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Communiqués du NPA... - Page 12

  • Suspension de la réforme des retraites : un tour de passe-passe qui ne doit pas démobiliser !

    Après le cirque politique de la semaine dernière et la nomination de ce gouvernement de macronistes pur sucre et de repris de justice, Sébastien Lecornu a donc prononcé sa déclaration de politique générale. 

    Cette déclaration de politique générale comporte une provocation : l’annonce d’inscrire l’accord de Bougival sur la Kanaky dans la Constitution avant la fin de l’année. Cet accord est un scandale imposé par l'État colonial contre le peuple Kanak, qui remet en cause le processus de décolonisation dans lequel la France s’est pourtant engagée en signant les accords de Nouméa et Matignon. En faisant ce choix, Lecornu soigne la droite et l’extrême droite, il flatte les courants réactionnaires attachés à la France coloniale et impérialiste, mal en point et chassée de ses zones d’influence et d’ingérence traditionnelles. Cette décision provoquera une colère légitime des Kanak, que le NPA-l’Anticapitaliste soutiendra.

    Mais le principal effet de manche de cette déclaration de politique générale est la proposition de suspendre la « réforme » des retraites. Cette suspension n’est ni un report ni une abrogation. Il n’y aura certes ni relèvement de l’âge jusqu’en janvier 2028, ni augmentation des trimestres – qui restent bloqués à 170, soit 42,5 annuités. Mais, dès janvier 2028, la mesure phare des 64 ans sera relancée et la réforme Touraine (43 annuités) se poursuivra. En 2023, les travailleurEs se sont très largement mobiliséEs  – par la grève et par leur présence par millions dans la rue – pour l’abrogation de cette réforme injuste, pas pour sa suspension. Lecornu s’est acheté du temps en faisant une concession au PS, qui ne votera pas la censure. En faisant ce choix, le PS laisse le gouvernement proposer un budget d’austérité qui va aggraver la régression sociale menée par Macron depuis 2017.

    Car ce que le gouvernement feint de lâcher sur la réforme des retraites, il le prend sur la sécurité sociale et sur le dos des travailleurEs. Les principales mesures antisociales du budget de Bayrou sont ici reprises : 

    année blanche pour les agentEs publics, pour les pensions et les prestations sociales ; 

    suppressions de postes dans les services publics ; 

    gel du barème de l’impôt qui va faire basculer 400 000 foyers fiscaux dans l’impôt ;

    doublement des franchises médicales… 

    7,1 milliards de coupes budgétaires sont prévues dans la santé, et le gouvernement entend poursuivre ses attaques contre le montant et la durée des indemnités journalières. Bref, poursuivre la feuille de route macroniste : faire payer les travailleurEs pour continuer de gaver le patronat et les milliardaires. 

    Ce qui l’a contraint à cette suspension, c’est la situation politique ouverte par les mobilisations depuis la rentrée. Les journées « Bloquons tout » du 10 septembre puis de grèves intersyndicales des 18 septembre et 2 octobre ont imprimé un climat social et un rapport de force qui ont fait chuter Bayrou et donc permis cette suspension. Mais il est urgent de reprendre le chemin des luttes, de la rue, de la grève pour gagner sur nos revendications, et en premier lieu l’abrogation totale de la réforme des retraites. 

    C’est dans cette perspective que le NPA-l’Anticapitaliste continuera d’interpeller publiquement les autres forces politiques de gauche en portant deux éléments essentiels : la nécessité de faire barrage à l'extrême droite et la construction d’un front social et politique portant un programme basé sur les revendications de notre classe, portées par l'intersyndicale et le programme du NFP de juin 2024. 

    Il y a urgence, et les forces de la gauche sociale et politique doivent se réunir rapidement pour construire la seule réponse que Macron pourra entendre : le rapport de force, classe contre classe.

  • Maroc : la jeunesse Gen Z 212 se lève pour la dignité et contre l’injustice sociale...

    Après le mouvement du 20 février 2011, le Hirak du Rif de 2016 et celui de Jerada en 2018, la jeunesse marocaine se mobilise de nouveau.

    Le 26 septembre 2025, regroupée autour de Gen Z 212, la jeunesse est descendue dans la rue dans plusieurs villes du Maroc et continue aujourd’hui à manifester pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux. Elle revendique notamment l’accès à des services publics de santé et d’éducation de qualité et réclame une justice sociale – les richesses étant concentrées entre les mains d’une minorité capitaliste locale, dont le chef du gouvernement et le palais royal, qui ne cessent de s’enrichir et de piller à tout va.

    La mort de huit femmes dans la maternité de l’hôpital Hassan-II d’Agadir, le 14 septembre dernier, avait suscité une immense vague de colère parmi la population locale, les manifestant·es dénonçant un « hôpital de la mort », cri d’alarme générant un écho à l’échelle nationale. 

    Ce drame a été l’un des principaux éléments déclencheurs de l’appel lancé par la jeunesse de Gen Z 212 à manifester pour un hôpital public digne, capable de répondre aux attentes et aux besoins essentiels des citoyen·nes.

    La jeunesse de Gen Z 212 revendique l’allocation de budgets suffisants pour renforcer la santé et l’éducation en moyens matériels comme en personnel, deux secteurs délaissés par l’État et livrés au capital privé. Elle exige également l’arrêt de la privatisation des services publics, ainsi que le droit au travail et à un salaire décent.

    Face à l’ampleur des manifestations dans de nombreuses villes et villages, le régime mobilise ses relais médiatiques pour criminaliser le combat de cette nouvelle génération et réprime violemment les manifestant·es : on compte déjà des centaines d’arrestations, des dizaines de blessés dont au moins deux blessés graves à Oujda et trois jeunes tués à Lqliâa, près d’Agadir, par la gendarmerie royale – une des forces de répression militaire les mieux équipées du pays, qui dépend directement du palais.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux mobilisations en cours au Maroc, salue la détermination des manifestant·es et dénonce les politiques antisociales et répressives d’un régime soutenu depuis trop longtemps par l’impérialisme français, qui couvre ses crimes et lui fournit l’appui nécessaire pour écraser la contestation.

    Le NPA-l’Anticapitaliste condamne la politique répressive menée par le régime policier de Mohamed VI, se tient aux côtés des manifestant·es agressé·es, blessé·es ou endeuillé·es, et exige :

    - la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ces mobilisations, ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires à leur encontre ;

    - la libération de tou·te·s les détenu·es politiques et d’opinion au Maroc.

    Solidarité avec les jeunes et tout le peuple marocain mobilisés pour la justice sociale et contre le régime répressif et autoritaire marocain !

  • Lettre aux organisations fondatrices du NFP...

    Cher·es camarades,

    Il y a plus d’un an, nous avions réussi à rassembler et à mettre en mouvement l’ensemble des forces sociales et politiques (partis, syndicats, associations) de notre camp pour les législatives de juin 2024. Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne dans la circonscription de Carcassonne, avec la candidature de notre porte-parole Philippe Poutou, et dans l’ensemble des circonscriptions où nos militant·es ont battu le pavé et construit ces campagnes. C’est à ce titre que nous nous adressons à vous aujourd’hui.

    Alors que la crise politique et sociale devient de plus en plus aiguë, Macron, plus faible et plus illégitime que jamais, ouvre à nouveau une crise majeure dans le pays en s’accrochant au pouvoir. Il pave la voie au Rassemblement national et à ses idées, dont les réponses racistes et autoritaires tentent une partie de la classe dominante.

    Face au danger de l’arrivée au pouvoir de l'extrême droite, nous avons le devoir de mettre tout en œuvre pour l'empêcher et pour construire une alternative. Il nous faut retrouver la voie d’une unité très large sur la base du programme que nous avions défendu dans le cadre du NFP. Ces revendications ont été portées par des millions de travailleurs·euses et par la jeunesse lors des mobilisations des 10 et 18 septembre, et encore le 2 octobre dernier avec l’ensemble des syndicats, associations, collectifs et les Assemblées « Bloquons tout ». Ces revendications (retraite à 60 ans, augmentation des salaires et des minima sociaux, plafonnement des loyers, interdiction des licenciements, justice fiscale, sociale et écologique, refus du militarisme…) sont clairement majoritaires dans le pays. Elles doivent être mises en œuvre pour faire face à l’urgence sociale et écologique.   

    Dans un tel contexte, nous avons toutes et tous une grande responsabilité mais, en tant que forces fondatrices du NFP, vous avez une responsabilité particulière. Plutôt que de diviser les forces, il est au contraire indispensable de faire renaître la dynamique du Nouveau Front populaire : une dynamique d’unité, qui rassemble le social et le politique, soit l’ensemble des forces de notre camp. Faire le choix de rassembler une seule partie des organisations du NFP, c’est au contraire nous condamner à la catastrophe.
    Toutes les forces sont nécessaires pour changer le rapport de forces : militant·es de la gauche politique, syndicalistes, militant·es pour la Palestine, abstentionnistes, déçu·es de la politique, etc. Tout doit être fait pour faire débattre, organiser, mettre en mouvement l’ensemble de la gauche, de notre camp social et du mouvement ouvrier dans les batailles qui sont devant nous.

    À ce titre, nous déplorons la décision d’exclure certaines organisations parties prenantes du NFP des discussions qui ont eu lieu ce mardi 7 octobre. Nous réitérons notre proposition d’une rencontre prochaine réunissant l’ensemble des forces qui ont participé au NFP. Dans l’immédiat, nous souhaitons participer à la réunion appelée notamment par les Écologistes et LFI ce mercredi 8 octobre, qui, selon les formulations publiées, s’adresse à l’ensemble des forces parties prenantes du NFP. Nous devons préparer toutes et tous ensemble la riposte sociale et politique nécessaire pour mettre un terme à la politique de Macron et pour barrer la route à l’extrême droite.

    Veuillez croire, cher·es camarades, en l’expression de nos sentiments unitaires et anticapitalistes sincères.

    Le Comité exécutif du NPA-A

  • Soutien aux sept de Bayonne...

    Mardi 7 octobre, se tient au tribunal judiciaire de Bayonne le procès contre sept militantEs poursuiviEs pour avoir organisé une action de désobéissance civile revendiquée : aider des migrantEs à traverser la frontière entre le Pays basque sud et le nord. Ils et elles risquent dix ans d’emprisonnement et 250 000 € d’amende.

    Depuis 2018, la présence policière à la frontière au Pays basque s’est intensifiée. Les contrôles d’identité racistes et les expulsions à chaud se multiplient. Contre la politique répressive et raciste des États, qui cible les migrantEs fuyant les guerres et la misère, c’est la population qui s’auto-organise pour résister et venir en aide.

    La mobilisation populaire finira par payer. Près de 40 000 personnes, ainsi que 80 organisations, ont signé des actes d’auto-inculpation dans le cadre de la campagne « J’accuse », qui a pour but de rendre visible cette criminalisation de la solidarité et de retourner l’accusation contre l’État français pour sa politique criminelle et meurtrière aux frontières.

    Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne depuis le début et se tient aux côtés des camarades poursuiviEs en justice. Notre direction politique a voté en juillet son auto-inculpation et sa participation nationale à la campagne « J’accuse ».

    Nous exigeons la relaxe immédiate des sept camarades accuséEs et jugéEs pour des faits qui ne constituent pas un crime.

    Nous dénonçons une fois de plus les politiques migratoires racistes et xénophobes de l’État français et de l’Union européenne, ainsi que la persécution et la criminalisation des personnes migrantes.

    Nous exigeons la régularisation de tous les « sans-papiers » et l’ouverture des frontières.

    Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à participer au rassemblement qui aura lieu le 7 octobre, devant le tribunal de Bayonne, à 13 h, en soutien aux sept militantEs poursuiviEs.

  • Contre les agressions négrophobes à Lyon...

    Le 26 septembre des agressions négrophobes ont accompagné la Biennale de Lyon : trois artistes NoirEs ont été cibléEs dans un restaurant, insultéEs puis suiviEs et agresséEs par un groupe de jeunes hommes, justifiant leur attaque par leur soutien à Trump.

    Cette attaque rappelle la chasse à l'homme négrophobe dont un village de la Creuse a été le théâtre cet été. Les insultes proférées, les coups portées et la traque qui s’en est suivie sont la marque d’une extrême droite en roue libre et d’un racisme plus décomplexé que jamais.

    Le NPA-L’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux victimes et dénonce les agressions qu’elles ont subi. Celles-ci s'articulent à une série de violences négrophobes survenues ces dernières années en France (lynchages, attaques aux couteau, agression sur les terrasses).

    La publicisation récente des intimidations de la police française à l'encontre de celleux qui dénoncent le racisme en Guyane manifeste clairement les effets des politiques coloniales, et le rôle de premier plan que jouent nos institutions, et en particulier la police dans la légitimation de l'ordre racial.

    Tout cela ne serait pas possible sans la participation pleine et entière de l’État et du gouvernement français à un racisme systémique qui opprime les personnes racisées. En menant une politique de stigmatisation, en glorifiant son passé colonial, en criminalisant les migrantEs venuEs d’Afrique, en externalisant avec l’Union Européenne les politiques migratoires et en armant toujours plus une police toujours plus raciste, l’État et le gouvernement français fabriquent et nourrissent la négrophobie.

    Le NPA-L’Anticapitaliste appelle l’ensemble des organisations engagées dans l’antiracisme (collectif, syndicats, partis politiques) à prendre la mesure de la fascisation de la France et à y opposer dans l’unité toutes les formes d’autodéfense populaire nécessaires pour y mettre un coup d’arrêt.

  • Après Lecornu, imposons par nos luttes un gouvernement populaire de rupture !

    Trois petits tours et puis s’en vont. À peine arrivé, voilà le gouvernement Lecornu déjà reparti. Près d’un mois après sa nomination, Sébastien Lecornu avait dévoilé un gouvernement fait de revenantEs et de morts-vivants : Darmanin, Retailleau, Dati, et même Le Maire… Douze heures plus tard, Lecornu a donc posé sa démission : il signe le mandat le plus court de Premier ministre de la 5e république, symbole d’une crise politique qui s’approfondit et s’accélère.

    Macron incarne un pouvoir illégitime, moribond, faible et détesté. À chaque jour qui passe, la crise de régime s’approfondit. Macron est incapable aujourd’hui de trouver un gouvernement qui puisse durer plus de quelques jours. Dans ce contexte, il devra pousser toujours plus loin ses alliances vers la droite, jusqu’à amener le RN au pouvoir. Qu’il le fasse en nommant un Premier ministre RN ou en dissolvant l’Assemblée nationale, sa seule feuille de route est de poursuivre la politique de l’offre au service des plus riches et du patronat. Le RN mènera des politiques violemment anti-migrantes, racistes et liberticides mais aussi ouvertement favorables aux classes dominantes, Le Pen et Bardella ont depuis longtemps donné tous les gages au patronat et au Medef.

    Alors que Macron s’était présenté en 2017 comme le prétendu rempart face à l’extrême droite, il lui aura ouvert la voie durant ses deux mandats. Sa responsabilité est totalement engagée dans la crise que nous vivons. Il ne lui reste plus qu’une chose à faire : partir !

    Demain ou dans quelques jours, le RN et derrière lui toutes les forces les plus réactionnaires, autoritaires et racistes de ce pays peuvent prendre le pouvoir (comme elles l’ont déjà déjà fait aux États-Unis, en Russie ou encore en Israël). Face à cette perspective sinistre, le NPA-l’Anticapitaliste appelle l’ensemble de la gauche sociale et politique à discuter et à se retrouver d’urgence pour préparer la victoire de notre camp et faire barrage à l'extrême droite.  En premier lieu, il faut renforcer  les mobilisations qui vont venir après celles, réussies, du 10 et du 18 septembre. Organisations politiques, forces syndicales, associations, « Bloquons tout », nous devons marcher ensemble autour d’un programme qui est majoritaire dans la population : le programme du NFP et les revendications que l'intersyndicale a portées pour le 18 septembre constituent une base pour un gouvernement populaire de rupture.  

    Dans l’unité la plus large, les travailleurs et travailleuses, comme la jeunesse doivent reprendre l’offensive et imposer par leurs mobilisations une véritable rupture sociale, démocratique et environnementale.. Nos mots d’ordre pour en finir avec Macron et la 5e République : unité des forces de gauches sociales et politiques, grève générale, gouvernement des travailleurs et constituante ! Tout doit être mis en œuvre afin que ces revendications majoritaires dans la population puissent être réalisées au plus vite: un véritable partage des richesses, la taxation des riches, l’interdiction des licenciements, la retraite à 60 ans, le développement des services publics et des gratuités, la hausse des salaires, des pensions et de tous les minimas sociaux !

    Reprenons la rue toutes et tous ensemble !

  • GenZ : Soutien à la jeunesse en lutte

    Après l'Indonésie, le Népal, les Philippines, le Kenya,la jeunesse se révolte à Madagascar et au Maroc. Si chaque pays à sa spécificité, la jeunesse se révolte toujours contre les mêmes problèmes : les politiques libérales qui appauvrissent les populations et créent une couche de parasites richissimes qui étalent leurs richesses partout où ils le peuvent. 

    Depuis plus de deux ans maintenant dans tout le sud global, ces mouvements de la jeunesse contestent également des dirigeants autoritaires, dont le maintien en place est largement lié à la volonté des puissances impérialistes. Ces mouvements font face à une répression extrêmement violente et mortelle: cinq personnes tuées à Madagascar lors des mobilisations qui ont fait tomber le gouvernement. Au Maroc, trois manifestants ont déjà été tués par la police, et de multiples arrestations ont eu lieu. Près d’une semaine après le début des mobilisations , les syndicats marocains entrent dans le mouvement et appellent à plusieurs journées de grève dans les prochains jours contre la vie chère, pour des services publics et contre des dirigeants corrompus qui préfèrent dépenser pour des projets inutiles comme pour la coupe du monde de foot.

    Le NPA apporte tout son soutien aux mobilisations et condamne fermement les assassinats perpétrés par la police. Les mouvements GenZ sont l’expression d’une jeunesse sacrifiée par le capitalisme et l’impérialisme. D'une jeunesse qui ne veut plus d’un système qui les condamne à la pauvreté et à la misère dans un monde qui compte de plus en plus de milliardaires. 

    Le NPA-l 'Anticapitaliste soutient toutes les révoltes des populations et de la jeunesse face aux politiques antisociales et à la répression qu’elles subissent, à Madagascar, au Maroc et partout dans le monde ! 

  • 10-18 septembre : le bon format pour la révolte...

    L’été et la rentrée sont marquées par la conjonction des crises actuelles : écologique, économique, sociale et politique. Notre camp social commence à relever la tête avec le mouvement Bloquons tout le 10 septembre et la grève interprofessionnelle du 18 septembre. La solution est entre nos mains, en approfondissant les crises pour renverser ce système.

    L’été 2025 a été un des plus chaud jamais enregistré. Outre la canicule planétaire, les forêts ont brûlé en France et dans le monde. Des pluies diluviennes meurtrières se sont abattues au Pakistan et dans le sous-continent indien. De quoi convaincre le dernier des climato- sceptiques qu’il est urgent d’agir pour lutter contre la crise climatique. Le génocide a continué en Palestine, même l’ONU s’en est émue. Et rien n’est fait, ou si peu, par nos dirigeants pour y mettre un terme. Des flottilles de la liberté se sont élancées pour apporter des vivres aux gazaoui·es, nous leur souhaitons de réussir. À l’abri dans les bureaux climatisés de Matignon, Bayrou se souciait aussi peu de cela que des agressions de Bétharram et confirmait ses réformes d’austérité. Pour économiser 43,6 milliards d’euros, il planifie des réformes validistes de la prise en charge des soins, de l’augmentation de la franchise sur les médicaments et les consultations médicales, le contrôle accru sur les médicaments et consultations afférentes aux affections longue durée (ALD), sans compter le gel des salaires et pensions des fonctionnaires. Pour récupérer 14 milliards, loin de taxer les profits, Bayrou envisage de ne plus indexer l’impôt sur l’inflation, ce qui fera entrer 400 000 foyers dans l’impôt et, cerise sur un gâteau empoisonné, de supprimer deux jours fériés. Voilà ce qui l’a conduit à sa perte.

    Alors, disons-le clairement : nous refuserons tout mic-mac gouvernemental qui voudra faire passer par la fenêtre la moindre proposition d’austérité du plan Bayrou !

    Tout bloquer, en grève : reprenons la rue !

    Les mobilisations sociales en cours sont de deux ordres. D’une part le mouvement Bloquons tout, qui emprunte aux Gilets jaunes leur envie d’en découdre avec le pouvoir et Macron et l’occupation de lieux emblématiques tout en s’en distinguant par son refus de tout confusionnisme raciste, et d’autre part l’appel internsyndical à la grève qui pose la question de qui crée de la richesse et de la mainmise du patronat sur les profits. De notre point de vue, rien n’oppose ces deux cadres, bien au contraire : ils se renforcent et mettent au centre la question clé de la démocratie (qui décide ? pour qui ? pour en faire quoi ?). Nous consacrons notre dossier à Ernest Mandel, mort il y a trente ans, infatigable théoricien marxiste et figure importante de la 4e Internationale, qui met justement en avant l’importance de l’hypothèse de la grève générale active (lire l’article de Sandra Cormier, p. 18) pour la prise du pouvoir par les exploité·es et les opprimé·es. Cette prise du pouvoir ne peut se faire qu’en repensant les lieux de démocratie directe (entreprise, école, hôpitaux, quartiers…) comme le montre l’article de Léon Crémieux (p. 22). Dans ce cadre, le parti est un soutien et un aiguillon pour notre classe (lire l’article d’Antoine Larrache, p. 15) et la jeunesse (lire l’article de Raphaël  Greggan, p. 26). Outre son analyse de la situation économique (lire l’article de Simon Saissac, p. 11), Mandel a livré une analyse fine du fascisme qui reste d’une brûlante actualité (lire l’article d’Hafiza b. Kreje, p. 29) dans la situation instable de la période.

    Approfondir la crise

    Face à celles et ceux qui veulent préserver le système capitaliste, qui veulent sauver les maigres marges de manœuvre qui lui reste avant de sombrer, nous répondons que nous ne voulons plus des miettes, mais que nous exigeons maintenant tout le gâteau ! Nous voulons approfondir la crise politique, mais surtout étendre les foyers de résistance, pour résoudre les crises écologique, économique et sociale, en récupérant les profits que les capitalistes font sur notre dos et en mettant fin aux oppressions (sexistes, racistes, LGBTphobes) qui tuent et entretiennent le système. L’État n’est pas neutre dans la crise actuelle. Macron doit démissionner. Nous défendons le programme du NFP comme base d’unité de notre camp social, dans toutes les élections qui se présentent. Nous voulons un Nouveau front populaire vivant, adossé aux luttes sociales, tout en restant conscient·es qu’il n’y aura pas de solution totale dans le cadre de ce système.

    Macron démission !

    Il n’y a pas de mouvement social sans un mot d’ordre clair. Nous refusons la cure d’austérité de ce gouvernement et des suivants. Nous voulons des augmentations immédiates de nos salaires et de nos retraites, nous voulons un partage du travail entre nous toutes et tous, avec des augmentation des salaires et des retraites. Si cela signifie rogner sur les profits, alors c’est ce que nous ferons, tous ensemble, comme le rappelle la chanson «El Pueblo Unido Jamás Será Vencido».

  • Contre Macron et son monde, construire l’affrontement dans la durée !

    Après les fortes mobilisations des 10 et 18 septembre dernier, la colère sociale est toujours là. Bien que les manifestations soient moins importantes que la dernière fois, ce sont encore des centaines de milliers de personnes qui ont fait grève et ont battu le pavé ce 2 octobre, à l’occasion de plus de 250 manifestations. Alors que l’appel de l’intersyndicale à cette journée d’action a été tardif, laissant moins d’une semaine pour préparer la mobilisation, les travailleurs et travailleuses ont répondu présent·es !

    Lecornu et Macron le savent, leur politique est rejetée massivement, ils sont faibles et illégitimes, sont en difficulté pour constituer un gouvernement car  ils n’ont pas de majorité pour faire voter leur budget d’austérité. Malgré cela, ils se refusent à entendre les revendications de la population, à taxer les riches et à répondre aux besoins sociaux.

    Face à ce pouvoir illégitime au service des plus riches et du patronat et à une extrême droite qui se prépare à gouverner, notre camp social doit reprendre l’offensive. La mobilisation doit se construire dans la durée. Des revendications sectorielles doivent émerger : augmentation des salaires et des minima sociaux, création d’un million d’emplois dans les services publics, un budget pour satisfaire les besoins sociaux et pas pour l’armement et la guerre, l'arrêt  des aides inconditionnelles aux entreprises privées, l’abrogation de la « réforme » des retraites, etc. L'intersyndicale doit proposer rapidement un calendrier de mobilisation pour faire plier Lecornu, Macron et le patronat. Il est clair qu’au cœur de la politique budgétaire de Lecornu et Macron, il s’agit d’attaquer les plus pauvres, les services publics et de saper les fondements mêmes de la sécurité sociale et de la protection sociale en général.  Dans les semaines qui viennent, l’affrontement va se focaliser sur la question du budget et en particulier celui de la sécurité sociale. La mobilisation doit empêcher Macron et Lecornu de dérouler le calendrier institutionnel.

    Des assemblées générales dans les lieux de travail, les lieux d’étude et de vie peuvent permettre d’ amplifier et de consolider la mobilisation, de préparer une grève enfin victorieuse et de faire reculer le gouvernement et le patronat.

    Le NPA-l’Anticapitaliste  appelle l’ensemble des organisations de la gauche sociale et politique à se réunir  rapidement pour discuter d’actions communes au service de la contre-offensive du monde du travail et de l'alternative politique nécessaire à Macron et à son monde.

    Il est urgent d’en finir avec ces politiques qui nous mènent droit vers la catastrophe sociale, démocratique et environnementale. Reprenons la rue toutes et tous ensemble !

  • Contre l'attaque de la flottille vers Gaza...

    Comme nous l’avons craint, la flottille est attaquée par l’armée israélienne.
    Nous dénonçons cette agression et l’inactivité de l’état français. Soutien a la flottille ! Nous appelons a des rassemblements et des blocages partout en France.
    Aux côtés de dizaines d’autres organisations, nous appelons à participer aux manifestations et actions de blocage qui auront lieu dans les jours prochaines !
    Pour Gaza : riposte immédiate !

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