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Communiqués du NPA... - Page 43

  • Soutien au journal le Peuple breton...

    Une fois n’est pas coutume, la rédaction de l’Anticapitaliste vous invite à acheter, lire, soutenir le Peuple breton, mensuel de l’UDB (Union démocratique bretonne), dont la Une du numéro anniversaire (60 ans !) a provoqué le déchaînement de la fachosphère.

    À l’occasion de la publication de son numéro 720, le journal de l’UDB a choisi de soulever la question de ce qu’est le peuple breton, dans une perspective ouverte, éloignée d’un nationalisme étroit. 

    Pour illustrer le thème, la rédaction a choisi un cliché du photographe Bruno Ansker représentant un enfant racisé arborant fièrement costume et drapeau bretons. Aussitôt un torrent de haine s’est déversé sur X, amenant la rédaction à bloquer les commentaires. 

    Citons Gaël Briand, le rédacteur en chef du journal, qui écrit, dans un commentaire sur Facebook :

    « ...venons-en au fait. Être Breton n’a jamais été un vaccin contre la connerie. En quelques heures à peine après avoir publié cette Une sur X/Twitter, nous recevions sous la publication du compte du Peuple breton des centaines de commentaires haineux à propos de notre Une. À quelques jours de la loi Immigration, j’invite nos députés bretons l’ayant voté à se rendre compte de la banalisation du racisme. On ne vous remercie pas d’être les marchepieds d’idées que vous prétendez combattre ! Être Breton n’est pas une affaire de couleur de peau, c’est d’abord une affaire de sentiment d’appartenance. Pour ma part, je considère que le sourire de ce gamin est contagieux et c’est toute l’énergie que je souhaite pour la Bretagne de demain. »

    Ni en Bretagne ni ailleurs, ni sur les réseaux sociaux ni à l’Assemblée, les idées haineuses ne doivent passer…

  • Pas-de-Calais : un territoire exposé, une catastrophe prévisible ...

    Dans le Pas-de-Calais, la région de Saint-Omer est une basse plaine, très plate, traversée par de nombreux cours d’eau, dont l’Aa, et leurs affluents. Une région où l’écoulement des eaux vers la mer a toujours posé un problème. Le marais audomarois, près de 4 000 ha de superficie consacrés au maraîchage, à 0 mètre d’altitude, en est le symbole. 

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  • Borne partie, Attal Premier ministre, la valse des pantins de Macron...

    Fin du suspense insoutenable : avec la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre, la macronie chimiquement pure a succédé à la macronie pur sucre…. Et il n’a pas fallu attendre très longtemps pour mesurer que la jeunesse du Premier ministre, claironnée sur tous les toits, ne peut masquer la vieillesse des politiques antisociales qu’il va continuer à défendre.

    Ainsi, lors de son passage de relais avec Elisabeth Borne, Attal a présenté « trois axes majeurs » pour « transformer notre économie » afin de « libérer le potentiel français » (100 % bullshit). D’abord, « la priorité donnée au travail. Travailler doit toujours être mieux valorisé que ne pas travailler, alors que l’inflation [...] continue de peser sur la vie des Français ». Qu’entend-il faire pour bloquer les prix, à commencer sur les produits de première nécessité, alors que les porte-monnaie continuent de se vider ? Pour augmenter le SMIC et tous les revenus ? À l'évidence, pas grand-chose de plus que celles et ceux qui l’ont précédé…

    « Ensuite, c’est l’acte deux de la libération de notre économie, notamment avec la simplification drastique de la vie de nos entreprises et de nos entrepreneurs ». Traduisons-le : je vais continuer cette politique totalement dévouée aux capitalistes, celle-là même qui selon une étude récente a permis aux 40 entreprises françaises du CAC 40 de distribuer un montant record de 97,21 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2023… 

    Et de conclure : « Et c’est enfin l’action résolue que nous devons mener pour notre jeunesse dont le talent ne demande qu’à s’exprimer. » Sans doute est-ce pour aider cette jeunesse à s’exprimer qu’il a supprimé 1 500 postes d’enseignantEs en 2023 et 800 en tant qu’éphémère ministre de l’Éducation…

    Sans surprise, notre camp social n’a donc rien à attendre de ce énième Premier ministre et du gouvernement de choc qu’il ne va pas manquer de nommer ces prochains jours. Le changement dans la continuité des attaques antisociales du macronisme… Soit 49-3 raisons de se mobiliser ces prochains mois, à commencer les dimanche 14 et 21 janvier contre la loi raciste de son complice Darmanin.

  • Pour la ministre de la Santé, y a de l’Urgo dans l’air !

    Quand Firmin Le Bodo rime avec cadeaux et profits des labos, on a envie de se souvenir d’un slogan publicitaire (que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître) : « Y a de l’Urgo dans l’air, y a de l’air dans Urgo ! ». Les capitalistes sont en effet gonflés de venir faire la morale !

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  • Toutes et tous dans la rue pour le retrait de la loi de la Darmanin !

    Adoptée le 19 décembre par l’Assemblée nationale avec les voix du RN, la loi Darmanin doit être examinée par le Conseil constitutionnel — qui a montré lors de la réforme des retraites ce qu’on pouvait en attendre : rien ! D’ailleurs, Darmanin et ses préfets se réunissent dès le 4 janvier pour « commencer à appliquer le texte ». Il y a urgence à construire une riposte pour être nombreux dans la rue le 14 janvier.

    Déchéance de nationalité, préférence nationale, remise en cause du droit du sol... La loi Asile et immigration signe un tournant radical sans précédent. Une ligne rouge vers la fascisation a été franchie.

    Une loi raciste et xénophobe 

    La loi remet en cause le droit du sol. Les enfants néEs en France de parents étrangers devront faire la demande de nationalité française à 18 ans, alors qu’elle était jusque-là, automatiquement attribuée à leur majorité. Quand le droit du sol n’est plus appliqué, c’est le droit du sang qui s’applique ! 

    La loi prévoit que les immigréEs justifient de cinq ans de présence sur le territoire pour bénéficier des aides non contributives. Conditionner des allocations comme l’aide au logement, alors que les exiléEs ne sont pas régulariséEs et ne peuvent pas travailler légalement, c’est assumer de vouloir les chasser. Les refuser dans les hébergements d’urgence, comme le prévoit la loi, c’est assumer de vouloir les mettre en danger de mort.

    La loi immigration n’épargne pas les étudiantEs qui sont aujourd’hui les plus nombreuxEs immigréEs de France. La loi prévoit d’imposer une caution de retour dont le montant sera fixé par décret. Cynisme contre les nombreuxEs étudiantEs étrangerEs en France ! 

    La loi prétend créer les quotas migratoires. Le gouvernement offre une victoire idéologique à l’extrême droite par cet article qui permet au Parlement de plafonner l’immigration en fonction de la nationalité. Il donne tout ­simplement le droit de trier les immigréEs selon les besoins économiques du patronat. Le pouvoir arbitraire préfectoral, une fois encore sort renforcé par cette loi.

    Tapis rouge pour le RN

    Pour faire voter sa loi xénophobe, le gouvernement devait rassembler largement. Darmanin l’a fait avec les revendications de LR repennant celles du RN, comme il l’a fait contre les femmes portant l’abaya, contre les jeunes révoltés des quartiers populaires, contre les migrantEs des camps de Calais, contre les habitantEs de Mayotte lors de l’opération Wuambushu. Il construit ainsi la victoire du RN ! 

    Mais la riposte se construit : des départements de gauche annoncent qu’ils refuseront d’appliquer la loi si elle est promulguée. Les associations appellent à la désobéissance. La journée nationale du 14 janvier doit être un temps fort de mobilisation avec un objectif clairement identifié : le retrait de cette loi ! Le retrait !

    Il faudra sans doute d’autres mobilisations, massives, descendre encore dans la rue pour exiger une tout autre politique migratoire : un accueil inconditionnel avec la régularisation de droit pour tous et toutes les migrantEs, la liberté d’aller et venir, de circuler et de s’installer. Pour que l’accès égal à l’ensemble des droits (santé, logement, travail, école) ne soit plus un vain mot !

    Lutter contre la loi Darmanin, c’est lutter avec et pour les droits des migrantEs, mais c’est aussi se battre contre l’idéologie du RN. Nous serons là tant qu’il le faudra !

    Commission nationale immigration et antiracisme

  • Courrier public du NPA à La France insoumise concernant les élections européennes...

    Suite à une première rencontre avec la France insoumise, voici ci-dessous un courrier adressé à LFI concernant les élections européennes. Ce courrier public a été adopté mercredi 3 janvier 2024 par le Conseil politique national, instance de direction du NPA. 

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  • En 2024, réarmer notre camp social !

    Les capitalistes, quelle que soit leur nationalité, sont prêts à tout pour maintenir leurs profits. Ils n’ont que faire de la planète qui brûle, ils sont prêts à généraliser la guerre, ils s’en prennent partout aux conditions de vie et de travail de la majorité de la population. 

    Ainsi, en 2023, les profits du CAC 40 affichent leur troisième meilleure performance depuis 10 ans, alors même que nous allons devoir travailler deux ans de plus et que nous subissons l’inflation. Cette surchauffe des profits cache pourtant mal les difficultés des principales puissances économiques qui semblent ne plus avoir d’autre perspective que la concurrence généralisée, la répression et l’autoritarisme, et les guerres, comme en Ukraine ou en Palestine !

    En 2024, puisse la solidarité internationale pour l’arrêt des bombardements et la défense du peuple palestinien se renforcer. Le combat des PalestinienEs est celui de toutes celles et ceux qui se dressent partout dans le monde contre l’ordre impérialiste, dont l’État d’Israël est le représentant. Partout, constituons des cadres de mobilisation pour faire grossir le mouvement de solidarité. Dans ce cadre, le NPA propose de construire à Paris une grande manifestation nationale pour la Palestine dans les semaines qui viennent.

    En France, l’extrême droite donne le la

    Sous l’impulsion d’une partie de la bourgeoisie, Bolloré en tête, l’orientation est claire : unifier la droite et l’extrême droite. Ce nouvel axe, qui a vu défiler macronistes et lepénistes au coude à coude le 12 novembre, s’est soldé par le vote en commun de l’odieuse loi Darmanin. Le Rassemblement national continue ainsi sa marche vers le pouvoir en introduisant dans la loi une partie de son programme contre les migrantEs et pour la préférence nationale. Le soutien de Macron à Depardieu s’inscrit aussi dans la défense d’un ordre moral réactionnaire qui renforce l’inflexion du pouvoir vers ­l’extrême droite.

    La gauche sociale et politique est face à ses responsabilités. Dans les entreprises, sur les lieux d’études, dans nos ­quartiers et nos communes, il est temps de nous regrouper pour construire une grande mobilisation antiraciste et antifasciste. La loi Darmanin ne doit pas être appliquée. Il faut ouvrir les ports de la Méditerranée pour que plus personne ne périsse en mer, démanteler les centres de rétention administrative (CRA), et obtenir un logement digne pour tous les jeunes mineurEs isolés.

    Face à la crise climatique, face aux guerres et à la misère, les jeunes, les travailleurEs n’ont pas besoin de plus mais de moins de frontières. Il faut opposer la solidarité au nationalisme, l’internationalisme à la guerre.

    En 2024, regrouper une gauche de combat

    Dans la prochaine période, les luttes seront déterminantes. Pour leur donner confiance, pour mettre en échec nos adversaires, nous avons également besoin de renforcer un projet politique alternatif au capitalisme, ce système en faillite qui ne peut répondre aux besoins sociaux et menace l’avenir de l’humanité.

    La gauche qui n’a pas renoncé à changer la société, celle que l’on retrouve dans les luttes et qui se bat pied à pied contre Macron et son monde, doit s’unir pour incarner une telle alternative. C’est le sens de la proposition du NPA aux organisations anticapitalistes et antilibérales, au premier rang desquelles La France insoumise, d’aller ensemble aux prochaines élections européennes.

    Au-delà des élections, nous ne ferons pas l’économie de la construction d’un outil collectif et démocratique, un parti révolutionnaire en capacité d’agir sur tous les terrains dans, et surtout hors, des institutions pour rompre avec le capitalisme. Ce chantier est devant nous !

  • Nos vœux pour 2024 : construire une alternative au capitalisme !

    Le système capitaliste est incapable de répondre aux grands problèmes de l’humanité. Pour maintenir leurs profits, les capitalistes, quelle que soit leur nationalité, sont prêts à tout. Ils n’ont que faire de la planète qui brûle, ils sont prêts à généraliser la guerre, ils s’en prennent partout aux conditions de vie et de travail de la majorité de la population.

    Ainsi, en 2023, les profits du CAC 40 ont battu tous les records alors que nous allons devoir travailler deux ans de plus et que nous subissons l’inflation. Mais cette surchauffe des profits cache mal les difficultés des principales puissances économiques qui semblent ne plus voir d’autre perspective que la concurrence généralisée et les guerres comme en Ukraine ou en Palestine !

    En 2024, la solidarité internationale pour l’arrêt des bombardements et la défense du peuple palestinien devra se renforcer. Le combat des PalestinienEs est le combat de toutes celles et ceux qui se dressent partout dans le monde contre l’ordre impérialiste dont l’État d’Israël est le représentant. Partout, construisons des cadres de mobilisation pour faire grossir le mouvement de solidarité. Dans ce cadre, le NPA propose de construire à Paris une grande manifestation nationale pour la Palestine dans les semaines qui viennent.

    En France, l’extrême-droite donne le la

    Sous l’impulsion d’une partie de la bourgeoisie, Bolloré en tête, l’orientation est claire : unifier la droite et l’extrême-droite. Ce nouvel axe, qui a vu défiler macronistes et lepénistes au coude à coude le 12 novembre, s’est soldé par un vote commun de l’odieuse loi Darmanin. Le Rassemblement national continue ainsi sa marche vers le pouvoir en introduisant dans la loi une partie de son programme contre les migrantEs et pour la préférence nationale. Le soutien de Macron à Depardieu s’inscrit aussi dans la optique de défense d’un ordre moral réactionnaire qui renforce l’inflexion du pouvoir vers l’extrême-droite.

    La gauche sociale et politique est face à ses responsabilités. Dans les entreprises, sur les lieux d’études, dans nos quartiers et communes, il est temps de nous regrouper pour construire une grande mobilisation antiraciste et antifasciste. La loi Darmanin ne doit pas être appliquée. Il faut ouvrir les ports de la Méditerranée pour que plus personne ne périsse en mer, démanteler les centres de rétention administratifs (CRA), et obtenir un logement digne pour tous les jeunes mineurs isolés. 

    Face à la crise climatique, face aux guerres et à la misère, les jeunes, les travailleurs n’ont pas besoin de plus mais de moins de frontières. Il faut opposer la solidarité au nationalisme, l’internationalisme à la guerre.

    En 2024, regrouper une gauche de combat

    Dans la prochaine période, les luttes seront déterminantes. Mais pour leur donner confiance, pour mettre en échec nos adversaires, nous avons également besoin de renforcer un projet politique alternatif au capitalisme, ce système en faillite qui ne peut répondre aux besoins sociaux et menace l’avenir de l’humanité.

    La gauche qui n’a pas renoncé à changer la société, celle que l’on retrouve dans les luttes et qui se bat pied à pied contre Macron et son monde, doit s’unir pour incarner une telle alternative. C’est le sens de la proposition du NPA aux organisations anticapitalistes et antilibérales, au premier rang desquelles la France Insoumise, d’aller ensemble aux prochaines élections européennes.

    Au-delà des élections, nous ne ferons pas l’économie de la construction d’un outil collectif et démocratique, un parti révolutionnaire en capacité d’agir sur tous les terrains, dans et surtout hors des institutions, pour rompre avec le capitalisme. Ce chantier est devant nous.