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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 21

  • Loi spéciale ou « vrai » budget, un pouvoir au service des plus riches...

    Alors que le budget de la Sécurité sociale est passé in extremis le 16 décembre, l’Assemblée nationale vient de reprendre l’examen du budget de l’État. Par la voix du député Philippe Brun, le PS se désespère : « Le gouvernement ne fait rien pour faire naître le compromis espéré ». Toutes leurs propositions ont en effet été rejetées en commission, aussi bien par la droite que par les macronistes.

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  • Boussole internationaliste face aux impérialismes...

    « Le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne signifie pas qu’ils possèdent le territoire. » Cet argument de Trump contre l’appropriation danoise du Groenland invalide toute la colonisation de l’Amérique du Nord. Ce serait un superbe but contre son camp si, dans l’ordre impérial, la logique pesait un tant soit peu face à la puissance brute.

    Au Groenland, les appétits étatsuniens et européens pour les terres rares et les routes arctiques révèlent une nouvelle phase de la prédation impérialiste. Face à elle, la seule issue progressiste est pourtant claire : celle de la souveraineté du peuple autochtone, contre toutes les tutelles.

    En Palestine, le génocide en cours à Gaza vise à écraser définitivement un peuple colonisé qui refuse de disparaître, jusqu’à en effacer la culture (lire page 4). 

    En Iran, la répression sanglante d’un soulèvement populaire montre un régime à bout de souffle, tandis que les impérialismes tentent d’instrumentaliser la situation (lire notre article ci-contre). 

    En Ukraine, face à l’invasion impérialiste russe, le peuple doit disposer des moyens matériels et politiques de résister. Contre les lectures campistes et abstraites, il est indispensable d’entendre les voix des gauches ukrainiennes, engagées à la fois contre l’agression militaire et contre les politiques antisociales, et de reconnaître leur pleine agentivité (lire l’article page 4 et l’entretien page 8). 

    Au Venezuela, l’agression ouverte des États-Unis marque une nouvelle étape dans la guerre impérialiste pour le contrôle du pétrole et la domination de l’espace caribéen et latino-américain. Bombardements, chantage militaire et ingérence directe visent à placer le pays sous tutelle (lire notre dossier page 5). 

    Notre boussole est claire : nous défendons les peuples. De la Palestine à l’Iran, du Groenland à l’Ukraine, du Venezuela à la Kanaky, une même exigence s’impose : l’autodétermination, la justice sociale, la démocratie par en bas.

    L’internationalisme n’est ni une posture morale ni un slogan abstrait. Il est une condition stratégique : sans indépendance de classe, sans solidarité active, il n’y aura pas d’alternative réelle au capitalisme et à l’impérialisme.

    Olivier Lek Lafferrière
  • 49.3 ou pas, ce budget on n’en veut pas !

    Le « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !

    Un budget antisocial

    Malgré les compromissions acceptées par le PS, il est quasi impossible pour le gouvernement de trouver une majorité pour son budget antisocial. Les budgets des collectivités territoriales vont baisser de manière significative avec un impact très grave sur le financement des associations et l’accompagnement des personnes dans les situations les plus précaires. Les services publics vont également continuer à se dégrader aussi bien du côté des bénéficiaires que des conditions de travail des travailleurEs dans la santé, l’éducation, etc. Et pendant ce temps, la fiscalité pour les entreprises et les plus riches est en baisse, il n’y a pas de remise en cause des 211 milliards d’aides aux entreprises et le budget de la défense va passer de 32 à 64 milliards en dix ans. Ce budget n’est fait que pour eux !

    Instabilité et chantage à la dissolution

    Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Si le gouvernement choisit cette voie, ce sera pour nous enfermer à nouveau dans le jeu institutionnel et nous mettre encore une fois face au danger d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. Bien sûr, des choses importantes peuvent se jouer lors des élections et c’est pourquoi le NPA-l’Anticapitaliste s’était inscrit dans la campagne du Nouveau Front populaire, pour construire une unité large visant la victoire d’une gauche de rupture avec le système. Malheureusement, aujourd’hui, notre camp social est divisé et il est difficile de faire émerger des revendications concrètes qui pourraient servir de base à un programme de rupture.

    « La vraie démocratie, elle est ici »

    Pour que les travailleurEs, les classes populaires reprennent la main, il faut reprendre la rue et sortir de l’enfermement dans les élections et à l’Assemblée. « La vraie démocratie, elle est ici » : dans nos cortèges, dans nos assemblées générales, dans les organisations politiques ou syndicales, les collectifs qui défendent nos droits !

    Dans la santé, comme ailleurs, les travailleurEs et les usagerEs doivent se mobiliser ensemble pour des services publics de qualité à la hauteur des besoins ! Nous devons être uniEs pour défendre la Sécurité sociale qui assure la protection en cas de chômage, de maladie, et lorsqu’on vieillit. SalariéEs du privé, nous devons faire converger nos luttes contre la casse des emplois qui ne sert qu’à engraisser les profits, réclamer un contrôle strict de l’argent public pour une politique industrielle au service de nos besoins et respectueuse de l’environnement et des ressources de la planète.

    Retrouvons le chemin des mobilisations !

    Face à un gouvernement au service des riches et des patrons, il y a urgence à trouver le chemin de mobilisations larges, unitaires, pour la défense des intérêts collectifs. Face aux choix destructeurs de la classe dominante, imposons des revendications de rupture avec ce système productiviste et destructeur : pour la réduction massive du temps de travail, pour l’arrêt des grands projets inutiles et destructeurs, pour une réelle démocratie, pour nos vies et pas pour leurs profits !

  • Ni Mollahs ni Shah ! Solidarité avec la lutte des peuples d’Iran !

    Un soulèvement d’ampleur secoue l’Iran face à un régime à bout de souffle qui ne tient plus que par la répression. Entre aspirations sociales et démocratiques, menaces impérialistes et manœuvres réactionnaires, la solidarité internationale avec la lutte des peuples d’Iran est une nécessité.

     

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  • Solidarité avec les habitantEs d’Alep bombardéEs !

    Depuis plusieurs jours les quartiers à majorité kurde de Sheikh Massoud, et Ashrafieh à Alep sont assiégés par des brigades de djihadistes intégrées à l’armée syrienne. Déjà soumis à un blocus, les populations civiles subissent désormais des bombardements. On compte déjà une dizaine de morts civils, dont des enfants. Les pénuries d’eau, d’électricité et de produits de premières nécessités annonce une catastrophe humanitaire. 

    Ces attaques se déroulent alors que les négociations pour l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) semblaient avancer. Les FDS avaient d’ailleurs accepté d’évacuer ces quartiers d’Alep, n’y maintenant qu’une force de police, les Asayish.  

    Mais cela n’est pas du goût de la Turquie, qui revendique depuis longtemps la mainmise sur la ville d’Alep, en plus des provinces syriennes qu’elle a déjà annexées au nord d’Alep. La faiblesse du gouvernement d’Al Charaa qui n’a plus d’armée à part les bandes djihadistes, dont beaucoup de membres sont d’anciens combattants de Daesh, a des conséquences directes sur la population syrienne. Les massacres de civils Alaouites, les affrontements avec les Bédouins du sud en témoignent. Les efforts de l’AANES (Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie) et de la direction des FDS pour avancer vers une Syrie fédérale et inclusive se heurtent aux ambitions territoriales et politiques de la Turquie au nord du pays et celles d’Israël au sud.  

    Le NPA-l'Anticapitaliste dénonce l’agression contre les quartiers kurdes d’Alep et exige la fin immédiate du blocus et des bombardements contre les populations civiles.  

    Nous dénonçons la violence permanente de l’État Turc contre les kurdes.  

  • L’Ukraine ne cède ni aux intox ni aux pressions...

    Après presque quatre ans d’une très longue guerre, la société ukrainienne est épuisée, marquée par les deuils, les déplacements, l’angoisse permanente des alertes. La confiance dans les alliés faiblit, beaucoup savent que l’aide peut diminuer, que des compromis peuvent se faire sur leur dos. Mais loin de se résigner, la majorité des UkrainienEs rejette l’idée d’une paix imposée qui sacrifierait leur sécurité future ou légitimerait l’occupation. Les violences subies dans les territoires occupés renforcent leur détermination.

    Expropriations et intox à grande échelle

    Par décrets, l’administration russe veut rendre irréversible l’occupation des territoires ukrainiens. Terres agricoles, logements, entreprises sont confisqués et transférés à l’État russe ou à ses proches. En violation du règlement international des lois de la guerre, qui interdit l’appropriation de biens privés dans les territoires occupés, le droit russe s’impose, le rouble devient la monnaie de référence, les passeports russes une condition d’accès aux services de base. Par cette politique du « fait accompli », Moscou s’emploie à rendre toute négociation réelle impossible.

    L’annonce d’une attaque de drones contre une propriété de Poutine est une tentative grossière de manipulation. Kiev n’avait aucune raison de consacrer des forces à une cible sans aucun intérêt militaire. Depuis, Moscou n’a toujours pas fourni la moindre preuve et ne compte pas le faire. L’épisode sert à victimiser le pouvoir russe et à justifier la poursuite de la guerre face aux pressions de Trump — qui prend pour argent comptant les mensonges poutiniens.

    Sur le front, la guerre d’usure

    Malgré 150 000 combattants déployés dans le secteur de Pokrovsk, Moscou n’a pas réussi de percée stratégique majeure ni d’encerclement décisif depuis des mois, et l’armée ukrainienne tient, elle ne s’effondre pas. L’enjeu de la présence ukrainienne y est plus diplomatique que militaire. Les forces russes exigent la totalité du Donbass dans le cadre d’un accord de paix, la prise de Pokrovsk en serait le symbole. En ce début d’hiver, rien n’est joué. Pour Moscou, le maintien en état des réseaux logistiques sera prioritaire pour assurer un approvisionnement accru, en carburant et en vivres ; pour Kiev, l’intensification des bombardements sur les infrastructures routières et énergétiques constitue une menace grave.

    Les négociations de paix patinent

    Dans les prochains jours, plusieurs rencontres porteront sur les garanties de sécurité que les alliés peuvent apporter pour dissuader Moscou de l’attaquer de nouveau. Poutine ne cède ni sur la reconnaissance des annexions ni sur la neutralisation durable de l’Ukraine. Les propositions de l’administration Trump — par exemple celle d’une « zone économique libre » d’où Kiev aurait retiré ses troupes — créent une pression politique sur Kiev pour valider un partage territorial inacceptable. Le viol du droit international commis par Trump au Venezuela s’inscrit dans la logique appliquée par Poutine en Ukraine (et demain par la Chine à Taïwan ?) qui vise une répartition de « zones d’influence historiques » entre autocrates. De son côté, Zelensky a répété de façon claire que l’Ukraine ne céderait aucune partie de son territoire ni ne reconnaîtrait la souveraineté russe sur ces terres, y compris le Donbass ou la Crimée. Il refuse toute solution « imposée » par Washington ou Moscou si Kiev n’est pas à la table des négociations. Ces conditions constituent le cœur de la résistance du peuple ukrainien.

    Le groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA

  • Non à l'impérialisme, solidarité avec le Venezuela !

    Les États-Unis ont lancé une opération militaire contre le Venezuela, violant ouvertement le droit international et la Charte des Nations unies. Cette agression impérialiste s’inscrit dans une logique de domination, de pillage des ressources et d’imposition par la force de la loi du plus fort.
    Aucune intervention militaire étrangère ne peut se faire au nom des peuples. Le peuple vénézuélien n’a donné mandat à personne pour bombarder son pays, arrêter ses dirigeants et s’accaparer ses richesses.
    L’avenir du Venezuela appartient aux Vénézuélien·nes, pas aux puissances impérialistes.
    Face à l’escalade guerrière de l’extrême droite états-unienne et au silence complice des dirigeants européens, nous refusons de nous taire.