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Communiqués du NPA... - Page 8

  • 49-3 pour le budget Faure-Lecornu : notre camp doit riposter...

    Tout ça pour ça ! Trois mois après avoir juré la main sur le cœur d’y renoncer, le premier ministre recourt au 49-3 pour faire passer son budget. Trois mois après que le PS a fait de l’absence de 49-3 la condition pour ne pas censurer le gouvernement, il s’en félicite et va le sauver une fois de plus.

    Cet énième scandale démocratique confirme que le régime et la 5e République sont en crise. Il n’y a pas de majorité pour voter ce budget d’austérité. Les manœuvres institutionnelles sont des impasses pour notre camp social. Une seule réponse s’impose : reprenons la rue !

    La politique menée par le PS ces derniers mois divise profondément la gauche et notre camp social. Elle renforce la fascisation et pave la voie à l’extrême droite. Car ce budget est le fruit d’un accord entre le gouvernement et le PS. Il a progressivement abandonné toutes ses lignes rouges, démocratiques et sociales. Elles étaient pourtant déjà très en-deçà du programme d’urgence du Nouveau Front populaire sur la base duquel ses députéEs ont été éluEs… Même la petite taxe Zucman est passée à la trappe !

    En l’absence de rapports de force par la mobilisation, personne ne devrait être surpris que la gauche d’accompagnement soutienne les régressions sociales. Nous payons donc aussi collectivement le prix de l’attentisme des forces politiques et sociales opposées aux politiques libérales. Il est urgent qu’elles se rassemblent pour proposer une riposte !

    Le NPA-l’Anticapitaliste propose à l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives qui refusent ce coup de force antidémocratique, l’austérité, les politiques écocidaires et le racisme de se réunir très rapidement pour organiser ensemble une contre-offensive unitaire et populaire par la lutte.

  • Le Rojava attaqué : une guerre existentielle...

    Depuis plusieurs jours, le Rojava, région du nord-est de la Syrie où les Kurdes développent une expérience d’autonomie et d’alternatives démocratiques, fait face à une nouvelle offensive menée par le régime de Damas et des forces qui lui sont liées. Cette agression intervient alors même que des discussions étaient en cours et que des promesses de protection avaient été avancées. Dans les faits, l’armée syrienne a franchi l’Euphrate, des affrontements se multiplient et la situation se dégrade rapidement.

    Face à cette menace, l’ensemble des responsables politiques, militaires et sociaux du Rojava ont pris les armes. Les directions du PYD comme le commandement des Forces démocratiques syriennes ont rejeté les accords imposés par Damas, considérés comme une capitulation. Pour le peuple kurde, il s’agit clairement d’une guerre de survie, dans un contexte de menace existentielle.

    Cette offensive vise une expérience politique fondée sur l’autonomie, la démocratie locale, l’émancipation des femmes et la coexistence des peuples. Elle s’inscrit dans une logique plus large de répression des aspirations populaires et démocratiques dans la région.

    Face à cette situation critique, la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire. Défendre le Rojava, c’est défendre une révolution attaquée, mais aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

  • Majorité numérique à 15 ans : protection des enfants ou risque sécuritaire ?

    Présentée comme une mesure de protection des enfants, l’instauration d’une « majorité numérique » à 15 ans s’inscrit en réalité dans une dynamique sécuritaire plus large. Derrière l’interdiction des réseaux sociaux et les projets de couvre-feu numérique se dessinent des dispositifs de surveillance, de censure et de contrôle des usages, sans remise en cause du capitalisme numérique ni des logiques qui exposent réellement les jeunes aux violences en ligne.

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  • Une marche à la guerre...

    La situation est marquée par une montée à la guerre des grandes puissances impérialistes comme solution aux crises mondiales. Face à cela, notre camp social doit se ressaisir et s’unir pour lutter tous ensemble jusqu’à la victoire !

    L’arrestation du président Venezuelien et de sa femme par l’armée américaine le 4 janvier dessine le nouvel ordre mondial, Ceci ne peut peut se comprendre que dans le cadre de la crise mondiale et de réorganisation des rapports de forces entre les grandes puissances qui est en cours. Dans ce cadre, la perte de vitesse économique des États-Unis et de l’Europe contraste avec la présence renforcée de la Chine dans de nombreux pays, et notamment dans la zone d’influence historique des États-Unis qu’est l’Amérique latine. L’offensive de Trump au Vénézuela, en Argentine, mais aussi au Moyen-Orient est une réaction de très haute intensité à ces modifications.

    Make America great again… par la force

    Face à leur propre crise dans le cadre des rapports de forces mondiaux, le sens de Trump est d’utiliser l’armée la plus puissante du monde pour retrouver leur grandeur perdue, Trump se lance dans une série de guerres, à l’image de celle des « 12 jours » en Iran et soutient Israël dans sa folie génocidaire en Palestine pour mettre au pas le Moyen-Orient. C’est précisément ce qu’il vient de se passer au Venezuela : prendre par la force ce qu'ils ont perdu sur le terrain économique pour regagner l’Amérique du Sud. Ce faisant, Trump piétine les accords internationaux et il est même prêt à enfoncer l’Union Européenne pour se maintenir à flots et préparer les prochains affrontements pour les métaux rares, comme au Groenland.

    Les appels des chefs d'état-major en France ou en Angleterre pour augmenter le nombre de militaires en service sont bien en deçà de ce que ces impérialismes périphériques ont besoin pour être concurrentiels. Le plan de financement militaire pluriannuel en Allemagne semble trop personnel. Il est aujourd’hui possible que l’Union européenne explose devant son incapacité à agir collectivement.

    Pour notre camp social, la lutte contre l’impérialisme, à commencer par le nôtre, est une impérieuse nécessité aujourd’hui. Nous refusons la marche à la guerre, nous sommes aux côtés des peuples qui luttent !

    Les impérialismes occidentaux concurrencés par la puissance de Chine

    Alors que les économies occidentales s’enfonçaient dans la crise, notamment après la crise financière de 2008, la Chine, qui a conservé des taux de croissance élevés, a pu continuer à investir. Notamment avec la mise en place de partenariats de développement avec différents États, les « nouvelles routes de la soie » en 2013. La Chine a prêté 60 milliards de dollars au Venezuela entre 2007 et 2015 en se remboursant avec le pétrole (80 % des exportations). Les entreprises chinoises s’implantent également au Mexique.

    Cela concerne également les pays africains, qui sont exonérés des droits de douane chinois. Résultat gagnant pour la Chine1 : « en 2024, la Chine a importé 116 milliards de dollars de produits africains, contre 178 milliards d'exportations ». Elle assure également leurs sécurités militaires, par exemple 70 % des pays sont équipés de blindés chinois et ceci vaut également pour des entraînements militaires conjoints ou la vente d’armes chinoises2. Ce qui explique que le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire se retirent de la Françafrique… Cerise sur le gâteau, le 2 janvier 2026, le groupe chinois BYD devenait le premier vendeur de voitures électriques au monde, passant devant l’américain Tesla.

    Où va le mouvement ouvrier en France ?

    Le coeur de la politique de Macron repose sur l’augmentation de l’exploitation et la coupe dans les budgets sociaux pour financer le patronat et l’armée, sur fond de lois racistes et islamophobe pour nous diviser. Quant à la jeunesse, Macron veut la mettre au pas cadencé dès l’école. Mais cela n’est toujours pas suffisant et une partie du patronat se tourne maintenant vers l’extrême droite. Il y a péril en la demeure !

    Pour inverser la vapeur, nous avons besoin de mobilisations de masse, à l’image des mobilisations de novembre-décembre 1995 auxquelles nous consacrons notre dossier. Dans une situation politique similaire, avec des attaques sur la Sécurité sociale et les retraites, les jeunes, les cheminots, les femmes et l’ensemble de la population ont su trouver les voies de la grèves, et du blocage de l’économie.

    Une telle mobilisation, dans un cadre social compliqué, suppose une unité large, qui redonne confiance : un nouveau « tous ensemble » est nécessaire aujourd’hui, qui aille jusqu’au bout, un raz-de-marée social qui renverse l’ordre établi. Bref une année pour la transformation révolutionnaire de la société. 

    • 1. Mathieu Viviani, « La Chine va exempter l'Afrique de droits de douane, un pied de nez à Donald Trump », La Tribune, 13 juin 2025. 
    • 2. Paul Nantulya, « La Chine élargit son influence en Afrique en multipliant ses engagements sécuritaires », Centre d’étude stratégique de l’Afrique, 24 juin 2024.
  • Solidarité avec les habitantEs d’Alep bombardéEs !

    Depuis plusieurs jours les quartiers à majorité kurde de Sheikh Massoud, et Ashrafieh à Alep sont assiégés par des brigades de djihadistes intégrées à l’armée syrienne. Déjà soumis à un blocus, les populations civiles subissent désormais des bombardements. On compte déjà une dizaine de morts civils, dont des enfants. Les pénuries d’eau, d’électricité et de produits de premières nécessités annonce une catastrophe humanitaire. 

    Ces attaques se déroulent alors que les négociations pour l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) semblaient avancer. Les FDS avaient d’ailleurs accepté d’évacuer ces quartiers d’Alep, n’y maintenant qu’une force de police, les Asayish.  

    Mais cela n’est pas du goût de la Turquie, qui revendique depuis longtemps la mainmise sur la ville d’Alep, en plus des provinces syriennes qu’elle a déjà annexées au nord d’Alep. La faiblesse du gouvernement d’Al Charaa qui n’a plus d’armée à part les bandes djihadistes, dont beaucoup de membres sont d’anciens combattants de Daesh, a des conséquences directes sur la population syrienne. Les massacres de civils Alaouites, les affrontements avec les Bédouins du sud en témoignent. Les efforts de l’AANES (Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie) et de la direction des FDS pour avancer vers une Syrie fédérale et inclusive se heurtent aux ambitions territoriales et politiques de la Turquie au nord du pays et celles d’Israël au sud.  

    Le NPA-l'Anticapitaliste dénonce l’agression contre les quartiers kurdes d’Alep et exige la fin immédiate du blocus et des bombardements contre les populations civiles.  

    Nous dénonçons la violence permanente de l’État Turc contre les kurdes.  

  • L’Ukraine ne cède ni aux intox ni aux pressions...

    Après presque quatre ans d’une très longue guerre, la société ukrainienne est épuisée, marquée par les deuils, les déplacements, l’angoisse permanente des alertes. La confiance dans les alliés faiblit, beaucoup savent que l’aide peut diminuer, que des compromis peuvent se faire sur leur dos. Mais loin de se résigner, la majorité des UkrainienEs rejette l’idée d’une paix imposée qui sacrifierait leur sécurité future ou légitimerait l’occupation. Les violences subies dans les territoires occupés renforcent leur détermination.

    Expropriations et intox à grande échelle

    Par décrets, l’administration russe veut rendre irréversible l’occupation des territoires ukrainiens. Terres agricoles, logements, entreprises sont confisqués et transférés à l’État russe ou à ses proches. En violation du règlement international des lois de la guerre, qui interdit l’appropriation de biens privés dans les territoires occupés, le droit russe s’impose, le rouble devient la monnaie de référence, les passeports russes une condition d’accès aux services de base. Par cette politique du « fait accompli », Moscou s’emploie à rendre toute négociation réelle impossible.

    L’annonce d’une attaque de drones contre une propriété de Poutine est une tentative grossière de manipulation. Kiev n’avait aucune raison de consacrer des forces à une cible sans aucun intérêt militaire. Depuis, Moscou n’a toujours pas fourni la moindre preuve et ne compte pas le faire. L’épisode sert à victimiser le pouvoir russe et à justifier la poursuite de la guerre face aux pressions de Trump — qui prend pour argent comptant les mensonges poutiniens.

    Sur le front, la guerre d’usure

    Malgré 150 000 combattants déployés dans le secteur de Pokrovsk, Moscou n’a pas réussi de percée stratégique majeure ni d’encerclement décisif depuis des mois, et l’armée ukrainienne tient, elle ne s’effondre pas. L’enjeu de la présence ukrainienne y est plus diplomatique que militaire. Les forces russes exigent la totalité du Donbass dans le cadre d’un accord de paix, la prise de Pokrovsk en serait le symbole. En ce début d’hiver, rien n’est joué. Pour Moscou, le maintien en état des réseaux logistiques sera prioritaire pour assurer un approvisionnement accru, en carburant et en vivres ; pour Kiev, l’intensification des bombardements sur les infrastructures routières et énergétiques constitue une menace grave.

    Les négociations de paix patinent

    Dans les prochains jours, plusieurs rencontres porteront sur les garanties de sécurité que les alliés peuvent apporter pour dissuader Moscou de l’attaquer de nouveau. Poutine ne cède ni sur la reconnaissance des annexions ni sur la neutralisation durable de l’Ukraine. Les propositions de l’administration Trump — par exemple celle d’une « zone économique libre » d’où Kiev aurait retiré ses troupes — créent une pression politique sur Kiev pour valider un partage territorial inacceptable. Le viol du droit international commis par Trump au Venezuela s’inscrit dans la logique appliquée par Poutine en Ukraine (et demain par la Chine à Taïwan ?) qui vise une répartition de « zones d’influence historiques » entre autocrates. De son côté, Zelensky a répété de façon claire que l’Ukraine ne céderait aucune partie de son territoire ni ne reconnaîtrait la souveraineté russe sur ces terres, y compris le Donbass ou la Crimée. Il refuse toute solution « imposée » par Washington ou Moscou si Kiev n’est pas à la table des négociations. Ces conditions constituent le cœur de la résistance du peuple ukrainien.

    Le groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA

  • 2026 : affronter le chaos capitaliste et impérialiste !

    Macron se pose en chef de guerre pour masquer l’affaiblissement de son pouvoir et la violence des politiques menées contre la population. La crise budgétaire révèle l’impasse du régime : coupes dans les collectivités et les services publics, gel des pensions, des allocations et des prestations sociales, tandis que les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux plus riches se multiplient et que les dépenses militaires explosent. Cette austérité frappe de plein fouet les classes populaires.

    À l’échelle internationale, la fuite en avant impérialiste s’accélère. Les peuples paient le prix des rivalités entre puissances, du pillage des ressources et des guerres. L’agression des États-Unis contre le Venezuela marque une escalade au service des intérêts du capital et du contrôle du pétrole. Partout, ces politiques produisent misère sociale, chaos écologique, autoritarisme, progression de l’extrême droite. Le droit international est piétiné.

    Le NPA-A défend une rupture radicale : partage des richesses en faveur du travail, augmentation des salaires, interdiction des licenciements, extension de la gratuité et des services publics, renforcement de la Sécurité sociale, des retraites, de la santé, du logement et de l’éducation. Il faut mettre fin aux grands projets inutiles, à l’accaparement et à la destruction des écosystèmes.

    Notre internationalisme est sans partage : nous défendons partout les peuples, pas les gouvernements ou les États. Sans alignement sur aucun impérialisme, nous affirmons une solidarité active avec les exploitéEs et les oppriméEs, de Kanaky au Congo, de la Palestine à l’Iran, de l’Ukraine au Venezuela. Cette boussole n’est pas qu’une affaire de morale : l’indépendance de classe et l’exigence démocratique sont indispensables pour combattre réellement le capitalisme et l’impérialisme.

    Pour construire une mobilisation sociale et politique puissante, démocratique, antiraciste, anticapitaliste et anti-impérialiste, il faut allier unité — sans laquelle rien n’est possible — et radicalité — sans laquelle le possible n’est rien. En 2026 plus que jamais, internationalistes, unitaires et révolutionnaires !

  • Yankees Go Home ! Non à l’agression impérialiste contre le Venezuela !

    Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

    Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.

    Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).

    Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. 

    Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !

  • Soutien à la lutte des peuples d’Iran !

    L’effondrement de la monnaie nationale et de l’économie, l’hyperinflation et la stagnation des salaires sont les ingrédients de la mobilisation massive partie le dimanche 28 décembre du bazar de Téhéran et étendue à de nombreuses villes et universités. La combativité des manifestantEs et la vitesse à laquelle la situation évolue montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une réaction passagère à la hausse du taux de change. C’est une fois encore une colère sociale profonde, enracinée dans des décennies d’injustices, de pauvreté, de ségrégation de genre et de répression qui s’exprime. La grève du bazar, la fermeture des commerces et l’entrée en scène des étudiants signent une nouvelle étape de ce mouvement de fond qui secoue la République Islamique d’Iran.

    Des syndicats de travailleurs, comme le syndicat Vahed, et des associations d’enseignants et de retraités se sont immédiatement solidarisés du mouvement.

    Alors que l’inflation officielle dépasse les 52 %, le pouvoir refuse d’augmenter les salaires. Cela signifie clairement que le budget de l’État est financé sur le dos des travailleurs, des retraités, des chômeurs et des plus précaires. Cela veut dire moins de soins, moins d’éducation, plus de marginalisation et une société épuisée. Alors que la pauvreté explose, les dirigeants du pays et notamment le Guide Khamenei détiennent eux des fortunes colossales. Le pouvoir cherche en apparence à calmer la contestation, mais dans les faits, la répression se déploie sur le terrain. Une fois encore, la République islamique d’Iran va chercher à survivre grâce à la potence et à la peur. La mollahrchie a exécuté plus de 1922 détenus en 2025, mais cela n’empêche pas les mobilisations populaires. Le courage des manifestantEs est immense et la contestation ne faiblit pas. Déjà les signes de faiblesses du pouvoir apparaissent. Le directeur de la Banque centrale a démissionné, trois responsables de la sécurité d’universités ont été limogés, l'État a fermé les administrations dans 26 provinces et les cours des universités basculent en distanciel. Et cela n’est peu- être que le début !

    Face à cette dynamique, les tentatives de récupération — notamment par les courants monarchistes — doivent être clairement rejetées. Ceux-ci n’hésitent pas à organiser une campagne de manipulation en modifiant les slogans sur les vidéos qui sortent d’Iran afin de faire croire à une adhésion des contestataires à la solution « monarchiste ». Soutenu par Nétanyahou et Trump, le fils du Shah n’est pas un allié des peuples d’Iran. Son projet est autoritaire et ultralibéral. Les peuples d’Iran ne sont pas dupes. Ils n’ont pas renversé une dictature pour en restaurer une autre. Le choix n’est pas entre deux formes de despotisme, mais entre la poursuite d’un système fondé sur l’injustice et la construction d’un avenir fondé sur l’égalité, les droits sociaux et démocratiques et la dignité.

    La solidarité entre universités, lieux de travail, quartiers populaires et périphéries urbaines est la clé pour transformer la colère en force sociale organisée, capable de résister à la répression, d’empêcher toute instrumentalisation et refuser la confiscation du mouvement.

    Les peuples d’Iran ont besoin de toute la solidarité internationale des forces progressistes. Le NPA-l’Anticapitaliste se tient aux côtés de la jeunesse, des travailleurs et travailleuses d’Iran. Nous apportons tout notre soutien aux peuples d’Iran en lutte contre la dictature, contre la vie chère et les injustices.

  • En 2026, la prédation capitaliste doit cesser !

    Pour ces neuvièmes vœux, Macron a tout misé sur le « domaine réservé » du président, l’international, avec un double objectif : redorer le blason de la France dans le concert des rivalités inter-impérialistes et des droits des peuples bafoués, et effrayer le peuple sur les suites de l’escalade militaire en cours dans l’Union européenne. La carotte et le bâton !

    Néanmoins, Macron ne peut faire oublier combien lui et son camp sont affaiblis par des années d’une politique antisociale. Pour la deuxième année consécutive, l’adoption d’un budget pour la Sécurité sociale s’est avérée épineux, tandis que Sébastien Lecornu a été contraint de faire adopter une « loi spéciale » qui permet de reconduire le budget de 2025 et de poursuivre une politique antidémocratique et d’austérité. Au programme : chute des budgets pour les collectivités territoriales et les services publics, gel des pensions de retraites, des allocations familiales et d’autres prestations sociales (RSA, APL), augmentation des impôts… et parallèlement, baisse de la fiscalité pour les entreprises et les plus riches, cadeaux aux patrons et explosion des dépenses militaires… De tout cela, le président des riches n’a soufflé mot.

    Pour 2026, le NPA-A forme le vœu que cessent les attaques antisociales du gouvernement et de son président des riches, que cessent les politiques racistes qui pavent la voie à l’extrême droite. 

    En France, en Europe et dans le monde, les politiques capitalistes n’ont fait qu’accroître le désarroi des populations qui se soulèvent exaspérées, comme à Madagascar ou au Maroc hier, en Iran ces jours-ci, ou qui tombent, déçues, dans les bras de l’extrême droite cynique, raciste et haineuse, comme au Venezuela. Le monde capitaliste est en train de sombrer et de nous mener au chaos… où même le droit international semble impuissant.

    Au NPA-A, nous souhaitons que la répartition des richesses entre le capital et le travail, se fasse au bénéfice du travail, par des augmentations de salaire, l'interdiction des licenciements, par une extension du domaine de la gratuité et des services publics – plus de Sécurité sociale, de protection sociale, d’assurance chômage et de retraites – par une prise en compte des besoins sociaux élémentaires comme la santé, le logement, l'éducation avant les impératifs du capital, par l’interdiction de tout grand projet inutile et d’accaparement, comme l’A69 ou les mégabassines, et de toute forme d’empoisonnement des sols, des eaux, de l’air au nom de la productivité agricole et industrielle. Tout cela, nous le porterons dans nos luttes et les grèves qui devront reprendre dès la rentrée.

    Pour que nos vœux soient exaucés, il faudra en 2026 un mouvement social et politique d’une ampleur et d’une ambition inédite, d’une puissance démocratique sans égal. Il en va de la survie de l’humanité autant que de celle de la planète.

    Le NPA-A contribuera en 2026 à ouvrir et à poursuivre la discussion avec les forces politiques pour la transformation sociale et l’écosocialisme.