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Communiqués du NPA... - Page 31

  • Nouveaux méfaits fascistes à Chambéry !

    Dans la nuit du 17 au 18 septembre, Laurent Ripart, militant du NPA à Chambéry, a été victime d’une opération de « swatting », montée par l’extrême droite qui a prétendu à la police qu’une prise d’otage était en cours dans son appartement. Absent par chance de son domicile, notre camarade a pu éviter d’être impacté par l’opération de police qui s’en est suivie dans son appartement.

    Une nouvelle fois, les militantes et militants de la gauche chambérienne ont donc été victimes des mauvais coups de l’extrême droite, qui ont multiplié les méfaits dans la ville ces dernières années : attaque d’un concert de la fédération anarchiste, tirs à armes à feu sur le local du PCF, attaque et incendie de la maison des syndicats, agression de personnes racisé.es et de militant.es, etc. La liste des exactions de l’extrême droite ne cesse de s’allonger sans que les autorités prennent la mesure du danger et se décident à intervenir sérieusement contre les exactions répétées de ces milices fascistes.

    Le NPA affirme sa solidarité avec Laurent Ripart et avec toutes celles et ceux qui ont été victimes à Chambéry des exactions de l’extrême droite. ¡ No pasarán !

  • Souscription : Pour une gauche de combat, un local pour le NPA !

    Le NPA lance une souscription pour se doter d’un local abritant ses activités politiques internationales, nationales et franciliennes, la rédaction de sa presse papier et digitale, son imprimerie et sa librairie.

    Pour préparer l’avenir face au danger de l’extrême droite, au chaos capitaliste et pour aider à la reconstruction de notre camp social, notre projet est de racheter un bâtiment intimement lié à l’histoire de notre courant.

    Un local lié à l’histoire de notre courant

    En septembre 1968 paraissait le premier numéro de Rouge, le journal de ce qui était encore la JCR. Ce n’est qu’en mars 1976 que la LCR franchit un double cap. D’abord en faisant de Rouge un véritable quotidien, mais aussi en étant capable d’imprimer elle-même ses publications grâce à la création de l’imprimerie Rotographie. Dès lors, dans un même lieu furent rassemblés l’atelier de presse mais aussi la rédaction de Rouge, ainsi qu’une partie des activités ­directionnelles de la LCR.

    Cette infrastructure politique construite autour d’une d’imprimerie est un cas unique. Elle a probablement été l’une des clés de la longévité de notre courant marxiste-­révolutionnaire, de la LCR au NPA. Depuis cinquante ans, bien des choses ont changé. Presque tout d’ailleurs... sauf le bâtiment dans lequel notre imprimerie, la rédaction de notre journal et la direction de notre organisation se sont installées au 2 rue Richard-Lenoir, à Montreuil.

    Occupé auparavant par une activité de métallurgie, le bâtiment fut ensuite loué sans discontinuer par l’imprimerie Rotographie. L’idée d’en devenir propriétaire n’est pas ­nouvelle. Mais depuis 2022, le projet apparaît comme une nécessité. Aujourd’hui, il devient concret. En effet, le local parisien qui abritait depuis 24 ans notre librairie, nos salles de réunion et les locaux de la IVe Internationale vient d’être vendu. Nous devons le quitter dans quelques mois.

    Un local tourné vers le futur et utile au mouvement

    Ce projet d’achat et de rénovation vise à rassembler dans un même lieu toutes nos activités : des salles de réunion, des bureaux pour le parti et l’Internationale, la presse, une imprimerie et une librairie. Mieux encore, il vise à renforcer notre ouverture et notre utilité pour le mouvement social en offrant ou louant des salles, en imprimant le matériel d’autres organisations, en proposant des événements dans une librairie militante mais ouverte au dialogue.

    Ce projet est aussi très ambitieux sur le plan financier. Voilà pourquoi nous faisons appel à la solidarité afin de récolter 800 000 euros d’ici début 2025.

    Notre camp social, celui des exploitéEs et des oppriméEs, a plus que jamais besoin de s’organiser. À son échelle, unitaire et révolutionnaire, dans la rue, les urnes, les lieux de travail et d’étude, le NPA a toujours œuvré en ce sens, pour une gauche de rupture et de combat. Voilà pourquoi nous avons participé pleinement au Nouveau Front populaire depuis juin dernier. Mais après avoir écarté le danger immédiat de l’extrême droite au pouvoir, tant reste à faire !

    En soutenant le NPA dans le projet d’achat et de rénovation de son local historique, vous nous permettrez de continuer à exister au service des luttes contre ce vieux monde capitaliste, dans la perspective d’un ­socialisme écologique et démocratique.

  • RéfugiéEs mortEs en mer : briser le silence...

    Nouveau naufrage dans la Manche : 12 personnes ont perdu la vie. Quelques jours après, une pirogue sombrait au large des côtes sénégalaises faisant plus de 26 morts et de nombreux disparus.

    Depuis le début de l’année 2024, 43 personnes sont mortes dans les eaux de la Manche. On ne peut pas citer toutes les tragédies en Méditerranée, devenue une scène macabre de crimes contre l’humanité.

    D’après les chiffres de l’OIM (Office international des migrations), les morts sur les chemins de l’exil ont augmenté de 20 % cette année. Ce ne sont pas des drames isolés dus à la fatalité ou à une crise « humanitaire » dont les causes sont uniquement attribuées à des troubles « ailleurs », famines, guerres, misère disculpant les États capitalistes du Nord. La propagande médiatique au service des puissants invoque une prétendue « menace migratoire » qui n’est qu’un fantasme pour faire accepter les pires horreurs.

    Le « contrôle de l'immigration » est un mirage qui n'empêche pas les déplacements de population mais qui organise la mort des plus vulnérables aux frontières et la précarité des autres au service des intérêts capitalistes dans des économies qui reposent sur le dos des sans-papiers. Les réfugiéEs originaires le plus souvent d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie, d’Amérique du Sud viennent des pays anciennement colonisés, dominés, asservis, où leurs ancêtres ont largement contribué à la prospérité des pays riches de l’Europe et de l’Occident !

    Les dirigeants européens poursuivent une logique coloniale en construisant une Europe qu’ils voudraient réserver uniquement aux Européens ! Et ces mortEs aux frontières et dans les mers sont la conséquence directe de leurs politiques migratoires meurtrières menées depuis des décennies. Les frontières tuent. Il est insupportable que de tels drames continuent dans l’indifférence générale !

    Suite au naufrage dans la Manche, des associations, organisations réagissent, afin de briser le silence, en appelant à des actions dans diverses villes côtières du Nord-Ouest : au Havre, au Tréport, à Rouen… Le NPA appelle à soutenir toutes les initiatives qui seront prises et à mener la lutte à une plus grande échelle pour la liberté d’installation et de circulation, l’égalité des droits, l’abolition de Frontex et des différents accords d’externalisation.

  • Rencontres internationales de jeunes : Un grand succès pour le camp cette année !

    Pour la 3e année consécutive, la 39e édition des RIJ (Rencontres internationales de jeunes) a eu lieu en France. Après une période où le nombre de participantEs était en baisse, le camp connaît un nouveau souffle ! Nous étions 230 jeunes, contre 150 l’année dernière. Une participation à battre l’an prochain ?

    La délégation des Jeunesses Anticapitalistes du NPA était la plus nombreuse : 76 personnes, avec beaucoup de sympathisantEs. Cela témoigne de la dynamique dans notre parti, notamment après les législatives, et montre que nos idées et nos revendications font écho à des jeunes en dehors de notre organisation.

    De nombreux pays étaient présents (en majorité européens) : Belgique, Danemark, État espagnol, Suisse, Suède, Norvège, Écosse, Angleterre et unE camarade des Philippines. Nous avons aussi accueilli des camarades de Lettonie, de Lituanie, avec lesquelLEs les échanges ont permis de mesurer l’ampleur de la répression politique en Europe de l’Est vis-à-vis de toute idée progressiste de gauche.

    À noter que des camarades irakiens seraient venuEs si leur visa n’avait pas été refusé à cause des Jeux olympiques. De manière générale, il faut renforcer nos liens internationalistes pour renforcer la venue de jeunes en dehors de l’Europe.

    Soutien à la Palestine de tous les horizons

    La Palestine a été une des préoccupations principales de ce camp. Une commission permanente Palestine s’est réunie et a abouti sur un communiqué. Cela a permis d’échanger sur nos expériences militantes de cette année, très différentes selon les pays, et de réfléchir à des perspectives communes de mobilisation dans la jeunesse en soutien à la Palestine et pour la fin du génocide.

    L’antivalidisme arrive en tant que sujet propre sur le camp. Il a toujours été traité et mentionné, mais cette année, une conférence et des ateliers étaient au programme. L’espace en non-mixité des personnes racisées a eu un impact politique important sur le camp avec des revendications des concernéEs et une prise de conscience globale de la nécessité d’y répondre. Même s’il y avait plus de personnes racisées que l’année dernière, elles représentent une minorité sur le camp et il est indispensable d’en faire un espace où elles ne sont pas oppressées et prennent toute leur place.

    Le camp international jeune, un espace autogéré qui fonctionne !

    Les RIJ se déroulent dans un lieu d’échange et de découverte, avantage d’un camp entre jeunes où l’erreur fait partie de l’apprentissage. Le camp fonctionne en autogestion, de l’organisation du programme à la dispense des ateliers, en passant par la réalisation des tâches ménagères. Cette semaine de RIJ permet la découverte et ­l’approfondissement de grands sujets politiques incontournables (antiracisme, féminisme, écosocialisme, anti-­LGBTIphobies...) ou l’expérience de la non-mixité. 

    La présence d’une « Awareness Team » a pour but de créer des espaces les plus sûrs possibles avec écoute et bienveillance. Au cours de la semaine, des activités diverses telles que des jeux ou des soirées nous permettent de sortir des normes sociétales dans lesquelles nous sommes enferméEs au quotidien. Les échanges avec les jeunes sur le camp nous apportent toujours, qu’ils aient lieu sur les temps de formation ou informels, au sein d’une délégation ou (et surtout) dans les rencontres avec les camarades d’autres pays.

    Les RIJ sont finalement une occasion de vivre un temps dans une société que nous essayons de rendre plus juste. Vivement l’année prochaine, en Belgique où ils seront organisés par la Gauche Anticapitaliste !

    Les Jeunesses Anticapitalistes

  • Imposer les mesures d’urgence sociale, démocratique et écologique...

    Pris à son propre piège, Macron continue de mépriser les résultats des urnes… pour mieux servir les riches. Il est temps d’imposer les mesures d’urgence sociale, démocratique et écologique du NFP et d’affronter ceux qui détiennent le pouvoir.

    Olympique ! Voici comment on pourrait qualifier la vie politique française depuis le 9 juin. Le gouvernement Attal pulvérise des records en matière d’autoritarisme. Il détient le record de longévité des gouvernements démissionnaires depuis 1948 : près de 50 jours.

    Le suspense ne semble pas près d’être levé : à peine énoncés, les noms des hypothétiques Premiers ministres disparaissent. Thierry Beaudet, Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand ? Nul ne sait qui l’emportera. Une chose est sûre, il n’aura pas la tâche facile… de ne rien changer à la politique du président.

    Ne rien changer, faire du « pro-business »

    Sous le bruissement médiatique, Macron répond davantage à la pression du Medef qui, fustigeant le programme NFP jusqu’à l’annonce que Lucie Castets ne serait pas nommée, exhortait les futurs dirigeants du pays à poursuivre l’action de Bruno Le Maire. Lequel a été, selon le président du Medef « un artisan déterminé et déterminant [des] politiques pro-business. » Avec le résultat qu’on connaît pour les comptes publics, les services publics et notre avenir ! 

    Au même moment, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, mettait en garde contre l’augmentation du Smic, avec l’objectif de défendre les petites et moyennes entreprises. La stratégie de Macron consiste à chercher sur les marges du faible bloc central un Premier ministre susceptible de continuer comme avant sa politique, celle-là même qui vient d’être par deux fois profondément rejetée par la population. 

    Il s’apprête ainsi à nommer un Premier ministre qui ne reviendra pas sur la réforme des retraites, qui se refusera à augmenter immédiatement de 200 euros le SMIC et qui appliquera pieds et poings liés une politique d’austérité au profit des plus riches. Et tant pis si, pour ce faire, il lui faudra composer avec le Rassemblement national et s’assurer qu’il ne vote pas la censure contre un nouveau gouvernement Macron. Marine Le Pen et Bardella ont d’ailleurs annoncé qu’ils étaient prêts à entrer dans ce jeu, certainement en échange de nouvelles offensives racistes et sécuritaires qui ne posent aucun problème à Macron.

    Le déni de démocratie doit prendre fin

    Après avoir dissous l’Assemblée, il a décidé de dissoudre la volonté populaire, ce qui témoigne d’une très profonde crise de régime. Afin de dénoncer ce scandale démocratique, des manifestations se mettent en place pour le 7 septembre. Le NPA-l’Anticapitaliste participera à ces manifestations et appelle d’ores et déjà à les poursuivre dans la durée. Le déni de démocratie doit prendre fin, il faut imposer le programme du Nouveau Front populaire : l’augmentation des salaires et revenus, l’abrogation de la réforme des retraites, des moyens pour les services publics, une planification écologique, etc.

    Pour faire appliquer ne serait-ce que ces mesures d’urgence du programme du NFP, il nous faudra vaincre les résistances des ultra-riches et de la bourgeoisie qui a taillé sur mesure les institutions avec lesquelles Macron continuera de jouer tant que nous le laisserons faire… et poser la question du pouvoir. 

    La Ve République a fait son temps. Les institutions actuelles sont profondément anti-démocratiques et ne permettent pas de répondre à l’urgence sociale et écologique. Elles offrent en effet aux possédants de quoi contourner la volonté populaire de mettre en place une politique de progrès social, qui serait la seule voie à suivre pour faire vraiment reculer l’extrême droite.

    Une vraie démocratie fondée sur les besoins

    Pour changer cette société usée, une assemblée constituante représentative de notre camp social, issue des luttes et démocratiquement élue, doit renouveler en profondeur les institutions. Il nous faut en finir avec la concentration des pouvoirs par un président. Nous voulons une véritable démocratie, fondée sur le débat démocratique à la base, sur les besoins de la population organisée et active.

    Partis, syndicats, associations, électeurs du NFP, ensemble, l’heure est à l’unité des forces de gauche sociales et politiques et à la mobilisation contre Macron et sa politique, pour faire reculer l’extrême droite. Nous avons confiance en nos forces !

  • Liberté pour Paul Watson !

    Le militant américano-canadien, 73 ans, est emprisonné au Groenland depuis fin juillet. Sa détention vient d’être prolongée jusqu’au 2 octobre : la justice danoise dira alors si elle accède ou non à la demande d’extradition du Japon. Il y risque une peine de prison de 15 ans.

    L’argument de la souveraineté alimentaire avancé par le Japon est totalement fallacieux. La consommation de viande de baleine s’y est effondrée (et c’est heureux !) : une relance est pourtant mise en œuvre actuellement. Ceci malgré l’interdiction de la pêche de la baleine mise en place au niveau mondial depuis 1982.

    « Écoterroriste », P. Watson ?

    Le co-fondateur de Greenpeace s’est démarqué de ses compagnons dès les années 70. Il a fait le choix d’une stratégie d’actions plus radicales mais toujours pacifiques, en s’interposant entre les baleiniers, les bateaux-usines et les baleines, en sabotant les campagnes des chasseurs de phoques. Si des vies ont été mises en danger sur certaines actions, c’est exclusivement la sienne et celles des militantEs de Sea Shepherd, l’association créée par ce lanceur d’alerte, défenseur conséquent des océans.

    Contribuer aux initiatives de solidarité en toute urgence !

    Leur courage est remarquable, leur combat est juste et contribue à une écologie de lutte radicale. Même si nous refusons le malthusianisme de Paul Watson qui prône une réduction radicale des populations humaines, nous soutenons le mouvement international de solidarité : empêchons l’extradition de P. Watson !

    Commission nationale écologique

  • Une rentrée pas tout à fait comme les autres...

    La rentrée se tient dans un contexte inédit. Alors que seules les affaires courantes devraient être traitées, des consignes budgétaires sont données aux ministères dont celui de l’Éducation nationale. 

    La ministre prétendue « démissionnaire » Nicole Belloubet a demandé la sanctuarisation du budget du ministère de l’Éducation nationale. Une déclaration de pure forme : les budgets antérieurs, et celui qui se profile, n’ont jamais répondu aux réels besoins de l’école. Et en cette rentrée 2024, ce sont plus de 3 000 profs qui manquent. 

    La continuité d’un projet de classe pour l’école

    Surtout, elle a, lors de sa conférence de presse, déroulé la continuité d’une politique contestée depuis plusieurs années. Alors qu’aucune mesure concrète d’amélioration des conditions de travail n’a été annoncée, les groupes de niveaux eux se mettent en place. Dans le premier degré, l’élargissement à tous les niveaux des évaluations nationales standardisées généralise la mise au pas de la profession en imposant des pratiques pour mieux les contrôler. C’est aussi un outil de management qui permet de « gérer » l’institution en fonction des résultats. L’exécutif poursuit son entreprise idéologique de destruction de l’école en s’attaquant profondément à ses fondements émancipateurs d’égalité et de construction d’esprits critiques. Il a un projet de classe de la maternelle au lycée dans une continuité totale du quinquennat Blanquer. 

    La ministre démissionnaire n’hésite pas à décider des économies aux dépens des élèves de lycée professionnel : elle abandonne la promesse de donner 500 euros aux élèves pour leur permis de conduire, alors que les apprentiEs en bénéficient déjà !

    En parallèle, la dégradation des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves passe encore un cap : inclusion réalisée avec trop peu de moyens — et des AESH toujours aussi maltraitréEs —, effectifs trop chargés dans les classes, manque de remplaçantEs empêchant l’exercice des droits à la formation comme aux temps partiels… Tout cela sur fond de crise d’attractivité du métier d’enseignant toujours aussi prégnante, notamment à cause de salaires trop bas.

    Reprendre l’initiative et être en grève le 10 septembre

    C’est dans ce cadre que la FSU-SNUipp mais aussi la CGT et Sud-Éducation ont décidé d’appeler à la grève le 10 septembre prochain. Considérant que les conditions de cette rentrée ne sont pas acceptables, ces organisations souhaitent montrer qu’elles ne seront pas passives. Avec le vote du budget en ligne de mire, il y a effectivement urgence à tout faire pour arracher ce qui serait nécessaire pour le service public d’éducation. 

    Par ailleurs, cette journée marque aussi la reprise du mouvement en Seine-Saint-Denis où les personnels exigent toujours un plan d’urgence. L’heure est à chiffrer établissement par établissement, école par école, les postes non pourvus, les élèves sans affectation et les classes surchargées, pour, en lien avec les parents, préparer une mobilisation seule capable de débloquer les moyens pouvant répondre aux besoins. Enfin, un large front syndical appelle, sous des modalités diverses, à un blocage autour des évaluations du premier degré.

    Les raisons de la colère sont multiples et légitimes. Au vu de l’échéance budgétaire qui arrive, les organisations syndicales doivent prendre l’initiative et proposer un plan d’action qui permette de créer le rapport de force nécessaire à l’obtention de moyens. Le 10 est un premier pas qu’il faut poursuivre et amplifier.

    Commission éducation nationale

  • Barnier à Matignon : nommé par Macron, adoubé par le RN !!!

    Les électeurEs n’ont pas voté pour ça !

    C’est sous ces auspices qu’un homme, pas vraiment nouveau, arrive à Matignon près de deux mois après le deuxième tour des législatives. Et au mépris le plus total de ses résultats. Le message de ce deuxième tour avait pourtant été limpide : la majorité des personnes qui ont voté, ont exprimé leur volonté de faire barrage au RN et ont donné une majorité relative au Nouveau Front populaire.

    En décidant d’exclure l’hypothèse d’un gouvernement formé par le NFP, Macron faisait le choix d’installer le Rassemblement national en arbitre du maintien ou non d’un gouvernement de droite. Il nomme un vieux routier de la politique, issu du parti qui a le moins de députés, qui a cumulé les participations à des gouvernements anti-sociaux et auprès des institutions européennes non élues et garantes de l’orthodoxie budgétaire, c’est-à-dire de la destruction des services publics et des droits sociaux. Ce n’est pas lui qui va abroger la contre-réforme des retraites et porter le SMIC à 1600 euros ! 

    Tout cela a des conséquences concrètes : d’abord de renforcer la place du RN donc des obsessions qui lui tiennent lieu de programme. Et le RN l’a annoncé, il ne censurera pas un gouvernement qui met la « question de l’immigration et de la sécurité » au centre de sa politique. Deux jours après la mort de 12 personnes dont une dizaine de jeunes femmes dans la Manche, nommer Barnier – qui a été le négociateur des accords du Brexit, responsable du durcissement des conditions d’arrivée des migrantEs au Royaume-Uni, c’est un symbole lourd de menaces. Nous n’oublions pas ses prises de positions violemment anti-immigrés lors de la campagne présidentielle de 2022. En réalité, Macron est en train de nommer un gouvernement d’extrême droite sous les atours lisses et bien élevés du grand bourgeois Barnier

    Toutes celles et ceux qui se sont engagéEs dans la volonté de faire barrage à l’extrême droite et sa politique et qui ont voulu exprimer l’urgence d’une rupture avec toutes les politiques libérales de casse des conquis sociaux doivent prendre la mesure du déni démocratique de Macron, permis par les institutions. Il y a urgence à imposer l’agenda des besoins sociaux. Et seules les mobilisations sociales et politiques sont en capacité de le faire : l’abrogation de la réforme des retraites et le retour vers les 60 ans, l’augmentation générale des salaires à commencer par le SMIC, la réparation et l’extension des services publics pour protéger les besoins vitaux des êtres humains et de la nature sont des urgences qu’il faudra imposer dans les grèves, les manifestations, le blocage du pays s’il le faut. La responsabilité du NFP est de réunir toutes les organisations politiques, syndicales, associatives qui se sont engagées dans la campagne électorale, pour préparer ces mobilisations et les faire vivre dans les lieux de travail, d’études et les quartiers avec des comités locaux du NFP. 

    Le 7 septembre sera une première étape pour prévenir Macron et Barnier que la censure du gouvernement se prépare dans la rue. 

  • Attaque violente en cours contre les opposantEs à l’A69...

    À partir du 1er septembre certaines coupes d’arbres sont autorisées jusqu’à la mi-novembre. Période cruciale pour défendre les arbres qui empêchent le passage du chantier de l’A69 entre Castres et Toulouse. Le 30 août, l’État a frappé très fort, mobilisant 300 gendarmes au service du bétonneur Atosca, pour déloger les opposantEs qui occupent la ZAD de la Cal’Arbre. 

    Tentes lacérées, constructions abattues, objets personnels détruits... Ce lieu occupé depuis février 2024 a été entièrement saccagé. Ce déchainement de violence met en danger la vie des grimpeurEs qui résistent au sol et dans les chênes centenaires, derniers obstacles physiques à ce projet mortifère. UnE des camarades — sous pression policière — a fait une chute de 8 mètres : iel souffre de plusieurs fractures de la colonne vertébrale.

    La préfecture du Tarn a mis tous les moyens pour faire avancer le chantier, malgré l’illégalité des interventions sur la zone où se trouvent des espèces protégées (grand capricorne, dont les larves vivent dans les troncs des vieux chênes ; trèfle écailleux, qui prospère dans la prairie alentour). Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées ont demandé « au procureur et à l’Office français de la biodiversité une intervention en urgence absolue » car le concessionnaire n’a réalisé aucune des mesures limitant les conséquences des travaux, demandées par un arrêté préfectoral.

    Passage en force et irrégularités

    Au fil des mois, le climat local s’est durci, comme à Sivens précisent plusieurs opposantEs. Insultes, menaces par les vigiles d’Atosca, intimidations par des groupes pro-autoroute. Si les médias locaux — notamment la Dépêche du Midi, soutien inconditionnel de l’A69 — relaient avec complaisance l’incendie du coffrage d’un pont ou celui d’une voiture de police, ils restent muets sur les agressions dont sont victimes les opposantEs. Le 13 août, à Bacamp (camp de base), un commando a incendié la voiture et la tente d’opposantEs. Dans la nuit du 25 août et celle du samedi 31, plusieurs départs de feu ont eu lieu au Verger de Verfeil, mettant en danger la famille qui résiste aux pressions d’Atosca.

    Le moratoire réclamé par les associations, inscrit dans le programme du NFP, doit permettre à la justice de se prononcer sur les irrégularités commises par le concessionnaire à toutes les étapes du projet. Les courriers échangés entre l’administration et Atosca, révélés par Mediapart, documentent le passage en force pour déboiser des zones protégées. Trois nouvelles plaintes ont été déposées cet été : destruction et atteinte à la conservation d’espèces en dehors du cadre autorisé avec la circonstance aggravante de la bande organisée ; trafic d’influence et prise illégale d’intérêt visant le député Terlier, président de la commission d’enquête parlementaire ; entrave au libre écoulement d’un cours d’eau — concernant un risque d’inondation dans la vallée du Girou déjà en tension à cause de la sècheresse.

    Abandonner le projet et soutenir les opposantEs

    Ce modelage du territoire et de nos vies par le tout-camion et le tout-voiture artificialise les sols, accélère l’urbanisation et le développement des métropoles, menace les ressources en eau et la biodiversité, contribue massivement aux émissions de gaz à effet de serre responsables du chaos climatique.

    Sur les chantiers, tout change très vite, d’heure en heure : l’action policière est brutale, la résistance est déterminée. Il est urgent de rester informé et de renforcer (y compris financièrement) les opposantEs de la Cal’Arbre, de la Crem’Arbre, du Verger pour bloquer ce projet qui doit être abandonné.

    Commission nationale écologie

  • Offensive en Cisjordanie : soutien à la lutte du peuple palestinien !

    À Gaza, l’escalade dans l’horreur continue. En plus des bombes, des balles et des obus, les GazaouiEs subissent une épidémie de polio – maladie quasiment éradiquée depuis le début des années 2000 – qui fait partie des maladies liées au manque d’hygiène. La famine a tué des centaines d’adultes et d’enfants

    Désormais, Israël a ouvert depuis fin août un nouveau front en Cisjordanie, plus précisément une invasion au sol massive dans les camps de réfugiéEs de Jénine et Tulkarem. L’invasion qui mobilise des milliers de soldats, des chars, des drones et des bulldozers blindés est prévue pour durer plusieurs semaines. C’est l’opération la plus importante depuis l’opération « Rempart » pendant la Seconde Intifada en 2002, lors de laquelle Israël avait notamment envahi Ramallah et encerclé le quartier général de Yasser Arafat.

    L’extension de la guerre menée à Gaza en Cisjordanie est un seuil supplémentaire franchi dans l’offensive coloniale déterminée à prendre sur l’espace de vie des Palestiniens et des Palestiniennes. Même si à ce stade les objectifs sont flous, Israël montre par cette invasion qu’il n’y a pas, pour cet État, de paix envisageable avec les PalestinienNEs sans leur élimination et leur déplacement, sans la recolonisation complète de l’ensemble de la Palestine historique. La politique coloniale d’Israël trouve sa logique dans l’extension du contrôle à tous les territoires occupés : élimination des PalestinienNEs, déplacements forcés des populations ou les pousser à la fuite par la terreur. 

    Le NPA dénonce cette offensive sur la Cisjordanie et demande comme à Gaza un arrêt des attaques par l’État d’Israël et un retrait des troupes.

    Le NPA salue la détermination du peuple palestinien qui résiste et refuse de se laisser exterminer.

    Le NPA continuera de dénoncer les États et gouvernements occidentaux qui encouragent ou cautionnent une guerre génocidaire au mépris du droit international et de toutes les résolutions de l’ONU. Et à combattre toutes les formes de cette politique de soutien à l’État d’Israël par l’État français.

    Enfin, le NPA appelle à des sanctions contre l’État israélien pour imposer la cessation de ce génocide. 

    Il n’y aura pas de paix pour les peuples de la région sans le démantèlement de l’État d’apartheid entre la mer et le Jourdain ! Palestine vivra, Palestine vaincra !