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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 90

  • Lutter contre l’antisémitisme et son instrumentalisation...

    Un festival d’accusations et calomnies sont déversées depuis plusieurs jours contre LFI et contre notre organisation, dans le but de discréditer le Nouveau Front populaire (NFP). Par tous les moyens, « responsables politiques », porte-paroles associatifs ou éditorialistes, peuvent lancer n’importe quelle accusation sans s’appuyer sur aucune justification matérielle : ni discours ni la moindre condamnation en justice. 

    Notre histoire, nos principes et nos combats, de la LCR au NPA, sont ceux du courant politique et des militant.es les plus intransigeants face au fascisme, au racisme et en particulier à l’antisémitisme, à tous les régimes d'oppression.

    La campagne immonde de la droite et de l’extrême droite s’appuie sur l’accumulation de déclarations politiques et médiatiques concordantes qui visent à construire un discours infamant, un véritable contre-récit qui cherche à discréditer LFI et le NPA-L’Anticapitaliste pour éclabousser le Nouveau Front populaire… et qui par contraste rend plus respectable l'extrême droite ! Le but est à la fois d’exercer toutes les pressions possibles sur les autres composantes du NFP et de sidérer les électrices et les électeurs à quelques jours du scrutin.

    Cette campagne est aussi le symptôme d’une panique de la part des défenseurs de Macron et de son gouvernement, de la perte de boussole de la droite (et même d’une partie de la gauche) qui, dans sa crise morale, travaille depuis des années à renverser le sens des mots. En mettant en œuvre une partie du programme de l’extrême droite (avec notamment la loi asile immigration de Darmanin), la macronie a légitimé le RN. Elle a même intronisé celui-ci dans « l’arc républicain » à l’occasion de la marche contre l’antisémitisme du 12 novembre. C’est pourtant bien à l’extrême droite qu’on retrouve les plus grands partisans de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de tous les racismes, comme le montre encore le profil d’une bonne partie de ses candidatEs à ces élections législatives. C'est au RN et chez ses alliés que l’on trouve encore les nostalgiques du régime de Vichy et de Pétain (auquel Macron a aussi rendu hommage). Ce pouvoir n’a décidément aucune leçon à donner.

    L’exposition permanente des Juifs et Juives, mis.es au centre de toutes les discussions politiques et instrumentalisé.es par ces jeux politiciens, est à la fois source d’une angoisse terrible pour les concerné.es, et très inquiétante pour ce qui est en train de se développer dans notre société.

    L’instrumentalisation de l’antisémitisme et la confusion criminelle qui assimile Israël à l’ensemble des Juifs et Juives sont au cœur de la campagne réactionnaire menée actuellement par la droite et l’extrême droite. Elle a pour but d’affaiblir nos combats antiracistes et constitue une menace pour toutes les Juives et Juifs, comme pour tous les racisé.es. La droite et l’extrême droite les mettent en danger en vidant de leur sens les mots et les luttes nécessaires contre tous les racismes. 

    L’antisémitisme ne doit être ni minimisé, ni réduit à l’extrême droite ou même à la droite. Venu d’une longue tradition française, il est inscrit dans la culture de cette nation, et se reconfigure sans cesse comme réponse complotiste à la domination capitaliste. Cependant, il reste structurellement d’extrême droite dans sa mise en œuvre comme projet politique. La droite l’embrasse également en instrumentalisant les Juifs et Juives pour ses intérêts, pour légitimer en particulier les politiques islamophobes. Une instrumentalisation qui désigne les Juifs et Juives comme des cibles et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme. Au contraire, c’est la gauche qui, même avec certaines limites, porte la lutte antiraciste.

    La campagne de ces derniers jours montre que l’émergence du Nouveau Front populaire effraie la droite, l’extrême droite et tous les tenants de cet ordre injuste et inégalitaire. Raison de plus de ne pas laisser passer les mensonges et calomnies. Raison de plus aussi de faire entendre au cœur du programme du NFP la lutte contre toutes les oppressions et tous les racismes.

  • Contre Macron et l’extrême droite, unité dans la rue et dans les urnes...

    Le résultat des élections européennes a sonné comme un coup de tonnerre. Le score de l’extrême droite, suivi de l’annonce par Macron de la dissolution de l'Assemblée nationale ont rendu capitales une union et une mobilisation de toute la gauche – les partis, les syndicats, et toutes les organisations du mouvement ouvrier –pour faire entendre les aspirations des classes populaires.

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  • Halte à tous les racismes - antisémitisme, négrophobie, antitsiganisme, islamophobie...

    DIMANCHE 23 JUIN à 15 H 00
    PLACE GARIBALDI à NICE.

    Les forces démocratiques appellent à un rassemblement contre la montée des actes racistes et de leur instrumentalisation politique à l'approche des élections :
    - ignoble viol antisémite d'une adolescente ,
    - assassinat d'une femme parce que Rrom ,
    - inscriptions islamophobes sur des mosquées ,
    - propos racistes contre une soignante dont la peau est noire...

    Cela doit cesser !

    Halte à tous les racismes - antisémitisme, négrophobie, antitsiganisme, islamophobie...

    Nous devons vivre ensemble pacifiquement, dans le respect de nos différences qui sont une richesse.

  • Italie : L’alliance des droites confortée...

    Les résultats électoraux des européennes illustrent, bien que de manière déformée, la grave crise sociale et politique qui fait suite à des décennies de mesures libérales austéritaires. C’est avant tout l’extrême droite qui récolte les voix des plus désenchantéEs qui croient de façon illusoire pouvoir éviter le déclassement en écrasant celles et ceux d’en bas, en embrassant l’idéologie dangereuse de la « préférence nationale » et du racisme.

    LItalie est devenue un cas d’école en la matière : sous l’effet de l’abstention, la droite de Meloni reste hégémonique ; elle se montre « respectable », institutionnelle, atlantiste, philolibérale et européiste. Elle rassure de plus en plus la bourgeoisie et le monde de la finance, prêts à de nouvelles alliances avec les postfascistes pour répondre à la crise du capital et augmenter l’exploitation. 

    Abstention record, inaction climatique et climat de guerre

    L’Italie sort en outre des urnes avec une abstention record : 6 points de participation en moins par rapport à 2019 avec des pics dans le Sud et dans les îles où seulement 37 % des électeurEs se sont rendus aux urnes. Comme les autres pays européens, l’Italie est totalement démunie pour répondre aux conflits et aux multiples crises qui traversent le continent. Les gouvernants italiens sont dans le déni du désastre écologique, tournent les dos aux nouvelles générations et s’enfoncent dans un climat de guerre et de refoulement des valeurs humanistes les plus essentielles.

    Le vote conforte l’extrême droite de Meloni 

    L’autre élément essentiel est la cristallisation du vote autour de deux pôles : celui de Meloni qui reste stable (28,8 %) et celui du Parti démocrate d’Elly Schlein qui, avec 24 % des suffrages, se présente comme l’opposition la plus structurée et arrive à polariser le vote de la gauche molle anti-Meloni. Le PD est le premier parti dans les grandes villes comme Turin et Milan et sort renforcé par rapport au vote des dernières élections politiques. Avec un faible 10 %, le Mouvement Cinq Étoiles, désormais normalisé, s’écroule. Ses ambiguïtés et faiblesses politiques ne lui permettent plus en effet d’incarner le vote contestataire du système des partis italiens. La Ligue de Matteo Salvini reste au-dessous de 10 % tandis que la droite berlusconienne de Forza Italia, avec 9,6 %, se refait une petite santé. 

    Construire une opposition sociale forte

    Un résultat assez positif (6,8 %) est également remporté par l’alliance Verts et Gauche (Alleanza Verdi e Sinistra) grâce notamment à deux candidatures symboliques : celle portant la lutte antifasciste d’Ilaria Salis, l’enseignante emprisonnée en Hongrie pour avoir participé à une manifestation contre l’extrême droite, et celle de Mimmo Lucano, connu pour son engagement favorable à l’accueil des personnes exilées, qui est reconfirmé également en tant que maire de la ville de Riace. Les têtes pensantes de la liste, le duo Bonelli-Fratoainni, ont déjà montré une ouverture à une collaboration avec le PD. 

    La première tâche est certainement de créer les conditions pour construire une opposition sociale forte contre le gouvernement de droite en favorisant simultanément l’agrégation de forces anticapitalistes, issues des mouvements sociaux et de la jeunesse, en rupture avec le système économique actuel. Dans cette perspective, se limiter à construire une nouvelle alliance avec les sociaux-démocrates n’est ni suffisant ni souhaitable.

    Hélène Marra