Le Gouvernement de transition syrien (GTS) et les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont conclu un accord le 30 janvier 2026. Outre un cessez-le-feu, il prévoit une intégration militaire et administrative progressive des FDS au sein des institutions. Nous sommes cependant loin d’une solution globale pour la question kurde et la démocratisation de la Syrie.
NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 22
-
Démocratisation et question nationale kurde...
-
Le NPA-A dans les municipales : antifasciste, unitaire et radical...
Le NPA-l’Anticapitaliste aborde les municipales de 2026 comme un point d’appui pour construire un front antifasciste, unitaire et de rupture, ancré dans les mobilisations locales et les besoins populaires.
Ces élections municipales – donc locales – interviennent dans un contexte international et national de plus en plus pesant. Alors que l’extrême droite, dans différentes configurations, est au pouvoir dans un nombre de pays grandissant ou pèse de plus en plus du fait de ses scores électoraux sur les politiques au pouvoir, nous sommes contraintEs d’envisager l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite à la présidentielle de 2027.
L’enjeu central du combat contre l’extrême droite
Cela surdétermine nos positionnements dans toutes les échéances politiques en nous donnant un double objectif : d’une part, développer des propositions unitaires et radicales qui offrent une alternative aux politiques libérales menées par des forces de droite ou sociales-libérales, qui sont le terreau du vote pour l’extrême droite. Bref, mener la bataille culturelle pour opposer point par point des réponses de rupture anticapitalistes. Et, dans le même mouvement, combattre la résignation et le fatalisme face à une victoire du RN annoncée par les sondages et les commentateurs politiques.
C’est une question de survie sociale pour les exploitéEs et les oppriméEs, et de survie tout court pour celles et ceux qui sont leurs cibles, à commencer par les personnes racisées. Ce qui est aujourd’hui une prophétie autoréalisatrice des médias Bolloré mais aussi de franges des classes dirigeantes peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, structuré sur le terrain par l’unité de réseaux de militantEs politiques mais aussi syndicaux, associatifs, capables d’entraîner des personnes non organisées jusque-là et d’impulser des mobilisations.
Chaque échéance doit être envisagée comme un point d’appui pour cet objectif. A fortiori les élections locales puisque nous savons que c’est à la fois un échelon auquel de nombreuses personnes — jeunes, travailleuses ou privées d’emploi, racisées ou discriminées — peuvent se sentir davantage en capacité de peser que dans des débats nationaux. Et l’exemple de Minneapolis et plus largement des résistances face à la fascisation du pouvoir étatsunien, montre que c’est localement que se constituent des réseaux d’entraide et de solidarité capables de défier Trump mais aussi de peser sur des politiques peu combatives. Des municipalités antifascistes peuvent aider à construire un tel front.
Pas de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité
Face à ces enjeux, le NPA-l’Anticapitaliste défend l’unité la plus large, à l’image de ce qu’avait été le Nouveau Front populaire (NFP) en juin-juillet 2024. C’est pour nous un horizon à construire sans ignorer que le NFP n’existe plus nationalement et que localement il peut avoir éclaté façon puzzle dont les morceaux sont trop abîmés pour se reconstituer. En effet, entre le « jamais avec LFI » et le « plus rien n’est possible avec un PS qui a fait passer le budget austéritaire », les alliances et recompositions ont du mal à trouver une cohérence politique. C’est pourtant ce que le NPA-A porte en défendant que, face aux dangers de l’extrême droite, il ne peut pas y avoir de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité.
En effet, s’il n’y a pas d’unité, c’est la porte ouverte à la démoralisation et à la victoire d’alliances entre les droites plus ou moins extrêmes qui, elles aussi, considèrent les élections municipales comme des tours de chauffe pour les élections présidentielle et législatives. Sans radicalité il n’y aura pas les forces pour mobiliser, donner confiance dans la possibilité de construire une politique qui protège celles et ceux qui paient cash les politiques libérales. Dans les deux cas, cela renforcerait la présence de l’extrême droite et de ses idées, dans les conseils municipaux, dans les intercommunalités qui gèrent de plus en plus de domaines, et dans les prochaines sénatoriales.
L’unité est un combat que le NPA-l’Anticapitaliste mène en partant des besoins de la population et des réponses qui pourraient y être amenées au niveau local, en particulier sur les questions de logement, de santé publique, d’éducation et de culture, avec comme préoccupation d’y associer avant, pendant et après les élections les premièrEs concernéEs. Dans certaines communes, ces batailles unitaires ont permis de construire des programmes portés par des listes unitaires plus ou moins larges. Dans d’autres villes, cela n’a pas été possible, et le NPA-A continue de porter cette orientation pour préparer les cadres dans lesquels construire les mobilisations qui seront nécessaires.
Le groupe de travail Municipales 2026
-
Epstein, symptôme du capitalisme patriarcal...
Scandale pédocriminel de masse, ramifications politiques internationales, déferlement complotiste : l’affaire Epstein sidère par son ampleur. Elle révèle surtout des mécanismes structurels du capitalisme patriarcal.
-
Nouveau budget raciste : Fin des APL pour les étudiant·es...
Après avoir mis en place des dispositifs racistes et précarisants tels que « Bienvenue en France », le gouvernement décide encore une fois de s’attaquer aux droits des étudiant.es étranger·es hors-UE en retirant les APLs à toustes les non-boursièr.es sous prétexte qu’iels auraient donc suffisamment de moyens et ne seraient pas assez pauvre pour les mériter. Cette logique n’est qu’un pas supplémentaire dans la rhétorique profondément productiviste et raciste de l’État Français, qui désire soutenir uniquement des placements « rentables » d’étudiant.es inseré.es dans le territoire… tout en expulsant à tour de bras les étudiant·es étranger·es des CROUS et logements sociaux.
Les modalités d'accès aux bourses sur critères sociaux pour les étudiant.es sont si étroites que seul 2 à 3% des étudiant.es extra-communautaires peuvent y être éligible, et les APL constituaient jusque-là un revenu de substitution essentiel!
De plus, l'augmentation des frais de VISA et taxes de séjour doivent doubler cette année.
Le budget Lecornu est un véritable budget raciste qui s’acharne sur les plus précaires et fragiles et qui cherche a faire des économies sur le dos des plus isolé·es. En effet, les étudiant·es étranger·es sont les moins représenté.es dans les bourses au mérite, leurs projets sont les moins sélectionnés pour des subventions et, lors des conflits entre étudiant.es et l’administration, iels sont les moins défendu·es.
Le retrait des APL aux étudiant·es étranger·es, c’est le retrait de 100 à 200 euros par mois à des jeunes pour qui cela représente l'entièreté de leur budget alimentaire.
Face aux politiques racistes et austéritaires du gouvernement Lecornu et de ceux qui l’ont précédé, les Jeunesses Anticapitalistes appellent les étudiant·es à s’organiser pour un enseignement supérieur gratuit et ouvert à tous·tes.
Jeunesses Anticapitalistes
-
No Kids, No Future...
Après les restaurants qui retirent leurs menus « enfant » et les hôtels et les locations « childfree », les espaces « no kids » (sans enfants) prolifèrent et se déploient même à la SNCF. La goutte de trop pour les parents et les collectifs de protection des enfants, qui dénoncent une société adultiste.
Inquiétant : les enfants sont de moins en moins toléréEs dans les espaces publics. Les commentaires contre les enfants pullulent : bruyantEs, mal élevéEs, bref, insupportables. Les offres d’expériences « premium » pour les adultes se développent. Plus d’un adulte sur deux y serait favorable. L’annonce, par la SNCF, du lancement d’espaces « Optimum », accessibles à partir de 12 ans, vient parachever des années de discriminations.
Exclure les enfants, c’est exclure les femmes
Absence de tables à langer, de chaises hautes ou de rehausseurs, de rampes ou d’ascenseurs pour les poussettes, interdiction d’allaiter en public… Toute la vie sociale devient inaccessible.
Dans le même temps, le manque de place en crèche, les différences salariales hommes-femmes et l’inégalité du congé parental font reposer la charge des enfants sur les femmes. Lorsque les enfants sont exclus de la vie sociale, les femmes en sont exclues tout autant.
Pas étonnant, dans ces conditions, que la natalité baisse. La volonté de Macron de « réarmement démographique » signifie : faites des enfants mais restez chez vous !
Une société qui exclut et maltraite les enfants
L’ensemble de l’organisation sociale reproduit la domination sur les enfants. Une société qui dit aux enfants qu’ils ne sont pas les bienvenus les pousse à se taire, notamment face aux violences commises à leur encontre, toujours aussi peu prises en charge.
La CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) est en difficulté, les juges des enfants croulent sous les dossiers, l’ASE broie plus qu’elle n’aide les jeunes en danger, les mineurs isoléEs dorment à la rue, les scandales de violences dans les églises et dans les écoles sortent après des années de silenciation, comme à Bétharram… Les témoignages des victimes du réseau Epstein ont été, eux aussi, ignorés pendant des décennies.
Nous devons pousser à la transformation de la société, pour qu’elle accompagne les enfants et les traite comme des personnes à part entière ! En rendant les lieux publics accessibles, en ouvrant des places en crèche et en mettant des moyens à hauteur des besoins pour la lutte contre les violences.
-
Fortnite, for sure !
Après l’agression d’une enseignante, Emmanuel Macron relance la polémique sur les jeux vidéo, accusés d’alimenter la violence des jeunes. Une lecture contraire au consensus scientifique et qui occulte les causes sociales profondes du mal-être et des passages à l’acte.
-
Les minerais de sang de la RDC ...
La catastrophe de Rubaya met en lumière les conditions inhumaines des mineurs artisanaux qui extraient les minerais essentiels aux nouvelles technologies.
-
Baisse du soutien à Trump même parmi les républicains...
Durant la première année de son second mandat, Donald Trump exerçait un contrôle quasi absolu sur son parti républicain. Personne dans le parti ne le critiquait, soit parce qu’ils approuvaient ses politiques autoritaires et d’extrême droite, soit parce qu’ils craignaient que, s’ils élevaient la voix, leur carrière ne soit terminée. Aujourd’hui, les choses ont commencé à changer.
-
Sous catastrophe climatique, le vote contre l’extrême droite mobilise le Portugal...
António José Seguro a été élu, dimanche 8 février 2026, président de la République du Portugal avec 67 % des voix, battant largement le candidat néofasciste avec lequel il s’est disputé le deuxième tour, André Ventura (33 %).
-
Provocation islamophobe à la mosquée de Metz-Bellecroix...
Conduits à la mosquée de Bellecroix par la tête de liste RN pour l'élection municipale de Metz, deux journalistes du média d’extrême droite « Frontières » se sont introduits dans le lieu de culte jeudi 29 janvier.
Cette scandaleuse provocation a troublé la prière des musulmanEs qui s’y étaient réuniEs. Elle ravive les craintes de la communauté musulmane quant à sa sécurité dans ses lieux de culte.
Venant après la profanation d’un lieu de culte musulman à L’Hôpital, en Moselle-Est, en mai 2025, cette nouvelle expédition islamophobe ne doit laisser personne indifférent.
Elle s’inscrit dans la continuité des expéditions menées dans les universités par les parlementaires RN Odoul, Jacobelli et Ballard, avec Frontières et Boulevard Voltaire, en novembre dernier, pour y stigmatiser la visibilité des musulmanEs.
Surtout, elle a eu lieu deux jours avant la venue de Marine Le Pen en Moselle, ce département dans lequel le RN a quatre députés sur neuf et dans lequel il présente 18 listes le 15 mars.
L’heure est à la riposte antifasciste.
Samedi 31, une manifestation a rassemblé 200 personnes à Saint-Avold. C’est la voie à suivre, c’est ce mouvement qu’il faut amplifier ! Samedi 7, c’est en Meuse que nous barrerons la route aux extrêmes droites ! Ne pas céder un pouce à l’islamophobie, au racisme ! Rassembler largement et jeter toutes nos forces dans la bataille pour faire gagner les listes de la gauche de rupture à Metz, à Saint-Avold et dans tout le département. Et donner aux listes un caractère antifasciste, ne laisser le champ libre nulle part à l’extrême droite !
Dans la rue, dans les urnes, no pasaran !