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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 57

  • Non à la dissolution de la Jeune Garde antifasciste...

    Alors que le monde a les yeux tournés vers Gaza et les crimes d’Israël (qui continue d’affamer et de bombarder les PalestinienNEs), le gouvernement Macron a décidé d’accélérer en France le cours répressif contre les militantEs antifascistes. À la suite du conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, vient d’annoncer en grande pompe la dissolution de La Jeune Garde, une organisation militante antifasciste.

    Cette dissolution intervient alors que les idées d’extrême droite entraînent une montée des meurtres et des violences racistes et islamophobes. Dans ce contexte, cette attaque antidémocratique est particulièrement cynique.

    Cette dissolution est cependant cohérente avec la politique du gouvernement et de son porte flingue de droite extrême Retailleau. Cette dissolution avait d’ailleurs été demandée par le groupuscule d’extrême droite fémonationaliste Némésis. Les liens entre le ministre, sa police et ces groupuscules fascistes n’ont fait que se multiplier ces derniers mois. Et cette dissolution en est un des aboutissements.

    Elle participe aussi à une politique de confusion qui repeint l’extrême droite en républicains fréquentables et diabolise toutes les forces progressistes qui s’opposent au racisme et construisent la solidarité avec les migrantEs, les peuples en lutte et en particulier avec la Palestine.

    Il y a urgence à s’opposer à cette dissolution et à la dénoncer avec force, y compris dans la rue, comme nous nous sommes mobilisés contre la dissolution des Soulèvements de la Terre il y a deux ans.

    Solidarité avec la Jeune garde et Urgence Palestine (qui est aussi menacée de dissolution). Mobilisons-nous largement. Antifascistes tant qu’il le faudra ! 

  • Le patronat est à l’offensive, ne nous laissons pas faire !

    Énergies fossiles, extractivisme, course à la croissance, augmentation de la production liée à l’armement… Pour les capitalistes, aucune limite ni humaine ni écologique ne doit entraver la course folle aux profits. En France, les entreprises du CAC 40 ont fait plus de 130 milliards d’euros de profits en 2024 et les capitalistes attaquent tous les acquis sociaux qui les empêchent de faire encore plus de profits.

    Nos emplois valent plus que leurs profits

    Nous subissons des suppressions massives d’emplois aussi bien dans le privé que dans les services publics.

    Les grands groupes de l’automobile annoncent la délocalisation d’une part importante de la production avec la suppression de 35 000 à 50 000 emplois. La CGT a recensé plus de 400 plans de suppressions d’emplois depuis septembre 2023 et estime à plus de 200 000 le nombre d’emplois menacés.

    Le gouvernement n’est pas en reste avec des coupes budgétaires violentes et près de 200 000 suppressions de postes dans la fonction publique. 

    Ces restrictions ont d’ores et déjà des conséquences dramatiques dans tout le secteur social, associatif et culturel, avec là aussi des emplois qui disparaissent sans que ce soit médiatisé !

    Avec la récente réforme de l’assurance chômage, ce sont des centaines de milliers de travailleurEs supplémentaires qui vont être privéEs d’aide et précipitéEs dans la précarité.

    La Sécurité sociale, elle est à nous !

    En plus de supprimer nos emplois, le patronat, avec l’aide du gouvernement, s’attaque au produit de notre travail qui est socialisé pour couvrir des besoins vitaux : assurances maladie, assurance chômage, retraites… Il cherche à capter cet argent qui lui échappait encore jusqu’à présent pour l’ouvrir au marché. Les soi-disant négociations sur les retraites qui se tiennent en ce moment ne peuvent aboutir à rien de positif. Le gouvernement n’a aucunement l’intention de tenir compte du vote des députéEs le 5 juin dernier pour l’abrogation de la réforme des retraites, d’autant plus que la mobilisation le même jour dans la rue était extrêmement faible.

    Contre-attaquer, construire un nouvel espoir !

    Seul un puissant mouvement social, public et privé ensemble, nous permettra de faire reculer le patronat et le gouvernement. Construisons la riposte pour ne pas perdre nos emplois, pour ne pas laisser détruire nos acquis sociaux !

    Contre la logique du profit nous devons imposer des choix qui visent à répondre aux besoins de la très grande majorité de la population, tout en préservant la planète : travailler moins pour pouvoir travailler tous et toutes, produire moins, mais des biens et des services qui répondent à nos besoins. Nous voulons la retraite à 60 ans, la semaine de quatre jours avec 7 h de travail, des conditions de travail correctes… pour ne pas perdre notre vie à la gagner !

  • Sommet sur les Océans, beaucoup d’écume pour rien !

    Alors que se tient l’UNOC (conférence des Nations unies sur les océans) à Nice, Macron multiplie les déclarations sans engagement, ni contrainte, ni financement.

    Pourtant, les océans sont au cœur des crises écologiques. Plus chauds, plus acides, plus pollués, les océans et leur santé sont aussi celle de la planète et de tout le vivant. Ils exigent des mesures radicales.

    L’état des océans est indissociable de celui du climat. Prétendre protéger les milieux marins sans sortir des énergies fossiles est une escroquerie. Alors qu’entre 4,8 millions et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans chaque année, la réduction drastique de la production de plastique est incontournable. Mais rien de tout ça n’est au menu de ce grand raout. Rien non plus pour s’en prendre réellement à la pêche industrielle qui est responsable de la chute (-54 % en 40 ans) des populations de poissons « prédateurs ».

    Le NPA-l’Anticapitaliste demande la multiplication d’aires marines protégées avec interdiction stricte de la pêche industrielle et l’arrêt des subventions publiques aux pêcheries industrielles. À l’heure de l’urgente rupture écologique, le soutien aux artisans pêcheurs locaux et à l’ensemble du secteur est primordial : continuité des salaires et des revenus, mobilisation des compétences pour transformer leur activité. Plutôt que d’épuiser les mers et les océans, limitons la consommation de poissons aux captures provenant des pêches de proximité. L’existence de réelles zones protégées sera aussi une protection contre la menace que constituent les projets d’extraction minière dans les grands fonds.

    Les océans valent mieux que leurs profits !

  • Nous devons briser le siège de Gaza !

    Gaza est sous blocus depuis 2007, sous guerre génocidaire depuis 19 mois et sous embargo humanitaire depuis 3 mois. Plus de 2 millions de personnes sont quotidiennement bombardées, assassinées et affamées. 

    La nourriture, les médicaments ou les produits d’hygiène élémentaires sont rares, plongeant Gaza dans une crise humanitaire sans précédent, alors même que les bombardements continuent. Le système d’aide mis en place pour remplacer l’UNRWA devient un sinistre et macabre guet-apens qui entraîne tous les jours des dizaines de morts. 

    Israël a délégué la sécurité à des « opposants au Hamas » qui sont en fait des gangsters violents connus pour saisir l’aide humanitaire et la revendre à prix d’or. Il y a d’ailleurs des rumeurs de liens de ces supplétifs avec l’État islamique. Israël a reconnu financer ces groupes.

    Israël n’a pas le droit…

    L’inaction et la complicité des dirigeants occidentaux, dont Macron, permettent à ce siège et à la guerre génocidaire de continuer depuis près de 19 mois, menaçant la survie de millions de personnes. Face à cette atrocité, le mouvement de solidarité s’est organisé, et la Flottille pour Gaza a pris la mer il y a une semaine avec à son bord l’eurodéputée Rima Hassan et la militante écologiste Greta Thunberg. L’objectif était de « briser le siège » et apporter un soutien humanitaire à la population de Gaza par bateau.

    Rappelons plusieurs faits : Israël n’a pas le droit de faire un blocus sur Gaza ni d’empêcher les bateaux humanitaires d’accoster à Gaza. Israël n’a pas non plus le droit d’arraisonner ou d’attaquer ces mêmes bateaux dans les eaux internationales. Israël n’a pas le droit d’arrêter dans les eaux territoriales de Gaza. Gaza n’est pas Israël. 

    Pourtant, Israël a déjà attaqué des flottilles. En 2010, l’attaque de la flottille avait fait 10 morts dans les eaux internationales, et il y a deux mois des drones avaient attaqué une flottille.

    L’arrestation des militantEs de la Flottille de la liberté est illégale. Il s’agit d’un acte de piraterie qui serait condamné par tous les pays de la terre en temps normal. Nous demandons la libération immédiate de ces otages du régime israélien. 

    Libérer les otages de la Flottille

    Au même moment, la caravane du « Soumoud » (la résilience) est partie d’Algérie et va rejoindre également Gaza pour briser le siège. Une marche pour Gaza est également organisée d’Europe pour s’approcher de la frontière sud et de Rafah. Des initiatives de solidarité face à l’inaction et l’absence de condamnations et de sanctions. 

    Le silence de notre gouvernement se fait complice. Aucun message de Macron pour la flottille. La seule remarque du ministère des Affaires étrangères est de se demander si l’intervention d’Israël sur la flottille était légale, comme si arraisonner un bateau dans les eaux territoriales et kidnapper son équipage n’enfreignait pas toutes les lois maritimes. 

    Nous devons nous mobiliser largement afin de soutenir la Flottille pour Gaza et pour la libération des otages. Les différentes initiatives de soutien doivent pouvoir atteindre Gaza en toute sécurité, délivrer leur aide et témoigner de l’horreur du génocide. 

    Sanctions immédiates

    Macron doit annoncer le soutien à la création d’un État palestinien le 18 juin prochain à New York, et des rumeurs circulent qu’il ne le fera finalement pas. Cette reconnaissance, bien que minimale, ne doit pas cacher l’inaction face au génocide, aux bombardements, à l’apartheid et à la stratégie d’éradication menée par Israël. 

    Nous réclamons des sanctions immédiates. Pourtant, l’État français a finalement autorisé Israël à exposer ses avions et solutions militaires au salon du Bourget cette année. En tout, 9 exposants viendront vendre des armes « testées en conditions réelles », c’est-à-dire sur les enfants de Gaza. La venue d’Israël dans ce sinistre marché de morts est une provocation. 

    Nous devons continuer la pression contre la venue de cet État génocidaire le 21 juin prochain au Bourget. Amplifions la mobilisation le 14 juin en soutien au peuple palestinien et à Georges Abdallah. Nous devons soutenir les différentes initiatives pour briser le siège de Gaza !

    Édouard Soulier

  • La Californie reprend la rue contre Trump et ses raids racistes !

    Depuis son investiture, Trump organise de véritables chasses à l’homme pour arrêter les migrant·es en situation irrégulière. La police dédiée à ce « travail », la ICE (Immigration Customs and Enforcement), arrête des personnes dans la rue, en faisant du profilage racial, et le plus souvent sans même s’identifier. Des images terribles de bus remplis d’enfants menottés, de personnes séparées de leur famille et qu’on envoie dans des camps carcéraux au Salvador, défilent. La tactique d’utiliser le prétexte de l’immigration « illégale » a permis d’arrêter et de menacer de déporter des opposant·es politiques notamment des soutiens au peuple palestinien.

    Si la politique de Trump n’a, au départ, pas rencontré de fortes résistances, la situation a changé le 6 juin dernier. La police ICE a essayé d’arrêter plusieurs travailleurs dans un magasin de bricolage et sur des sites de constructions. La résistance s’est extrêmement vite organisée contre la police, qui a battu en retraite face aux manifestant·es. Malgré des centaines de LBD et de gaz lacrymos la mobilisation a permis d’empêcher l’arrestation de plusieurs dizaines de travailleurEs. En réponse, Trump a annoncé l’envoi de la garde nationale, constituée de réservistes, et même les marines, unités d’active déployées à l’étranger (Afghanistan, Irak, etc.), ceci contre l’avis du gouverneur de Californie. La police a arrêté plusieurs dizaines de personnes dont des syndicalistes. Depuis samedi, les manifestations continuent dans différents quartiers de Los Angeles, malgré la présence de l’armée, au risque d’être blessé ou arrêté.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux personnes impliquées dans la résistance face aux déportations racistes organisées par Trump. Cette résistance montre qu’on peut empêcher d’appliquer les politiques racistes, autoritaires et fascisantes. La nouvelle stratégie de l’administration américaine d’aller chercher les personnes sur leur lieu de travail a entraîné le mouvement ouvrier organisé dans la bataille. Plusieurs syndicats organisent des marches dans tous les États-Unis en solidarité.

    La situation est tendue à Los Angeles mais ses habitant·es ont repris la rue pour empêcher les arrestations, empêcher les séparations de familles, les déportations.

    Cela donne l’exemple d’une stratégie de résistance face à la vague mondiale fasciste. Contre le racisme, le fascisme et le capitalisme, reprenons la rue !

  • Solidarité avec la Palestine : une partie de la gauche entre lâcheté et récupération...

    Le 24 mai à Blois, c’est une première : le Parti socialiste local rejoint une manifestation en solidarité avec la Palestine, en nombre et de manière visible. Deux jours plus tard, le 26 mai, c’est à Paris, au Trocadéro, que le PCF, EÉLV et le PS organisent un rassemblement commun.

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