et attaquer nos retraites. Toujours faire payer plus les malades, les salariéEs, les retraitéEs, c’est l’objectif du doublement des franchises médicales ou des attaques contre les arrêts maladie… Voilà l’horizon du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

    Aujourd’hui, seule la partie recettes du PLFSS  a été adoptée dans les délais, le projet a donc été transmis au Sénat. Comme on pouvait s’y attendre, le Sénat dominé par la droite a supprimé le décalage de 3 mois de la réforme des retraites, qui avait servi de prétexte au PS pour ne pas censurer Lecornu et son budget de super austérité. Il a aussi rétabli la taxe de 1 milliard d’euros sur les complémentaires santé pour 2026, synonyme de nouvelles hausses des tarifs des complémentaires, et ramené le déficit prévu pour la Sécu dans les clous du projet Lecornu, avec le retour de près de 7 milliards d’euros d’économies sur le dos du budget Sécu.

    Notre santé au bord de l’abîme

    Le budget de la santé est déjà exsangue, à l’image de ce qui se passe aux urgences. Ce  budget risque de le tuer. À Caen, faute d’encadrement médical suffisant, il n’y aura plus d’internes aux urgences, rendant l’accueil des patientEs encore plus difficile. Au CHU de Toulouse, faute d’effectifs, les urgences n’accueillent plus que les cas les plus graves. Mais comment savoir ? La conséquence, on la voit aux urgences de Rouen, où une vieille dame de 99 ans passe plus de 64 heures sur un brancard, alors qu’on sait qu’une seule nuit passée sur un brancard augmente de 40 % la mortalité des personnes âgées. À Riom, en cardiologie, le chef de service démissionne. Il était le seul médecin restant pour faire tourner le service !

    Danse du PS avec Lecornu

    Pour essayer de sauver son budget d’austérité, Lecornu peut aussi revenir sur sa promesse de ne pas utiliser le 49.3, au grand soulagement du PS qui n’aurait pas à voter directement le budget, ou négocier sur le doublement des franchises médicales, qu’il pourra toujours ressortir par ordonnances une fois le vote acquis du PS ! Marchés de dupes que les députéEs LFI ont bien raison de dénoncer. Le problème, c’est que la dénonciation du PS et les nombreux communiqués de « victoire » de la LFI pour chaque vote « gagné » au Parlement ne font pas une politique gagnante sur les revendications. Car le Sénat se fait fort immédiatement d’annuler toutes ces « victoires » ! Et ces déchirements de la gauche désorientent et démobilisent. Seule la mobilisation unitaire peut entraîner un rapport de forces qui n’existe pas au Parlement.

    Reconstruire une mobilisation unitaire

    C’est d’abord la colère sociale et l’exigence du partage des richesses, illustrées par le surgissement de Bloquons tout et le débat autour de la taxe Zucman, qui avaient accueilli l’annonce de ces budgets de misère. Mais l’absence de perspective, la rupture du front syndical, les incertitudes parlementaires et l’offre de service du Parti socialiste à Lecornu auront eu raison de cette première vague de mobilisation. Aujourd’hui, c’est l’attentisme, la division syndicale et politique qui prime, avec un 2 décembre loin d’être à la hauteur. Pour imposer un budget de sortie de la crise sanitaire ou la retraite à 60 ans, pour s’opposer à l’extrême droite qui attend son heure en surfant sur une colère sociale qu’elle détourne contre les immigréEs, pas d’autre voie que de construire les conditions d’une nouvelle vague unitaire de mobilisation, sociale et politique.

    Commission Santé Sécu Social 

  • COP30, un échec de plus !

    Fiasco, douche froide, vide abyssal, les réactions sont unanimes : la COP30 n’a servi à rien.

    Pire, elle a dévoilé le double discours des principaux dirigeants de la planète et des lobbys de tout ce qui compte comme climato-­obstructeurs (ils connaissent depuis longtemps l’impact des nouvelles conditions climatiques mais font tout pour empêcher les actions efficaces).

    Aucun engagement contraignant

    Le document final ne comporte aucune référence directe à l’élimination des combustibles fossiles, ni engagement contraignant, ni calendrier clair pour répondre à l’urgence climatique. La part des fossiles dans les émissions de GES est supérieure à 80 %, ce qui en fait la cause principale à traiter.

    La pression extractiviste sur les territoires les plus fragiles (forêts, bassins d’eau, populations autochtones, communautés rurales, etc.) va continuer, au nom de la « transition énergétique » ou des « intérêts économiques ».

    L’agrobusiness est gâté : la création d’un fonds pour les forêts tropicales masque mal les effets délétères de l’accord commercial UE-Mercosur qui facilitera l’accès au marché européen de leurs matières premières, bœuf, poulet, soja, sucre et éthanol, les plus grands facteurs de déforestation en Amazonie.

    Le financement climatique, ciblé et injuste, donne la mesure du cynisme ambiant. Les pays les plus exposés aux effets du climat seront les moins aidés, accentuant les dynamiques d’injustice climatique.

    La France, dont la délégation comprenait Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, donne le ton : les financements se font sur la base de prêts pas plus avantageux que ceux du marché et Paris refuse d’engager de nouvelles dépenses. « Ce n’est plus du financement climatique : c’est un business », déplore une activiste.

    Toustes se battent contre un même ennemi

    Avant et pendant la COP30, de nombreuses initiatives ont mobilisé peuples autochtones, communautés vulnérables, jeunes activistes, partis et syndicats qui rejettent les « fausses solutions » (marchés carbone, bioéconomie imposée, etc.) au seul profit des multinationales. Ces luttes incarnent la résistance à la prédation écologique, à l’injustice climatique et aux politiques néocoloniales qui s’accompagnent d’une militarisation à marche forcée et d’une répression forte contre celles et ceux qui défendent l’environnement.

    Toustes se battent contre le modèle extractiviste qui surexploite les biens communs et s’approprie des territoires. Ce réseau ne se limite pas à l’exploitation minière ou pétrolière ; il englobe l’agro-industrie, les biocarburants et les mégaprojets ­énergétiques qui consolident un modèle de dépendances.

    Le renforcement des réseaux transnationaux est essentiel pour faire face au pouvoir des multinationales et avancer vers un horizon de vie digne et de justice climatique : nos territoires ne se négocient pas, ils se défendent !

    Comme le disent nos camarades brésilienNEs, il faut mettre fin dès maintenant à la marche destructrice de la « croissance » capitaliste. Un nouveau cap est de plus en plus urgent. Le monde sera écosocialiste ou ne sera pas !

    Commission nationale écologie

  • Le fascisme tue. Le capitalisme précarise. Le VIH repart à la hausse...

    Alors que des progrès historiques avaient été accomplis dans la lutte contre le VIH, la décision des États-Unis, par la voix de Trump, de supprimer leurs financements internationaux provoque un effondrement brutal de l’aide mondiale. De plus, les États européens, dont la France, réduisent drastiquement les financements internationaux de la lutte contre le VIH. 

    Selon les projections de l’ONUSIDA et de plusieurs organisations internationales, 8,7 millions de nouvelles infections et 6 millions de décès pourraient survenir d’ici 2029, si ces financements ne sont pas remplacés.

    Partout, les effets se ressentent déjà : interruption des programmes de prévention, baisse du dépistage, ruptures d’approvisionnement en traitement antirétroviral (ARV), difficile accès à la prophylaxie préexposition (PrEP) et fermeture de structures essentielles. En 2024, 630 000 personnes sont mortes de causes liées au sida, dont 61 % en Afrique subsaharienne.

    La France affaiblit encore sa propre capacité de prévention, en matière de lutte contre le SIDA et d’une manière générale contre les hépatites et les autres Infections sexuellement transmissibles, avec des coupes budgétaires, fragilisant les associations de lutte contre le sida et l’hôpital public, le blocage d’ouvertures de salles de consommation à moindre risque pour les usagers de drogues illicites et la précarisation des travailleur·ses du sexe et infections en hausse, depuis la loi de pénalisation des clients de 2016.

    Les personnes étrangères sont encore stigmatisées et subissent des mesures dangereuses et racistes. Le gouvernement, soutenu par l’extrême droite, veut restreindre ou supprimer l’Aide médicale de l’État (AME) — un dispositif vital permettant aux personnes sans papiers d’accéder aux soins essentiels, y compris aux traitements VIH et au dépistage.

    Cela aurait des conséquences immédiates, avec des interruptions de traitements, avec risques de complications graves et décès, la hausse des contaminations, faute de dépistage et de prévention, des violations des droits humains, en rendant la santé conditionnelle au statut administratif.

    De plus, la France continue d’expulser des personnes vivant avec le VIH vers des pays où leurs soins ne sont pas garantis, mettant directement leur vie en danger. C’est une politique mortifère.

    Aux côtés des assos de lutte contre le VIH, mobilisons-nous ! Face à ces décisions qui tuent, nous appelons à rejoindre les mobilisations de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida :

    • Toulouse – 29 novembre, 18h, Jean-Jaurès à l’appel d’Act Up Sud-Ouest
    • Paris – 30 novembre, 14h30, Opéra à l’appel d’Act Up Paris
    • Montpellier – 1er décembre, 18h30, Place de la Bourse
    • Strasbourg - 1er décembre, 18h30, place Dauphine 

    La santé est un droit. Nous refusons de laisser l’épidémie repartir.

  • Projet de loi Wauquiez : la droite veut interdire l'islam aux mineurEs...

    Le projet de Laurent Wauquiez va plus loin, en s’attaquant directement aux familles musulmanes puisqu’il fait de l’absence de contrainte religieuse et de la contrainte religieuse deux gestes équivalents dès lors qu’ils aboutissent au port du voile.

    En prévoyant déjà de s’appliquer à toute « tenue destinée à dissimuler sa chevelure », la loi pourrait sanctionner le port de tout vêtement comme un simple bonnet ou un bandeau, dès lors qu’on pourrait le supposer porté par des musulmanEs.

    Par-là, il s’agit de renforcer le statut d’exception fait aux musulmanEs, en leur déniant spécifiquement leur autonomie comme leur liberté et en organisant la répression de toute pratique islamique, jusqu’à criminaliser pour les parents la responsabilité des choix religieux de leurs enfants. 

    Parce qu’elle résonne avec le programme de l’extrême-droite et parce qu’elle rejoint les déclarations de toute la droite de gouvernement, majoritaire à l’Assemblée nationale, l’adoption de la loi est probable - et elle ne serait qu’une nouvelle étape. Une étape dont nous avons déjà été alertéEs par la proposition du ministre de l’intérieur de « lutter contre l’entrisme islamiste » en créant un délit spécifique d’ « atteinte à la cohésion nationale ».

    Laurent Wauquiez n’est pas seulement un personnage de la droite « dure » : c’est le président LR du groupe de la « droite républicaine » à l’Assemblée nationale qui présente là une partie du programme du RN, en interdisant le port du voile dans l’espace public pour une catégorie de la population.

    Sa proposition fait suite aux déclarations de Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de l’Assemblée, qui a repris la polémique lancée au début du mois par Julien Odoul, député RN, contre des jeunes filles musulmanes parce qu’elles portaient un hijab lors d’une visite de l’assemblée.

    Elle s’appuie aussi sur le rapport présenté au Sénat par 29 sénateurs LR et qui soutient 17 mesures islamophobes dont l’interdiction de la pratique du jeûne de Ramadan aux mineurEs.

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce l’islamophobie d’Etat qui harcèle les musulmanEs et réaffirme son attachement à la pleine liberté de conscience de tousTEs ;

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce l’union des droites sur les thématiques islamophobes et la fascisation qu’elle représente ;

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce la stigmatisation de l’islam par l’Etat et réitère son soutien à l’ensemble des musulmanEs discriminéEs et en particulier aux familles musulmanes criminalisées ;

    Le NPA l’Anticapitaliste appelle sans attendre à l’organisation d’un front large pour lutter contre l’adoption d’une nouvelle loi islamophobe et rappelle son engagement pour l’abrogation de toutes les lois islamophobes, depuis la loi de 2004.

  • Ukraine : Face au plan Trump-Poutine, résistance antifasciste !

    Un an après la réélection de Trump, les contours d’un ordre mondial dominé par les autocrates se partageant des « sphères d’influence » se clarifient. Le plan Trump-Poutine pour l’Ukraine s’inscrit dans la continuité du plan pour Gaza. Les néofascistes s’entendent sur le dos des peuples, la barbarie militaire et les pratiques génocidaires sont récompensées par des « accords de paix » aux conditions de l’agresseur.

    La révélation du plan en 28 points, qui reprend la quasi-totalité des exigences de Vladimir Poutine, a eu l’effet d’un choc violent pour les UkrainienNEs, déjà épuiséEs par bientôt quatre ans de guerre sanglante — mais aussi pour une Union européenne éclectique, en quête de « défense » et de politiques autonomes. La proposition divulguée par les États-Unis conduirait à la capitulation de l’Ukraine sur tous les plans.

    Un plan de capitulation militaire et territorial

    Sur le plan militaire, l’armée ukrainienne devrait être réduite de moitié, perdrait l’accès aux renseignements US et à toute aide en matériel, abandonnerait les armes qui lui permettent des tirs de longue portée. Aucune armée étrangère ne pourrait stationner sur le territoire ukrainien. Au niveau territorial, l’Ukraine devrait céder non seulement la Crimée et les autres territoires occupés, mais aussi les parties des régions non conquises par la Russie de Poutine.

    Un plan de capitulation économique et politique

    Sur le plan économique, ce sont les États-Unis qui bénéficieraient d’un accès privilégié aux ressources et aux contrats de reconstruction en Ukraine. La souveraineté politique serait remise en question, avec l’obligation de rétablir la branche ukrainienne du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe et de reconnaître le russe comme langue officielle. Enfin, les garanties de sécurité future se limiteraient à « l’engagement » du régime russe à ne plus attaquer l’Ukraine et ses voisins : une victoire pour celui qui a déjà montré le peu de valeur de sa parole, pendant que les UkrainienNEs devraient inscrire dans leur Constitution l’impossibilité de rejoindre l’OTAN. En outre, l’amnistie totale serait accordée à l’ensemble des dirigeants russes…

    L’Ukraine et l’UE dos au mur

    En cas de refus, l’Ukraine mais aussi l’UE se retrouveraient lâchées par les États-Unis, dont elles dépendent encore pour résister aux menaces russes qui, au-delà de l’Ukraine, inquiètent tous les pays de l’ancienne URSS et d’Europe de l’Est. L’Ukraine est dos au mur, mais Zelensky, soutenu par l’UE, a rejeté le plan tout en s’engageant à des négociations de paix se basant sur les 28 points — et sur des contre-propositions de l’UE. Poutine, de son côté, se frotte les mains tout en réévaluant ses exigences à la hausse, c’est-à-dire la fin complète de l’indépendance de l’Ukraine, espérant la fragilisation intérieure du régime Zelensky face aux coûts humains et civils de la guerre et à la corruption.

    Une accélération de la fascisation mondiale

    Une capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour ses populations, livrées à la violence génocidaire du régime poutinien, mais aussi un feu vert pour d’autres « incursions » russes, pour les ambitions de Trump sur le Groenland, ou encore de Pékin sur Taïwan. Plus largement, ce serait un coup terrible pour notre camp social et une accélération de la fascisation mondiale en cours. La lutte du peuple ukrainien est au cœur de la résistance antifasciste du 21e siècle — contre le pacifisme abstrait et le militarisme. Les extrêmes droites ne s’y trompent d’ailleurs pas en soutenant comme un seul homme le plan Trump-Poutine. Toujours indépendante des politiques du gouvernement Zelensky et de nos gouvernements, notre mobilisation va être essentielle dans les semaines à venir. De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime ! 

    Groupe Solidarité Ukraine du NPA

  • Contre Trump et Poutine, continuer à soutenir la résistance ukrainienne !

    Après l'annonce du plan de "paix" de Trump et Poutine, le NPA l'anticapitaliste tient à réaffirmer son soutien et sa solidarité totale au peuple ukrainien, à sa résistance armée et non armée.

    Ce pseudo plan de paix en 28 points est dans le prolongement de celui que Trump a prévu pour Gaza : Les néofascistes s’entendent sur le dos des peuples agressés. La barbarie militaire et les pratiques génocidaires sont récompensées par des « accords de paix » aux conditions de l’agresseur.

    Un tel « accord" élaboré sans l’UE et dans le dos du peuple ukrainien ne propose rien d'autre que la capitulation totale de l'Ukraine : cession des territoires conquis et non conquis, réduction de moitié de son armée, rétablissement du patriarcat de Moscou, reconnaissance du russe comme langue officielle, amnistie pour tous les criminels de guerre russes, financement et logique de la reconstruction au bénéfice des Etats-Unis. En contrepartie, la Russie ne s'engage à rien, pas même à rendre les 20.000 enfants ukrainiens déportés pour être russifiés.

    Une capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour ses populations, livrées à la violence génocidaire du régime poutinien. Elle encouragerait d’autres politiques d’annexions de la Russie sur ses marges, ou encore les États-Unis vers le Groenland ou la Chine vers Taïwan. Plus largement, ce serait un coup terrible pour notre camp social et une accélération de la fascisation mondiale en cours et à sa logique de partage de sphères d’influence entre autocrates. La lutte du peuple ukrainien est au cœur de la résistance antifasciste du XXIème siècle. Les extrêmes droites ne s’y trompent, d’ailleurs, pas en soutenant à l'unisson le plan Trump-Poutine. 

    Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022, de larges pans de la gauche renvoient dos-à-dos agresseurs et agressés, prétendent que  l’OTAN menaçait la Russie, et réitèrent leurs appels à "la paix" en faisant de la résistance armée ukrainienne et de l’aide reçue les causes de la guerre - sans voir les crimes de guerre commis par les forces d’occupation : ils  exigent donc l'arrêt des livraisons d'armes à l'Ukraine. Les connivences Trump/Poutine et les paix impériales et génocidaires qui se dessinent rappellent qu'il ne peut y avoir de paix sans justice pour les peuples  colonisés. Le sort des ukrainien•nes et de leurs enfants dans les territoires occupés en témoigne de manière tragique.

    Le NPA l’Anticapitaliste reste plus que jamais mobilisé en faveur de l'autodétermination du peuple ukrainien et continuera d'apporter son soutien à nos camarades militant•es en Ukraine qui résistent sur le front, les armes à la main, et à l'arrière au côté des populations civiles.

    Les États européens doivent apporter l’aide militaire, matérielle, financière dont l’Ukraine a besoin pour défendre son indépendance, et d’utiliser pour ce faire les avoirs russes gelés et les profits des industries d’armement  : nous réclamons l'annulation de la dette ukrainienne ainsi que le respect des sanctions contre la Russie : en continuant de lui acheter gaz et pétrole, l'UE verse plus d'argent à la Russie qu'elle n'en verse à l’Ukraine ! Des sanctions doivent s’appliquer contre les entreprises françaises qui continuent de financer la guerre de Poutine, au premier rang desquelles Leroy Merlin et L'Oréal qui à elles deux ont versé plus de 175 millions d'euros à l'État russe en 2024.

    Notre mobilisation va être essentielle dans les semaines à venir, toujours indépendante des politiques du gouvernement Zelensky et de nos gouvernements. Contre tous les accords sur l’Ukraine sans l’Ukraine et les projets de paix impériale : De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime ! 

  • Meurtre de Mehdi Kessaci : vous n'êtes pas seulEs !

    Le NPA-A se joint à l'appel à la révolte populaire contre le crime organisé et ses causes. 

    Le 13 novembre dernier, Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste, fondateur de l'association Conscience et candidat NFP en 2024, Amine Kessaci, a été froidement abattu par un commando en plein jour dans le centre de notre ville. 

    Le NPA-L'Anticapitaliste et son comité Marseille se tiennent plus que jamais aux côtés d'Amine et de toutes les familles de victimes de la criminalité organisée qui prospère sur le capitalisme débridé, l'abandon volontaire et la répression coloniale des quartiers populaires par l'Etat. 

    Nous appelons les forces syndicales, associatives et politiques au sursaut et à l'unité d’action contre la banalisation des crimes d'intimidation dans notre ville et les fausses recettes sécuritaires de la droite et l'extrême-droite qui n'ont, nulle part ni jamais, endigué la criminalité organisée. Répondons à la violence politique par la mobilisation massive des forces populaires. 

    C'est l'état d'urgence social et sanitaire qu'il faut décréter! 

    Légalisation de la consommation et de la plantation domestique de cannabis, prévention et accompagnement des consommateurices de drogues, contrôle accru des marchandises et des flux financiers sales, retour des services publics de proximité dans les quartiers populaires, lutte contre l'assignation raciale et territoriale… voilà les premiers jalons d'une lutte continue et profondément anticapitaliste. Le NPA-A prendra toute sa part dans ce combat et se déclare disponible pour des discussions unitaires avec les organisations qui le souhaitent. 

    Ainsi, nous affirmons que nous ne nous tairons pas, et nous nous joignons à l'appel à la “révolte durable et collective” prononcé par Amine qui commence par la marche blanche demain, samedi 22 novembre à 15h au départ du rond-point Claudie Darcy (4ème arr. Marseille). 

    Marseillaises, Marseillais, n'ayons pas peur, “ils ne peuvent pas tuer tout un peuple!”

  • Les abattoirs, une filière meurtrière à abolir...

    Alors que le secteur de l’élevage est à l’heure actuelle le plus fervent défenseur d’une agriculture productiviste et qu’il a structuré le capitalisme moderne autour de ses intérêts, il n’est plus possible, au regard du consensus scientifique sur la sentience1 des animaux non humains, d’aborder l’agriculture sous les seuls aspects écologiques et économiques.

    Nous souhaitons engager la réflexion sur ce que cachent les éléments de langages spécistes utilisés par l’ensemble de la filière de l’élevage.

    Il n’est en effet pas possible pour un parti comme le NPA-l’Anticapitaliste, qui aspire à défaire l’ensemble des systèmes d’oppression et d’exploitation, de faire sienne une vision de l’élevage comme relation entre humain·es et animaux vidée de sa dimension coercitive et violente, alors que cette relation est un statut de propriété dans laquelle les humains sont les maîtres et possesseurs, et les animaux des individus relégués à l’état d’objet sans la moindre liberté de choix. Il n’est pas possible de dire qu’abattre un individu contre sa volonté et sans nécessité pourrait être en accord avec le fait de le respecter et de lui éviter des souffrances inutiles. Et enfin il n’est pas possible pour notre parti de considérer qu’un service public qui aurait pour mission de réaliser cette besogne serait compatible avec une société dépourvue d’inégalités sociales, comme si la tuerie de masse d’un groupe par un autre pouvait être dépourvue d’inégalités, qu’elles soient inter-espèces ou au sein même de l’espèce humaine.

    Les abattoirs, une industrie qui se cache

    En France 3 millions d’animaux sont tués dans les abattoirs chaque jour2. Cette violence est complètement occultée dans la vie quotidienne de la plupart des gens qui n’y travaillent pas, cela n’a pas toujours été si méticuleusement masqué. Si les publicités ou les étals de boucherie ne présentent que des images proprettes d’animaux vivants associées à des portions soigneusement découpées de leurs corps, c’est parce que l’industrie de l’élevage n’a aucun intérêt à ce que leurs chèr·es consommateur·ices soient exposé·es à la réalité brutale que l’on impose aux animaux. Car éprouver de l’empathie, capacité de nombreuses espèces dont la nôtre, permet de se solidariser avec d’autres individus en souffrance, qu’ils soient humains ou non, et de choisir de ne pas participer à un acte cruel exercé sur l’autre, au point de physiquement s’y opposer.

    Jusqu’au début du 19e siècle, les animaux étaient tués dans les échoppes de bouchers, engendrant de nombreuses nuisances et problèmes sanitaires. Le sang des animaux s’écoulait dans les rues, les odeurs et les cris circulaient dans l’air ; parfois les animaux parvenaient à fuir, mettant en danger les passants. Pour ces raisons, et dans le contexte de la révolution industrielle, des abattoirs sont progressivement construits dans la capitale puis dans le reste du pays.

    S’ils étaient d’abord en périphérie des agglomérations, les abattoirs en furent peu à peu éloignés à cause de l’urbanisation croissante et grâce aux capacités techniques de réfrigération, retardant la décomposition des cadavres. Aujourd’hui au nombre de 960 en France, les abattoirs sont isolés et cachés des regards dans les campagnes. Le rappel de leur existence se fait sur la route où nous croisons les camions qui s’y rendent à toute heure, transportant leurs futures victimes entassées dans des remorques à barreaux.

    Une violence meurtrière exercée sur les animaux

    Ces victimes viennent de toutes les filières de l’élevage. Que les animaux soient génétiquement sélectionnés et élevés pour leurs capacités de développement musculaire, pour leur sécrétion de lait après insémination, ou pour leur production d’œufs, tous sont destinés à une mort violente et prématurée. Car leurs capacités de production diminuent avec l’âge, et la rentabilité économique nécessite que l’on exploite leur corps dans leur entièreté. Leur mort est prématurée en comparaison des années qu’ils pourraient physiologiquement continuer à vivre. Elle est violente, pas uniquement par les conditions de leur mise à mort, mais simplement parce qu’elle leur a été imposée contre leur gré.

    À leur arrivée tout d’abord, les animaux ne sont pas insensibles à leur environnement. Que ce soient les cris de leurs congénères ou les odeurs de sang et d’entrailles, ils comprennent que leur sort prochain est funeste et la détresse qu’ils éprouvent est visible. Ils hurlent, se débattent, certains d’entre eux parviennent à s’enfuir. Parfois même en chemin, pour échapper aux conditions horribles dans lesquelles ils sont transportés. Ils sont malheureusement souvent rattrapés et réintégrés dans la machine.

    Une fois à l’intérieur, plusieurs sévices leurs sont infligés suivant la réglementation officielle de « protection des animaux »3. Et leur intégration dans la chaîne de production se fait de leur vivant. Au prétexte de limiter les souffrances lors de leur mise à mort, on peut les électrocuter, les asphyxier au dioxyde de carbone, leur perforer le crâne avec un vérin pneumatique puis les pendre à des crochets plantés dans leur chair avant de les égorger pour les vider de leur sang. Aucune de ces pratiques n’est indolore et ne permet de garantir la mort instantanée. Une garantie d’autant moins certaine que les cadences sont faramineuses. En moyenne, un abattoir tue en effet 45 vaches ou 840 porcs par heure4.

    Leurs dépouilles sont alors préparées et conditionnées pour rejoindre nos magasins, hypermarché comme boucherie artisanale.

    Une violence sociale, physique et psychologique exercée sur les humain·es

    Si la violence imposée aux animaux est la plus évidente lorsqu’on évoque les abattoirs, celle qui est subie par les travailleuses et travailleurs de ces usines à tuer restent souvent dans un angle mort. Car ce sont bien des usines, bruyantes, sales et puantes, dont la production se fait à la chaîne, soumettant les individus qui la font tourner à une cadence infernale. L’enseignement que nous a transmis le mouvement ouvrier nous permet de dire que de telles conditions de travail sont terriblement aliénantes et usantes physiquement. Les statistiques montrent que 9 travailleuses et travailleurs d’abattoirs sur 10 ont souffert de trouble musculo-squelettiques et qu’à un poste d’abattage, le risque d’accident du travail est 4 fois supérieur à la moyenne nationale.

    Mais on oublie aussi que l’acte de tuer est en lui-même source de souffrance psychologique. La détresse que vivent les employé·es des abattoirs se traduit par de nombreux troubles tels que l’anxiété, la paranoïa, la dissociation ou la dépression5. Ils et elles subissent également un stress post-traumatique important, dont les symptômes sont identiques à ceux que des militaires peuvent subir après avoir tué ou infligé des souffrances à d’autres personnes.

    Isolés des centres urbains ou des sites industriels, les abattoirs sont aussi isolés des organisations syndicales. Ce sont des usines qui ont un taux de turn-over extrêmement élevé et qui ont recours à l’intérim, à des personnes immigrées et souvent sans-papiers. Ces personnes dont les capacités à s’organiser sont sapées par leur précarité, leur méconnaissance de la législation ou de la langue du pays en sont exploitées d’autant plus violemment6.

    Fermons les abattoirs, convertissons les emplois

    Si au cours d’un processus révolutionnaire, nous sommes en mesure d’imaginer la réorganisation de certains secteurs industriels nécessaires à la société pour en exclure l’exploitation violente, l’activité meurtrière même des abattoirs en font une filière à abolir complètement.

    Les abattoirs sont un lieu charnière des systèmes d’exploitation que sont le spécisme et le capitalisme. On oblige un groupe à en massacrer un autre. Les massacrés le sont sans nécessité. Notre alimentation ou nos vêtements ne nécessitent pas de produits d’origine animale, du moins pas dans nos pays riches. Les employé·es des abattoirs y travaillent par nécessité économique, et fuient le lieu dès que possible avec de terribles séquelles.

    Comment pourrions-nous dans notre projet que l’on considérerait communiste, tolérer que des individus soient tués et que d’autres individus soient forcés de mener la sale besogne afin de servir les intérêts d’un groupe social, par définition dominant ?

    C’est pourquoi nous devons revendiquer et œuvrer à la fermeture des abattoirs et la conversion des emplois vers des secteurs utiles qui ne nuisent ni à la planète, ni aux humains, ni aux autres animaux.

    • 1. Pour un être vivant, capacité à ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc., et à percevoir de façon subjective son environnement et ses expériences de vie (définition du Larousse). Depuis la déclaration de Cambdridge en 2012 qui acte un consensus scientifique mondial, ce concept n’est plus en débat, même s’il continue à être enrichi constamment.
    • 2. L214, Nombre d’élevages et d’abattoirs en France. Site l214.com.
    • 3. Ministère de l'agriculture, de l'agoralimentaire et de souveraineté alimentaire, La protection des animaux à l'abattoir. Site agriculture.gouv.fr, 28 février 2019.
    • 4. L214, Conditions de travail et santé des ouvriers d'abattoirs. Site : viande.info.
    • 5. Tani Khara, Animals suffer for meat production – and abattoir workers do too. The conversation, 4 février 2020.
    • 6. Ella McSweeney and Holly Young, The whole system is rotten : life inside Europe’s meat industry. The Guardian, 28 septembre 2021.
  • Solidarité avec les animaux : de la morale à la politique...

    À l’occasion de son 6e congrès, le NPA-l’Anticapitaliste a voté une motion en faveur de l’intégration des autres animaux sentients dans son programme politique. Elle est motivée par la solidarité politique découlant d’une soumission commune au capital, plutôt que par la responsabilité morale qui pèserait sur l’espèce humaine à l’égard des animaux.

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  • Réduction massive de la consommation de viande et élevage paysan...

    La destruction massive du vivant qui s’accélère tous les jours vient bousculer nos luttes et nos revendications. Dans ce cadre, la prise en compte de l’ensemble du vivant dans la lutte contre l’exploitation et les oppressions renforce nos analyses mais peut aussi créer des fractures qu’il est nécessaire de discuter.

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