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Communiqués du NPA... - Page 7

  • Tuerie à Sydney : l'antisémitisme une fois de plus meurtrier...

    Au moins seize personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine blessées dans une fusillade à Sydney, en Australie, ce dimanche 14 décembre 2025. Cette tuerie antisémite visait des Juifs et Juives lors du premier jour de la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi. Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux proches des victimes décédées et aux personnes blessées. 

    Cet attentat, dont les auteurs se revendiqueraient de l'organisation « État islamique » (Daesh), cherche à faire peser sur toute la diaspora juive une menace pour sa sécurité, sa liberté de culte, sa visibilité dans l'espace public. 

    L'antisémitisme, loin d'avoir disparu, continue de structurer profondément la société. Des idéologues racistes utilisent le contexte international pour l'alimenter encore, incitant aux violences.

    Avec le génocide à Gaza, l'impunité d'Israël, la manière dont la lutte contre l'antisémitisme est dévoyée pour justifier ce génocide et l'islamophobie, nous sommes vraisemblablement dans une longue vague de complotisme antisémite et de violences antijuives à laquelle il faut répondre.

    Contrairement à ce qu'affirment celles et ceux qui nient ou minimisent son importance, l'antisémitisme a des effets sur les Juifs et Juives, jusqu'à menacer leurs vies.

    L'instrumentalisation abjecte de cet attentat par le gouvernement israélien, qui fait du soutien au peuple palestinien la cause de l'antisémitisme, doit être dénoncée. Il faut combattre résolument l'assimilation des personnes juives à l'État colonial israélien, voulue aussi bien par le sionisme que par les idéologues antisémites.

    L'antisémitisme n'a rien à voir avec la solidarité envers le peuple palestinien ; il la dessert au contraire. Il faut refuser la mise en concurrence des différentes victimes du racisme, qui fait elle-même partie du système raciste. Nous rappelons que l'antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde.

    Le NPA-l'Anticapitaliste est engagé dans le combat politique contre le système raciste dans son ensemble et donc contre toutes les formes de racisme – dont l'antisémitisme – et de colonialisme – dont le sionisme. Seule une réponse politique émancipatrice, solidaire et égalitaire, antiraciste et anticapitaliste, permettra d'en finir avec le complotisme et les violences racistes. 

  • Dermatose nodulaire : stop à l'abattage des animaux !

    Depuis l'apparition du premier foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie fin juin 2025, 110 foyers ont été détectés en France, touchant 75 élevages dans neuf départements. Cette maladie virale affecte les animaux mais est sans danger pour la santé humaine.

    En réponse à cette crise, la stratégie sanitaire du gouvernement a été dictée par la directive européenne 92/119/CEE de 1992, qui impose l’abattage systématique de l’ensemble du troupeau dès la confirmation d’un cas : plus de 3 000 animaux ont ainsi été tués « préventivement », auxquels s’ajoutent dernièrement 200 vaches en Ariège, malgré une forte mobilisation.

    Le NPA-l'Anticapitaliste exprime son soutien à la Confédération paysanne contre l’abattage des animaux et la méthode employée par le gouvernement. 
    Les éleveurEs proposent des alternatives que le gouvernement refuse d'entendre.

    Nous condamnons fermement la répression violente dont ont été victimes les agriculteurEs mobiliséEs. L'intervention des gendarmes, en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure et usant de grenades lacrymogènes, est disproportionnée. Ces méthodes autoritaires, désormais familières, révèlent aussi bien la répression de toute contestation légitime que le mépris du gouvernement pour le monde agricole.

    Le NPA défend un modèle d’agriculture paysanne qui est combattu par certains syndicats agricoles : d’une part la FNSEA et les Jeunes agriculteurs qui se placent dans cette crise sur un terrain purement économique – Arnaud Rousseau affirme ainsi que « si la maladie n'est plus sous contrôle, nous serons mis sous cloche par l'Europe », révélant l’obsession de préserver les exportations d’animaux vivants. De même, la Coordination rurale, organisation d’extrême droite, qui ne cache pas sa vision raciste et identitaire de l’agriculture et du monde paysan, ne peut être une alliée dans aucune lutte. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste exige le retrait immédiat de la stratégie d'abattage systématique imposée par le ministère de l'Agriculture. Cette politique est inefficace et illustre l'impasse d'une stratégie purement répressive. Des solutions existent pourtant et sont appliquées avec succès dans d'autres pays. Dans l’urgence de la situation, nous réclamons :

    • La vaccination généralisée et gratuite de tous les animaux dans les zones concernées et au-delà
    • L'arrêt des abattages systématiques et leur remplacement par des mesures de soins, de prévention et d'isolement des animaux malades
    • Un soutien vétérinaire pour accompagner les éleveureuses dans la gestion sanitaire des animaux
    • Des indemnisations intégrales compensant les pertes économiques en cas d’abattage des animaux

    D'autres pays ont montré qu'une politique de vaccination peut contenir la maladie sans destruction massive des troupeaux. Le gouvernement doit s'en inspirer.

    Cette crise doit également nous amener à débattre de la place des animaux dans un système où ils ne sont considérés que comme des objets de propriété.

  • Brandt : Non à la liquidation judiciaire ! Sauvons les emplois !

    Il n’y a pas eu de miracle. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre vient d’annoncer la liquidation judiciaire du Groupe Brandt et la destruction de plus de 650 emplois juste avant les fêtes.

    Lors du placement en redressement judiciaire de l’entreprise à l’automne, la direction de Brandt se voulait rassurante.

    Elle expliquait ainsi rechercher des partenaires pour répondre à un simple besoin de financement et aux échéances bancaires et affirmait que ce redressement judiciaire n'aurait pas de conséquences sur l'activité du groupe, ni sur les salariéEs.
     
    Le discours a changé radicalement ces derniers jours.
     
    Abandonnée la reprise par un autre groupe, la seule solution pour l’avenir de Brandt – selon le ministre de l’industrie, le président de la région, celui de la métropole, le maire et les cadres de l’entreprise – c’était la création d’une pseudo-SCOP, adossée au groupe privé Revive, avec obligation de licencier 300 à 400 salariéEs.
     
    Sans surprise, ce plan n’a pas abouti, car il manquait encore 5 millions. Un simple saupoudrage de subventions ne pouvait évidemment pas suffire.
     
    Puisque l’État et les collectivités se prétendaient prêts à appuyer financièrement et politiquement la constitution d’une coopérative, alors ils doivent prendre leur responsabilité.

    Pour sauver les emplois, Brandt doit être réquisitionnée par la puissance publique et mise sous contrôle de ses salariéEs.

    C’est par la mobilisation que nous saurons l’imposer !

    Aucun licenciement, ni à Brandt ni ailleurs !

  • Un week-end féministe du NPA riche en élaboration et partage d’expériences...

    Deux ans après sa dernière édition, nous nous sommes réunies ce week-end à l’occasion d’un stage de formation féministe organisé par la CNIF, Commission nationale d’intervention féministe du NPA. 

    Nous étions une cinquantaine, en mixité, avec une représentation géographique variée, du Sud, de la région parisienne, de la Bretagne, du Nord, du grand Ouest…

    Au programme, une formation sur la base théorique féministe du NPA, celle de la théorie de la reproduction sociale, et des ateliers, permettant d’échanger sur nos expériences ou d’affiner notre positionnement, sur les thèmes suivants : féminisme et antiracisme ; construire la grève féministe en tant que militantes syndicales ; prostitution / travail du sexe, que revendiquer aujourd’hui ? ; inceste et violences faites aux enfants.

    Un débat « Quel mouvement féministe voulons-nous ? » nous a permis de nous questionner sur les enjeux du mouvement féministe actuel et de notre intervention pleine et honnête en son sein. De la nécessité de l’unité du mouvement féministe à la construction de son auto-­organisation, en passant par les menaces pesant sur les droits et les conditions d’existence des femmes et des minorisées de genre, la discussion nous a donné des billes sur le travail qu’il nous reste à accomplir.

    Nous avons aussi pris un temps pour discuter du sexisme dans notre parti et de nos outils pour le combattre. Ainsi, nous avons discuté de notre Cellule contre les violences sexistes et sexuelles, des commissions féministes locales, des assemblées non mixtes… Un moment politique et de sororité, permettant d’exprimer nos difficultés en tant que femmes et militantes et d’élaborer des solutions pour y répondre.

    Militantes féministes inter­nationalistes, nous avons organisé un échange où nous avons notamment parlé de la question des femmes en Ukraine, au Congo et en Palestine, tout en développant notre implication dans la IVe Internationale, qui permet de faire des liens avec nos camarades féministes dans de nombreux pays. Et parce que la lutte anticoloniale et pour la libération de la Palestine est aussi une lutte féministe, nous avons interrompu la formation pour nous rendre à la manifestation nationale pour la Palestine organisée à Paris le 29 novembre.

    Ce week-end à la fois enthousiasmant et déterminant nous a rappelé la nécessité de nous retrouver, car comme le dit une célèbre chanson : parlons-nous, regardons-nous et surtout… ­révoltons-nous !

    Commission nationale d’intervention féministe

  • Le régime poutinien ne tient que par la guerre...

    Poutine et ses affidés, confortés par le soutien de Trump, répètent qu’ils n’ont aucune intention de reculer : leur objectif reste la capitulation totale de l’Ukraine. Pourtant, dans le débat politique, c’est encore trop souvent sur les UkrainienNEs et leurs alliés qu’on fait porter peser la responsabilité de l’expansionnisme militaire russe.

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  • Bloquons et censurons ce PLFSS de casse sociale !

    Une seule certitude, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS, sera un budget de guerre contre nos retraites, le droit à la santé et les personnels du soin. 

    Et cela quelle que soit la manière dont Lecornu le fera passer : vote par les deux chambres, avec ou sans le soutien du PS, retour du 49.3, ordonnances ou loi de finances spéciale si les deux chambres ne votent pas le texte avant le 12 décembre. Il faut le bloquer et le censurer !

    Une purge sur les budgets sociaux

    Alors que le budget de la défense va doubler en dix ans, passant de 32 milliards en 2017 à 64 milliards en 2027, le PLFSS  propose une purge sans précédent de 7,1 milliards sur les budgets sociaux.

    Diminuer le coût du travail, creuser le déficit de la Sécu, autant de prétextes pour baisser les dépenses de santé et attaquer nos retraites. Toujours faire payer plus les malades, les salariéEs, les retraitéEs, c’est l’objectif du doublement des franchises médicales ou des attaques contre les arrêts maladie… Voilà l’horizon du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

    Aujourd’hui, seule la partie recettes du PLFSS  a été adoptée dans les délais, le projet a donc été transmis au Sénat. Comme on pouvait s’y attendre, le Sénat dominé par la droite a supprimé le décalage de 3 mois de la réforme des retraites, qui avait servi de prétexte au PS pour ne pas censurer Lecornu et son budget de super austérité. Il a aussi rétabli la taxe de 1 milliard d’euros sur les complémentaires santé pour 2026, synonyme de nouvelles hausses des tarifs des complémentaires, et ramené le déficit prévu pour la Sécu dans les clous du projet Lecornu, avec le retour de près de 7 milliards d’euros d’économies sur le dos du budget Sécu.

    Notre santé au bord de l’abîme

    Le budget de la santé est déjà exsangue, à l’image de ce qui se passe aux urgences. Ce  budget risque de le tuer. À Caen, faute d’encadrement médical suffisant, il n’y aura plus d’internes aux urgences, rendant l’accueil des patientEs encore plus difficile. Au CHU de Toulouse, faute d’effectifs, les urgences n’accueillent plus que les cas les plus graves. Mais comment savoir ? La conséquence, on la voit aux urgences de Rouen, où une vieille dame de 99 ans passe plus de 64 heures sur un brancard, alors qu’on sait qu’une seule nuit passée sur un brancard augmente de 40 % la mortalité des personnes âgées. À Riom, en cardiologie, le chef de service démissionne. Il était le seul médecin restant pour faire tourner le service !

    Danse du PS avec Lecornu

    Pour essayer de sauver son budget d’austérité, Lecornu peut aussi revenir sur sa promesse de ne pas utiliser le 49.3, au grand soulagement du PS qui n’aurait pas à voter directement le budget, ou négocier sur le doublement des franchises médicales, qu’il pourra toujours ressortir par ordonnances une fois le vote acquis du PS ! Marchés de dupes que les députéEs LFI ont bien raison de dénoncer. Le problème, c’est que la dénonciation du PS et les nombreux communiqués de « victoire » de la LFI pour chaque vote « gagné » au Parlement ne font pas une politique gagnante sur les revendications. Car le Sénat se fait fort immédiatement d’annuler toutes ces « victoires » ! Et ces déchirements de la gauche désorientent et démobilisent. Seule la mobilisation unitaire peut entraîner un rapport de forces qui n’existe pas au Parlement.

    Reconstruire une mobilisation unitaire

    C’est d’abord la colère sociale et l’exigence du partage des richesses, illustrées par le surgissement de Bloquons tout et le débat autour de la taxe Zucman, qui avaient accueilli l’annonce de ces budgets de misère. Mais l’absence de perspective, la rupture du front syndical, les incertitudes parlementaires et l’offre de service du Parti socialiste à Lecornu auront eu raison de cette première vague de mobilisation. Aujourd’hui, c’est l’attentisme, la division syndicale et politique qui prime, avec un 2 décembre loin d’être à la hauteur. Pour imposer un budget de sortie de la crise sanitaire ou la retraite à 60 ans, pour s’opposer à l’extrême droite qui attend son heure en surfant sur une colère sociale qu’elle détourne contre les immigréEs, pas d’autre voie que de construire les conditions d’une nouvelle vague unitaire de mobilisation, sociale et politique.

    Commission Santé Sécu Social 

  • COP30, un échec de plus !

    Fiasco, douche froide, vide abyssal, les réactions sont unanimes : la COP30 n’a servi à rien.

    Pire, elle a dévoilé le double discours des principaux dirigeants de la planète et des lobbys de tout ce qui compte comme climato-­obstructeurs (ils connaissent depuis longtemps l’impact des nouvelles conditions climatiques mais font tout pour empêcher les actions efficaces).

    Aucun engagement contraignant

    Le document final ne comporte aucune référence directe à l’élimination des combustibles fossiles, ni engagement contraignant, ni calendrier clair pour répondre à l’urgence climatique. La part des fossiles dans les émissions de GES est supérieure à 80 %, ce qui en fait la cause principale à traiter.

    La pression extractiviste sur les territoires les plus fragiles (forêts, bassins d’eau, populations autochtones, communautés rurales, etc.) va continuer, au nom de la « transition énergétique » ou des « intérêts économiques ».

    L’agrobusiness est gâté : la création d’un fonds pour les forêts tropicales masque mal les effets délétères de l’accord commercial UE-Mercosur qui facilitera l’accès au marché européen de leurs matières premières, bœuf, poulet, soja, sucre et éthanol, les plus grands facteurs de déforestation en Amazonie.

    Le financement climatique, ciblé et injuste, donne la mesure du cynisme ambiant. Les pays les plus exposés aux effets du climat seront les moins aidés, accentuant les dynamiques d’injustice climatique.

    La France, dont la délégation comprenait Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, donne le ton : les financements se font sur la base de prêts pas plus avantageux que ceux du marché et Paris refuse d’engager de nouvelles dépenses. « Ce n’est plus du financement climatique : c’est un business », déplore une activiste.

    Toustes se battent contre un même ennemi

    Avant et pendant la COP30, de nombreuses initiatives ont mobilisé peuples autochtones, communautés vulnérables, jeunes activistes, partis et syndicats qui rejettent les « fausses solutions » (marchés carbone, bioéconomie imposée, etc.) au seul profit des multinationales. Ces luttes incarnent la résistance à la prédation écologique, à l’injustice climatique et aux politiques néocoloniales qui s’accompagnent d’une militarisation à marche forcée et d’une répression forte contre celles et ceux qui défendent l’environnement.

    Toustes se battent contre le modèle extractiviste qui surexploite les biens communs et s’approprie des territoires. Ce réseau ne se limite pas à l’exploitation minière ou pétrolière ; il englobe l’agro-industrie, les biocarburants et les mégaprojets ­énergétiques qui consolident un modèle de dépendances.

    Le renforcement des réseaux transnationaux est essentiel pour faire face au pouvoir des multinationales et avancer vers un horizon de vie digne et de justice climatique : nos territoires ne se négocient pas, ils se défendent !

    Comme le disent nos camarades brésilienNEs, il faut mettre fin dès maintenant à la marche destructrice de la « croissance » capitaliste. Un nouveau cap est de plus en plus urgent. Le monde sera écosocialiste ou ne sera pas !

    Commission nationale écologie

  • Le fascisme tue. Le capitalisme précarise. Le VIH repart à la hausse...

    Alors que des progrès historiques avaient été accomplis dans la lutte contre le VIH, la décision des États-Unis, par la voix de Trump, de supprimer leurs financements internationaux provoque un effondrement brutal de l’aide mondiale. De plus, les États européens, dont la France, réduisent drastiquement les financements internationaux de la lutte contre le VIH. 

    Selon les projections de l’ONUSIDA et de plusieurs organisations internationales, 8,7 millions de nouvelles infections et 6 millions de décès pourraient survenir d’ici 2029, si ces financements ne sont pas remplacés.

    Partout, les effets se ressentent déjà : interruption des programmes de prévention, baisse du dépistage, ruptures d’approvisionnement en traitement antirétroviral (ARV), difficile accès à la prophylaxie préexposition (PrEP) et fermeture de structures essentielles. En 2024, 630 000 personnes sont mortes de causes liées au sida, dont 61 % en Afrique subsaharienne.

    La France affaiblit encore sa propre capacité de prévention, en matière de lutte contre le SIDA et d’une manière générale contre les hépatites et les autres Infections sexuellement transmissibles, avec des coupes budgétaires, fragilisant les associations de lutte contre le sida et l’hôpital public, le blocage d’ouvertures de salles de consommation à moindre risque pour les usagers de drogues illicites et la précarisation des travailleur·ses du sexe et infections en hausse, depuis la loi de pénalisation des clients de 2016.

    Les personnes étrangères sont encore stigmatisées et subissent des mesures dangereuses et racistes. Le gouvernement, soutenu par l’extrême droite, veut restreindre ou supprimer l’Aide médicale de l’État (AME) — un dispositif vital permettant aux personnes sans papiers d’accéder aux soins essentiels, y compris aux traitements VIH et au dépistage.

    Cela aurait des conséquences immédiates, avec des interruptions de traitements, avec risques de complications graves et décès, la hausse des contaminations, faute de dépistage et de prévention, des violations des droits humains, en rendant la santé conditionnelle au statut administratif.

    De plus, la France continue d’expulser des personnes vivant avec le VIH vers des pays où leurs soins ne sont pas garantis, mettant directement leur vie en danger. C’est une politique mortifère.

    Aux côtés des assos de lutte contre le VIH, mobilisons-nous ! Face à ces décisions qui tuent, nous appelons à rejoindre les mobilisations de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida :

    • Toulouse – 29 novembre, 18h, Jean-Jaurès à l’appel d’Act Up Sud-Ouest
    • Paris – 30 novembre, 14h30, Opéra à l’appel d’Act Up Paris
    • Montpellier – 1er décembre, 18h30, Place de la Bourse
    • Strasbourg - 1er décembre, 18h30, place Dauphine 

    La santé est un droit. Nous refusons de laisser l’épidémie repartir.

  • Projet de loi Wauquiez : la droite veut interdire l'islam aux mineurEs...

    Le projet de Laurent Wauquiez va plus loin, en s’attaquant directement aux familles musulmanes puisqu’il fait de l’absence de contrainte religieuse et de la contrainte religieuse deux gestes équivalents dès lors qu’ils aboutissent au port du voile.

    En prévoyant déjà de s’appliquer à toute « tenue destinée à dissimuler sa chevelure », la loi pourrait sanctionner le port de tout vêtement comme un simple bonnet ou un bandeau, dès lors qu’on pourrait le supposer porté par des musulmanEs.

    Par-là, il s’agit de renforcer le statut d’exception fait aux musulmanEs, en leur déniant spécifiquement leur autonomie comme leur liberté et en organisant la répression de toute pratique islamique, jusqu’à criminaliser pour les parents la responsabilité des choix religieux de leurs enfants. 

    Parce qu’elle résonne avec le programme de l’extrême-droite et parce qu’elle rejoint les déclarations de toute la droite de gouvernement, majoritaire à l’Assemblée nationale, l’adoption de la loi est probable - et elle ne serait qu’une nouvelle étape. Une étape dont nous avons déjà été alertéEs par la proposition du ministre de l’intérieur de « lutter contre l’entrisme islamiste » en créant un délit spécifique d’ « atteinte à la cohésion nationale ».

    Laurent Wauquiez n’est pas seulement un personnage de la droite « dure » : c’est le président LR du groupe de la « droite républicaine » à l’Assemblée nationale qui présente là une partie du programme du RN, en interdisant le port du voile dans l’espace public pour une catégorie de la population.

    Sa proposition fait suite aux déclarations de Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de l’Assemblée, qui a repris la polémique lancée au début du mois par Julien Odoul, député RN, contre des jeunes filles musulmanes parce qu’elles portaient un hijab lors d’une visite de l’assemblée.

    Elle s’appuie aussi sur le rapport présenté au Sénat par 29 sénateurs LR et qui soutient 17 mesures islamophobes dont l’interdiction de la pratique du jeûne de Ramadan aux mineurEs.

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce l’islamophobie d’Etat qui harcèle les musulmanEs et réaffirme son attachement à la pleine liberté de conscience de tousTEs ;

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce l’union des droites sur les thématiques islamophobes et la fascisation qu’elle représente ;

    Le NPA l’Anticapitaliste dénonce la stigmatisation de l’islam par l’Etat et réitère son soutien à l’ensemble des musulmanEs discriminéEs et en particulier aux familles musulmanes criminalisées ;

    Le NPA l’Anticapitaliste appelle sans attendre à l’organisation d’un front large pour lutter contre l’adoption d’une nouvelle loi islamophobe et rappelle son engagement pour l’abrogation de toutes les lois islamophobes, depuis la loi de 2004.

  • Ukraine : Face au plan Trump-Poutine, résistance antifasciste !

    Un an après la réélection de Trump, les contours d’un ordre mondial dominé par les autocrates se partageant des « sphères d’influence » se clarifient. Le plan Trump-Poutine pour l’Ukraine s’inscrit dans la continuité du plan pour Gaza. Les néofascistes s’entendent sur le dos des peuples, la barbarie militaire et les pratiques génocidaires sont récompensées par des « accords de paix » aux conditions de l’agresseur.

    La révélation du plan en 28 points, qui reprend la quasi-totalité des exigences de Vladimir Poutine, a eu l’effet d’un choc violent pour les UkrainienNEs, déjà épuiséEs par bientôt quatre ans de guerre sanglante — mais aussi pour une Union européenne éclectique, en quête de « défense » et de politiques autonomes. La proposition divulguée par les États-Unis conduirait à la capitulation de l’Ukraine sur tous les plans.

    Un plan de capitulation militaire et territorial

    Sur le plan militaire, l’armée ukrainienne devrait être réduite de moitié, perdrait l’accès aux renseignements US et à toute aide en matériel, abandonnerait les armes qui lui permettent des tirs de longue portée. Aucune armée étrangère ne pourrait stationner sur le territoire ukrainien. Au niveau territorial, l’Ukraine devrait céder non seulement la Crimée et les autres territoires occupés, mais aussi les parties des régions non conquises par la Russie de Poutine.

    Un plan de capitulation économique et politique

    Sur le plan économique, ce sont les États-Unis qui bénéficieraient d’un accès privilégié aux ressources et aux contrats de reconstruction en Ukraine. La souveraineté politique serait remise en question, avec l’obligation de rétablir la branche ukrainienne du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe et de reconnaître le russe comme langue officielle. Enfin, les garanties de sécurité future se limiteraient à « l’engagement » du régime russe à ne plus attaquer l’Ukraine et ses voisins : une victoire pour celui qui a déjà montré le peu de valeur de sa parole, pendant que les UkrainienNEs devraient inscrire dans leur Constitution l’impossibilité de rejoindre l’OTAN. En outre, l’amnistie totale serait accordée à l’ensemble des dirigeants russes…

    L’Ukraine et l’UE dos au mur

    En cas de refus, l’Ukraine mais aussi l’UE se retrouveraient lâchées par les États-Unis, dont elles dépendent encore pour résister aux menaces russes qui, au-delà de l’Ukraine, inquiètent tous les pays de l’ancienne URSS et d’Europe de l’Est. L’Ukraine est dos au mur, mais Zelensky, soutenu par l’UE, a rejeté le plan tout en s’engageant à des négociations de paix se basant sur les 28 points — et sur des contre-propositions de l’UE. Poutine, de son côté, se frotte les mains tout en réévaluant ses exigences à la hausse, c’est-à-dire la fin complète de l’indépendance de l’Ukraine, espérant la fragilisation intérieure du régime Zelensky face aux coûts humains et civils de la guerre et à la corruption.

    Une accélération de la fascisation mondiale

    Une capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour ses populations, livrées à la violence génocidaire du régime poutinien, mais aussi un feu vert pour d’autres « incursions » russes, pour les ambitions de Trump sur le Groenland, ou encore de Pékin sur Taïwan. Plus largement, ce serait un coup terrible pour notre camp social et une accélération de la fascisation mondiale en cours. La lutte du peuple ukrainien est au cœur de la résistance antifasciste du 21e siècle — contre le pacifisme abstrait et le militarisme. Les extrêmes droites ne s’y trompent d’ailleurs pas en soutenant comme un seul homme le plan Trump-Poutine. Toujours indépendante des politiques du gouvernement Zelensky et de nos gouvernements, notre mobilisation va être essentielle dans les semaines à venir. De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime ! 

    Groupe Solidarité Ukraine du NPA