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Communiqués du NPA... - Page 57

  • Vague brune sur l’Assemblée nationale...

    Les 35 députés du groupe FN-Rassemblement national de 1986 faisaient figure de mirage. De deux députés en 2012 puis huit en 2017, le parti explose ses espérances avec 89 éluEs en 2022. Leurs espoirs seront nos prochains cauchemars si le groupe parlementaire dirigé par Marine Le Pen parvient à s’imposer comme un « groupe d’opposition déterminant face aux déconstructeurs d’en haut, les macronistes, et aux déconstructeurs d’en bas, cette extrême gauche antirépublicaine », ainsi que l’a annoncé la finaliste de l’élection présidentielle.

    Niches parlementaires, représentation dans des commissions permanentes et au bureau, temps de parole largement augmenté, dépôt possible de motion de censure… c’est un pas de plus dans l’institutionnalisation de l’extrême droite auquel nous assistons, qui ne rimera pas avec modération. Avec la possibilité de demander la création de commissions parlementaires : les mouvements antiracistes et les organisations de gauche radicale, déjà pointées par Gérald Darmanin, vont être dans le viseur. Marine Le Pen assure vouloir être « une opposition ferme, responsable, respectueuse des institutions ». Mais dans un contexte où LR, qui entendent aussi être une opposition constructive, ont déjà l’un de leurs chevaux de bataille – avoir la peau du ministre de l’Éducation, trop « woke » à leur goût – on peut s’attendre à une institutionnalisation un peu plus poussée du discours xénophobe. Nul doute que face au projet d’« économie de guerre » qu’Emmanuel Macron propose pour l’industrie de la défense, le RN n’aura aucune difficulté à se montrer « ferme et constructif » dans son nationalisme.

    Renouvellement de l’appareil politique ?

    Le financement découlant des législatives ne parviendra pas à éponger tout de suite la dette de 24 millions. Mais ce sont des moyens militants accrus autour des députéEs. Heureusement, rien n’indique que, par miracle, le RN ait rompu avec son habitude d’aligner bras cassés et jeunes opportunistes. Le groupe RN se compose de plusieurs inconnuEs, pour certains novices : renouvellement d’un appareil politique ou confirmation de sa faiblesse structurelle ?

    Caroline Parmentier a fait ses premières armes comme journaliste puis rédactrice en chef de Présent, le quotidien national-catholique, avant de devenir attachée de presse de Marine Le Pen. Autre génération, Laure Lavalette est une ancienne du Renouveau étudiant à Bordeaux, passée par le MNR de Bruno Mégret. Soutien de La Manif pour tous et des mouvements anti-avortement, elle insiste peu sur sa « ligne sociétale » depuis sa nomination comme porte-parole du RN. On trouve aussi quelques anciens soutiens d’Éric Zemmour et proches de Marion Maréchal, des historiques ayant connu l’époque Jean-Marie Le Pen et beaucoup de militants portés par la Génération Le Pen, de Marine. Plusieurs ralliés, plus ou moins frais, ont fait leurs premières armes à l’UMP ou à Debout la France. Tout cela relativisera le conflit entre « union des droites » et « ni droite ni gauche ». Dans la « recomposition politique indispensable » à laquelle appelle Marine Le Pen, pour un « grand mouvement populaire unifiant tous les patriotes », toutes les recombinaisons sont envisageables. À l’intérieur, le « clan Hénin-Beaumont-Fréjus » ne semble pas prêt à desserrer sa mainmise sur le parti. Les dissensions ne s’apaiseront pas de sitôt.

    Supercherie sociale

    Entre le RN, avec un groupe parlementaire doté de moyens politiques inespérés, et Reconquête !, un parti fragilisé par son échec électoral mais fort d’une base militante inédite, que Marion Maréchal entend transformer en « prescripteur d’opinion », le vent mauvais que nous avons vu se lever début 2022 n’est pas prêt de tomber. En plus de ses fondamentaux, immigration et insécurité, Marine Le Pen a désigné ses prochains axes de batailles : « le chômage, la justice fiscale et sociale, les territoires oubliés, les citoyens maltraités ou la démocratie bafouée ». L’ancrage du RN est établi dans un axe nord-est autour de l’Île-de-France, dans le « couloir de la pauvreté » de la Garonne et dans le pourtour méditerranéen. Cette implantation se traduit aussi dans le profil social diversifié de ses nouveaux éluEs, avec plusieurs salariéEs – chauffeur-livreur, ouvrière qualifiée, auxiliaire de vie, agent de maintenance... La dénonciation de cette supercherie sociale, couplée à la popularisation de réponses anticapitalistes aux crises à venir, reste l’une des tâches majeures à venir, pour déconstruire et lutter contre cette fausse opposition.

  • Défaite de Macron et percée de l’extrême droite: une gauche de combat, c’est nécessaire et c’est possible !

    Les résultats du second tour des élections législatives sont une défaite pour le pouvoir en place. Emmanuel Macron est en effet très loin d’obtenir la majorité absolue des députés, confirmant son illégitimité et son statut de « président mal élu ». Les défaites de plusieurs figures de la Macronie, de Richard Ferrand à Christophe Castaner en passant par Amélie de Montchalin, qui rejoignent Blanquer battu au premier tour, témoignent du rejet qu’inspirent Macron et les siens.

    La composition de l’Assemblée nationale laisse augurer d’une poursuite et d’une amplification de la situation d’instabilité politique, avec une « majorité présidentielle » minoritaire et dans l’incapacité de gouverner seule. Au vu de la politique qu’il a menée lors de son premier mandat et de la campagne de l’entre-deux tours, radicalement anti-NUPES, c’est à n’en pas douter sur sa droite que Macron va chercher des appuis, en durcissant encore un peu plus sa politique.

    La crise démocratique se poursuit et se renforce, avec une très forte abstention et une déformation importante des votes en raison du mode de scrutin, qui n’inclut toujours aucune forme de proportionnelle. L’abstention est particulièrement forte dans la jeunesse et dans les classes populaires, qui se sont senties peu concernées par une campagne que le pouvoir en place a tout fait pour rendre inaudible.

    Les scores de la NUPES s’inscrivent dans la lignée des résultats du premier tour des législatives — et de la présidentielle — et témoignent de l’existence d’une dynamique significative et positive à gauche. La FI multiplie son nombre de députéEs par cinq, ce qui confirme la présence d’un important rejet « sur la gauche » de Macron et des politiques néolibérales, et d’une aspiration à plus de justice sociale, d’écologie et de démocratie, voire d’un espoir dans un monde meilleur. Malgré les critiques que nous avons pu formuler à l’égard de la NUPES, nous nous félicitons que des millions de personnes se soient saisies de ses candidatures pour exprimer leur colère contre Macron et envoyer à l’Assemblée un nombre élevé de députés représentant une gauche de rupture avec le social-libéralisme.

    Mais les scores de l’extrême droite doivent nous alerter. Avec plus de 80 députés, le Rassemblement national réalise un score historique, et confirme son processus de « normalisation », avec une réelle implantation dans plusieurs régions (au nord, à l’est et au sud-est) et des percées dans d’autres. Le RN aura certes moins de députés que la gauche, mais ses capacités de nuisance vont être considérablement amplifiées, tant il cherche — malheureusement avec succès — à tirer les marrons du feu de l’instabilité politique et de la crise démocratique et sociale. La menace fasciste est bien là, et le pouvoir en place porte une lourde part de responsabilité, par ses politiques et des discours, dans ce dangereux phénomène.

    Nous devons tout faire pour que la situation de crise politique qui va s’amplifier ne bénéficie pas aux forces les plus réactionnaires. D’où l’enjeu de préparer, dès aujourd’hui, les combats de demain, en s’appuyant entre autres sur les dynamiques militantes qu’ont pu générer les campagnes d’une partie des candidatEs de la NUPES, afin de constituer ou de pérenniser des collectifs prêts à mener les bagarres à venir face au néolibéralisme autoritaire, à commencer par la défense de nos retraites, qui devra être un combat de l’ensemble de la gauche politique et sociale, de même que celui pour la défense et la relance des services publics.

    Dans une situation où le danger d'extrême droite s'affirme, il y a également urgence à construire des outils de résistance et d’organisation de notre camp social, y compris au niveau politique. Nous avons besoin d'une force politique large pour défendre les intérêts de la grande majorité de la population et la perspective d'une autre société, libérée du capital et des désastres sociaux et écologiques. L’heure est à la construction, dans les prochains mois, de cette gauche de combat !

  • Après le premier tour des éléctions législatives...

    Les résultats du 1er tour des élections législatives constituent un désaveu pour le pouvoir. Pour la première fois, le président qui vient d’être élu pourrait ne pas disposer de la majorité absolue des députés à l’Assemblée.

    L’élimination d’un Blanquer dès le premier tour est une sanction pour un ministre emblématique de la casse des services publics.

    Le très haut niveau d’abstention montre également la colère des classes populaires contre un système injuste, celui de la 5e République, qui permet à un président si mal élu d’être bien disposé pour disposer de tous les pouvoirs, à un président qui a autant attaqué les classes populaires d’être réélu.

    Les scores des candidatEs de la NUPES, soutenus en règle générale par le NPA, montrent qu’un espoir existe pour le monde du travail, avec des scores très importants dans les quartiers populaires. Cependant, le résultat de l’extrême droite reste très important, malgré l’absence de campagne de sa part, montrant le danger qu’elle représente dans la situation. D’autre part, bien qu’encourageant et représentant une possibilité de déstabiliser le pouvoir de Macron, le score global de la gauche reste également très bas par rapport au nombre d’électeurs dans le pays, avec près de trois quart des voix qui se portent sur la droite et l’extrême droite.

    Il faut accentuer la mobilisation populaire, tout faire pour que Macron n’obtienne pas la majorité à l’assemblée nationale en votant pour les candidats de la NUPES, et transformer la colère électorale en mobilisation pour construire les luttes contre le gouvernement Macron, rompre avec sa politique, défendre les les intérêts des classes populaires et pour construire une autre société.

  • Soutien aux candidatEs de rupture de la NUPES, candidatures autonomes: le positionnement du NPA pour les législatives...

    Les 12 et 19 juin ont lieu des élections législatives importantes. Pour Macron, élu avec des scores historiquement bas, l’objectif est de maintenir une majorité lui permettant de continuer à servir la classe dominante. Derrière l’annonce de grandes priorités en faveur du pouvoir d’achat ou de la santé, se cachent en réalité de nouveaux reculs sociaux, notamment l’âge de départ à la retraite. La vieille droite LR et l’extrême droite ne s’opposent pas à Macron, souhaitant simplement conserver ou étendre leur place dans l’hémicycle, en espérant engranger les fruits pourris de la politique antisociale et autoritaire du macronisme.

    Les affaiblir, y compris par les élections, est donc un enjeu important afin de mettre notre camp social, le monde du travail, en meilleure position pour développer les mobilisations, construire une gauche de combat, vers une alternative anticapitaliste. Il faut essayer de battre Macron, la droite et l’extrême droite, en faisant élire le maximum de députéEs de gauche en rupture avec les politiques antisociales et libérales. Nous soutenons donc les candidatures pour une gauche de combat, en rupture avec le social-libéralisme, pour faire entendre les classes populaires et leur donner confiance dans leur capacité à se mobiliser.

    C’est la raison pour laquelle, dans la grande majorité des circonscriptions, nous appelons à soutenir et à voter pour les candidatEs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Dans plus de 70 circonscriptions où existent des comités du NPA, ce soutien se traduit du simple appel public à voter pour la candidature locale de la NUPES jusqu’à la participation des militantEs anticapitalistes à la campagne commune. C’est par exemple le cas dans l’Est parisien autour des candidatures de Danielle Simonnet ou de Sarah Legrain, ou en Moselle autour de Charlotte Leduc et Lisa Lahore, ainsi que dans bien d’autres endroits où le NPA mène campagne avec le matériel de la NUPES ou autour de son matériel propre d’appel au vote. Ce soutien se fait sans taire nos critiques et surtout nos propositions pour une programme de rupture, s’appuyant sur des incursions dans la propriété privée capitaliste, le combat contre toute forme de répression, et pour que la coalition ne se résume pas à une union électorale mais serve à construire des luttes sociales.

    Dans d’autres circonscriptions, face à des candidats labellisés NUPES mais qui sont issus du Parti socialiste, voire anciens macronistes, nous menons campagne, là où elles existent, autour de candidatures alternatives, issues du NPA ou de cadres unitaires regroupant des militantEs anticapitalistes, du mouvement social, féministe, antiraciste ou antifasciste… Ainsi, le NPA est partie prenante de la candidature de Raphaël Arnault, ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste, dans la deuxième circonscription du Rhône, face à Hubert Julien-Lafferière, l’ex-macroniste revenu via Génération Écologie et officiellement investi par la NUPES. C’est aussi le cas dans la troisième circonscription de Charente, avec la candidature d’Alexandre Raguet, face à Marie-Pierre Noël, PS investie par la NUPES, et à Jérôme Lambert, un PS dissident réactionnaire.

    Dans six circonscriptions (Hauts-de-Seine 1-3-5-11, Gironde 3 et Moselle 3), la majorité de la section locale du NPA a fait le choix de présenter des candidatures ne s’inscrivant pas dans l’orientation nationale du NPA et en conséquence non validées par l’instance de direction. Dans ces endroits, contre ces candidatures, nous appelons à faire élire les candidatEs de rupture présentés par la NUPES, notamment Loïc Prud’homme (LFI) en Gironde et Elsa Faucillon (PCF) dans les Hauts-de-Seine, tous deux députéEs sortants.

    Enfin, il existe quelques circonscriptions particulières où, en fonction de situations liées à la place prise par l’État français, sa politique oppressive face à des faits nationaux ou coloniaux, le NPA appelle à voter pour des candidatures portant un projet d’émancipation sociale et d’autonomie ou d’indépendance. C’est le cas en Guyane (Jean-Victor Castor, candidat MDES dans la 1ère circonscription, et Christophe Yanuwana Pierre, candidat indépendant dans la 2e), en Martinique (Marcel Sellaye, candidat pour RESPE sur la deuxième circonscription) et au Pays basque (avec un soutien aux trois candidatures présentées par Euskal Herria Bai dans les 4e, 5e et 6e circonscriptions).

  • Salah Hamouri toujours emprisonné !

    L’État d’Israël a une nouvelle fois incarcéré notre camarade Salah Hamouri. Arrêté le 7 mars à son domicile, il a été ensuite condamné à une peine de détention administrative de quatre mois – ramenée quelques jours plus tard à trois mois. Depuis, malgré une campagne internationale de protestation, Salah a été maintenu en détention, et le moins que l’on puisse dire est que les autorités françaises ont brillé par leur absence de toute forme de pression sur Israël. C’est ce qu’ont rappelé, dans un texte commun, diverses organisations, associations et syndicats, exigeant la libération de Salah (ACAT, Amnesty, FIDH, Avocats sans frontières France, CFDT, CGT, Confédération paysanne, FSU, Human Rights Watch, Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Solidaires, Syndicat des avocats de France, Unef).

    Un nouvel ordre militaire israélien a été émis le 5 juin, alors que la détention administrative de Salah devait prendre fin le 6 juin. Il prolonge sa détention administrative de trois mois, jusqu’au 5 septembre 2022.

    Comme le souligne le comité de soutien, auquel nous nous associons :

    « Toujours sans jugement ni charge, basé sur un dossier secret auquel ni Salah ni ses avocats n’ont accès, sa détention arbitraire est donc prolongée. Cette nouvelle décision inique témoigne de l’acharnement absolu des autorités israéliennes contre Salah et du manque d’action évident de la diplomatie française. Loin d’être résignés, nous continuerons à nous battre contre ces deux injustices. »

  • Des élections législatives aux enjeux multiples...

    Si les élections ne font pas tout et n’expriment que de manière très déformée les rapports de forces politiques et sociaux, nous ne pouvons pas être indifférents aux dynamiques qui se développent à l’occasion des élections législatives, et aux futurs résultats de ces dernières.

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  • Pour son acte II, Macron veut des député·e·s toujours plus à sa botte...

    On se souvient de la façon dont, en 2017, Macron et son entourage avaient organisé le « recrutement » des députéEs LREM. L’épisode des investitures pour les élections législatives avait ainsi été l’un des premiers révélateurs de la « méthode Macron ». En 2022, rien – ou presque – n’a changé.

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  • Les contradictions de la Nupes...

    Le NPA a accepté, après la présidentielle, de s’inscrire dans un processus de discussions avec l’Union populaire. Il s’agissait pour nous d’aider à la victoire d’une gauche recomposée, qui n’est pas perçue comme participant loyalement à la gestion du capitalisme, accompagner cette dynamique, nous lier à un milieu très large qui veut peser sur la situation, changer le rapport de forces et imposer des revendications sociales, pour prolonger cette dynamique dans la construction des luttes1.

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  • Nouveau gouvernement, même politique… Mobilisation !

    Même quand on ne s'attend à rien, on peut parfois être quand même déçu : tout ce battage autour de la « future Première ministre du nouveau gouvernement Macron »... pour finalement nous annoncer l'ancienne ministre du Travail. Prétendue « femme de gauche », technocrate de renom, Élisabeth Borne fait partie des transfuges du gouvernement Hollande (au cabinet de Ségolène Royal) qui ont fait sans encombre le passage au gouvernement Macron.

    Attaques antisociales et autoritarisme

    Élisabeth Borne incarne surtout la continuité avec le premier quinquennat, passée avec loyauté au Travail, aux Transports, à l'Environnement... Trois fois ministre mais aussi ancienne présidente de la RATP, où elle a d'ailleurs hérité du surnom « Borne out », baptisée ainsi par les salariéEs qui devaient la supporter, en raison de sa politique et de sa gestion des « ressources humaines »... Pourtant, quand on écoute dans les médias les experts et politologues, on pourrait croire que l’on est face à un chantre du fameux « dialogue social » ! « Madame Borne sait parler aux syndicats », a-t-on ainsi pu entendre. Les syndicalistes et les militanteE se souviennent bien de son passage… mais pas pour ses qualités sociales !

    Élisabeth Borne est aussi une de celles et ceux qui ont mené le combat contre le système de retraites et contre les mouvements sociaux de ces dernières années. Elle est également emblématique de la privatisation des services publics, à la RATP mais aussi à la SNCF, et de la réforme de l’assurance chômage. Selon ses alliés, elle est celle qui a « plié » la réforme de la SNCF contre les cheminotEs et leurs droits, et la partisane la plus fervente de la suppression des régimes dits « spéciaux ».

    Loyale, acquise à la politique du président « tout-puissant » et discrète, elle est aussi l'incarnation du désir de Macron de tout régir et de rester le chef du gouvernement à la place du Premier ministre. L'intendance suivra, et le président estime que Borne a été jusque là une bonne intendante…

    Dans les urnes et dans la rue, préparer les batailles à venir

    La nomination de Borne est la promesse d'un quinquennat brutal dicté par l’ultra-libéralisme et l’autoritarisme, face auxquels il faudra continuer à s'opposer par tous les moyens : construire un mouvement pour les retraites, qui aille jusqu'au bout contre la réforme. Dans le public comme dans le privé, il y a urgence à construire les cadres pour nous opposer au gouvernement Macron-Borne, dans nos syndicats, sur les lieux de travail, de vie, d'études.

    C’est pourquoi il est également important de donner confiance dans la possibilité d'imposer par nos luttes un autre projet de société. Une victoire écrasante de Macron aux législatives ne ferait qu'aller dans le sens de la politique affirmée par le choix de Borne. Sans même parler de la nécessité de faire reculer les idées racistes, sexistes et LGBTIphobes, venues de l’extrême droite mais qui continuent d'imprégner l'ensemble du champ politique (jusqu'à une large partie de la gauche réformiste…).

    Il y a donc un enjeu réel dans le succès populaire de candidatures claires pour répondre aux urgences. Des candidatures issues du monde du travail et des quartiers populaires, pour une gauche de combat en rupture avec le social-libéralisme. Des candidatures pour faire entendre notre camp social et lui donner confiance dans sa capacité à s'opposer aux politiques des capitalistes. Ces candidatures, on peut les trouver parmi celles présentées par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), ou dans d'autres circonscriptions, où nous mènerons campagne autour de candidatures issues du NPA et de cadres unitaires regroupant des militant.e.s anticapitalistes, du mouvement social, féministe, antiraciste…

    À nous d’être plus que jamais déterminé.e.s à faire face à Macron et à l’extrême droite, sans compromis avec le social-libéralisme.

  • Assassinat de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh par Israël...

    La journaliste d’al-Jazeera Shireen Abu Akleh a été tuée ce matin par l’armée israélienne alors qu’elle couvrait une opération militaire dans la région de Jénine en Cisjordanie. D’après al-Jazeera et les témoins sur place, elle a été tuée « de sang froid » par un tir israélien la ciblant directement au visage, alors qu’elle portait un casque et un gilet par-balles siglé « presse ».

    Shireen Abu Akleh, Palestinienne née à Jérusalem, était un visage très connu de la chaîne al-Jazeera, en poste depuis 25 ans. Sa mort brutale a suscité une émotion légitime dans les territoires palestiniens et au-delà, et al-Jazeera a condamné un « crime odieux, qui a pour objectif d’empêcher les médias de faire leur travail ».

    La mort de Shireen Abu Akleh n’est malheureusement pas un incident isolé. Elle est loin d’être la première journaliste tuée par l’armée israélienne, sans compter les nombreux et nombreuses blesséEs. Sa mort s’inscrit en outre dans un contexte d’accroissement des violences quotidiennes de l’armée d’occupation contre les PalestinienEs, avec des dizaines de victimes au cours des dernières semaines.

    Le NPA apporte toute sa solidarité aux proches de Shireen Abu Akleh, ainsi qu’à tous ses collègues qui tentent de faire leur travail malgré les violences de l’armée israélienne. Au-delà, nous rappelons notre soutien aux PalestinienEs et à l’ensemble de leurs droits nationaux : fin de l’occupation civile et militaire, égalité des droits, droit à l’autodétermination et droit au retour.

    Le soutien à l'État d’Israël doit cesser ! Ce dernier doit au contraire être sanctionné et rendu comptable de ses crimes. C’est tout le sens de la campagne BDS (Boycott-désinvestissement-sanctions), dont le développement et le renforcement, en l’absence de toute autre forme de sanction et de pression, demeurent une nécessité.