Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Communiqués du NPA... - Page 34

  • Lutter contre l’antisémitisme et son instrumentalisation...

    Un festival d’accusations et calomnies sont déversées depuis plusieurs jours contre LFI et contre notre organisation, dans le but de discréditer le Nouveau Front populaire (NFP). Par tous les moyens, « responsables politiques », porte-paroles associatifs ou éditorialistes, peuvent lancer n’importe quelle accusation sans s’appuyer sur aucune justification matérielle : ni discours ni la moindre condamnation en justice. 

    Notre histoire, nos principes et nos combats, de la LCR au NPA, sont ceux du courant politique et des militant.es les plus intransigeants face au fascisme, au racisme et en particulier à l’antisémitisme, à tous les régimes d'oppression.

    La campagne immonde de la droite et de l’extrême droite s’appuie sur l’accumulation de déclarations politiques et médiatiques concordantes qui visent à construire un discours infamant, un véritable contre-récit qui cherche à discréditer LFI et le NPA-L’Anticapitaliste pour éclabousser le Nouveau Front populaire… et qui par contraste rend plus respectable l'extrême droite ! Le but est à la fois d’exercer toutes les pressions possibles sur les autres composantes du NFP et de sidérer les électrices et les électeurs à quelques jours du scrutin.

    Cette campagne est aussi le symptôme d’une panique de la part des défenseurs de Macron et de son gouvernement, de la perte de boussole de la droite (et même d’une partie de la gauche) qui, dans sa crise morale, travaille depuis des années à renverser le sens des mots. En mettant en œuvre une partie du programme de l’extrême droite (avec notamment la loi asile immigration de Darmanin), la macronie a légitimé le RN. Elle a même intronisé celui-ci dans « l’arc républicain » à l’occasion de la marche contre l’antisémitisme du 12 novembre. C’est pourtant bien à l’extrême droite qu’on retrouve les plus grands partisans de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de tous les racismes, comme le montre encore le profil d’une bonne partie de ses candidatEs à ces élections législatives. C'est au RN et chez ses alliés que l’on trouve encore les nostalgiques du régime de Vichy et de Pétain (auquel Macron a aussi rendu hommage). Ce pouvoir n’a décidément aucune leçon à donner.

    L’exposition permanente des Juifs et Juives, mis.es au centre de toutes les discussions politiques et instrumentalisé.es par ces jeux politiciens, est à la fois source d’une angoisse terrible pour les concerné.es, et très inquiétante pour ce qui est en train de se développer dans notre société.

    L’instrumentalisation de l’antisémitisme et la confusion criminelle qui assimile Israël à l’ensemble des Juifs et Juives sont au cœur de la campagne réactionnaire menée actuellement par la droite et l’extrême droite. Elle a pour but d’affaiblir nos combats antiracistes et constitue une menace pour toutes les Juives et Juifs, comme pour tous les racisé.es. La droite et l’extrême droite les mettent en danger en vidant de leur sens les mots et les luttes nécessaires contre tous les racismes. 

    L’antisémitisme ne doit être ni minimisé, ni réduit à l’extrême droite ou même à la droite. Venu d’une longue tradition française, il est inscrit dans la culture de cette nation, et se reconfigure sans cesse comme réponse complotiste à la domination capitaliste. Cependant, il reste structurellement d’extrême droite dans sa mise en œuvre comme projet politique. La droite l’embrasse également en instrumentalisant les Juifs et Juives pour ses intérêts, pour légitimer en particulier les politiques islamophobes. Une instrumentalisation qui désigne les Juifs et Juives comme des cibles et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme. Au contraire, c’est la gauche qui, même avec certaines limites, porte la lutte antiraciste.

    La campagne de ces derniers jours montre que l’émergence du Nouveau Front populaire effraie la droite, l’extrême droite et tous les tenants de cet ordre injuste et inégalitaire. Raison de plus de ne pas laisser passer les mensonges et calomnies. Raison de plus aussi de faire entendre au cœur du programme du NFP la lutte contre toutes les oppressions et tous les racismes.

  • Contre Macron et l’extrême droite, unité dans la rue et dans les urnes...

    Le résultat des élections européennes a sonné comme un coup de tonnerre. Le score de l’extrême droite, suivi de l’annonce par Macron de la dissolution de l'Assemblée nationale ont rendu capitales une union et une mobilisation de toute la gauche – les partis, les syndicats, et toutes les organisations du mouvement ouvrier –pour faire entendre les aspirations des classes populaires.

    Lire la suite

  • Nouvelle Calédonie/Kanaky: libération immédiate des membres de la CCAT, reprise du processus de décolonisation !

    Nous avons appris ce mercredi 19 juin, l’interpellation et le placement en garde à vue de 8 membres de la CCAT, dont le principal porte-parole Christian Teint. Après le soulèvement du peuple de Kanaky contre le vote de la loi dite de dégel électoral, en réalité de relance de la colonisation, après la double impasse dans laquelle Macron a enfermé son projet, puisqu’il n’avait pas de majorité pour faire voter les changements constitutionnels, il ne veut plus reculer. Au contraire, Macron et son gouvernement en sursis passent l’accélérateur : poursuite des jugements et des condamnations qui tombent sur les défenseur.es du processus de décolonisation, situation de maltraitance totale dans les prisons du territoire… Et maintenant criminalisation de la CCAT, avec le placement en garde à vue sur des chefs d’accusation délirants : « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime ou d'un délit, vols avec arme et en bande organisée, destruction de biens par incendie en bande organisée, complicité par instigation des crimes de meurtre et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique, et participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de violences sur les personnes et de destructions de biens. »  

    Dans ce moment de campagne électorale, Macron chasse les voix de la droite dite « loyalistes »… en réalité de droite extrême et colonialiste.

    Le NPA assure la CCAT de son soutien. Cette structure a construit depuis des mois la mobilisation politique et sociale, gagné l’opinion, organisé des manifestations de dizaines de milliers de personnes sur un territoire de 270 000 habitant.es, contre l’arrêt du processus de décolonisation. 

    Le NPA réclame la libération immédiate des 8 militants de la CCAT, la transparence sur le nombre de personnes disparues ou poursuivies depuis le 19 mai, la libération de tous les emprisonné.es qui sont de fait des détenu.es politiques. C’est à l’évidence la condition pour restaurer des canaux de discussion. L’expérience des manœuvres de l’Etat français et des forces colonialistes locales ces dernières années pose clairement la nécessité de l’accélération de la décolonisation. 

  • Voter, lutter, s’organiser Nouveau Front populaire...

    Dans les urnes et dans la rue, le NPA-l’Anticapitaliste a décidé de construire le Nouveau Front populaire sans aucune hésitation. Après sept ans de politiques ultra-libérales, racistes et autoritaires, Macron est à bout de souffle. Il ne peut plus servir la finance et le grand patronat qui en demandent toujours plus.

    L’extrême droite, qui a totalisé près de 40 % des votes lors de la dernière élection européenne, se positionne en recours pour les capitalistes. Et après avoir mis en œuvre certaines de leurs mesures, Macron leur déroule le tapis rouge en dissolvant ­l’Assemblée nationale.

    L’extrême droite, notre pire ennemi

    Comme l’ont montré ses votes à l’Assemblée nationale, le RN a un programme antisocial, s’opposant par exemple aux augmentations de salaires et détricotant notre protection sociale. L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir serait une catastrophe. Avant tout pour les personnes racisées, avec ou sans papiers, qui seraient persécutées. Pour les femmes et les personnes LGBT+ aussi, dont les droits reculent actuellement dans tous les pays dirigés par l’extrême droite. Pour les syndicalistes dont l’extrême droite veut se débarrasser pour laisser le patron seul maître à bord dans l’entreprise. Et de façon générale pour l’ensemble des droits démocratiques et les libertés publiques.

    Unité de la gauche sociale et politique

    En quelques jours, l’ensemble des forces politiques de gauche, les syndicats, les associations et mouvements qui agissent sur les luttes environnementales, antiracistes, féministes, LGBT+, se sont regroupés autour du Nouveau Front populaire. En quelques jours, c’est bien notre camp social, celui des exploitéEs et des oppriméEs, qui s’est reconstitué comme sujet politique pour défendre ses droits. Cela dépasse telle ou telle organisation ou personnalité. Nous avons la possibilité de devenir une force pour tout changer, en commençant par rejoindre partout les comités de campagne du Nouveau Front populaire.

    Pour un programme de rupture totale

    Beaucoup de points de ce programme ont été portés par les mouvements de ces derniers mois : abrogation des réformes des retraites, de la loi « Darmanin » sur l’immigration, ou de l’assurance chômage, augmentation des salaires, investissement massif dans l’école ou les hôpitaux... Mais ce programme n’est pas encore abouti. Il doit être nourri par les forces syndicales et les mouvements sociaux, les revendications issues des mobilisations, pour par exemple mettre sur la table la mise sous contrôle public du secteur de l’énergie face à la crise climatique ou encore la titularisation des centaines de milliers de précaires de la fonction publique.

    Une victoire possible, pour des luttes futures

    Le Nouveau Front populaire peut gagner les élections, mais nous sommes des millions à percevoir que cela ne sera pas suffisant. Un nouvel échec de la gauche assurerait le triomphe de l’extrême droite dans deux ans. Comment remettre en cause le pouvoir des capitalistes qui saccagent la planète et nos vies ? Comment revenir sur 40 ans de casse sociale et gagner de nouveaux droits ? Comment renforcer le soutien aux peuples palestinien et ukrainien tout en rompant avec l’alliance impérialiste qu’est l’Otan ? C’est en luttant toutEs ensemble sur nos lieux de travail ou d’études, dans nos quartiers, que nous pouvons changer les choses. En 1936, c’est une grève générale qui a forcé le Front populaire nouvellement élu à mettre en place les premiers congés payés de l’histoire. Si le Nouveau Front populaire gagne, le chemin de la lutte collective ne fera que commencer, car c’est ainsi que l’on peut transformer radicalement la société.

    Unitaire et révolutionnaire

    Cette unité face à l’extrême droite et à Macron qui lui ouvre la voie ne doit pas être sans lendemain. Le Nouveau Front populaire est une première étape pour nous organiser, pour prendre nos affaires en main. Dans les élections comme pour les mobilisations, nous avons besoin de construire une force politique capable de tout changer. À la construction de cette gauche de combat, le NPA-l’Anticapitaliste est aussi candidat. Aujourd’hui en campagne et dans la rue, et après le 7 juillet, on continue !

  • C’est parti pour faire gagner le Nouveau Front populaire !

    Les candidatures du Nouveau Front populaire (NFP) ont été déposées ce week-end, marquant le coup d’envoi d’une campagne construite sous le sceau de l’unité de toute la gauche pour barrer la route à l’extrême droite et à Macron. En lançant la dissolution, ce dernier a manifestement sous-estimé la capacité du mouvement social, du monde du travail et de ses organisations, à s’unir pour faire face à ce qui nous menace.

    La bataille commence, et nous voyons différentes organisations de gauche, syndicats, associations, collectifs militants, se mettre en mouvement pour gagner, comme l’ont montré les puissantes manifestations du samedi 15 juin.

    Les dissensions au sein du NFP, les désaccords et points de tension locaux existent, mais sont limités. Le plus important est la présence de François Hollande, candidat d’une coalition dont le programme veut rompre avec les politiques libérales qu’il a menées !

    Pour ce qui concerne le NPA-L’Anticapitaliste, malgré des désaccords très importants avec certaines forces, en nous appuyant sur notre politique anticapitaliste, nous nous engageons pleinement et avec enthousiasme dans cette campagne, et nous souhaitons la victoire du NFP. C’est en ce sens que nous espérons que Philippe Poutou sera élu dans l’Aude, et nous y travaillons avec toutes les forces politiques de la circonscription.

    Face à l’extrême droite et à Macron, il est temps que se mobilisent toutes celles et ceux qui subissent le racisme, l'islamophobie et les violences policières, le sexisme et les LGBTIphobies, toutes celles et ceux qui veulent en finir avec le libéralisme et avec la menace fasciste. Ce vote contre les politiques guerrières et impérialistes de Macron exprimera la solidarité avec les peuples en lutte contre le colonialisme en Palestine, en Ukraine et en Kanaky. Nous encourageons tout·es les décu·es de la gauche néanmoins à voter pour les candidat·es du NFP. Pas parce que nous pensons qu’on changera le monde par les urnes, mais parce qu’une défaite de Macron et du RN, avec une possible victoire du NFP, seraient un encouragement pour les luttes. Un encouragement pour une contre-offensive du monde du travail, de la jeunesse et des quartiers populaires pour défendre notre droit à une vie digne sur une planète vivable.

  • Pour un Front populaire démocratique et rassembleur...

    La période ouverte par la victoire du RN aux élections européennes et l'annonce de dissolution de l'Assemblée nationale par Macron est un bouleversement. Dans ce contexte de crise et face à la perspective de l'arrivée de l’extrême droite au pouvoir, l'unité est nécessaire.
    Les divisions et règlements de comptes internes nous affaiblissent dans une bataille politique vitale et dans une période de mobilisation d'ampleur. C’est pour cela que l'éviction sans explication de cinq députéEs sortantEs (dont nous ne partageons pas toutes les positions, notamment sur la Palestine ou les questions antiracistes), implantéEs dans leurs circonscriptions, dans le soutien aux luttes, est un problème démocratique. Cela concerne, certes, la responsabilité de la seule LFI, mais dans ce contexte, c'est également une erreur qui affaiblit tout le collectif.
    Nous pensons cependant que rien n’est inéluctable et qu’il est encore temps de réparer ce qui a été fait. Nous avons besoin de construire un fonctionnement démocratique de la base au sommet au sein du Front Populaire, qui permette au plus grand nombre de s'y engager.
    Nous devons également travailler dès maintenant à être plus représentatifs des quartiers populaires dans ces élections, qu'ils puissent prendre toute la place qui est la leur dans cette bataille.
    Pour l'intérêt de notre camp social, pour arracher une victoire dans les urnes et dans la rue, nous avons besoin de nous serrer les coudes, c'est l'urgence du moment qui l'exige !

  • Pour combattre l’extrême droite, Philippe Poutou, candidat du Front Populaire dans l’Aude...

    Le NPA-L’Anticapitaliste prend toute sa place dans le combat du Front populaire contre l’extrême droite et contre Macron qui lui ouvre la voie. Dans tous les quartiers, les entreprises et les lieux d’études, nous construisons des comités afin de réunir dans la rue et dans les urnes toutes les énergies et les volontés de battre le RN et ses alliés, ainsi que les derniers amis de Macron. 

    Partout où il est présent, le NPA participera à la campagne pour faire gagner les candidatures du Front Populaire. 

    Parmi ces candidatEs, Le Front Populaire a choisi d’investir nos camarades Philippe Poutou et Pauline Salingue en suppléante dans la première circonscription de l’Aude. Nous nous réjouissons par avance de cette campagne que nous construirons avec l’ensemble des militantEs des différentes composantes du Front Populaire.

    Face à nous, le député sortant du Rassemblement national, Christophe Barthès, sexiste, raciste et climato-sceptique, est une parfaite incarnation de son parti d’extrême droite. De son côté, Renaissance apporte son soutien à l'ex-socialiste, ex-député, ex-maire de Carcassonne, Jean-Claude Pérez.

    Face au projet de destruction sociale et de haine sexiste et LGBTIphobe, islamophobe et antisémite du RN, il y a urgence à s’unir pour reprendre l’offensive contre les politiques antisociales menées ces dernières années. Il faut se battre pour défendre la planète, nos retraites, nos salaires et nos droits, sans oublier nos solidarités internationalistes avec les peuples en lutte contre la colonisation.

  • Contre l’extrême-droite et Macron, le Front Populaire ! Mobilisation générale !

    Le NPA-L’Anticapitaliste a décidé de rejoindre le Front Populaire sans aucune hésitation. Macron, après sept ans de politiques ultra-libérales, racistes et autoritaires est à bout de souffle. Il ne peut plus servir la finance et le grand patronat qui en demandent toujours plus. L’extrême droite, qui a totalisé près de 40 % des votes lors de la dernière élection européenne, est un recours bienvenu pour les capitalistes. Avec la dissolution, Macron leur déroule le tapis rouge.

    L’extrême-droite est notre pire ennemi

    L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir serait une catastrophe. D’abord pour les étrangerEs qui seraient persécutés. Pour les femmes et les personnes LGBT+ dont les droits reculent dans tous les pays dirigés par l’extrême droite. Pour les syndicalistes dont l’extrême droite veut se débarrasser pour laisser le patron seul maître à bord dans l’entreprise.

    Face au danger, l’unité de la gauche sociale et politique

    En quelques jours, l’ensemble des organisations de gauche, les syndicats, les associations et mouvements qui agissent sur les luttes environnementales, antiracistes, féministes, LGBT+ se sont positionnées pour l’union et soutiennent le Nouveau Front Populaire. En quelques jours, c’est bien le camp des exploitéEs et des oppriméEs, qui s’est reconstitué comme un sujet politique se battant pour son émancipation. Cela dépasse telle ou telle organisation ou personnalité. Nous sommes une force qui peut tout changer et le NPA-L’Anticapitaliste appelle à rejoindre les comités de campagne du Nouveau Front Populaire dans toutes les circonscriptions.

    Nourrir le Nouveau Front Populaire de nos revendications

    En quelques jours, le Nouveau Front populaire a élaboré un programme. Beaucoup de points ont été portés par le mouvement social ces derniers mois : abrogation des réformes des retraites, « Darmanin » ou de l’assurance chômage, augmentation des salaires, investissement massif dans l’école ou les hôpitaux. Mais ce programme n’est pas abouti. Il doit être nourri par les syndicats et les mouvements sociaux. Nous devons par exemple mettre sur la table la mise sous contrôle public du secteur de l’énergie face à la crise climatique ou encore la titularisation des centaines de milliers de précaires de la fonction publique. Ce travail revendicatif, chaque secteur doit se l’approprier pour solder les comptes avec le Capital.

    La victoire doit être un encouragement aux luttes futures

    Le Nouveau Front Populaire est en capacité de gagner les élections. Mais nous sommes des millions à percevoir que cela ne sera pas suffisant. Un nouvel échec de la gauche assurerait le triomphe de Marine Le Pen dans deux ans. Comment remettre en cause le pouvoir des capitalistes ? Comment revenir sur 40 ans de casse sociale et gagner de nouveaux droits ? Comment renforcer le soutien aux peuples palestinien et ukrainien tout en rompant avec l’alliance impérialiste qu’est l’OTAN ? Pour le NPA, les choses sont claires. C’est en luttant par en bas, dans nos quartiers et nos entreprises, que nous pourrons changer les choses. En 1936, c’est une grève générale qui a forcé le Front Populaire nouvellement élu à mettre en place les premiers congés payés de l’histoire. Si dans trois semaines le Nouveau Front Populaire gagne, le chemin de la lutte collective ne fera que commencer car l’histoire nous enseigne que les capitalistes ne céderont pas uniquement par l’action parlementaire.

    Unitaire et révolutionnaire, rejoins le NPA-L’Anticapitaliste !

    Si tu veux combattre l’extrême droite. Si tu es convaincu qu’il faut l’unité pour gagner contre les capitalistes et les fascistes. Si tu penses qu’il faut que le Nouveau Front Populaire gagne les élections mais qu’il faudra continuer après le 7 juillet à prendre ses affaires en mains. Si tu veux en finir avec le système capitaliste qui nous exploite et nous opprime. Si tu veux passer de l’espoir à la révolution, Alors viens discuter et rejoins-nous !

  • Climat... un cocorico de trop !

    La France a réduit sur son territoire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,8 % entre 2022 et 2023, mais en délocalisant une partie de ses émissions. Il n’en fallait pas plus à la macronie pour attribuer cette baisse à la politique du gouvernement, pourtant nulle en la matière.

    La réduction des émissions de GES est due au ralentissement de l’activité économique, à l’inflation, en particulier du prix des matières premières, qui a contraint les ménages à sacrifier les dépenses de chauffage et de transport. Le redémarrage de réacteurs nucléaires mis à l’arrêt a diminué les émissions de GES dans la production d’électricité. Tout cela fait dire à Anne Bringault, directrice au Réseau Action Climat, que « la baisse est conjoncturelle et non structurelle ».

    Des émissions mondiales en hausse

    L’Agence internationale de l’Énergie annonce que les émissions mondiales de GES liées aux énergies ont atteint un nouveau record avec une hausse de 1,1 % entre 2022 et 2023. Les baisses des émissions dans les pays européens et aux États-Unis sont en réalité plus que compensées par des augmentations ailleurs dans le monde, en particulier en Asie. Cette redistribution néocoloniale des émissions de GES est notamment due à l’extraction de métaux nécessaires à la soi-­disant transition énergétique.

    Que dit le GIEC ?

    Une étude publiée le 5 juin dernier révèle que le seuil critique de 1,5 °C sera atteint plus vite que prévu. Mai 2024 a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Le programme européen Copernicus parle de planète en ébullition dont la température générale à la surface du globe aurait atteint les + 1,52 °C par rapport au début de l’ère industrielle. Antonio Guterres (ONU) a récemment déclaré : « Nous jouons à la roulette russe avec notre planète. Non seulement nous sommes en danger, mais nous sommes le danger ». De plus, les puits naturels absorbent moins de carbone du fait des sécheresses, des incendies et des prélèvements excessifs en eau.

    La compensation carbone n’y changera rien !

    La compensation carbone existe depuis le protocole de Kyoto en 1997 et n’a pas empêché la montée des températures. Faire croire que compenser les émissions de GES sans remettre en cause la source même de leur production est une farce. La complexité du calcul des émissions réellement capturées ou évitées et le manque de transparence des projets « bas carbone » renforcent le tour de passe-passe. Les « crédits carbone » permettent de donner bonne conscience aux pollueurs en laissant croire que planter des arbres permettrait de  compenser les dégâts irréversibles commis.

    Défendre un programme

    Pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut agir sur les causes donc sortir du système qui les produit. Se nourrir, se loger, se déplacer, se divertir, se cultiver, se vêtir, se soigner... ne doivent plus être régis par la logique marchande du capitalisme. Il existe une autre façon d’habiter la planète, en respectant le vivant. Nous ne partons pas de rien. Les multiples expériences et réflexions collectives tracent des pistes. 

    Commission nationale écologie

  • Contre l’extrême droite et Macron, unité dans la rue et dans les urnes !

    L’annonce par Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale est un tremblement de terre, alors que l’extrême droite vient de remporter une victoire écrasante aux élections européennes.

    À peine la moitié des électeurs et des électrices ont voté lors de ces élections européennes, et pourtant, les résultats de dimanche sonnent comme un coup de semonce. En France, le Rassemblement national augmente son score de près de 10 % par rapport aux élections précédentes, plaçant l’ensemble de l’extrême droite à près de 40 % des suffrages exprimés autour de listes racistes, autoritaires et homophobes. C’est le résultat de plusieurs décennies de politiques racistes et antisociales menées par différents gouvernements de droite comme de gauche. C’est aussi le résultat de la volonté du gouvernement Macron de légitimer le Rassemblement national, son « meilleur ennemi », tout en appliquant une partie de sa politique, pour transformer chaque élection en un duel entre le camp présidentiel et le RN.

    Le RN pire que Macron

    En convoquant des élections législatives trois semaines après la victoire écrasante de l’extrême droite aux européennes, Macron prend consciemment le risque de lui offrir le pouvoir. Il faut se rendre compte de ce que cela voudrait dire pour notre camp social d’avoir un Premier ministre RN et une Assemblée nationale à sa botte ! Ce que cela veut dire pour nos droits, pour les personnes raciséEs, les ouvrierEs, les précaires, les femmes, les LGBTI, les jeunes !

    Rien n’est encore joué ! Dans les prochains jours, chacun, chacune d’entre nous doit se ­mobiliser et se rassembler pour mettre en échec l’extrême droite et le macronisme qui le nourrit. Dans les villes, dans les quartiers, dans les entreprises au niveau local comme au niveau national, nous pouvons imposer un autre rapport de forces, avant tout dans la rue et les ­mobilisations, puis dans les élections. 

    Prêt à participer au combat unitaire !

    L’enjeu pour notre camp social est de reprendre la main dans un contexte de crises ­économique, sociale, démocratique et écologique, qui se combinent et s’amplifient. Il est capital que toute la gauche — les partis, les syndicats, et toutes les organisations du mouvement ouvrier — se mobilise autour d’un programme clair qui permet de faire front ensemble.

    Lundi soir, sept organisations de gauche ont publié un communiqué unitaire pour les prochaines législatives. Elles répondent à l’aspiration unitaire qui s’exprime contre la menace du fascisme et contre les ­politiques autoritaires, racistes et anti­sociales de Macron, qui lui ont ouvert la voie. Nous saluons ce positionnement et sommes favorables à une telle démarche.

    Pour gagner contre Macron et le RN, un accord entre appareils ne peut suffire : il faut rassembler les classes populaires, leurs organisations ; les forces politiques mais aussi le mouvement social. Nous ne voulons pas renouer avec les reniements de la gauche au pouvoir, de Mitterrand à Hollande, qui ont tant démoralisé et contribué à ce que l’extrême droite se renforce. Nous voulons une gauche de combat, qui porte des mesures de rupture : sur les salaires, les retraites (avec le retour de la retraite à 60 ans) et la protection sociale ; qui s’affronte au patronat et aux banques ; qui met en place une véritable transition écologique ; qui défend les droits des peuples, palestinien, ukrainien comme kanak. Une gauche du monde du travail et des quartiers populaires, des exploitéEs et des oppriméEs. Une gauche de la solidarité et de l’égalité, féministe, antiraciste et internationaliste. 

    Le seul chemin pour stopper le danger de l’extrême droite et porter un nouvel espoir, c’est bien celui de construire ces prochains jours ce front unique, l’unité de notre camp social et de ses organisations, dans la rue et dans les urnes. Au-delà, il est urgent de tracer la perspective d’une société sans exploitation ni oppression, débarrassée d’un système capitaliste qui amène le pire.