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Communiqués du NPA... - Page 7

  • À Murcie, comme à Romans-sur-Isère ou Southport : Make Racists Afraid Again !

    Les gauches européennes avaient l’illusion d’un État espagnol où la politique de la coalition de gauche menée par le PSOE de Pedro Sanchez, comportant entre autres Sumar et les partis de la gauche indépendantistes et Junts Per Catalunia (droite indépendantiste), pouvait endiguer la montée des extrêmes droites. Les ratonnades de Torre Pacheco (province de Murcie) nous ont rappelé des scènes que nous avons vu l’été dernier à Romans-sur-Isère et au Royaume-Uni.

    La droite et l’extrême droite ont instrumentalisé un fait divers : l’agression de Domingo Tomás Martinez, 68 ans, le 9 juillet en pleine rue de Torre Pacheco. La photo de son visage tuméfié est reprise par l’extrême droite qui diffuse aussi la vidéo d’une agression ayant eu lieu en mai à Almeria, d’un autre homme âgé. José Ángel Antelo, chef de file local de Vox (extrême droite) partage de fausses photos des soi-disants coupables, et l’influenceur raciste Daniel Esteve à la tête de « Desokupa » appelle à « prendre des bâtons » pour envoyer les coupables à « l’hôpital ». Les mêmes mécanismes que pour les ratonnades de Romans-sur-Isère et Southport, un an plus tôt.

    L’extrême-droite espagnole s’est aussi organisée pendant deux semaines via des groupes Telegram, ici « Deport Them Now », en appelant à « nettoyer Murcie » et « frapper n’importe quel Moreno ». Les premières agressions racistes visent les personnes perçues comme maghrébines, aux cris de « Moros de mierda ! » et se font dans le sillage du rassemblement organisé par la mairie de Torre Pacheco, tenue par le Partido Popular (PP, Droite). Les bandes racistes visent le quartier de San Antonio, et le dimanche un kebab est attaqué par 40 hommes habillés en noirs avec des armes contondantes.

    Ces « ratonnades » surviennent une semaine après que Rocio de Meer, porte-parole de Vox a parlé de l’expulsion de 7 à 8 millions de personnes hors de l’État espagnol, et après des mois de campagnes arabophobes, islamophobes et xénophobes par la coalition PP-Vox à la tête de la province de Murcie. À la suite de ces pogroms, Borja Sémper, porte-parole du PP, a soutenu Vox en rejetant la faute de l’agression sur l’immigration, alors que la victime de l’agression d’Almeria a rappelé que son attaque a été commise par des hommes blancs d’origine espagnole. Ce n’est pas la première fois que les droites espagnoles collaborent. En 2023, après l’échec du PP et Vox à obtenir une majorité au Congrès, le PP et Vox avaient appelé à des mobilisations nationales contre la renomination de Pedro Sanchez à la tête de l’État. Cette tentative de putsch avait été rejointe par différents groupes d’extrême droite comme la Phalange (organisation historique du fascisme espagnol), Desokupa, Hazte Oir (extrême droite catholique).

    Comme Keir Starmer (Parti travailliste) au Royaume-Uni, le gouvernement espagnol de gauche juge l’extrême droite responsable de l’agression, mais n’est pas capable de voir son propre rôle dans ces violences racistes, via les différentes lois anti-immigrations, les violences menées aux frontières comme le massacre de Melilla, le 24 juin 2022 et la politique xénophobe de l’administration contre les exiléEs. Rien de surprenant de la part de l’État qui a développé la « limpieza de sangre » (pureté de sang), qui n’est jamais revenu sur son histoire et ses crimes coloniaux, où il est possible de se réclamer ouvertement du franquisme, qui nie et combat le droit à l’autodétermination des peuples, maintient deux enclaves coloniales… tout en soutenant d’une main la Palestine mais de l’autre reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

    Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à ouvrir les frontières, cesser la collaboration avec des États coloniaux et racistes comme le Maroc, à combattre les lois xénophobes et racistes, à remonter des cadres antifascistes unitaires et de masses pour reprendre la rue et surtout, de Romans-sur-Isère, à Southport comme à Murcie : « Make Racists Afraid Again ».

  • Rogner sur les dépenses de santé pour financer les assistés du CAC 40 !

    Doublement des franchises de 50 à 100 euros, attaque contre les affections de longue durée et les arrêts de travail, c’est une coupe massive dans le budget de la santé que Bayrou veut nous vendre dans son projet de financement, au nom des déficits qu’il a lui-même créés !

    Une austérité à 44 milliards d’euros. Et pour y arriver, une nouvelle ponction de 5 milliards d’euros sur le budget de notre système de santé déjà exsangue. Voilà le projet de budget 2026 présenté par Bayrou au nom de la lutte contre les déficits. Il s’agit encore de sabrer dans les dépenses, alors que notre système de santé, comme le budget de l’État, souffre essentiellement d’un manque de recettes, avec un déficit creusé à coups de subventions au capital. 

    Même la très libérale Cour des comptes est obligée de noter que « de 2014 à 2024, le total des allègements généraux de cotisations patronales a presque quadruplé, passant de 20,9 milliards à 77,3 milliards d’euros ». Des exonérations que le budget de l’État va quasi intégralement compenser, creusant ainsi son déficit. Si Bayrou a besoin de 44 milliards, qu’il aille les chercher dans la poche des milliardaires et du CAC 40, qu’il ­subventionne à coups ­d’­exonérations !

    Responsabiliser les patients qui « décident » d’avoir un infarctus ou un cancer du sein ?

    Bayrou veut culpabiliser les malades, qui « abusent et qui fraudent », alors que 82 % des fraudes en santé en 2024 — 519 millions sur 628 millions — sont le fait des établissements de santé et des professionnels de ville, selon les comptes de la Sécurité Sociale. Et que les fraudes aux cotisations sociales patronales se montent, elles, à 10 milliards d’euros ! 

    Comme si on choisissait d’être malade, et comme si ce n’étaient pas les médecins qui prescrivaient les soins ! Comme si les patientEs en affection de longue durée étaient des privilégiéEs pour lesquels tout serait ­gratuit. Déjà gravement malades, ils ont en fait un reste à charge 1,8 fois plus élevé que le reste des patients, car de nombreux soins justement ne sont pas pris en charge par la Sécu.

    Les conséquences : une explosion du coût des complémentaires santé, une augmentation des inégalités sociales de santé et du renoncement aux soins. Elles vont frapper encore une fois les plus pauvres, les plus âgés, les plus malades.

    Une austérité qui creuse les inégalités sociales de santé

    Avec ce nouveau tour de vis pour la santé, l’Ondam (Objectif national de dépenses d’assurance maladie) serait seulement de + 1,9 %. Un choc, alors que face aux besoins, à la dette des hôpitaux, au Ségur non financé, au manque de personnels, même la FHF (fédération hospitalière de France) demandait une augmentation de + 6 %, quand les syndicats des travailleurEs de la santé demandent de leur côté + 10 % !

    Pour l’hôpital, la dette va continuer à se creuser, à plus de 30 milliards d’euros. Sous-investissement, fermeture des services, maltraitance des personnels et des usagers vont s’aggraver. Un exemple, au Grand Hôpital de l’Est francilien, des dizaines de médecins étrangers ont reçu l’ordre de rembourser jusqu’à 100 000 euros de primes, qui figuraient pourtant dans leur contrat !

    Alors il faut censurer ce gouvernement, dans la rue et dans les urnes ! Et lui opposer une politique qui parte des besoins sociaux, des besoins de santé !

    Commission santé sécu social du NPA

  • Libération de Georges Ibrahim Abdallah : enfin !

    Le NPA-l’Anticapitaliste accueille avec satisfaction l’annonce de la libération de Georges Ibrahim Abdallah qui devrait être effective le 25 juillet prochain. 

    Militant libanais du FPLP (Front populaire de la libération de la Palestine) puis militant des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises), Georges Abdallah a consacré sa vie à la lutte contre l’impérialisme et pour la justice au Liban et en Palestine, notamment contre l’État d’Israël qui avait envahi son pays, et contre leur soutien étatsunien.

    Il a payé cet engagement par 40 ans de prison, l’une des plus longues peines pour un prisonnier politique en Europe. Libérable depuis 1999, l’État français s’est acharné pour le maintenir en détention. Accompagnant la pression des États-Unis, les différents gouvernements (dont ceux de gauche) ont à chaque fois bloqué ses demandes de libération sous des prétextes fallacieux. 

    Sa détention aussi longue est une injustice criante et symbolise la criminalisation de la solidarité avec la Palestine et la résistance à l’impérialisme. L’une des conditions de sa libération est son expulsion vers le Liban et son village natal. Le NPA-l’Anticapitaliste salue sa libération et souhaite qu’elle soit effective dans les meilleurs délais. Le NPA-l’Anticapitaliste salue également la mobilisation et l’engagement sans faille du comité de soutien qui ont permis que cette libération ait lieu.

    Georges Abdallah est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

  • Les travailleurEs ne paieront pas la guerre de Bayrou et Macron !

    Depuis des mois, Bayrou usurpe le poste de Premier ministre. Avec un discours manipulatoire sur l’économie à « l’agonie » et la dette représentant un « danger extrême », il s’attaque aux travailleurEs, à leurs droits sociaux et au code du travail. 

    Il parle d’une crise des dépenses, alors qu’on assiste à une crise des recettes. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, la baisse des prélèvements et des impôts, pour les plus riches principalement, représente plus de 308 milliards d’euros. L’an dernier les grandes entreprises et les plus riches se sont vu offrir 73 milliards d’euros de baisse d’impôt. Dans le même temps, 211 milliards d’euros d’aides publiques coulent à flot pour des entreprises qui font des profits immenses, licencient et versent des dividendes aux actionnaires.

    Bayrou reprend les recettes usées de la droite libérale en annonçant la « simplification des procédures bureaucratiques qui asphyxient les entreprises, les foyers et les personnes » et des mesures d’austérité drastiques : le  non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, la destruction de 3000 emplois publics, la suppression de 2 jours fériés, le déremboursement de médicaments, la baisse des moyens alloués aux collectivités territoriales, des attaques sur les revenus des retraités, un nouveau conclave de démantèlement de l’assurance-chômage et du droit du travail… Une casse sociale saupoudrée d’une « contribution de solidarité » pour les Français « les plus fortunés », dont on sait qu’elle n’aura aucune conséquence ! Ces mesures brutales vont appauvrir considérablement les travailleurEs, plonger dans la précarité et les difficultés financières des milliers de ménages et en particulier les femmes et les plus jeunes. 

    Après le hold-up démocratique, le massacre écocide et l’adoption de la loi Duplomb, voici venu le temps du dépeçage social, qui ne se cache même plus derrière l’objectif (jamais atteint) du ruissellement. Difficile de s’en réclamer quand l’Insee dévoile un taux de personnes pauvres inégalé depuis 30 ans, quand l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) fustige la baisse des prélèvements obligatoires depuis 2017, quand la commission du Sénat pointe comme premier budget de l’État, celui des subventions aux entreprises.

    À la guerre sociale, s’ajoute le militarisme qu’il leur faut financer sans prendre sur les profits. Macron a promis, lors du 14 juillet, de porter le budget des armées à 64 milliards d’euros en 2027, soit deux fois plus qu’en 2017.

    Face à cette double déclaration de guerre contre les travailleurEs, le NPA-l’Anticapitaliste appelle à préparer la rentrée syndicale et politique dans l’unité la plus large pour mettre un coup d’arrêt à la régression.

    Nous demandons : 

    • le partage du temps et la réduction du temps, pour travailler touTes et moins et mieux ;
    • l’augmentation des salaires, pour contribuer aux caisses de la Sécu : santé, chômage, retraites ;
    • l’égalité entre les salaires des hommes et des femmes : à travail égal, salaire égal ;
    • le réinvestissement des profits dans une production respectueuse de l’environnement et de la santé ; 
    • l’ajout de deux jours fériés ; un pour une fête juive, et un autre pour une fête musulmane. Au moment où les actes islamophobes et antisémites prospèrent, nous proposons de mieux vivre ensemble.

    Nous appelons à nous organiser. Tous ensemble, travailleurEs avec ou sans emploi, du privé ou du public, ne nous laissons pas voler notre sécu, notre assurance chômage, nos droits sociaux pour les canons et les profits.

    Face à cette cure d’austérité sans précédent et cette guerre aux pauvres et chômeurs imposée par un gouvernement illégitime et minoritaire, le monde du travail et toutes les organisations politiques, syndicales, associatives de notre camp social doivent faire front.

    Faire front populaire, pour reprendre la rue contre ce gouvernement qui s’attaque à nos vies et détruit la sécurité sociale, comme nous avons su faire front populaire il y a un an contre l’extrême droite.

    Dehors Bayrou, dehors Macron ! Tous ensemble, par la grève, reprenons la rue ! Organisons-nous !

  • 14 juillet : de l’argent magique pour l’armée et les guerres impérialistes...

    Selon Macron : « Nous, Français, entendons demeurer libres dans le siècle ». Dimanche 13 juillet, lors du traditionnel discours aux armées, le président des riches et des industriels de l’armement a multiplié les phrases creuses pour masquer une réalité difficile à assumer. 

    Alors que Bayrou explique dès qu’on lui tend un micro, que « tout le monde » doit participer à trouver 40 milliards d’économies dans le futur budget de l’État – le tout sans hausse d’impôts et sans revenir sur les milliards offerts au patronat sans contrepartie, via le CICE et les allégements de cotisations sociales patronales – une institution n’est pas touchée par la crise, l’armée.  

    Impérialisme et militarisme

    Le terrain avait été balisé le vendredi précédent par le chef d’état-major des armées lui-même, plus haut gradé de l’armée française, qui a pris le temps d’expliquer que la guerre était déjà en Europe, que « le Kremlin a fait de la France une de ses cibles prioritaires » et que la Russie constitue « une menace durable », sans parler de la « menace terroriste » et de la guerre au Proche-Orient, dont il ne précise pas qu’elle est menée par les États-Unis et Israël.

    Toute la propagande relayée par les grands médias sur les « nouvelles formes de guerre » n’a en réalité qu’un objectif, faire accepter la hausse exponentielle des budgets militaires.

    Les dépenses militaires en forte hausse

    Le budget des armées est encadré par une loi de programmation militaire qui fixe les dépenses sur six ans. De 2019 à 2025, il était de 295 milliards d’euros, il est passé à 413 milliards pour 2024-2023. Macron annonce 3,5 milliards d’euros supplémentaires en 2026 et 3 milliards en 2027. Et ce n’est pas fini ! Les pays de l’Otan sont poussés par Trump à augmenter leurs dépenses militaires pour qu’elles atteignent 3,5 % du PIB, contre 2 % pour la France aujourd’hui, ce qui est déjà énorme !

    « Pour être libre dans ce monde, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant », a aussi déclaré Macron. Cette hausse des dépenses militaires permet au passage de remplir d’argent public les poches des industriels de l’armement, les Dassault, Thalès et autres Safran. Et là, curieusement, on ne regarde pas à la dépense et on ne parle plus du « piège mortel de la dette ».

    Contre le militarisme, reprenons la rue !

    Pour notre camp social, le militarisme est une catastrophe. Un euro pour l’armée, c’est un euro en moins pour les services publics, pour la santé et l’éducation, pour la transition écologique, c’est de l’argent en moins pour répondre aux besoins de la population. 

    Le militarisme, c’est en France la dérive autoritaire de l’État, la caporalisation de la société, la censure des voix dissidentes. 

    Contre le militarisme et la guerre, il faut nous mobiliser, dans l’unité sociale et politique la plus large, reprendre la rue pour réaffirmer et construire concrètement une solidarité internationaliste, anticoloniale avec tous les peuples en lutte, avec les PalestinienNEs en Cisjordanie et à Gaza, avec la résistance ukrainienne, avec les peuples d’Iran en lutte contre la dictature !

  • Université d'été 2025 : préparer les combats...

    Chaque année, l’université d’été est un moment privilégié de rencontres et d’échanges entre militantEs du NPA et d’ailleurs. Jeunes ou moins jeunes, étudiantEs ou retraitéEs, de différentes régions, fortEs de nos expériences locales et de construction dans des cadres divers : syndicats, luttes féministes, antiracistes ou écologiques, mouvement pour la Palestine, etc. À ne pas rater donc, surtout pour préparer notre rentrée sociale et nous mettre en ordre de bataille face aux capitalistes et à l’extrême droite !

    Les attaques contre notre classe se poursuivent et perdurent : retraites, Sécurité sociale, salaires, licenciements… Tous nos conquis sociaux y passent alors même qu’un rapport de l’Insee, paru le 7 juillet nous rappelle cette réalité : la pauvreté et les inégalités atteignent des taux records depuis 30 ans. Dans ce contexte, l’extrême droite gagne du terrain et se rapproche de plus en plus de la prise du pouvoir. Notre classe doit donc plus que jamais s’organiser, lutter ensemble, se reconstruire et se battre. En un mot comme en cent : regagner la rue.

    Le travail en question

    Notre université d’été sera un moyen pour nous de nous préparer aux combats qui s’annoncent. Nous reviendrons sur un anniversaire : celui de la Sécurité sociale qui fête cette année ses 80 ans et nous verrons comment cette avancée, qui a été majeure pour toutEs les travailleuses, est toujours et encore attaquée. Nous aborderons aussi la question de la santé au travail dans un contexte où nos conditions de travail se dégradent toujours plus et où le nombre de morts au travail augmente. Enfin nous verrons aussi comment le travail se modifie et se réorganise avec Cédric Durand, d’un côté, autour de la nouvelle économie numérique et avec Claude Serfati, de l’autre, sur la question des économies de guerre.

    Progression du fascisme

    Ugo Palheta présentera son dernier livre Comment le fascisme gagne la France pour mieux comprendre les ressorts de la montée de l’extrême droite, et notre forum, grand moment d’échange, sera un grand temps de débats avec les autres forces politiques et syndicales sur la rentrée sociale notamment sur les moyens de faire face aux attaques capitalistes et à la progression du fascisme. 

    Nous sommes déjà plus de 170 inscritEs à l’université d’été alors n’hésitez pas à vous rendre sur le site pour vous inscrire en ligne (npa-lanticapitaliste.org/UDT2025) ou adresser chèque, chèques vacances ou espèces directement à NPA-l’Anticapitaliste, Université d’été, 2 rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil). 

    Pour nous contacter, la boîte mail de l’UDT : universite.ete@nouveaupartianticapitaliste.org

    Commission Université d’été

  • Soutien aux 5 postiers du 92, condamnés lourdement !

    Jeudi 10 juillet, le tribunal a rendu son jugement concernant des faits datant de 2014 pour les 5 postiers et postières du 92. Ce jugement est très lourd et très favorable à La Poste puisqu’iels sont tous reconnuEs coupable de dégradations. Iels sont tous condamnés à des amendes à verser à La Poste.

    Deux d’entre eux sont jugés coupables de violation de domicile professionnel, et Gaël Quirante est condamné à 6 mois de prison avec sursis avec 5 ans de mise à l’épreuve pour des violences à l’encontre du chef de la sécurité. Des violences qu’il a toujours niées et qui n’ont pas été précisément établies lors du procès du 12 juin dernier.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce ce jugement qui va bien au-delà des réquisitions. La justice a donc voulu frapper fort en défense de la direction de La Poste et contre des syndicalistes qui défendent les conditions de travail des postiers et postières. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien aux 5 camarades réprimé·es, Dalila, Brahim, Gael, Mohamed et Yann, que ce jugement cherche à faire taire et combat la criminalisation de l’action syndicale comme toute répression des mouvements sociaux. 

  • La canicule aggrave les inégalités ...

    Les températures explosent, et la France se rappelle soudain que le chaos climatique n’est pas une réalité lointaine, dont on peut continuer à détourner le regard. Les épisodes caniculaires, plus intenses et plus fréquents, ne sont pas les seuls effets du chaos climatique. Inondations, incendies, sécheresses... frappent et tuent toujours plus.

    Pourtant, le changement climatique reste brandi comme une menace abstraite, une fatalité presque « divine », face à laquelle on « sensibilise » à tour de bras les populations « mal éduquées », tout en prenant soin de ne remettre en question ni les énergies fossiles ni, bien sûr, le système capitaliste et colonial qui en est à l’origine.

    Quel meilleur exemple de cette dissociation que la lutte ce week-end contre l’A69 : présentée aux infos comme un trouble à l’ordre public (et économique), tandis que les opposantEs luttent précisément contre cet écocide qui participe à nous étouffer littéralement.

    Injustice climatique, inégalités renforcées

    Pourtant, nous ne sommes pas toustes étoufféEs de la même façon. L’écologie pirate de Fatima Ouassak rappelait déjà que s’adapter au changement climatique (et donc se protéger de ses impacts) n’est pas — et ne sera pas — accessible à toustes, en fonction de son genre, de sa classe, de son lieu de résidence ou de son assignation raciale. Et qu’à l’instar de la gestion de la crise du Covid, la gestion de la crise climatique par les gouvernements est classiste, validiste et raciste.

    Les températures vont mettre à rude épreuve nos systèmes énergétique, scolaire, sanitaire, et vont encore accentuer les inégalités. Logements exigus et mal isolés, métiers pénibles, éviction des lieux publics et culturels, précarité constituent alors une double peine. Les travailleurEs essentielLEs se retrouvent encore une fois contraintEs de poursuivre leur activité sous 40 °C, où toute mesure de protection ne doit surtout pas freiner leur production au service des autres.

    Mesures gouvernementales : poudre aux yeux

    Au lieu de fermer les écoles par forte chaleur, il faut mettre en place un plan d’urgence massif d’investissement pour isoler les bâtiments et végétaliser les cours de récréation. L’urgence exige aussi d’en finir avec les « bouilloires thermiques », ces logements sociaux et habitats précaires construits avec des matériaux peu performants en termes d’isolation thermique, qui deviennent des fournaises en été.

    Le décret « chaleur », applicable dès le 1er juillet, tombe à pic pour se donner bonne conscience. Mais on est bien loin de la prise en compte des effets du changement climatique sur le travail et la société.

    Le texte se contente de réaffirmer les principes qui existent déjà dans le droit du travail : la prévention des risques professionnels, qui impose à l’employeur d’évaluer les risques auxquels ses salariéEs sont exposéEs, de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur sécurité et leur santé, et d’adapter le travail aux travailleurEs. Il est bien avare en réglementation : mise à ­disposition d’eau fraîche et température « adaptée », merci ! Mais aucun seuil de température ou niveau d’alerte canicule n’est défini, au-delà desquels les pauses payées seraient obligatoires ou le travail simplement interdit.

    Justice climatique, bataille syndicale

    Ainsi, les représentantEs syndicalEs portent la responsabilité d’aller conquérir le minimum vital, dans l’urgence, avec des armes dérisoires et inéquitables. Notons que, là encore, les secteurs d’activité les plus fragiles, féminisés, diffus — TPE, travailleurEs des plateformes — partent désavantagés.

    Même si les victoires sont à saluer, comme le plan obtenu par la CGT de la Bibliothèque nationale de France, avec, entre autres, une heure en moins sans perte de salaire au-dessus de 32 °C, et la journée entière au-dessus de 35 °C.

    La justice climatique est un enjeu de lutte des classes, d’antiracisme et de féminisme, qui doit désormais être au cœur de la bataille syndicale et politique. Il s’agit de lutter pour toustes, pour aujourd’hui et pour demain à la fois. C’est une lutte pour la survie, pour la dignité et pour l’égalité, qui se joue dans toute la société.

    Commission nationale écologie

  • Honte à ceux qui ont voté la loi écocide Duplomb !

    On n’attendait rien des députés LR soumis au lobby de l’agrobusiness, mais on n’est quand même en colère ! La loi Duplomb-Menonville reprend quasiment l’intégralité des revendications productivistes des chefs d’entreprises agricoles de la FNSEA.

    Elle va compromettre durablement nos capacités à répondre à l’enjeu de souveraineté alimentaire, pourtant présenté comme majeur par nos politiques publiques.

    Cette loi va à l’encontre des enjeux environnementaux, sociétaux et économiques. Elle vise à diminuer certaines régulations administratives, réintroduire des pesticides et amoindrir le rôle des agences sanitaires dans le processus d’homologation des produits. En conséquence, la proposition de loi augmente notre dépendance aux pesticides de synthèse — et donc à l'agro-industrie —, facilite l’accaparement des ressources en eau pour les mégabassines, permet la destruction de zones humides, aggrave la perte de biodiversité et allège les normes pour les productions animales industrielles.

    Tout ce qui à l’heure de la canicule, du réchauffement climatique, des attaques contre la biodiversité est une atteinte supplémentaire au vivant, à notre alimentation et notre santé, et que nous ne pouvons accepter. Le NPA participera à construire une opposition à cette politique pour que demain nos vies valent toujours plus que leurs profits !

  • « L’Europe » sur le pied de guerre ?

    Les questions militaires occupent le devant de la scène de l’actualité européenne. Du sommet de l’Otan (La Haye) au Conseil européen, les dirigeants des pays européens ont défini les orientations d’une politique de réarmement.

    Les membres de l’Otan se sont engagés à porter les dépenses de défense et de sécurité à hauteur de 5 % du PIB d’ici 2035 (3,5 % concernent les dépenses militaires, 1,5 % celles à « double emploi » incluant l’aide à l’Ukraine). Ce n’est pas une économie de guerre mais une augmentation considérable, loin devant les montants alloués aux politiques climatiques. 

    Alignement de l’Otan et des États-Unis

    Le consensus relatif des dirigeants européens peut s’interpréter comme un alignement de l’Otan sur les objectifs étatsuniens. L’interprétation minimaliste par Trump de l’article 5 du Traité et les menaces d’annexion du Groenland et du Canada ont d’ailleurs conduit les Européens à être ­précautionneux vis-à-vis des États-Unis. Depuis sa réélection, Trump intime aux pays européens de fournir un tel effort, en menaçant l’Europe d’un désengagement et en soutenant l’extrême droite proche de Poutine. Le paradoxe de l’objectif d’autonomie stratégique que les pays européens se donnent depuis mars (« ReArm Europe »), c’est que les dépenses pour accroître les capacités d’armement comportant un pourcentage majeur d’importations, devraient profiter aux industries américaines. 

    Indépendance de l’industrie militaire européenne

    Le Programme pour l’industrie de la défense européenne (Edip), sur lequel les 27 se sont accordés en amont du Conseil européen, témoigne encore de telles ­contradictions. Ce ­programme, moins financé par des fonds propres que par des emprunts, devrait permettre à l’UE de se diriger vers une industrie de défense communautaire. La dépendance aux industries militaires américaines a été au cœur des débats, la France revendiquant un impératif de « préférence européenne ». 

    Du fait de dérogations, la version finale n’exclut pas que les industries étatsuniennes profitent de l’Edip. Il est encore trop tôt pour mesurer le potentiel tournant amorcé par le programme et difficile de prédire dans quelle mesure il sera mis en œuvre (tout comme l’augmentation des dépenses). Toutefois, les enjeux géopolitiques, économiques et sociaux qui traversent les questions militaires doivent être pensés par la gauche radicale, qui peine à proposer des projets alternatifs.

    Budgets militaires contre urgences sociales et écologiques

    II est urgent de réfléchir collectivement aux questions militaires par une approche internationaliste. L’augmentation des budgets militaires ne se fera en l’état — sur des critères de rentabilité et sans ressources fiscales supplémentaires — qu’au détriment des urgences sociales et écologiques : il faut donc s’y opposer. Mais nous dénonçons la rhétorique qui fait du soutien à la résistance ukrainienne la cause des attaques des droits sociaux et environnementaux. 

    L’aide militaire à l’Ukraine doit au contraire être approfondie. La France se distingue d’ailleurs par une faible contribution par rapport aux pays d’Europe de l’Est et du Nord. Il convient en ce sens d’intensifier nos campagnes de solidarité internationale avec la résistance ukrainienne et de politiser les débats sur les questions militaires et les solidarités.

    Poser des revendications concrètes

    Le développement de cadres antimilitaristes unitaires est nécessaire. Mais les paresses politiques qui marquent encore l’antimilitarisme (pacifisme abstrait ou campisme) doivent être combattues. Elles nuisent à la crédibilité des mobilisations et relèguent la gauche dans une position marginale. Nous souhaitons donc réfléchir collectivement à des revendications concrètes : interdiction des exportations d’armes vers des États dictatoriaux ou coloniaux (des armes pour l’Ukraine, pas pour Israël !), reconversion d’industries vers des productions socialement utiles, mise sous contrôle démocratique des décisions militaires, désarmement nucléaire multilatéral. Les ateliers de la commission internationale lors de l’université d’été sont à ce titre un espace d’échanges à ne pas rater !

    Commission Europe du NPA-l’Anticapitaliste