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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 6

  • Il y a vingt ans, l’antisémitisme tuait Ilan Halimi...

    Il y a 20 ans, le 13 février 2006, l’agonie de Ilan Halimi prend fin. Kidnappé après un guet-apens le 20 janvier, il est séquestré à Bagneux et torturé d’une manière abominable pendant 24 jours. Le 13 février, il est retrouvé nu, tondu, affamé, avec des traces de coups, des coupures, des brûlures sur 80% du corps, laissé à l’abandon. Il meurt peu après son arrivée à l’hôpital.

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  • Municipales 2026, des listes pour une gauche de rupture...

    Les municipales des 15 et 22 mars arrivent dans un contexte inquiétant. L’extrême droite veut en faire une étape vers son ascension au pouvoir. La droite « classique » s’aligne en étant toujours plus raciste et réactionnaire. Et la gauche sociale-libérale met en œuvre des politiques contraires aux intérêts des classes populaires.

    Construire un front antifasciste

    Le NPA-l’Anticapitaliste s’engage dans cette campagne pour en faire un point d’appui dans la construction d’un front antifasciste et d’une gauche de rupture, ancrée dans les mobilisations et les besoins populaires.

    Nous participons à des listes dans des dizaines de villes, selon des configurations différentes. À Bordeaux, nous menons la liste avec Philippe Poutou. À Gérardmer ou Alençon, ce seront des listes unitaires, sans le PS, avec une tête de liste NPA-A. À Kemper, ce sera un binôme LFI/NPA-A. À Toulouse, Colomiers, Saint-Ouen, Rennes ou Metz, nous participons à des listes avec LFI. Ailleurs, nous soutiendrons ou participerons à des listes issues de cadres unitaires larges ou à des listes citoyennes…

    Combattre la résignation

    Il faut combattre le fatalisme face à la montée du RN et des idées réactionnaires. C’est une question de survie pour les exploitéEs et les oppriméEs. L’arrivée au pouvoir du RN peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, rassemblant des militantEs politiques, syndicaux, féministes, antiracistes, écologistes.

    Il s’agit aussi de porter notre projet écosocialiste, qui rompt avec le néolibéralisme et le capitalisme qui détruisent la planète, portés par les partis de droite ou de la gauche social-libérale.

    Pour la démocratie directe

    Nous devons développer l’auto-organisation et la démocratie directe, pour que les politiques municipales répondent aux besoins de la population. Face à la crise climatique, économique et sociale, nous défendons le droit au logement pour toustes, la gratuité des transports, la lutte contre les discriminations, le renforcement des services publics, des moyens pour les quartiers populaires, des politiques féministes, la défense des luttes LGBT+, le désarmement de la police, le refus des projets inutiles et des affaires des promoteurs…

    Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes, dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises. Les élections municipales en seront une étape incontournable.

  • Défendre LFI, faire front face à la fascisation...

    Le ministère de l’Intérieur a classé LFI à l’extrême gauche. Quand on milite dans une organisation révolutionnaire, il peut être tentant d’en plaisanter, de « fact-checker », de caractériser ce qu’est l’extrême gauche : la conscience que renverser le capitalisme et mettre fin aux systèmes d’oppression implique un affrontement ; la primauté accordée aux rapports de force par les mobilisations de masse plutôt qu’aux échéances électorales ; l’indépendance de classe plutôt que l’alliance avec des secteurs du patronat ; un internationalisme conséquent, qui ne cède rien au campisme ou à son propre impérialisme…

    Mais ce qui se joue ici n’est pas un débat interne à la gauche. La séquence politico-médiatique après les événements du 14 février à Lyon le confirme : l’objectif est de construire des chaînes d’équivalence infamantes : LFI = Extrême gauche = Antifa = Violence ; LFI = Extrême gauche = PropalestinienEs = Antisémitisme ; LFI = Extrême gauche = Islamogauchistes = AntirépublicainEs…

    Le danger n’est plus seulement celui de la délégitimation morale. L’État peut dissoudre pour motifs politiques, comme avec le CCIF pour avoir dénoncé l’islamophobie d’État ou la Jeune Garde pour avoir organisé l’autodéfense face aux violences fascistes.

    Toute une série de dispositifs permet d’étendre ces interdictions. La procédure contre la Jeune Garde vise LFI par association. La proposition de loi Yadan entend pénaliser des critiques d’Israël pour antisémitisme et, parallèlement, un projet de loi gouvernemental prévoit de rendre inéligible toute personne condamnée pour racisme — et donc avec la loi Yadan potentiellement tous les opposantEs au colonialisme israélien. L’empêchement électoral et légal de LFI devient un risque chaque jour moins invraisemblable.

    LFI est au centre de l’offensive en raison de son poids politique et électoral. Mais les mouvements situés à sa gauche — antiracistes, féministes, LGBT, anticapitalistes — le sont plus encore. 

    Quelles que soient nos divergences, défendre LFI face aux attaques est un impératif. C’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche combative, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation dont l’existence même est mise en cause par la fascisation en cours. 

    Renforcer les solidarités à tous les niveaux et constituer un véritable front unique antifasciste, c’est urgent et vital.

    Olivier Lek Lafferrière

  • Une victoire pour la résistance face à l’ICE et à Trump...

    La résistance contre l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et contre le programme d’expulsions massives du président Donald Trump a remporté une victoire la semaine dernière lorsque Trump et le « tsar des frontières » Tom Homan ont annoncé la fin du déploiement massif de l’ICE à Minneapolis. 

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  • À Lyon, les regrettables conséquences de la fascisation ambiante...

    Après avoir alerté depuis des années sur l’implantation de groupes néo-nazis violents, la mort regrettable d’un militant de l’extrême droite nationaliste – passé par le groupe royaliste Action française et membre du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin – fait resurgir sur le devant de la scène la situation du mouvement social opposé à l’extrême droite à Lyon.

    Le contexte lyonnais

    C’est en marge d’une réunion publique avec Rima Hassan, députée européenne du groupe LFI, que le collectif Némésis est venu, comme il le fait régulièrement depuis plus de deux ans dans de nombreux endroits, provoquer.

    Cette fois, c’était à Lyon, où les groupes politiques de gauche, les collectifs antiracistes, de solidarité avec la Palestine, des librairies, des personnes racisées sont depuis des années victimes d’agressions de groupuscules violents, racistes et virilistes. Ils et elles développent, par conséquent, des stratégies d’autodéfense.

    Ces groupes d’extrême droite s’en prennent à des lieux, des événements ou des personnes, sans aucune réaction de l’État.

    L’extrême droite et le racisme tuent

    L’extrême droite et ses idées tuent. Selon des études, sur les 53 meurtres à caractère idéologique perpétrés entre 1986 et 2021, 90 % ont été le fait de l’extrême droite. On pense à Federico Martín Aramburú, tué par balles par Loïk Le Priol et Romain Bouvier en 2022, membres du GUD (groupuscule fasciste d’extrême droite). Nous nous rappelons aussi Clément Méric, militant antifasciste tué par l’extrême droite nationaliste en 2013.

    N’oublions pas le meurtre raciste récent d’Ismaël Aali, au sud de Lyon, ou encore ceux de Djamel Bendjaballah, de Rochdi Lakhsassi, de Mustafa et Ahmid, de Hichem Miraoui ou d’Aboubakar Cissé, pour des motifs racistes également, et en particulier islamophobes pour ce dernier.

    La diabolisation de la gauche de rupture

    La couverture médiatique est disproportionnée. Elle sert les intérêts de ceux qui, depuis plusieurs années, diabolisent une gauche qui ne renonce pas et les militantEs qui s’opposent sur le terrain à la fascisation.

    Déjà, pour les élections municipales, le ministère de l’Intérieur avait classé LFI, il y a quelques jours, à l’extrême gauche. Aujourd’hui, Gérald Darmanin parle de la « milice de Mélenchon ».

    La normalisation et la banalisation de l’extrême droite et de ses idées racistes, masculinistes et LGBTQIAphobes atteignent des sommets depuis deux ans.

    Elles sont la conséquence de politiques antisociales et sécuritaires menées depuis des décennies par les gouvernements successifs, reprenant les idées racistes et la fermeture des frontières. Elles sont la conséquence d’une opposition syndicale et politique réduite au silence et réprimée par les différents gouvernements Macron.

    Construire un front de masse

    Depuis quelques jours des groupuscules fascistes appellent à se venger. Ils ont attaqué des locaux d’organisations politiques comme LFI et à Lyon les locaux de Solidaires ou la librairie La Plume Noire.

    Les militantEs antifascistes, en particulier de l’ex Jeune-Garde, sont publiquement accuséEs de meurtre et menacéEs de mort, leurs informations personnelles étant dévoilées en ligne. Nous leur adressons tout notre soutien.

    Les fascistes idéalisent et romantisent la violence et la mort et menacent notre camp, celui des exploitéEs et des oppriméEs, tandis que l’antifascisme lutte pour l’égalité et la justice.

    Plusieurs formes de combat existent. Mais il n’existe pas de raccourci pour lutter contre le fascisme. Pour s’y opposer, il faut l’unité – et pas seulement dans les élections – des forces syndicales et politiques attachées à la transformation sociale.

    Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises.

    Il y a urgence à tenir une ligne antifasciste unitaire, populaire et de masse face à la vague brune qui s’annonce. Antifascistes tant qu’il le faudra !