NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 60
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Et maintenant on fait quoi ?
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Nice : Paix et justice pour la Palestine...
Paix et justice pour la Palestine...
Samedi 31 mai 2025,
Nice, 17 h 00, place Garibaldi.
En savoir plus, un clic ICI... -
Nice : Paix et justice pour la Palestine...
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Antibes : Paix et justice pour la Palestine...
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Arrêt des poursuites : la lutte antifasciste et la solidarité avec les migrantEs ne sont pas des délits !
Mardi 27 mai, des membres du groupe d’extrême droite fémonationaliste Némésis ont tenté de perturber la tenue du meeting en solidarité des jeunes mineurEs isoléEs de Belleville à Paris. C’est grâce à l’action collective des militantEs sur place qu’elles n’ont pas pu aller au bout de leur action, et que le meeting a pu se tenir.
Suite à la résistance de nos camarades, elles ont alors annoncé porter plainte. Depuis, deux militants ont été placés en garde à vue au commissariat du 13e arrondissement de Paris. Le premier le jour même, et le second, membre du NPA-l’Anticapitaliste et syndicaliste au SNES-FSU le soir du mercredi 28 mai, sur dénonciation de Némésis en marge d’un meeting contre l’islamophobie.
Les deux camarades sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle.
Nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites et leur libération : la lutte antifasciste et la solidarité avec les migrantEs ne sont pas des délits !
Face à la montée de l’extrême droite et aux attaques de plus en plus fréquentes de groupuscules fascistes qui n'hésitent pas à s’en prendre violemment à nos luttes et à nos militantEs, nous devons plus que jamais résister ensemble.
Encore une fois, la police montre les liens étroits de collaboration qui existent entre elle et l’extrême droite. C’était déjà sous la pression de Némésis que Bruno Retailleau avait annoncé la dissolution du groupe antifasciste La Jeune Garde, il y a quelques semaines.
Nous appelons à un rassemblement de soutien à nos camarades ce jeudi 29 mai à 11h00 devant le commissariat du 13e.
Montreuil, le 29 mai 2025
Communiqué unitaire : NPA-l'Anticapitaliste, les sections syndicales SNES-FSU, SN-FO-LC, SUD Éducation, CGT éduc’action du lycée Voltaire à Paris.
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L’État en croisade contre les musulmanEs...
Moins d’un mois après le meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée, le gouvernement relance une offensive islamophobe sous couvert de lutte contre l’« islamisme politique ». Un rapport sur les « Frères musulmans » alimente cette stratégie en vue des prochaines municipales. Une nouvelle étape dans la fascisation.
À moins d’un an des élections municipales, l’exécutif lance le fantasme du « frérisme municipal », accusant sans preuves des éluEs, des militantEs et des associations de travailler à une islamisation rampante des institutions locales. En s’attaquant à des acteurs associatifs ou politiques issuEs des quartiers populaires, le pouvoir entend disqualifier toute forme d’organisation autonome et populaire.
Ce n’est pas un hasard si ce rapport arrive après les attaques contre le CCIE (Collectif contre l’islamophobie en Europe), et dans un contexte où la répression s’abat sur toutes les voix critiques des politiques d’État — en particulier quand elles viennent de personnes racisées. Il s’agit de construire dans l’imaginaire collectif une menace diffuse tapie dans les conseils municipaux, les salles de prière, les associations.
Fabriquer une menace intérieure
Ce texte, présenté en conseil de défense, n’a rien d’un travail sérieux : absence de sources, amalgames grossiers, reprises d’idées anciennes, conclusions non démontrées. Il prétend révéler des stratégies d’entrisme dans l’éducation, les services publics ou les médias, mais ne repose que sur des allégations alarmistes. C’est moins un rapport qu’un outil de propagande, conçu pour entretenir la peur et justifier une politique de surveillance généralisée.
Ce rapport contredit même souvent les résultats des enquêtes scientifiques. Par exemple, un rapport de l’Institut des Hautes Études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) publié en mai 2022, fruit du travail d’une dizaine de chercheurEs et de plus de 100 entretiens menés auprès de 32 fédérations sportives, conclut qu’il n’existe pas de phénomène structurel de « radicalisation » ou de « communautarisme » dans le sport associatif en France. Le gouvernement s’est bien entendu abstenu de donner une quelconque publicité à ces constats.
Une logique complotiste
La cible n’est pas seulement une organisation précise. C’est tout un pan de la société — musulman ou perçu comme tel — que ce document transforme en corps étranger, en suspect permanent. Sous couvert de neutralité républicaine, l’État continue de fabriquer un ennemi intérieur. Il s’agit clairement d’une offensive complotiste.
« Ces complotismes représentent le stade ultime de la racialisation, puisqu’ils ne se contentent plus d’altériser la population juive ou musulmane : ils l’élèvent au statut de menace existentielle pour la “civilisation occidentale”. Ce stade de racialisation est essentiel pour justifier des violences physiques à leur encontre, des violences qui se présentent dès lors comme une défense légitime contre un génocide civilisationnel », selon Reza Zia-Ebrahimi, auteur du livre Antisémitisme et islamophobie, une histoire croisée.
Une fascisation accélérée
Cette stratégie participe d’une fascisation dont on constate chaque jour l’accélération. L’État ne se contente plus de céder à l’extrême droite : il en épouse les obsessions, les mots, les méthodes. La laïcité est instrumentalisée pour effacer les voix dissidentes, la sécurité devient le prétexte à l’exception permanente.
En accusant sans preuve, en dissolvant sans procès équitable, en interdisant des expressions, en restreignant les droits, le pouvoir fabrique une société où l’État se pense en guerre contre une part de la population. Face à cette offensive islamophobe menée au plus haut niveau de l’État il faut une riposte unie de toutes les forces de gauche, antiracistes, syndicales et associatives, contre la fascisation en cours.
Commission nationale antiracisme
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Budget de Trump : plus d’inégalités et de corruption...
La semaine dernière, la Chambre des représentantEs, dominée par le Parti Républicain, a adopté par 215 voix contre 214 le « Big Beautiful Bill », comme l’appelle le président Donald Trump, qui accorde de nouvelles réductions d’impôts aux riches et plus d’argent à l’armée tout en réduisant toute une série de programmes sociaux destinés aux classes ouvrières et aux pauvres.
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Beaulieu-sur-Mer : Projection-débat...
Dimanche 25 mai 14h30Projection / débat,
en partenariat avec l’association MRAP 06 ,
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples 06A STATE OF PASSION : GHASSAN ABU SITTAH
Palestine, Liban, 2024,
1h30, documentaire, VOstf arabe
De Carol Mansour and Muna Khalidi
Le Dr Ghassan Abu Sittah est un professeur agrégé de chirurgie britannico-palestinien, un chirurgien plasticien et reconstructeur, réputé pour être l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la chirurgie craniofaciale, labiale et palatine, et des lésions liées aux traumatismes. Après 43 jours d'horreur à travailler 24 heures sur 24 sous les bombardements constants dans les salles d'urgence de deux hôpitaux Gaza, le docteur Ghassan Abu Sittah devient un porte-parole de la résistance palestinienne. Après avoir été témoin d’horreurs sans précédent, il réclame la justice et l’arrêt de l’impunité.Prix libre
Réservations : reservation@cinemadebeaulieu.fr (pas de réservation par téléphone) -
L'anticapitaliste : le journal, numéro 756...
Un clic ICI...
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Génocide à Gaza : exigeons des sanctions immédiates !
À Gaza, les massacres de masse par Israël se poursuivent, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée, sans oublier les déplacements forcés. On estime que plus de 53 000 PalestinienNEs ont été tuéEs, dont plus de 15 000 enfants, et plus de 120 000 blesséEs par les opérations militaires israéliennes. L’armée occupe désormais la majorité de la bande de Gaza.
N’oublions pas qu’en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, plus de 1 500 attaques de l’armée et de colons ont fait plus de 960 morts, 7 030 blesséEs et 40 000 PalestinienEs déplacéEs de force. En Palestine, le nettoyage ethnique se poursuit donc en toute impunité.
Une pression tardive de certains États sur Israël : une brèche pour demander des sanctions
Plusieurs pays comme l’Espagne demandent à la communauté internationale de sanctionner Israël pour « mettre fin à la guerre ». L’Union européenne s’est récemment prononcée en faveur d’un réexamen de l’accord d’association avec Israël, près de vingt ans après le vote majoritaire du Parlement européen demandant cette suspension. L’État ibérique demande aussi un embargo sur les armes.
Si cette pression est très insuffisante, cette brèche ouverte dans la complicité européenne doit servir pour exiger des sanctions de l’État colonial à toutes les échelles et pour mettre fin à son impunité. C’est une inversion relative du rapport de forces, certains pays occidentaux étant mis en face de leurs contradictions, puisque complices de ce génocide.
La « reconnaissance » de l’État de Palestine : une hypocrisie des États occidentaux
La France pourrait « reconnaître l’État de Palestine » en juin, comme l’a annoncé Macron en avril. Toutefois, cette reconnaissance est conditionnée à la reconnaissance d’Israël par l’Arabie saoudite. Implicitement, elle ne peut se faire qu’en garantissant « la sécurité d’Israël » et elle serait d’autant plus symbolique puisqu’elle serait empêchée par l’occupation militaire israélienne.
Ne soyons pas dupes de cette « reconnaissance » au moment même où le gouvernement s’apprête à dissoudre Urgence Palestine et où la répression s’abat sur des militantEs de la cause palestinienne en France.
Dans l’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien1, la reconnaissance de l’État de Palestine pourrait constituer un levier concret pour enrayer la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et Jérusalem-Est. Est-ce que ce sera suffisant ? Face au génocide, qui n’est pas cité une seule fois, pourquoi ne pas exiger de sanctions ? Le terme « autodétermination » est certes utilisé, mais la résistance palestinienne est invisibilisée. Enfin, on peut douter que « la fin de l’occupation permettrait à Israël de connaître également la paix et la sécurité » quand le droit international est bafoué depuis la création de cet État colonial.
La libération comme seul horizon politique souhaitable
En réalité, le seul horizon politique souhaitable pour le peuple palestinien est celui qui permet le droit au retour de toustes les réfugiéEs palestinienNEs et la fin de l’État d’apartheid. La solution à deux États est un leurre qui ne permet pas de remplir ces deux conditions.
Notre camp social doit continuer d’exiger la libération de la Palestine, de la Mer au Jourdain, qui peut paraître lointaine. Cette libération passe aussi par une mobilisation en France. À court terme, il faut exiger concrètement des sanctions immédiates contre Israël qu’elles soient économiques, diplomatiques ou politiques, continuer à boycotter les entreprises complices de ce génocide et de la colonisation, et appeler au désinvestissement.
Après une mobilisation le 17 mai pour les 77 ans de la Nakba, une soirée de soutien le 24 mai de la coalition « Guerre à la guerre » au Cirque électrique à Paris suivie d’une mobilisation pour demander des sanctions le 25 mai partout en France appelée notamment par les mouvements étudiants, soyons nombreux pour nous mobiliser contre la participation des entreprises israéliennes au salon du Bourget du 20 au 22 juin prochain. Continuons à nous mobiliser contre la dissolution d’Urgence Palestine, par l’intermédiaire des comités locaux contre la dissolution pour atteindre les 500 000 soutiens.
An Gwesped