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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 23

  • Kanaky : Naïma Moutchou, encore le passage en force...

    La ministre des Outre-mer effectuait sa visite en Kanaky - Nouvelle-Calédonie du 10 au 14 novembre. Alors qu’elle annonçait au début de son voyage qu’elle « voulait seulement écouter et comprendre », elle a annoncé la tenue d’une consultation citoyenne locale en février 2026 sur l’accord de Bougival.

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  • Marche nationale du 29 novembre : Palestine vivra !

    Deux ans après le début de la destruction de Gaza par Israël, notre mobilisation est plus que jamais cruciale pour la survie du peuple palestinien. A l’heure où le génocide se poursuit, où le « cessez-le-feu » a fait plus de 300 morts supplémentaires, où le « plan Trump » dépossède le peuple palestinien de sa destinée, nous devons répondre en masse à la mobilisation nationale du 29 novembre, à l’appel de l’AFPS et de plus de 70 organisations. Pas une voix ne doit manquer !

    Israël génocidaire, États impérialistes complices

    Ce qui se passe à Gaza n’a rien d’une guerre : c’est un génocide. Entre déplacements forcés, bombardements, famine organisée, exécutions sommaires et tortures, la litanie des crimes israéliens est sans fin. Tuer des familles entières, des soignantEs, des journalistes, des artistes, des athlètes, ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. Détruire les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, c’est un génocide. Anéantir la mémoire et l’avenir d’un peuple en éliminant son patrimoine et ses enfants, c’est un génocide. Dans le même temps, Israël profite de la séquence pour accélérer la colonisation en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le Néguev, avec ce que le colonialisme charrie de violences racistes, d’expulsions, d’humiliations et assassinats, le tout sous un régime d’apartheid imposé aux PalestinienNEs.

    Depuis toujours, les États impérialistes se distinguent par leur appui sans faille à Israël. Trump propose un “plan pour la paix” à Gaza répondant à la même logique que celui pour l’Ukraine, et les entreprises françaises se distinguent d’ailleurs par le maintien d’activités économiques en Russie comme en Cisjordanie occupée. Outre son soutien diplomatique, la France fournit les moyens du génocide par la livraison de matériel militaire. La fascisation de l’État israélien trouve du répondant en France, ou le gouvernement est particulièrement actif pour réprimer les voix de solidarité avec la Palestine. Ce soutien à Netanyahou n’a rien d’étonnant :  les États impérialistes sont aussi des États coloniaux qui déploient la police, la justice et les médias pour viser les populations raciséEs, en particulier arabo-musulmanes, et celleux qui, en particulier à gauche, luttent à leurs côtés.

    De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime !

    Porté par des millions de personnes, un mouvement de fond s’est mis en marche et obtient des résultats : la reconnaissance de l’Etat palestinien, si symbolique soit-elle, contribue à renforcer l’isolement d’Israël. Partout, les peuples comprennent l’impérieuse nécessité de se soulever pour la survie du peuple palestinien : par les manifestations massives dans de nombreuses villes et campus du monde entier ; par la grève générale comme en Italie ; par les campagnes de boycott du mouvement BDS ; et bien sûr par la solidarité internationale matérialisée par les flottilles pour Gaza.

    Les réactionnaires et les fascistes au pouvoir appliquent leur programme politique contre les peuples du monde entier. C’est en luttant au côté des peuples opprimés que nous pourrons construire la riposte. Quand nous luttons pour les PalestinienNEs, nous luttons pour notre monde. Quand nous exigeons justice et liberté pour la Palestine, c’est contre le racisme et l’oppression coloniale que nous nous dressons. Quand nous crions pour la Palestine, nous crions pour l’autodétermination des peuples, pour une solidarité internationaliste qui va de l’Ukraine à la Kanaky en passant par le Soudan ou le Sahara occidental. Dans cette chaîne immense qu’est l’humanité en lutte, la cause palestinienne nous rappelle depuis 78 ans qu’aucunE de nous n’est vraiment libre tant que tous les peuples ne le sont pas. Free Palestine !

  • Ukraine : Face au plan Trump-Poutine, résistance antifasciste !

    Un an après la réélection de Trump, les contours d’un ordre mondial dominé par les autocrates se partageant des « sphères d’influence » se clarifient. Le plan Trump-Poutine pour l’Ukraine s’inscrit dans la continuité du plan pour Gaza. Les néofascistes s’entendent sur le dos des peuples, la barbarie militaire et les pratiques génocidaires sont récompensées par des « accords de paix » aux conditions de l’agresseur.

    La révélation du plan en 28 points, qui reprend la quasi-totalité des exigences de Vladimir Poutine, a eu l’effet d’un choc violent pour les UkrainienNEs, déjà épuiséEs par bientôt quatre ans de guerre sanglante — mais aussi pour une Union européenne éclectique, en quête de « défense » et de politiques autonomes. La proposition divulguée par les États-Unis conduirait à la capitulation de l’Ukraine sur tous les plans.

    Un plan de capitulation militaire et territorial

    Sur le plan militaire, l’armée ukrainienne devrait être réduite de moitié, perdrait l’accès aux renseignements US et à toute aide en matériel, abandonnerait les armes qui lui permettent des tirs de longue portée. Aucune armée étrangère ne pourrait stationner sur le territoire ukrainien. Au niveau territorial, l’Ukraine devrait céder non seulement la Crimée et les autres territoires occupés, mais aussi les parties des régions non conquises par la Russie de Poutine.

    Un plan de capitulation économique et politique

    Sur le plan économique, ce sont les États-Unis qui bénéficieraient d’un accès privilégié aux ressources et aux contrats de reconstruction en Ukraine. La souveraineté politique serait remise en question, avec l’obligation de rétablir la branche ukrainienne du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe et de reconnaître le russe comme langue officielle. Enfin, les garanties de sécurité future se limiteraient à « l’engagement » du régime russe à ne plus attaquer l’Ukraine et ses voisins : une victoire pour celui qui a déjà montré le peu de valeur de sa parole, pendant que les UkrainienNEs devraient inscrire dans leur Constitution l’impossibilité de rejoindre l’OTAN. En outre, l’amnistie totale serait accordée à l’ensemble des dirigeants russes…

    L’Ukraine et l’UE dos au mur

    En cas de refus, l’Ukraine mais aussi l’UE se retrouveraient lâchées par les États-Unis, dont elles dépendent encore pour résister aux menaces russes qui, au-delà de l’Ukraine, inquiètent tous les pays de l’ancienne URSS et d’Europe de l’Est. L’Ukraine est dos au mur, mais Zelensky, soutenu par l’UE, a rejeté le plan tout en s’engageant à des négociations de paix se basant sur les 28 points — et sur des contre-propositions de l’UE. Poutine, de son côté, se frotte les mains tout en réévaluant ses exigences à la hausse, c’est-à-dire la fin complète de l’indépendance de l’Ukraine, espérant la fragilisation intérieure du régime Zelensky face aux coûts humains et civils de la guerre et à la corruption.

    Une accélération de la fascisation mondiale

    Une capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour ses populations, livrées à la violence génocidaire du régime poutinien, mais aussi un feu vert pour d’autres « incursions » russes, pour les ambitions de Trump sur le Groenland, ou encore de Pékin sur Taïwan. Plus largement, ce serait un coup terrible pour notre camp social et une accélération de la fascisation mondiale en cours. La lutte du peuple ukrainien est au cœur de la résistance antifasciste du 21e siècle — contre le pacifisme abstrait et le militarisme. Les extrêmes droites ne s’y trompent d’ailleurs pas en soutenant comme un seul homme le plan Trump-Poutine. Toujours indépendante des politiques du gouvernement Zelensky et de nos gouvernements, notre mobilisation va être essentielle dans les semaines à venir. De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime ! 

    Groupe Solidarité Ukraine du NPA